TRACES ATTRIBUÉES A 1) ANCIENS GLACIERS
piès de Ganierie, de Loch-Uarii el de (lallender, sont encore des témoins de raocienue existence des inOuies agents.
Après avoir cherché à démontrer qu'il y avait autrefois des glaciers dans les vallées et les districts montagneux de TÉcosse , le savant professeur d'Oxford essaie de faire voir que l'action des glaces s*est aussi exercée sur des points peu élevés au-dessus de la mer et loin de toute masse considérable de montagnes. Ainsi l'on remarque des stries sur une surface verticale polie , à l'angle nord-ouest du rocher qui porte le château d'Edimbourg , et , à sa base, une portion de roche presque horizontale offre des stries profondes. Il y en a également sur la partie sud-est du même rocher. Quelques uns de ces effets pourraient être attribués sans doute à des pierres charriées par les glaces flottantes , mais il n'en peut être de même du poli et des stries des roches de Blackford-Hill, à deux milles au sud d'Edimbourg, où Ton observe, vers le bas de la colline et d'une falaise verticale de trapp, une sorte de voîite naturelle, remplie en partie de gravier et de sable cimentés par une infiltration récente de carbonate de chaux. Les côtés et le plafond de la voûte sont parfaitement polis et couverts de stries disposées en groupes parallèles sur certains points. Cet endroit, qui n'est pas à 100 mètres au-dessus de la mer, prouverait que des glaciers ont aussi couvert Calton-Hill et les collines des châteaux d'Edimbourg et de Stirling.
Une grande partie des terres basses situées entre Edimbourg et Haddington est composée de till ou boue de glaciers, non stratifiée et renfermant des cailloux. Une moraine longitudinale se trouve dans la vallée de North-Tyne , et une digue considérable , sur la droite de la rivière, à quatre milles à l'ouest de Dunbar. A trois milles au sud-est de celte ville s'étendent des terrasses ou moraines latérales modifiées dans la haute vallée, et, à l'extrémité orientale des montagnes de Lammermuir, il y a également des terrasses de chaque côté de la rivière.
M. Ch. Lyell (1), qui avait d'abord rapporté les amas de détritus du Forfarshire à l'action des glaces flottantes, les a étudiés ensuite sous un autre point de vue et les a divisés en détritus non stratifiés des Grampians , résultant de la désagrégation
(1) On thc geological évidence , etc. Sur l'évidence de l'ancienne existence des glaciers dans le Forfarshire. ( Procctd. geol. Soc. oj London, vol. 111, p, 337. Dec. 1840.)