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raisrat suifaee,
DES GLACTENS. 275 composée d'infusoires et d'algues. Les premiers appartiennent au genre Asfasia (A. nivalis) , d'antres au groupe des Volvociens, à celui des Monades, etc.; les seconds aux frotococcus (P, mivalis), Hemalococeus ( H. nivalis), N'y aurait en outre, suivant M, Agassiz (1); des Rotifères, et les Protoroceus nivalis ne serañént que des œufs d'infusoires.
Enfin, pour términer ce qui se rapporte aux glaciers des Alpes, nous couelurons, avec M. Desor [2), qu'ils no sont pas un simple phénomène de climatologie, mais que leurs formes , leur étendue et le niveau auquel ils descendent dépendent essentiellement de la configuration du sol et en particulier de la forme des vallées, Ces dernières, dans lesgrands glaciers, s'élargissent de bas en haut, où elles présentent un vaste cirque dans lequel s'accumulent la noïge et les névés qui passent ensuite à l'état de glace.
Les grands glaciers du sud de l'Islande, dit M. Eug. Rober (3), qui descendent des Jôkulls ; s'étendent sur une largeur de 6 à 7 lieues, et sont séparés de la mer par une large moraine terminale formée de cailloux. On les nome Suinafelis-Jokutl. Ms sont bérissés , vers leur base, d'aiguilles devenues quelquelois entièrement moires par les cendres volcaniques dont elles sont couvertes, et sur d'autres points de leur immense surface on trouve une grande quantité d'entonnoirs par où s'engonffrent les eoux supérieures, qui reparaissent ensuite plus loin.
‘Dans ses Observations sur les glaciers du Spitsherg comparés à veux de la Suisse et de la Norwège (h), M. Ch. Martins à fait xoïr que, les montagnes du Spitzherg étant relativement peu élevées, les vallées qui les séparent ont peu de longueur, et que les glaciers y sou proporlionnellement plus larges que ceux de la Suisse. Dans ce dernier pays ils s'arrêtent à 1,230 mètres d'altitude, en Norwège, par 60% lat, les glaciers du Justedal descendent à 485 mètres ; et ceux du Sulitelma 876 en moyenne ; en Islande , sous le G4* degré, ils s'avancent au bord de la mer.
L'auteur distinguant on y/aciers supérieurs où mers de ylace ceux qui ne descendent pas au-dessons des neiges perpétuelles , et
A) Ætudes sur les glaciers.
Comp tend., vol, XX, p. 883. 1845.
Foyageen Islande et au Groëntand, ets, p. 243, 5) Bull. vol. X1, p. 262. 4840, — Bibl, univ. de Genève, juillet 4840.
Gliciers des terres arctiques,
DES GLAGIERS. 277
M, Martins établit ensuite, par un grand nombre de preuves, que dans ec dernier pays , et contrairement à l’assertion d'autres voyageurs, les glaciers situés au fond des baies na s'arrêtent pas au bord du rivage , mais qu'ils s'avancent dans la mer, et que, sans glisser sur le fond de celle-ci, ils la surplombent, de sorte que leur face inférieure est en contact avec la surface de l'eau.
La cause du mouvement des glaciers da Spitzberg ne semble pas devoir être attribuée à la fusion de la face inférieure qui repose sur le sol, car cette fusion n’a pas lieu , mais à la dilatation de l'eau qui gèle dans les crevasses et à l'élargissement de celles-ci, Au milieu de l'été, le sol est gelé à 4 mètre de profondeur, et la surface n’est réchauffée que par l'action directe du soleil qui est nulle sous les glaciers, Nous avons vu que, d'après M. G, Bischof, ceux-ci ne fondent pas lorsque la température moyenne du sol sous-jacent est à zéro. Dans les Alpes cette température serait à 2,002 mètres d'altitude, et à 468 mètres au-dessons de la ligne de séparation des glaciers inférieurs et supérieurs, La fonte des glaciers suisses serait due en grande partie aux sources qui jaillissent de dessous Jeur lit, et qui deviennent des ruisseaux souvent considérables, en faisant fondre la glace qui se trouve en contact avec elles ; théorie
it d'une autre manière, dit M. Martins, pourquoi les glaciers du Spitzberg ne donnent pas naissance à des ruisseaux, Car personne n'a jamais observé de sources dans cette île,
“Le poids des glaces, continue-t-il, doit nécessairement enstraïner les glaciers vers la partie la plus déclive , et il agit avec m d'autant plus d'avantage que, pendant l'été, rien ne s'oppose à la = progression de leur partie inférieure. La congélation de l'eau daus «les crevasses est encore une force d'une grande puissance (1). »
Une certaine configuration du sol (2) est toujours nécessaire pour la formation d'un glacier, e il n'en existe point dans les mlaines ouvertes où la neige ne se convertit pas en glace, C'est
"ainsi qu'il n’y a point de glacier sur l'ile Cherry ( Baeren-Eiland ), parce qu'elle n'offre pas de vallées; c'est une montagne entourée d'un plateau. Le glacier d'Aletsch , près du lac Morill et avant de passer le Simplon , peut donner une idée très exacte des glaciers
(1) Voyez: Gilbert, Note accompagnant le mémoire de Bisele ann. de chim. ec de phys., vol. LXIŸ).
