‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 3)Chapitre 67 sur 100 · VOLCANS MODERNES OU BRULANTS · texte numérisé non relu

VOLCANS MODERNES OU BRULANTS

“Il est presque impossible, à dit M. de La Bèche, d'établir une # ligne dé démareation bien tranchée entre les volcans maintenant #en activité el ceux qui paraissent éteints, car on n'est jamais cer- #tain qu'un volcan ne passe bientôt de l'un de ces états à l'au- #tre (1). » En effet, la ressemblance, on pourrait même dire Videntité de certains volcans dont aucune éruption n’a été mentionnée même par les traditions les plus anciennes, avec ceux qui donnent chaque jour des preuves de la plus grande activité, paraît être telle que toute classification qui tendrait à les séparer sera toujours artificielle. Aussi, en ne traitant dans ce chapitre qué des volcans brûlants, ou qui présentent encore quelques maniféstations d'un travail intérieur , nous ne prétendons nullement qu'on doive les regarder comme distincts d'un grand nombre de ceux qui ont tout à fait cessé de rejeter des laves, des cendres, des gaz ou des vapeurs.

Nous ne faisons cette séparation que pour faciliter et simplifier l'évumération des faits, et ensuite parce que les volcans éteints, à cratères et à coulées , tels que ceux de l'Auvergne et de l'Asie mineure, par exemple, quoique bien distincts des basaltes et des trachytes qui les ont précédés ; sont cependant groupés avec eux où en sont très rapprochés, La succession des phénomènes qui ont produit les uns et les autres constitue une sorte de chaîne qu'il serait tout à fait irrationnel de vouloir rompre, et cela d'autant plus que les géologues qui s'en sont occupés ont presque toujours , et avec raison, considéré ces agglomérations de roches ignées comme un tout divisible en un certain nombre de parties, C'est par ce même motif que nous décrirons aussi, dans ce chapitre ,

Manuel géologique, traduction française, par Brochant de ,p- 152.

NOLEANS D'ISLANDE. 487

partie de l’Océan du Nord d'où s'élèvent l'Islande et les îles Féroë, est composée de trapp; l'autre, qui constitue le noyau de l'Islande en particulier et qui serait la eause de son existence, est le trachyte avec ses tufas , ses conglomérats volcaniques et ses courants de laves. Sur quelques points ; où des entailles assex profondes permeltent d'alteindre au-dessous du trapp, il existerait une formation sédinentaire altérée,

L'auteur a déterminé ensaite les limites d'une grande bande tra-

lique, presque continue, dirigée NE., 5-0, à travers loute Mile. Elle s'étend à l'O. depuis Reykiavik jusqu'au commencement de l'OBfard, Vers l'E, la limite longerait le Langar Fliot, à travers Je Snæfells et le Klofa Jokull. Les bords de la bande principale sont formés de dômes wachytiques arrondis qui suivent la direction générale et se maintiennent à une hauteur de 4666 mètres , sem blables à deux immenses bourrelets bordant une vallée profondément encaissée. C'est dans cette vallée que se manifestent aujaurd'hui tous les phénomènes d'une action volcanique continue , tels que les sources chaudes, lea goysers, los solfatares , les sources acidules , ete.

Les éruptions de laves se font ordinalrement par des bouches qi s'ouvrent l'une après l'autre, sur un même alignement, au pied des montagnes et dans les vallées, et qui vomissent une immense quantité de matières fluides, Ces monticules, qui restent sans action après que l'éruplion qui les a produits a cessé, sont alipt uuc direction qui passe toujours par le centre du vol-

dont an peut croire qu'ils dépendent, « C’est ainsi que plu- » sieurs centaines de monticules, dont les laves ont ravagé la pres- » qu'ile de Reykianes, se dirigent, dit M. de Buch {p. 853), vers » le majestueux dôme trachytique du Skialdhreid qui dominé les » solfatares et les sourçes jaillissantes de Skolholt ; c'est ainsi que æ toutes les érapuious autour du Suæfells-Jokull, éruptions qui «s'étendent à plus de 10 lieues vers l'E. , se dirigent toujours vers » cette haute montagne, eL c'est encore la direction des cratères , et des phénomènes volcaniques autour de l'Oëstre

1 dont l'Hékla mgme ne parait être qu'une dépeudance. a

ne ind f, miner. de Karsten, vol: XV, 426, 1834, ovoo une carle et des caupes). Voyoa aussi : Le. do LIT e parer Canaries, \tud, frongnise, p. 854 ok

+i VOLCANS D'ISLAIE,

les produits des volcans anciens loutes les fois qu’ils d'une montagne ou d'un groupe de montagnes où à des volcans en activité, tels que l'Islande, le Vésuve, Ténérifle , etc.

Nous avons été d'autant plas confirmé dans cette diviser notre sujet, que M. le baron de Buch, dans l' des principaux voleans du globe, dont il a fait Description physique des iles Canaries (4), a près, conume nous le faisons ici, l'expression de ou en activité, Seulement, pour nous conformer à la nérale que nous avons adoplée, nous les déçrirans géographique et autant que possible par groupes terminerons ce chapitre par quelques généralités sur et par l'exposition des diverses théories qui 82. phénomènes, remeltant à traiter plus tard des réunis aux éruptions basaltiques et trachytiques

8 1: Voleans d'Islande.

La géologie de l'Islande, sur laquelle on nombreux documents, à été récemment l'objet eations importantes : l'une de M. Krug de Nidda M. Eug. Robert. 11 semble donc que oette île samment connue, autant du moins que le constances dépendantes du climat; mais il n°4 ces deux naturalistes sont arrivés à des

pposées, relativement aux grands traits et à l'origine de son relief. Nous des recherches de M. Krug de Nidda,

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