II
partie de la flore et de la faune des Iles-Britanniques émigra du continent sur ce Ut élevé de la mer glaciale. Les animaux comme les végétaux des types germaniques montrent, par leur distribution dans l'est de TAngleterre, aussi bien que par leur rareté à mesure qu*on s'avance vers l'ouest et leur absence en Irlande et en Ecosse, la réalité du point de départ qui leur est assigné.
La quatrième faune émigra du nord, pendant Vépoque glaciale ^ lorsque l'Ecosse, le pays de Galles, une partie de l'Irlande et certains groupes d'îles étaient entourés de glace. La mer était alors beaucoup plus étendue, et les montagnes actuelles n'étaient que des lies sur les côtes desquelles fleurissaient les plantes d'un caractère sub-arctique. Lorsque le fond de la mer fut soulevé , ces îles devinrent des montagnes, une nouvelle population de végétaux et d'animaux occupa cette surface nouvellement émergée , et les plantes de Vépoque glaciale se maintinrent dans la partie élevée des montagnes.
Dans ce qui précède, le savant zoologiste anglais n'a point tenu com])te du fait le plus certain de l'époque quaternaire , ou plutôt il semble avoir pris la période des glaces pour celle de la faune arctique ; mais le phénomène des stries a dû se produire dans le moment des grandes glaces supposées, et il est antérieur à la flore et à la faune arctique. Alors les terres étaient plus élevées qu'elles ne l'ont été pendant l'existence des coquilles arctiques, où un abaissement mit mus l'eau lesstries et les surfaces polies qui avaient été faites au-dessus. On conçoit difficilement que les végétaux aient pu se propager au loin, soit lorsque tout le pays était sous la glace ou la neige , soit lorsqu'ensuite il a été recouvert d'eau en très grande partie. Dans l'un et l'autre cas, les circonstances devaient être peu favorables à de telles migrations. L'hypothèse de M. Forbes se trouverait donc en contradiction avec les déductions les plus probables, savoir, que les terres étaient plus élevées pendant la formation des stries que pendant le dépôt des coquilles arctiques dont le soulèvement résulte d'un troisième phénomène postérieur aux deux autres, et rien ne prouve que depuis lors le fond de la mer ait été plus à découvert qu'il ne l'est aujourd'hui.
Comme le sud de l'Irlande et de l'Angleterre, continue Fauteur, n'était point submergé pendant l'époque glaciale, les trois autres flores ont pu y venir avant, pendant ou après cette époque. La troisième, qui est la plus étendue, occupe la surface crayeuse du Kent, circonstance d'ailleurs fortuite , quant à la nature du sol, car elle
n'est pas essentielle à Texistence des espèces. Ces végétaux venaient dn nord-ouest de la France , et la formation du détroit marquerait l'instant de leur isolement. Si, comme cela est probable, la rupture des couches a été effectuée avant la destruction de la grande plaine germanique qui favorisa la migration de la cinquième flore, nous pouvons, dit H. Forbes (p. 3/i6), regarder la flore du Kent comme très ancienne, et peut-être même antérieure à la seconde, celle du Comouaillcs, du Devonsbire, du sud-est de l'Irlande, des îles de la Mmche et de Touest de la France , laquelle a un caractère plus méridional que la troisième.
Nous avons déjà vu que les données géologiques et zoologiquet se réunissaient pour placer la séparation de TAngleterre du continent à répoque de la destruction de la faune des grands mammifères, c'est-à-dire à la Gn du phénomène qui accumula le drift, ce qui s'accorderait peu avec Tancienneté que M. Forbes attribue à cette rupture, relativement à une plaine émergée dont rien, géologiquement , bydrographiquement ni orographiquement , ne nous révèle l'existence.