] Ch. Martins, Sull., vol XII, p. 126. 1841.
a ses cellules extrêmement petites, disposées par bandes ondulées, Ces observations paraissent d'ailleurs mériter confirmation, et nous attendons, pour en juger, les développements qui seront, sans doute, donnés ullérieurement à leur égard.
11 s'en faut beaucoup que les glaciers des terres australes aïent été Etudiés.comme ceux de l'hémisphère Nord. On trouve dans les récits des voyages récents des capitaines J. Ross, Wilkes et de Dumont d'Urville , quelques descriptions pilioresques des grands bancs de glace ou denquises qui défendent et entourent, comme un rempart gigantesque, les terres glacées, découpées et encore si peu connues d'Adélie, de Victoria, d'Enderby, de Graham, de Palmer et de Louis-Philippe. Nous savons seulement que dans la Georgie du Sud, la terre de Kerguelen et l'archipel de Sandwich ( 55° à 60° lat. 5.), la glace atteint les bords de la mer. La température des étés et celle des hivers y sont peu différentes, et les glaciers sont presque sans mouvement comme ceux des Alpes en hiver, Deux causes paraissent y arrêter l'accumulation indéfinie des neiges : l'évaporation sans fusion proprement dite, et la descente des glaciers par leur propre poids (1). Dans le golfe de Penas, à la Terre-de-Feu, les glaciers, d'après M. Darwin (2), atteindraient Je niveau de-la mer par 46° 40’ lat. S., c'est-à-dire à 20 degrés plus Join du pôle que dans l'hémisphère Nord; l'auteur supposant qu'ils descendent à ce niveau à Kunnen, en Norwège, par 67° lat, Jimite qui nous parait douteuse, au moins pour le continent, car en Islande, nous venons de voir qu'ils avançaient en effet jusqu'au bord de là mer. -
Dans ses /echerches sur les glaciers, les glaces flottantes, et L'influence des climats sur la distribution géographique de la Limite inférieure des neïges perpétuelles, M. Grange (3) s’est occupé des circonstances les plus favorables à la formation des gl ciers, surtout dans les régions polaires , et il a fait voir que les climats insulaires et littoraux , par leur Lempérature moyenne plus élevée et leurs températures extrêmes beaucoup plus rapprochées que dans l'intérieur des continents , permettaient une plus grande extension des glaciers, « Si nous remontons vers les pôles, dit-il
(4) Lyell, On #he geo. evidence, ete, Sur l'évidence géologique de l'ancienne existence des glaciers ( Procced. geol. Soc, of London vol. HIT, p. 337. 1840).
journal ét remarques , etc., p. 280: 4839.
Bull. 2 sér,, vol. TL, p. 280. 1846.
»: pe 296. charme iigue de latitade (jui nous es rapproche le plas + ue wra pas ceile sur iaquelle aoas trouveruss le plus grand dé- + veloppement des gjacuers : ce sera sur La ligne climatologique is- » sulaire . dont a ‘emperaure oscillera emire U et 5, que nous + aurnas Les cosdiions Les plus favorables à la formation et à + l'extenmon des glaciers . et c'est précisément à ces conditions ther- + mométriques et hygrnmétriques des côtes du coatisent anurt- > tique que l'us «lu rapporter l'immense développement que pré > seneat sur ces terres les glaciers et les banguises , et noù puit + à ane diférence dans La température moyenne de l'hémisphére + Sed; car va ne peut établir etre les desx bémisphères que de + différences dans la distribation relative de la chaleur. +
Arponies Lbbagrephiqee.
R Macuer — On the mr DakEn 1333:
Excecmnt. — Se la formation des moraines ($ne. hist. nat. dt Strasbourg. \* avnl 1334. — L'Insatut, 24 mai li
Acassz, — Untersurhungen uber die Gletsher. Recherches su les zlacirs. 1-8. Sileure 1861. 32 pl. in-fol. — Vose aus: Veu. Juhrb. 1952. p. 313-317
tre sur une rectfieation de l'opimon de M. Agasü
(Bibl. unie de Genéve. vol. XXXIL, p. 193. 4841.
Auteurs divers. — Un the glaces, etc. Sur les glaciers en géneril, leurs caractères, leur formation, leurs effets, etc. { The genlsg'se. ne À. p. L janvier 1842).
— Vogez Ferh. 4. Schweitzer naturf. ges. Zurich, M. 5 238. 259 Srives. — Voyez Ven. Jahrb.. 1843. p. 192-198, 304-306. — Sur l'origrne des glaciers (Ibid... 844. p. 677).
Gexor. — Sur la structure intérivure des glaciers et la limite sd des blou er naturf. ges.
Altdorf, 1842, p. 199.
G. MH. — Wandcrungen in der Gletscher-W'elt. Excursion dans monde des glaciers, in-8, £ pl. Zurich, 1843.
P. Méax -- Sur la théorie des glaciers { Neu. Jahrb., 183: p- #13).
Après avoir traité des neiges et des glaces perpétuelles. l'auteur s'occupe des faits historiques relatifs aux glaciers: puix de la théorie de leur mouvement par la dilatation d£ l'eau congelée et par la pesanteur: cette dernière, dU® à de Saussure , est adoptée par M. Mériao, qui termine note par quelques mots sur les idées de M. J.-D. Forbes-
E. Deson, — (hservations sur le mémoire précédent (Ibid., p.69 697. 1844).
sm of glariers ? Transac. geo. Se.
Fasez, —