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poranéité de Thommeavcc le Mastodonte; mais cette conclusion nous semble trop opposée h la généralité des faits reconnus |)our être admise sur un seul exemple , dont il est d*ailleui*s facile de se rendre compte sans cela.
I^s puits artésiens de Bourg oni iravei^é, sur une hauteur de UO mètres, le terrain diluvien qui a été trouvé composé d'alternances de sable fio, marneux, jaunâtre, de marne de diverses couleurs ,. plus ou moins argileuses et avec gravier, enfin d*argiles sablonneuses, le tout surmonté d'un dépôt de gravier et de cailloux quartzeux (1). Ces couches variaient de puissance sur les différents points où elles ont été rencontrées (2).
Le dépôt de transport quaternaire , désigné quelquefois sous le vuiiër nom de diluvium alpin, recouvre, aux en\ irons de Lyon, dit Rhûue. lU. Leymerie (3) , la mollasse, et plus ordinairement le gneiss et le granité. Les blocs s'observent surtout vers le haut et dans la |)artie orientale des collines. Au-dessus, vient une alluvion ancienne, composée d'une terre jaunâtre , à la fois argileuse , calcaire et sablonneuse, renfermant des coquilles lacustres analogues à celles qui vivent actuellement sur les lieux (p.. 111 ).
Sur le versant oriental des montagnes du Lyonnais et du grou|)e du Pilas , on remarque une ligne , au-ddià de laquelle on ne rencontre plus de diluvium alpin. Elle ne dépasse pas 200 mëti-es au-dessus du Rhône, et, vers le sud, les blocs cessent de se montrer, à partir de Givors. L'auteur a suivi la distribution de plusieurs roches du dépôt erratique depuis Lyon , où elles sont ù l'état de cailloux, ju.squ'à leur point de départ dans le Dauphiné et le Bugey, et il assimile au lebm de la vallée du Rhin la terre jaune qui parait être plus récente que les cailloux roulés. M, Leymerie pense que la plupart des dents et des défenses d'Éléphant citées dans le diluvium alpin proviennent de celte même terre jaune.
D'après M. Fournet (U) , le dépôt de cailloux roulés des en-
virons de Lyon a rempli non seulement toutes les excavations formées dans les sables marins (ie la riioilasse ou dans des terrains plus anciens , mais encore il a exhaussé le sol , de telle sorte que les points les plus élevés de Fourvières, de Francheville , du Bas- Oauphiné , de la Croix- Rousse et de toute la Bresse en ont été recouverts. Autour de la ville, cette épaisseur est de 75 à 80 mètres , et , de la hauteur de ces points , comme de plusieurs autres considérations, on peut induire que ces détritus se sont déposés dans un grand lac où venaient se niveler les matériaux apportés des Alpes. L'alluvion ancienne {terre à pisé ou lehm) serait aussi Tenue de la même chaîne avec la débâcle du lac et l'action d*qne énorme masse d'eau pour imprimer au pays ses derniers caractères. Lorsque le mouvement des eaux commença à se ralentir, il se déposa dans toutes les parties basses et abritées cette sorte de placage de boue argileuse qui recouvre , avec une épaisseur variable , la plupart des irrégularités du sol, et dans laquelle on trouve r^e/î> hispida, VH, arbustorum^ la Succinea oblonga, etc.
M. R. Blanchel (Ij a constaté que tous les caractères du dépôt désigné par M. Élie de Beaumont sous le nom de terrain de transport ancien étaient les mêmes que ceux de l'étage inférieur des alluvions eriatiques du bassin du lac de Genève , et que ce dépôt, qui repose transgressivement sur la mollasse , était recouvert sans discordance par l'alluvion supérieure, composée de blocs anguleux, souvent de plusieurs mètres cubes et quelquefois polis et striés , de gravier, de sable , de limon , et qui , du niveau de la Saône (162 mètres) , s'élève à 450 mètres d'altitude. ( Les alluvions du même âge des bords du Léman atteignent 51U et 585 mètres, et nous avons vu le lehm du Rhin s'élever, sur les pentes du Kaiserthul , à 450 mètres). L'auteur regarde le tout comme appartenant à l'époque des glaciers et en étant le résultat ; mais les débris de pachydermes éteints qu'on y a trouvés , s'accordant peu avec son hypothèse, il pense que ces ossements peuvent avoir été remaniés. • M. £. Gueymard (2) a décrit les dépôts diluviens du département de l'Isère en les distinguant de ceux plus anciens rapportés au terrain tertiaire supérieur. M. S. Gras , dans sa Statistique miné-
(\) Terrain erratique alluvien du bassin du Léman et de la vallée (lu Rhône , in- 8. Lausanne, 1844.
