‹ Histoire des progrès de la civilisation en Europe depuis l'ère chrétienne jusqu'au XIXe siècle (volume 3)Chapitre 27 sur 44 · CHAPITRE SECOND · texte numérisé non relu

CHAPITRE SECOND

(i) Chateaubriand, Etudes historiques.

(a) 3oo mille «elon les uns, Soo mille selon Us antres, et So mille sealement d'après l'abbë de Yaux-Gernay.

(3) Leopold, dac d'Autriche, Guillaume, duc de Jusus, Adolphe, comte de Moos, etc., furent de ce nombre.

(4) I^ous pourrions accumuler les preuves de la crnautë de Montfort ; nous Dous contenterons tle celle-ci r Ce seigneur ayant condamna au feu deux Albigeois, le plus jeune déclara qu'il renonçait & l'htfresie ; on demandait sa grftce, le général refusa, et donna une singulière raison de son refus : « Si cet homme eat sincèrement converti, 1« feu lut servira pour l'expiation de ses ptfchës; s'il feint de l'être , il souffrira la peine de son imposture. » JLpret la prise de Lataur, ce même Montfort, dont le P. Daniel vante la douceur, fit jeter toute vivante dans un puits la femme du châtelain ^ d'Aymery; son frère fut pendu ; quatre-vingts gentilshommes égorges de sang-froW, quatre cents hérétiques livrés aux flammes, m Chaque jour, dit M. deSismondi, l'ëglise célébrait le saeriRce de nombreuses victimes humaines. La ruine d'un si beau pays, le contraste entre son opulence passée et sa désolation actuelle; ie souvenir de ces fêtes, de ces tournois, des cours d'amour assemblées dans les grands châteaux, des troubadours , des ménestrels, et la vue des bûchers, des villages déserts , des maisons incendiées auraient fait succéder une profonde pitié' aux horreurs de la guerre si toute antre cause que le fanatisme avait mis aux croisés les armes è la main. Mais la superstition et la cruauté étaient h l'ordre du jour. Le christianisme si beau, si simple dans sa source, n'était plus recoonaissable. »

( Tor. le P. Daniel, Vulsoh, Sismohdi et l'Histoire du Languedoc.') En 1139 l'histoire de Nîmes donne de nouvelles preuves de l'établissement de l'inquisition dans une partie du Languedoc, comme des cruautés de Montfurt et des horreurs de la guerre des Albigeois.

(5) Voy. VHistoire de Saint'Louis, par le sire de Joinville, mise en lumière par maitre Claude Ménard. yoj: aussi MlONST, Instituies de Saint- Louis, etc.

(6) Preuves du différend de Bonif ace VIII et dt Philippe jy,

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(•j) A ton retour d'uae cip^dition, Philippe foolut imposer wee noavcilc cberge de «iz deniers, pour livre de chaque denrée vendue ; toutefaîe ou ue lai voulut obëir. Au moyeu de quoi, par l'avis d'Enguerrand de Marigny, gmd superintendant de ses finances, pour obéir à ces émeutes, il pourpenea d'vbtenir cela de s«>n peuple avec plus de douceur. Voulant faire un nouvel iaapôt, il £l ériger un grand échafaud dedans la ville de Paris, et là, par Torguie d'Enguerrand, apr^s avoir hautement loué U ville, l'appelant cbambte roymle, en laquelle les rois anciennement prenaient leur première nourritare, il rvmontn sui syndics des trois états, les urgentes affaires qui tenaient le roi assiégé, pour subvenir aux guerres de Flandre, les exhortant de le vouloir secourir en cetle Btfeessité publique, où il allait du fait de tons. Auquel lieu, on lui présenta corps et bien, levant, par le moyen des cffres libérales qui lui furent faites, une imposition fort griive partout le royaume. (Et. HASQUIBR, Recherches sur la France, écrites en 1 36o.) Voy» le chaptire YIII de ce volume, sur les assemblées nationales et le'jUlativcs.

(8) Le pape mourut le »o avril i3i4} et le roi le 99 novembre i3i4«

(9) Le chanoine de Saint-Victor.

(10) Bistoire de Bourgogne, t. il.

(11) C'est ainsi qu'on nommait les franciscains des deux u^Teu, Tons ct% détails ont été puisés par M. deSistnondi, dans les Jnnales ecclésias&^ues de Regnaldi, et je les ai revus dans F Histoire du Languedoc,

(ti) Histoire du Languedoc, t. 4 i Sismondi, t. 9*

(i3) C'est à cette époque que se trouve le beau dévoûment de six bourgeois de Calais, que noua engageons nos lecteurs à lire en entier dans le t. a des Cfuvniques de Frotèsard, Ce récit est un cbef-d'œvre de simplicité naïve et gracieuse.

(i4) Malteo-Villani, t. 14.

(i5) Sismondi, t. 1.

(16) Histoire du Languedoc, t. 4-

(17*) Barante, d'après le Litre des faits du roi Charles V, par Christine àe Pisan.

(18) Voy, le Religieux de Saint-Denis, Jave'nal des XJrsins et M. de Sumondi, t. la.

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