OU STATION DES MOLLUSQUES
marines et d'embouchure. Peu après, M. Ed, Gray (1), dans la seconde partie d'une note communiquée à la Société royale de Londres , a déterminé : 1° le genre dont les espèces sont trouvées dans plusieurs habitats, tels que sur la terre, dans l'eau douce et dans l'eau salée (Awricula) ; 2° lorsqu'une on plusieurs espèces d'un même genre, dont le plus grand nombre vit dans l'eau douce, se trouvent dans l'eau salée {Zyranæa , Paludina, Neritina, Melania, Melanopsis, Cyrena); 3° ou au contraire, lorsqu'une où plusieurs espèces d'un genre dont le plus grand nombre Habite la mer sont trouvées dans l'eau douce (Aplysie, Cerithium, Bulla, Littorina, Solen, Tellina, Mya, Corbula, Cucullæn, Area); enfin, lorsque les mêmes espèces sont trouvées à la fois dans l'eau salée et dans l'eau douce (7heodoæus, Neritina, Ampullaria, Cardium).
M. Valenciennes (2), en parlant des coquilles recueillies par M: Lefèvre dans la mer Rouge, entre Suez et Cossëir, a annoncé que 26 de ces espèces se retrouvent dans la Méditerranée , tandis que jusqu'à présent on n'a pas encore cité une seule espèce de poisson qui soit commune aux deux mers.
Les premiers résultats obtenus par M, Edward Forbes (4), à la suite de ses recherches sur les animaux de la mer Égée, ont été consignés dans des lettres datées de Xanthus et de Macri (Asie- Mineure), Ce naturaliste, qui avait fait exécuter des draguages jusqu'à 420 mètres, signale, comme les coquilles les plus caractéristiques des plus grandes profondeurs atteintes, précisément des espèces qui, jusqu'à présent , n'étaient connues qu'à l'état fossile. Plus lard, il a présenté à l'Association britannique pour l'avancement des sciences un apport sur les mollusques et les radiaires de la mer Égée , et sur leur distribution considérée relativement à la géologie (4). Dans la seconde partie de ce travail , l'auteur a établi
{1} Remarks on the deu, Remarque sur 5 simést de dis-
le mollusques Les! r leur coquille seule, Den er monte ar dns Vtt de une Phil transact. roy. Soc. of London, 4835, part, 11, p. 801). — aussi l'ouvrage précédent de M, de La Bèche, p. 188-190,
12) Bull, vol. VEUT, p. 148, 1837.
L'Instieuc, n° 463. — Ann. des sc. géol., vol, 1, p. 970,
(4) Report on the Mollusea, etc. fe, 13% Meet, brit. Assoc. at Cork, 1843 (Londres, 1844), p.130). —The Athenœunt, A7 sept,
OU STATION DES MOLLUSQUES. 399 très rares dans la mer Égée ; mais cominuns dans les mets situées Plus au nord. Au-dessous de a quatrième région, le nombre des espèces diminue rapidement ; et dans la partie inférieure de la haitième, iln'y a plus que 8 mollusques ; ce qui étublirait la limite dé la vie aniniale à peu de distance au-delà de 420 mètres. Les formes méridionales dominent dans les régions supérieures ; dans lès inférieures ce sont celles du nord, Ainsi les régions en profondeur seraient Équivalentes aux degrés de latitude et correspondraient cette loi de la distribution des êtres à la surface des continents ; que les parallèles représentent aussi les altitudes, Quant à l'in fluence de ces mêmes régions sur la vie et les caractères extérieurs des anîmaut marins, on remarque que les coquilles ont des couleurs d'autant plus variées qu'elles vivent plus près de la surface,
“M. Forbes fait voir ensuite que les déductions tirées par les géologues de l'examen des testacés d’une couche donnée, varieront Suivant la profondeur à laquelle les animaux ont vécu, ét suivant Ja nature du sol où du fond sur lequel ils vivaient; ear chaque zone ‘en profondeur offre une proportion différente, Conume , en outre , la nature du fond détermine la famille de mollusques qui l'occupe ; ét que chaque famille présente aussi une proportion différente en
avec les variations de ce même fond, ik devra régner une grd eme dans les conclusions déduites de ce mode de , et l'on ne pourra y obvier qu'en observant attentive ent caractère minéral de la couche, pour connaître la nature de J'ancién fond, et en tenant compte de l'association des espèces, ainsi que de l'abondance relative des individus dans chacune d'elles, On pourra assigner alors la profondeur et calculer séparement, pour Chaque famille; la proportion des formes du nord ou du sud, - “Dés cänses nombreuses tendent d'ailleurs à mêler les débris des animaux des diverses zones. Chaque espèce à trois mærima de dé , En profoideur, tn étendue superficielle et dans le temps. En profondeur, une espèce est d'abord représentée par un | pétithonibre d'individus, Ce nombre augmente graduellement jusbi certain mé ; puis il diminue et l'espèce finit par tre, Il en est de même de la distribution géographique ou en surface, et de la distribution géologique où dans le temps, Quelquefois les genres auxquels ces espèces appartiennent cessent de se montrer aussi ; mais plus ordinairement une espèce du même genre succède à une autre. Les geures, comme les espèces, ont un maximum de développement en profondeur, et ils sont également
OÙ STATION DES MOLLUSQUES. 403 cause de leur organisation plus robuste , devaient être celles qui ; routes choses égales d'ailleurs, avaient pu exister aussi sur des points du globe très éloignés les uns des autres, il s'ensuit que dans le même temps, ce sont ment celles qui vivent sous les circonstances Les plus variées Soit en profondeur, soit en étondue
. Notre proposition a été confirmée en outre par M Forbes lui-même dans son examen des fossiles crétacés de Vindé (1); et de l'autre coté de l'Atlantique, M. H. D. Rogers, dans son discours annuel à la réunion des géologues américains , le A mai 1844, disait, après avoir jeté un coup d'œil rapide sur l'en: semble dela faurie fossile des États-Unis : « Ainsi se trouvé démon- #atrée une loi générale et importante, loi concernant la distribu- »tion des fossiles, c'est-à-dire que Les espèces dont la distribution me verticale (2). »
… On voit, d'après ce qui précède , que le inode de distribution des espèces de mollusques marins dans le sens vertical et dans le sens horizontal avait été reconnu en quelque sorte pour la fauné la du globe avant de l'être pour celle qui vit actuellement sous nos yeux (3).
» Acide d'Orbigny, dot les observations sur l'Aabitat des
| Quarts Jouru. geol. Soc, of London ; n° 4, fév. 4845, (2) Amer. Journ., vol, XLNI, p. 253. 4844,
reproduirons ici l'énoncé des principes qu'a émis , dans un résumé écrit par lui-même. Il en résultera doubles emplois avec ce que nous venons de dire; mais les “de l'auteur, jointes à celles de ses devanciers, s ÿ présentant iière pl Enaiite ce motif justifiera les répétitions dont r.
distribués au hasard dans le lit dans certaines parties, suivant la mer présente une série de zones sions dont chacune a ses hubitanls particuliers. Le nombre des espèces est beaucoup moindre dans les zones inque dans les supérieures. Les végétaux disparaissent au as d'uve certaine profondeur, et la diminution constants dans des espèces animales indique que le zéro de celles-ci en
des espèces animales et végétales du nord n'est pas ne ete de gras mg nee pes En sr er en
seraitque les parallèles en praforarur-sont équivalents parallèles en ttude, correspondent à cette loi de la surface ,