‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 2)Chapitre 39 sur 87 · V1A8AMT NORD DB8 PYRÉNÉES. M · texte numérisé non relu

V1A8AMT NORD DB8 PYRÉNÉES. M

raient résoké de la fonte des neiges occasionnée par les gaz auxquels on attribue les dolomies et les gypses qui accompagnent les ophîtes. Ces roches se montrèrent , comme on sait , dans des fractures transversales de la chaîne , à la fin de la période tertiaire, lors du soulèTement des Alpes orientales.

Beaucoup de stries et de surfaces polies auraient une origine postérieure au phénomène erratique ; d'autres se produisent encore , de même que les pots de géants , et il n*est nullement démontré , dit Al. de Collegno, que, dans les Pyrénées du moins, les roches polies avec leurs stries et leurs sillons soient dues à des glaciers et uniquement aux glaciers. Les accumulations de cailloux et de blocs 4es environs de Grip n*ont point le caractère de véritables moraines par rapport à la position du glacier qu*on pourrait supposer les avoir produites, et il en est de même de celles des vallées d'Argcllez, de Peyrouse, de Garen, du Lys, etc. D'un autre côté, les dépôts des vallons de Grip, desClaus et de Lesponncontquelque analogie avec les terrasses (paraliel roads) de Glen-Roy, mais ils en diffèrent, parce qu'il n*y a qu'une seule terrasse, et l'on pourrait les regarder comme indiquant d'anciens lacs fermés par des barrières de glace. Ainsi , par cela seul le savant géologue italien suppose une plus grande extension des anciens glaciers, car il n'en existe plus de temps immémorial dans cette partie de la chaîne , et cependant il déduit de ses nombreuses observations que rien , dans les Pyrénées, n'autorise à admettre autrefois des glaciers beaucoup plus étendus que ceux qui occupent aujourd'hui certaines de leurs sommités.

Rappelant ensuite la puissance de l'eau chargée de matières terreuses , telle qu'on l'a observée dans la débâcle de Bagnes, et surtout sur les flancs du Cotopaxi , en 1762 et iltiU , l'auteur s'attache à faire voir que les accumulations de matériaux meubles de Garen, d'Argellez , d'Arudy, de Labroquère , de l'arascon, etc., sont dues à des masses d'eau bourbeuse , chargées de blocs granitiques descendus des hautes cimes et qui ont rencontré des obstacles. Ceux-ci ont ralenti la marche des courants et quelquefois même leur ont fait changer de direction. Si de pareilles masses d'eau , après avoir traversé une gorge étroite, sont arrivées dans une vallée plus large , ou dans une plaine , elles ont dû perdre tout à coup leur force de transport au débouché de la gorge , là où elles se sont épanchées librement sur un sol peu incliné, et les débris charriés ont dû s'accumuler sur les côtés du courant à l'entrée de la plaine.

Page 1