(2) Slatistifjue minéral., géoL, etc.^ du dépai tentent de l'Isère ^ in- 8 avec carte. Grenoble, 1844.
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ralogique du département de la Drame (1 ), a divisé , comiue l'avait fait M. Élie de Beaumoiit , le terra!:: diluvien en deux assises , Pune à la base et correspondant au terrain tertiaire supérieur dont nous n'avons point à nous occuper ici , l'autre au sommet , re{)osant transgressivemenl sur la précédente, et appartenant seule à Tépoque quaternaire.
Les cailloux rou'és qui composent cette dernière sont de toutes les grosseurs et de toutes les formes, et ils rappellent ceux du lit des torrents actuels. Au milieu du gravier et des cailloux, on rencontre de gros fragments anguleux , semblables à des blocs erratiques, et dont on trouve la roche en place en remontant les cours d'eau jusque dans les vallées alpines. Ils ont suivi la direction des rivières qui , d'après l'auteur, ne seraient que les derniers représentants de ces immenses courants diluviens qui ont sillonné les montagnes et dispersé leurs débris. Ainsi, dit M. Gras, le terrain de transport ancien (terrain tertiaire supérieur) a reconvertie fond d'un lac, alors que la pente générale du sol différait de celle d'aujourd'hui , tandis que le second (formation erratique quaternaire) a rempli le fond des grandes vallées dans toute leur longueur et en se conformant à leur inclinaison actuelle. Les courants diluviens ont coulé pendant un temps considérable et 5 des niveaux qui, dans la même vallée , diffèrent de plusieurs centaines de mètres.
Les deux courants principaux qui ont accumulé ces débris sui> valent, l'un la vallée de l'hère et l'autre celle du Rhône. On y a trouvé des ossements d'éléphant et de rhinocéros à Saint- Vallier , Montélimart, Charpey, Vienne, Grenoble, etc., et ceux que l'on avait attribués au géant Teutobochus, roi des Cimbres, défait par Alarius, ont été rencontrés près du château de Langon non loin de Moutrigaud (2).
Dans le département des Basses-Alpes, la formation erratique se compose aussi de blocs anguleux et de cailloux roulés charriés par des courants descendus de la chaîne centrale. La vallée de la Durance en présente de nombreux débris , depuis sa source jusqu'au Rhône. Les cailloux sont d'autant moins volumineux et d'autant
(1) Statistique minéral, et géol. du département de la Drame ^ in-8 avec carte. Grenoble, 4 835.
(2) Voyez à ce sujet le mémoire de M. de Blainville {^Nouv. ann. du Muséum d'Iiist. nat.y vol. IV, p. 37. \ 835). Ce's ossements paraissant appartenir à un Mastodonte , il est très douteux qu'ils proviennent de l'assise quaternaire proprement dite.