Les caractères géologiques des districts occupés par la seconde flore sont en rapport avec les restes d'une grande barrière détruite qui marquait aussi la limite sud de la mer glaciale. Mais quelle est cette grande barrière invoquée par l'auteur 7 Serait-ce la chaîne de collines des Norih-Down, dont nous avons déjà parlé ? £n outre, la limite septentrionale de la deuxième flore, représentée par une teinte rose sur la carte pi. vi , ne coïncide certainement avec aucun caractère physique ni géologique du sol de la France et de l'Angleterre. Le bord de la mer glaciale n'est point en rapport avec cette limite supposée , car, sauf l'exception que nous avons signalée , le phénomène erratique du nord ne se; voit point au sud d'une ligne tirée de l'embouchure de la Tamise à Dusseldorf (1). L'examen comparatif du relief , de la disposition et de la puissance relative des dépôts tertiaires et plus récents, tels que nous les avons déjà recherchés , et tels que nous les indiquerons ci-après plus com^ plétement, ne nous paraît donc pas justifier les suppositions de M. Forbes.
(i) La limite est en effet indiquée ainsi sur la planche VU. — Malgré cette assertion, vraie en général, on a vu [antè ^ p. 79) que M. Mantell cite des fragments de roches primaires dans la seconde couche diluvienne des falaises de Brighton.
I32r PALÉONTOLOiUË.
La premicMC flore, celle de Touesl de Tlrlande, renferme des pLinles propres à la grande péninsule de TËspagne el du Portugal, et principalement aux Àsturies, ou qui y sont très répandues, et, comme sa présence ne peut être expliquée par des courants marins ni aériens, pour les premiers h cause de leur direction , et pour les seconds à cause de l'espèce des graines transportées, le savant naturaliste admet qu'à une époque plus ancienne que celle des flores précédentes il y avait une relation géologique {geological union) ^ ou un voisinage très rapproché de Fouest de l'Irlande avec le nord de l'Espagne et que la flore des terres Intermédiaires était le prolongement de celle de la péninsule. Enfin la destruction de ces terres serait antérieure à la période glaciale.
Après avoir rappelé les caractères de la faune tertiaire moyenne {miocène) (p. 3^8), en supposant la communication de la Méditerranée avec l'Océan, entre Montpellier et Bordeaux, ce dont nous n'avons encore aucune preuve , tandis qu'il existe des raisons négatives du contraire, M. Forbes dit que ce n'est pas à ce moment qu'il place la jonction des Asturies et de l'Irlande , mais qu'ayant observé dans la Lycie des dépôts tertiaires moyens à 1800 mètres d'altitude, le lit de cette grande 7ner miocène semble avoir été uniformément élevé dans le centre de la Méditerranée et l'ouest de l'Europe , ce qui, suivant toute probabilité, a dâ être l'époque du rapprochement des Asturies et de l'Irlande. Ici encore, nous regrettons de ne trouver ni dans l'orographie actuelle de cette partie de l'Europe, ni dans les caractères stratigraphique&desâ^ôts, non plus que dans les formes que l'on peut attribuer aux andflp|bassins tertiaires par la direction des couches, rien qoi co&6ff«ie|WBstence de cette surface émergée. Le prolongement possible de certaines portions de terre vers l'O. , telles que les pointes du Cornouailles et de la Bretagne , ne donne aucune probabilité pour une émersion aussi générale que celle qui est supposée. L'exemplecité sur les pentes du Taurus est purement local et n'est point applicable à l'ouest de l'Europe , où les couches tertiaires moyennes marines ne dépassent pas 150 mètres d'altitude, et cela depuis le Norfolk jusqu'au pied des Pyrénées , comme en Espagne , en Portugal et aux Açores. Il faudrait admettre en outre un abaissement subséquent dont M. Forbes ne parle pas, non plus que de l'époque à laquelle il aurait eu Jieu. Quant à l'argument fort ingénieux tiré du grand banc de fucus de l'Atlantique, il repose t»ur une connaissance trop incomplète encore du fait lui-même pour être d'une grande valeur.
