‹ Histoire des progrès de la civilisation en Europe depuis l'ére chrétienne jusqu'aù XIXe siècleChapitre 3 sur 28 · GI · texte numérisé non relu

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« 11 n'y a rien de plus vrai, de plus élevé que cette maxime, soit en morale, soit en législation; nous la recommandons surtout à ces conseillers de mauvaise école, qui s'imaginent que si ce n'est plus à grands coups d'état, c'est du moins à grands coups de législation que se mènent les peuples et se sauvent les gouvernans.

« 4° Dans la grande marche de la civilisation morale et légale des peuples, ce sont tantôt les lois, tantôt les mœurs qui se trouvent en avant ; ici c'est le développement des mœurs, là le développement de la législation qui précède. Mais, quel que soit celui qui soit en avant , ils profitent constamment des bienfaits l'un de l'autre. Toujours le progrès de la loi ou de la société amène le progrès de la moralité ou du développement individuel, et une législation ayant sans cesse en vue les intérêts moraux de l'humanité, loin d'être une chimère, est la seule bonne, la seule digne du nom de haute législation. Toute autre est insuffisante , défectueuse, mesquine. Mais cette haute législation est toute positive; elle est aussi éloignée des beaux rêves de Platon et de Pythagore que des désolantes déceptions de Machiavel ou de Hobbes.

« 5° Les mœurs sont pour la postérité et pour le saiut des Empires d'une importance majeure. Partout où elles sont mauvaises, les lionnes lois sont II. n

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