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plus arrondis qu'ils s*éloignem davanlagc des II a nies- Alpes, d'où ils paraisseiU provenir. M. Gras (l) , qui, comme dans l'ouvrage précédent , mentionne plusieurs localités d'après M. Élie de Beaumont , fait remarquer qu'outre le grand courant qui amenait les débris des Alpes dans la vallée de la Durance, les blocs et les caiN loux d'autres courants moins considérables, partant des montagues secondaires situées à l'est , se rendaient également dans cette vallée. M. Renoir (2), après avoir signalé des surfaces polies, des sillons à bords arrondis et des stries fines et parallèles sur les roches des environs de Fontanil (Isère) , ainsi que les accumulations de blocs erratiques dans les vallées qui entourent la grande Chartreuse , a cru en trouver la cause dans un immense glacier qui serait venu des sommités des Alpes combler la vallée du Graisivaudan. Les amas de cailloux et de sable qui ont la forme de moraine dans 'presque toutes les vallées de ce pays , surtout entre l\loirans et Rive , en seraient e:.core des preuves, et les glaciers qui subsistent aujourd'hui dans les hautes vallées seraient les restes des glaces générales. Ces conclusions ont été fortement combattues par MM. Leymerie, de Roys et Clément Mullet (3), qui ont fait voir combien la disposition de ces détritus, dans le Dauphiné comme sur les flancs des montagnes du Beaujolais et des environs de Lyon , était opposée à l'idée qu'elle ait pu être occasionnée par des glaciers, tandis qu'elle s'accorde de tous points avec l'idée que l'on peut se faire de l'action de courants énergiques. Ceux-ci se sont étendus fort loin au sud , puisque les dépôts forment encore, vers l'embouchure du Rhône, le sol de la Crau sur sa rive gauche, et sur sa rive droite celui du plateau qui couronne les falaises de Beaucaire à Saint-Gilles {U). M. de Roys (5) a signalé en outre un grand nombre de surfaces polies entre Saint-Remy et Arles; elles semblent enduites d'un vernis, et présentent quelques stries. Celles du calcaire néocomien de Beaucaire sont attribuées au passage des cailloux roulés du diliwium alpin, M. Blanchet croit avoir remarqué que toutes les montagnes
(1) Statistique minera logique du département des Basses- Alpes ^ p. 195, in-8 avec carte. Grenoble, 1840.
(2) Bull., vol. XII, p. 68. 1841. — Voyez aussi : Lortet, Sur les blocs enatiques du Dauphiné [Neu. Jahrb,, 1842 , p. 581 ).
(3) Bull., vol. XII, p. 83, 85 et 116. 1841.
(4) Ib., vol. X,-p. 41. 1838.
(5)76., vol. XI, p. 66. 1839. —//>., 2- sér., vol. Il, p. 306. 184^.
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qui bordent le lihône sont arrondies et moutonnées; d'où il conclut que la vallée que parcourt ce fleuve était occupée par un glacier qui se prolongeait jusqu'à la (Irau , les derniers blocs erratiques se voyant, dit^il, sur le versant nord de la petite cbaînc de l'Étoile située entre Aix et Marseille.
M. Rozet (1) a décrit aussi , sous le nom de terraiti diluvien . et sans les distinguer de la formation tertiaire supérieure, les accumulations de cailloux roulés avec des couches de sable et d'argile dont la puissance dépasse souvent 60 mètres, et qui occupent le fond des vallées du Drac, de la Romanche, de la Grcsse, etc.
Si nous comparons maintenant les diverses opinions que nous venons de rapporter sur le terrain diluvien du bassin du Rhône, nous verrons que Al. Rozet a placé dans le terrain tertiaire les calcaires lacustres de la vallée de la Saône , mais en insistant particulièrement sur leur liaison intime avec le grand dépôt de cailloux roulés qui les recouvre et qui occupe tout le fond de la plaine de la Bresse. Ces cailloux roulés constituent, pour lui, la partie inférieure du terrain diluvien, et les marnes argileuses ou sablonneuses qui les surmontent , la partie supérieure. Les blocs erratiques manquent presque complètement dans toute l'étendue qui sépare le Jura de la Côte-d'Or et des montagnes du Gharolais. Ainsi cette classificalion ne s'accorde pas avec celle qu'a adoptée M, Élie de Beaumont dès 1829 , et dans laquelle , sans faire mention des calcaires lacustres sous-jaccnls, il rapporte le dépôt de cailloux roulés au terrain tertiaire supérieur et regarde les marnes sableuses avec cailloux de quartz ([ui sont dessus comme appartenant seules au terrain diluvien et résultant d'un phénomène distinct.
Aux environs de Lyon , M. Leymerie paraît avoir compris sous le nom de diluvium alpin le dépôt de cailloux roulés inférieur ou terrain de transport ancien de M. Élie de Beau mont et le dépôt supérieur avec blocs anguleux , dont ce dernier savant établit la superposition discordante dans la colline même delà Croix-Rousse (2). M. Fournet ne semble également avoir admis qu'un seul et même dépôt de cailloux d'une origine diluvienne, puis la couche argilosableuse supérieure {terre à pisé] résultant d'un autre phénomène. M. Blanchet distingue bien les deux assises, mais pour lui elles
M) Bull., V sér., vol. I, p. 665. 4844.