rALÉONTOLOGŒ. 133
Au point de vue botanique, pcul-êlie cùl-on désiré de voir démontrer d'abord que les circonstances extérieures sous lesquelles vivent aujourd'hui les cinq flores de la Grande-Bretagne, telles que la latitude, l'altitude, la température, les vents, Thumidité ou la sécheresse, l'exposition, la nature du sol, le plus ou moins d'éloignément de la côte, etc., etc. , sont tout à fait insuffisantes pour expliquer leurs divers caractères; or, cette partie importante de la question ne semble pas avoir été abordée par l'auteur. La géographie des plantes , telle qu'elle a été fondée par son illustre auteur et telle qu'elle est étudiée par ses continuateurs, entre autres par M. Ch Martins et M. Âlph. de Gandolle, n'est pas une spéculation abstraite ; c'est la conséquence d'une multitude de circonstances physiques dont il faut apprécier l'importance relative. On sait en outre que les plantes ontdes circonscriptions géographiques très différentes; ainsi, il y en a que Ton rencontre sur des étendues de 25" en latitude et de beaucoup plus en longitude, tandis que d'autres n'occupent que des zones extrêmement restreintes dans les deux sens ; il eût donc été utile d'étudier sous ce rapport les cinq flores anglaises. Le rayonnement des plantes d'un centre n'est pas non plus bien prouvé , et Fou peut se demander, par exemple , quel est le centre originaire d'où auraient rayonné les espèces communes à l'Amérique du Nord et à l'Europe occidentale. Celte idée nous paraît d'ailleurs avoir été présentée d'une manière plus philosophique par M. A. Richard, lorsqu'il a dit : « Peut-être un examen plus attentif prouverait-il » que ces points de départ, dont le nombre, quoique assez grand, est » cependant limité, correspondent à des époques diverses du soulè- » vement des différents points de la surface du sol (1). »
M. Forbes établit plus loin (p. 350) que l'identité spécifique, sur une certaine étendue, de la flore cl de la faune d'un pays avec celles d'un autre, dépend h la fois de ce que les pays font ou ont fait partie d'un même centre spécifique , ou bien de ce qu'ils ont tiré leurs animaux et leurs végétaux par transmission , au moyen de la migration sur une terre continue ou très voisine; migration favorisée, dans le cas des flores alpines, par le transport sur les glaces flottantes. L'identité de la flore alpine du centre de l'Europe avec celle de l'Asie centrale est aussi attribuée à l'époque glaciale et aux phénomènes qui s'y sont prpdu\^s ; mais à cet égard on ne possède pas
(1) Nouveaut éléments de hotanUiue , p. 523, in-8. Paris,
de preuves géologiques plus positives que pour plusieurs des assertions précédentes, et rien ne constate que la mer de l'époque gla< ciale se soit étendue jusqu'au centre de l'Asie. On sait que les blocs erratiques et les stries n'ont encore été signalés ni dans l'Oural , ni dans l'Alta!, et à plus forte raison au sud de ces chaînes et dans les vastes plaines qui les séparent.
Les dépôts argileux avec blocs et lits de coquilles arctiques seraient , d'après l'auteur ( p. 352 ) , contemporains de la flore venue du nord , ce qui juati6e notre observation précédente , car ces dépôts se sont formés après les grandes glaces , alors qu'il y avait moins de terres émergées qu'aujourd'hui. Puis il recherche la distribution des mollusques qui vivent actuellement sur les côtes des Iles-Britanniques et les suit dans les mers éloignées où ils ont des représentants. Il fait voir que les animaux rayonnes ont une distribution analogue à celle des mollusques ; et, quant à l'histoire de cette faune considérée dans son ensemble , il est porté à penser qu'elle peut avoir eu quelques représentants dès l'époque crétacée et dans la période tertiaire inférieure ; mais ce n'est que dans la période tertiaire moyenne que les analogies deviennent réellement remarquables.
