VERSANT NORD DES PTRBNÊSS
particulièrement dans les sables des alinvions anciennes des affluents de FAriége, de TArize, du Salât et de la Garonne, qui reçoivent les débris des roches cristallines ou ignées contenant des pyrites. Les sables aurifères sont dans les anses où le courant a le moins de force. Les points où le lavage s*est le plus pratiqué sont situés dans les atterrissements diluviens, aux élargissements des vallées, et surtout à leur débouché dans la plaine. Ces sables ont été exploités d'une manière suivie jusqu'au xviir siècle , et ont cessé de l'être de 1812 à 1815.
i\l. A. Paillette (1) pense que le terrain diluvien de la plaine de Perpignan peut avoir été produit par plusieurs causes, soit en même temps, soit à des époques différentes. Ainsi des barrages auraient formé des lacs dont les débâcles, occasionnées par la fonte des glaciers , auraient transporté de grands blocs.
La présence de débris erratiques a été indiquée par M. de Charpentier (2) sur un grand nombre de points des deux versants des Pyrénées. Ces accumulations , qu'il avait mentionnées sous le nom de terrain de transport, dans son ouvrage sur la constitution géognostique de cette chaîne, s'y présentent d'ailleurs avec les mêmes formes que dans les Alpes, accompagnées des mêpies accidents, mais seulement sur une moins vaste échelle. Les détritus erratiques sont aussi de la même époque que ceux des Alpes, et n'ont pas été causés par une fonte subite des glaciers lors du ioulèvement de la chaîne; car celui-ci étant antérieur au terrain tertiaire, les débris qu'il a pu produire se trouveraient à la base et non à la surface de ce terrain.
Une étude en grand des phénomènes diluviens qui se sont manifestés sur le versant septentrional des Pyrénées a conduit M. H. de Collegno (3) à admettre que la disposition du terrain de transport de cette chaîne est celle que prendrait , lors de son dépôt, une masse de détritus momentanément en suspension dans l'eau, et il pense que des courants violents et passagers descendant des hautes cimes ont pu transporteries blocs erratiques dans les lieux qu'il.n occupent aujourd'hui vers le pied des montagnes. Ces courants au-
Bull.,Yo\, XII, p. 234. 4 842.
Essai sur les f^laciers et sur le tffrraîn erratique du bassin du Rhône, p. 210, in-8. Lausanne, 4 841.
(3) Sur les terrains diluviens des Pyrénées, {^Ann, des se. géol,, vol. II , p. 4 94. 4 842.) — L'impression du Mémoire a été terminée par l'auteur, —^tt//., vol. XIV, p. 402. 4 843.