(2) Recherches sur (piclques unes des révolutions de la sutjacc du globe, p. 175 et 244.
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sont roncordanles et apparlieunenl à une même époque, celle des glaciers anciens. Enfin MM. E Gueymard , S. Gras et Albin Gras ,1) ont suivi , au conlraire , les divisions établies par leur célèbre prédécesseur. Quant à nous, sans préjuger plusieurs questions qui ne nous paraissent pas encore complètement résolues, nous avons placé les observations que nous devions mentionner dans le cadre indiqué par les auteurs eux-mêmes (2).
§ 7. Brèches osseuses et cavernes à ossements.
Fraace Quelqucs CHvemes à ossements ont été signalées par M. Bla-
xentrionaie. ^j^^ ^^j ^^^^ j^ calcairc dc irausiliou du département de la Mayenne , et , aux environs de Paris , des découvertes importantes ont été faites dans des cavités de la masse gypseusc tertiaire. Les bancs de gypse de la colline de Montmorency sont traversés par de nombreuses fissures que les eaux ont agrandies en formant des puisards et des sillons plus ou moins profonds , terminés quelquefois par de véritables cavernes horizontales. Ces vides ont été remplis en partie de sable, de petits galets, de marne et d*argile limoneuse que les eaux torrentielles y ont entraînés.
Sur la pente sud-ouest de la colline , dans une de ces fissures verticales comblées jusqu'en haut , M. J. Desnoyers (U) a recueilli
(1 ) Description des oursins fossiles du département de l'Isère , p. 74, in-8. Grenoble, 4 848.
(2) Voyez aussi dans Patria (p. 389 , 1844) un résumé de l'ensemble du terrain diluvien de la France, par M. V. Raulin.
Nota. Dans un Mémoire sur les alluvions aurifères en général ^ et sur celles de la France en particulier (<7) , M. Graff cite parmi les rivières aurifères: l'Isère, au-dessus du pont près de la Rochede-Glun (Drôme); le Rhône, sur ses deux rives près de la VouUe (Ardècbe). Les paillettes y sont associées à une grande quantité de rubis, dezircon, d'oxydule de fer, etc. licite également la Cèze (Gard), où l'on paraît avoir trouvé du platine. Sur les bords du Rhône il y a encore d'autres localités aurifères, telles que Miribel . Givors, Saint-Pierre-le-Bœuf , Condrieux, etc. A partir de l'embouchure de l'Arve , jusqu'à 5 ou 6 lieues en aval , les habitants du pays étaient occupés autrefois au lavage de l'or. Le Chéran (Savoie) est aurifère au sortir du détroit de Ranges, etc., etc. Dans toutes ces localités Tor provient des roches dans lesquelles sont creusés les lits des rivières.
(3) Essai de staitstique miner, et géol. du département dc la Mayenne ^ p. 79, in-8. Laval.
(i) Bull., vol. XÏII, p. 290 1842. — .4 nn. des se. géol. , vol. I,
;#») Ànn, des se. phys. nat. ttagrir, de Lyon, vol. VIII. — L'Institut , 19 août 1846.
BT CAVERNES A OSSEMENTS. '.H 5
des ossements de 300 ou liOO animaux ayant appartenu è environ 20 espèces différentes. La cavité, examinée sur une hauteur de plus de 12 mètres, avait ses bords irréguliers et ondulés; puis, vers le bas , se ramifiait par des canaux sinueux dirigés en tous sens. Les ossements y étaient en général déposés par petits amas alternant plusieurs fois avec des lits sablonneux. Ceux des grands animaux (cheval, cerf, renne) se trouvaient dans la partie supérieure, et ceux des plus petits avaient pénétré jusque dans les canaux les plus étroits et les plus profonds; aucun d*eux n'était roulé. Ils étaient parfaitement conservés et renfermaient encore une partie de leur gélatine. Plusieurs squelettes aussi étaient entiers. Ainsi ces débris n'avaient pas été transportés de loin, et ils avaient été introduits par des eaux torrentielles, passagères et intermittentes. Comme dans beaucoup d'autres brèches et cavernes ossifères , on y a trouvé des Hélices et des Maillots analogues aux espèces qui vivent aux environs.