En parlant du terrain tertiaire , nous mentionnerons les observations du mémoire de M. Forbes qui s'y rattachent , et nous continuerons à ne nous occuper ici que de celles qui se rapportent au terrain quaternaire. L'auteur y a recueilli, tant en Angleterre qu'en Ecosse et en Irlande , \2U espèces de coquilles qui , à peu d'exceptions près, vivent dans les mers voisines (1). Mais cette faune est peu riche en espèces et en individus , lorsqu'on la compare à celle du crag qui l'a précédée, ou à celle des côtes actuelles qui l'a suivie. Cette différence doit résulter des conditions climatologiques dans lesquelles elle a vécu, conditions peu favorables, par suite d'une température plus basse. La faune des mollusques quaternaires des Iles-Britanniques vient se placer numériquement entre la faune actuelle du Groenland et celle des côtes du Massachusetts , quoique plus rapprochée de la première et probablement très voisine de celle des côtes du Labrador. Elle se compose d'espèces vivant dans le» Hiers de la Grande-Bretagne et originaires du nord, d'autres con-
(i) Voyez aussi : Agassiz, Coquilles fossiles (V Angleterre identiques avec des espèces vivantes ( Ferh, d. Sc/ifveitz naturf. Gcs. in Zurich, 1841 , p. 63).
finées aujourd'hui sous des latitudes plus boréales; quelques unes paraissent éteintes, et une ou deux auraient une origine méridionale on bien ne sont connues que dans le crag du sud de Tlrlande. Les espèces les plus abondantes et les plus répandues dans tout le dtift sont essentiellement du nord.
Reyenant ensuite sur la distribution des mollusques des côtes d*Âiigleterre (p. 371) , sujet qu*il avait déjà traité dans un précédent mémoire (1) , M. Forbes distingue quatre zones ou régions : la zone littorale, celle des Laminariées, celle des Corallines et celle des Polypiers des mers profondes. Parmi une multitude de détails fort intéressants , il fait Toir que la première zone est comprise entre la haute et la basse mer, et la seconde entre la basse mer et une profondeur de 27 mètres. La troisième s'étend de 27 à 90 mètres, et la quatrième de 90 à 180 mètres et au-delà. Avec ces données il détermine d'abord l'existence de la première zone dans les dépôts quaternaires, et prouve ensuite que ceux ci ne se sont déposés nulle part sous une profondeur d'eau qui pût atteindre la quatrième. Le plus grand nombre des fossiles a dû vivre dans des eaux froides, peu profondes et appartenant aux trois premières zones. Les caractères arctiques de cette faune ne résultent donc point de ce qu'elle aurait vécu à une grande profondeur, mais sous un climat plus froid que celui d'aujourd'hui à la même latitude.
(P. 379.) Un tiers des espèces quaternaires vit encore à la fois sur les côtes d'Amérique et sur celles de l'Europe. Aujourd'hui 66 espèces de mollusques lestacés sont communes aux plages des États-Unis , situées au nord du cap God , et à celles de l'Europe. Aucune de ces espèces n'a sa limite européenne septentrionale au sud de l'Angleterre , et 10 seulement s'étendent aux mers du midi de l'Europe. D'un autre côté , il n'y en a pas moins de ^5 qui habitent les mers arctiques. Des 66 espèces précédentes , 51 se retrouvent dans les dépôts quaternaires , et il résulte du tableau dressé par l'auteur que l'identité entre la faune boréale américaine et celle de l'Europe a été établie , au moins pendant la période quaternaire , non par des espèces pélagiques , mais bien par des coquilles littorales.
Le soulèvement du fond de la mer ( p. 385 ) aurait été graduel , et ce que l\l. Forchhammer a dit du terrain quaternaire du Danemark serait applicable aux Iles-Britanniques. Dans l'île de Man , les
(I) Edinhurgh académie annual jor 1840.
