‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 3)Chapitre 41 sur 100 · QUI LES PRODUISENT · texte numérisé non relu

QUI LES PRODUISENT

par conséquent , elle ne résulte pas seulement de matières appor= 1 de l'Abyssiiiie, Au-dessus de Thèbes, dans la Haute-Égypte, l'alluvion renferme plus de silice et moins de calcaire et d'argile qu'aux environs du Caire et dans le dela, où elle recouvre de grandes couches calcaires. Elle varie également dans sa texture et sa osition, suivant la place qu'elle occupe par rapport au lit principal du fleuve et à la vitesse du courant. l'on ne connaisse pas exactement la quantité de l'alluvion au cenlré de la vallée où dans le lit même du fleuve, l'examen des parties les plus voisines du courant a fait reconnaître, dans la haule Égypte , une épaisseur de 13 mètres, dans l'Égypte du milieu, 10 mètres, tandis qu'au sommet du delta , elle n'aurait qué 6 mêtres. D'aprés M. Gardier Wilkinson (1), le dépôt se serait accru, dans les dix-sept derniers siècles, à Eléphantine de 2°,92, à Thèbes de 2",27, et à Héliopolis de 4,54.

En tenant compte des causes d'erreur dans les calculs déduits de Vaccusulation des sables autour de divers inonurtients élevés par Jes hommes, on peut conclure d'après les lits annuels, dont le sombre dépassé 900 dans les falaises qui bordent le fleuve, que la

de sédimient déposée chaque année n'a point varié peñdant les dit derniers siècles. On 1rouve peu de cailloux daûs la basse Égypte et le delti ct les sübstañces les plüs ténûes arrivent seules à la mer, qu'elles colorent jusqu'à üné distance de 40 imilles de Ia côte,

Près des bouches du Nil, la vasé est mélangée avec le sél marin etrenferine dés coquilles de la Méditerranée associées avec des coquilles et d'autres débris Muviatiles et terrestres. Ce sédiment du fleuve contient en ouire, éomme hous l'avons vi, tie immense quantité d'infusoires. L'absence de couilles marines dans le centre et la partie supérieure du delta doit faire penser que l'allution s'est déposée au-dessus du niveau actuel de ft mer. Quant aux changements survenus sur la côte où dans le voisinage depuis les

temps historiques, M. Newbold est porté à les attribuer plutôt ae mouvants de Lx côte elle-même dos aétioës mn nn

On the Nil, été. Sur le Nil et les niveaux anciens et actuels æ rt (Ed new phil. Magaz., vol. XXVUE, p. 214: 1840),

Linant de Bellefonds, Mémoire sur Le lac Mæris

Cie égyptienne d'Alexandrie, 1883). —Nasb; On the geology, ve.

la géologie de l' Baypoët la vallée de Cosséir ( Ædinb. pepe Journ., ol. XXL, p. 40: 1897), — A.-B, Orlebar, Some vbicr

tions , etc. Quelques observations sur St el.

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ensuile la manière dont s'opère l'accumulation et le transport des galets et des sables, et il entre dans une multitude de détails, pleins d'intérêt et de précision, sur la formation du cordon littoral. De nombreux exemples pris sur les côtes de France, d'Angleterre et d'Allemagne (1), comme sur celles d'Espagne et d'Italie, et sur le pourtour du golfe du Mexique, viennent répandre une grande clarté sur ce sujet trop longtemps négligé. 1 fait voir, en outre, l'importance et les résultats des /arres qui, se formant le long des côtes et à l'entrée d'un grand nombre de rivières, produisent des lagunes si fréquentes qu'il y a peut-être un tiers des côtes du globe qui doivent leur configuration à des phénomènes de ce genre, Les barres sont le prolangement sous-marin de ces levées de galets, de ces aceumulations de sable qui forment les dunes, lesquelles sont tracées un peu au-dessus du niveau des hautes mers. A la basse mer, les barres ne sont pas recouvertes de plus de 6 mètres d'eau ; elles en ont même ordinairement beaucoup moins.

En étudiant ce qui se passe derrière le cordon littoral, ou entre £é cordon et la terre ferme (p. 253), M, Élie de Beaumont décrit la disposition des lagunes et des marais, et démontre que la limite extérieure de la Hollande a été tracée par la seule action de la mer, comme aussi toute la côte, depuis le Pas-de-Calais jusqu'à l'embouchure de l'Elbe. Le pays sablonneux qui s'étend de la Belgique aux côtes de la Baltique est occupé par un sable quartzeux un peu argileux, appelé geest. La discussion des textes des auteurs latins qui ont parlé du pays des anciens Bataves fait connaître les modifications qu'ont subies le cours inférieur du Rhin et celui de la Meuse depuis lés temps historiques (p. 265), « Les alluvions » les plus anciennes du Rhin (p. 272) se sont faites le long de son » cours primitif, qu'il n'a quitté qu'après l'avoir élevé et obstrué ; » et cette partie est restée le centre de la Hollande, le centre et le » type des Pays-Bas. Les parties situées de part et d'autre sont en-

{1} Voyez, pour les côtes de la Boltique : Observations sur les changements arrivés sur la côte de la Baltique, depuis le confluent de la Fistule jusqu'à la frontière de la Pomérenie, par Berghaus {ses Ann. der Erik, 4838, vol. XVIII, p. 48-56). La Baltiqu culé çh et là ses limites; pendant quelque temps son niveau paralt

f 60 plus bas qu'ajaurd'hui , tandis que depuis un siècle, elle empiète sur la terre ferme, au nord du confluent de la Vistule. Une communication qui a été faite sur ce même sujet à l'Académie de Paris semble n'être qu'une compilation de ce qu trouve, soit dans l'histoire de Prusse de Voigt, soit dans l'histoire des changements de 9 surface terrestre par M. de Hoff,

Pays,

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