M. J. Desnoyers cite parmi les espèces de mammifères qui ont été déterminées : 2 musaraignes, taupe, hérisson, blaireau, belette, putois, marte, U campagnols, hamster, spermophilc, lièvre, 2 Lagofpys, sanglier (rare), cheval, renne , cerf, puis un oiseau et un batracien. Cette liste, quoique fort incomplète, suffît, dit Tauteur, pour établir une analogie évidente avec l'ensemble zoologique des brèches osseuses des bords de la Méditerranée , de même que le mode de gisement en montre Tidentité la plus parfaite.
M. C. Prévost (1) pense que ces accumulations d'ossements dans les anfractuosilés du sol de divers pays ne sont pas toutes du même ^e; elles ont été produites, à la vérité, par des causes analogues, mais purement locales, indépendantes et successives. On doit remarquer cependant que jusqu'à présent la comparaison des espèces que Ton y a rencontrées tend à les faire rapporter toutes à l'époque quaternaire. Le même savant a trouvé dans les anfractuosités du grès supérieur des environs de Corbeil des ossements d'éléphant, de rhinocéros , d'hyène , d'ours , de cheval et de bœuf. Ce gisement est analogue à celui que Gueltard a fait connaître auprès d'Éiampes, où les os d'éléphant étaient associés avec ceux du renne signalé dans la brèche de Montmorency , ce qui établit un rapport
p. 335. 4 842. — Extr. des procès-verbaux de la Soc. philomatique^ 23 avril 1842. — L Institut^ id. — Compt. rend,, id. (4) BalL, vol. XIII, p. 297. 1842.
crkiitulf.
•216 BBÈCUES OSSEUSES
remarquable entre ces trois localités. " Ainsi, dit M. C. Prévost, » dans la même contrée, et très probablement dans te même mo- » ment, des animaux qui nous représentent les habitants du nord •» (renne, lagomys^ spermopliile , hamster) ont pu se trouver avec 9 d'autres que nous regardons comme essentiellement méridionaux «(éléphant, rhinocéros, hyène), sans avoir aucune raison de » croire qu'ils aient été réunis ainsi par une cause violente et pas- » sagère (1). » Sous ce rapport, la faune des mammifères du bassin de la Seine nous présente une analogie réelle avec celles des îles Britanniques et de TAuvergne.
Fruiice La cavemc de la Baume, au sud-ouest de Balot (Côte-d'Or)
est dans un calcaire magnésien du groupe jurassique inférieur. iM. J. Beaudouin (2) la regarde comme ayant la môme origine que les crevasses environnantes, qui dateraient du soulèvement de la Côte-d'Or et seraient restées sans communication avec le dehors jusqu'à l'époque diluvienne , pendant laquelle les couches qui les recouvraient ayant été ravinées, les eaux ont pu y entraîner les débris de mammifères particulièrement herbivores que l'on y rencontre. M. E. Royer(3) a donné une note j=ur la grolie d'Arcy, où l'on a trouvé un os d'éléphant , et M. Virlet (6) a communiqué des observations sur le même sujet.
Plusieurs cavernes ossifères de la Bourgogne ont été décrites par M. Rozet (5) , entre antres celle de Vergisson (Saône-ct-Loirc) , ouverte dans un calcaire jurassique, et où des ossements de deux époques différentes ont été reconnus. Les uns , engagés dans un travertin rougeâtre , sont distribués à l'entrée, dans une partie du fond et dans les anfractuosités des parois de la caverne ; les autres ont été apportés depuis par des animaux carnivores qui la fréquentent encore aujourd'hui. Diverses grottes existent aussi dans les couches jurassiques, à Plombières-les- Dijon et à la montagne de Genay, au nord de Semur (6). Sur la rive gauche de la Saône , vis-
(1)^tt//., vol. XIII, p. 3il. 1842.
(2) Note sur une caverne à ossements des environs de Chatillon-' sur-Seine, in-8. Châtillon , 1843.
{3) Bull , 2«sér., vol. II, p. 718. 1845.
(4) Ib,, p. 694 et 698.
(5) Comjjt. rend., vol. VllI , p. 678. 1839. — JJulL, vol. X, p. 247. 1839. — Mcm. sur les montagnes qui séparent la Loire du Rhône et de la Saône ( Mêm, de la Soc, gcol. de France , vol. IV, p. 132. 1840).
(6) Sur quelques ossements de mammifères de la montagne du