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marnes rcnfernicnt des coquilles bivalves de la seconde et de la troisième région , et elles sont recouvertes d'une grande épaisseur de sable et de gravier, quelquefois avec des coquilles littorales roulées. Les plus gros blocs reposent sur ces sables. L'élévation des terres qui paraît coïncider avec la fm de la période de froid a dessiné les contours des côtes actuelles , et alors s'est développée Torganisalion que nous avons sous les yeux. Une partie des anciennes espèces a été éteinte , une autre s'est retirée dans les mers arctiques et un petit nombre a disparu des côtes d'Europe pour continuer à vivre sur celles de l'Amérique. Beaucoup d'espèces demeurèrent dans ces nouvelles eaux avec celles qui y vinrent en grand nombre , soit apparaissant [)our la première fois dans la création , soit amenées des mers plus chaudes par l'jptermédiaire des courants. Parmi ces dernières on doit comprendre celles qui existaient déjà sur les lieux à l'époque du crag, et dont on compte plus de 50 que la basse température en avait momentanément exilées. En outre» des cavités plus profondes permirent à certaines espèces de continuer à vivre sur les mêmes points où elles constituent aujourd'hui , dans certaines parties des mers britanniques , de véritables oasis de faune arctique situées à 150 et 180 mètres de profondeur.
5L Forbes, en s'occupant de nouveau ( p. 386) du terrain quaternaire du nord [newer pliocène) , le met avec raison en parallèle avec certaines couches de la Sicile ; mais il insiste encore sur une communication de la mer glaciale avec la Méditerranée , et cela pour expliquer la présence de cinq ou six espèces de coquilles arctiques dans les dépôts méditerranéens , fait déjà signalé par M. J. Smith ; cependant aucune donnée géologique ne confirme cette hypothèse, dans laquelle nous voyons, en outre, comme pour les précédentes, une énorme disproportion entre la grandeur du moyen invoqué et la petitesse de l'effet produit. Nous ne pouvons point non plus accorder à l'auteur que le crag de Norwich ou crag à mammifères (p. 391) et les couches de Bridlington (Yorkshire) (p. 393) soient du même âge que les déi)ôts quaternaires, et encore moins que les dépôts d'eau douce de Grays soient en partie contemporains du crag rouge; car ce sont des assertions complètement opposées à tout ce qu'ont écrit les géologues qui connaissent le mieux l'est de l'Angleterre.
Il y a dans cette dernière partie du remarquable mémoire que nous analysons plusieurs sujets dont nous aurons occasion de parler en traitant du terrain tertiaire, et nous dirons seulement
PALÉOMULOlilE. 137
ici que, 8aiis aborder la discussion des opinions des géologues qui l'ont précédé et qu'il ne mentionne point, M. Forbes semble confondre la faune du crag (miocène) avec la faune quaternaire {newer pliocène) , faisant en cela complètement abstraction de la faune tertiaire supérieure [pliocène) qui a pour représentant en Angleterre le crag de Norwich , ainsi que Ta établi M. Lyell. La faune des mammifères quaternaires, en Angleterre comme sur le continent, est parfaitement distincte de celle du terrain tertiaire supérieur et de celle du terrain tertiaire moyen ; les beaux travaux de M. R. Owen, comme ceux des zoologistes de France, d'Allemagne et d'Italie , sont en cela d'accord avec le résultat des recherches exclusivement géologiques. La succession des phénomènes , telle qu'elle nous a paru résulter des nombreuses études qui ont été faites sur tous les points des Iles-Britanniques , ne nous permet donc pas d'admettre, avec M. Forbes (p. ^03), que le crag blanc représente à lui seul le terrain tertiaire moyen , le crag rouge , le terrain tertiaire supérieur, les dépôts de la période glaciale, le terrain quaternaire {newer pliocène) ^ tandis que les marnes d'eau douce et les plages soulevées constitueraient deux époques post-tertiaires.
Nous avons cru devoir discuter quelques unes des hypothèses émises par le savant naturaliste anglais, parce qu'il nous a paru nécessaire de faire sentir les inconvénients qu'il y avait à vouloir rendre compte de faits encore inexpliqués dans une science ( la géographie botanique) , en empruntant à une autre science ( la géologie) des suppositions créées pour ainsi dire en vue de ces explications mêmes , et qui ne sont point suffisamment justifiées. Nous sommes loin de penser que ces aperçus si ingénieux ne puissent mettre sur la voie de découvertes intéressantes et même que plusieurs d'entre eux ne soient fondés; mais, nous le répétons, les preuves tirées de la géologie ont besoin de s'appuyer sur des données plus certaines que celles qui ont été invoquées.