‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 3)Chapitre 68 sur 100 · VOLCANS D'ISLANDE · texte numérisé non relu

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de même nature que les roches dans lesquelles ils ont été injectés. L'inclinaison des nappes basaltiques , lorsqu'elle est appréciable,

est rarement de plus de cinq degrés et elle est toujours régulièrement dirigée vers l'intérieur de l’île, c'est-à-dire vers le noyau trachytique, et jamais en dehors. Vues du côté de la mer, ces nappes paraissent être horizontales, et l'on peut suivre leur pente en remontant les golfes et les vallées, Cette inclinaison d'une roche plus ancienne vers une autre soulevée plus récemment est un phénomène remarquable, dit l'auteur, et qui s'observe toutes les fois que la roche ancienne a êté déchirée et soulevée par la plus récente, On devrait, continue-t-il, supposer le contraire, puisque le soulèvement du trapp a été opéré par le trachyte; mais la cause de cette contradiction apparente peut provenir de l’écroulement d'une partie de la roche ancienne à travers la déchirure formée par Je trachyte.

Cette disposition est, comme on le sait aujourd'hui, très fréquente dans les soulèvements, et les roches stratifiées anciennes semblent plonger sous les roches ignées qui les ont soulevées ; mais M. Krug nous paraît être le premier qui l'ait signalée, sur une aussi grande échelle, pour des roches ignées inclinant vers d'autres produits ignés d'une époque plus récente , et qui lui ait en mème temps assigné pour cause précisément celle à laquelle on a encore recours aujourd'hui,

Les caractères de ces nappes basaltiques régulières, coupées par des flons, et la présence de nombreuses zéolites qu'on ne trouve point dans les cavités des laves modernes , font penser à M, de Buch que les éruptions ont eu lieu sous la haute pression des eaux de l'Océan. « L'élévation des trachytes, ajoute ce célèbre géologue maprès avoir analysé le travail de M. Krug de Nidda, n'a pas seu- -m lement rompu la continuité des couches basaltiques dans le milieu de l'ile, maïs toutes ces couches doivent encore avoir été » soulevées en même temps du fond jusqu'à leur hauteur actuelle, squi est ordinairement de 2,500 pieds, mais qui atteint près de » 4,000 pieds au-dessus de Beneliord. Elles seraient plus inclinées “qu'elles ne le sont en effet, si ce soulèvement n'avait pas été # contemporain. Toutefois | comme l'élévation des trachytes doit » avoir été postérieure à la formation du lignite, on voit que cette

» élévation est un des phénomènes géologiques les plus récents du » globe. »

M Eug. Robert, dans une description plus détaillée de l'Is-

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sen et Panisen, ou senlement de 1,388 mûtres, d'après Mackenzie, a été l'objet d'une étude particulière de la part deM, Robert (p, 99). Ce géologue y signale la plupart des variétés de roches volcaniques modernes et anciennes (basalte, gallinace, pépérite, téphrine, do= Jérite), puis le basanite, qui paraît former le câne supérieur, ense= veli, comme leeratère, sous un épais manteau da neige, Les mondagnes qui entourent le Snæfells-Jokull semblent incliner vers son axe, circonstance que l'on remarque daus la plupart des montagnes qui plongeur vers l'intérieur de l'ile on vers le centra des grands volcans, Ella est auribuée, comme nous l'avons dit , au vide formé sous l'écorce terrestre, peu épaisse en ce point et cédant à la prèse sion de la masse saperposée. Sur la côte nord du golfe de Breyda- Filordur, à la partie occidentale de l'île, se trouve (p, 107) un grand nombre de couches appartenant aux roches basaltiques an» eiennes et très riches en zéolites. La forme singulière des montagnes isolées de ce distriek et les grands éscarpements qu'on y remarque résulieraient d'éboulements successifs, dont on reurouve tous les éléments dans le talus qui règne en général jusque vers le milieu de lors mème que les escarpements sont à pic. La mimosite port de Stikkisholmur est remarquable par la grande quantité de calcédoine qu'on ÿ rencontre ; et la mimosite colamnaire de l'ilot de Saudarey, de même que les dykes verticaux de Haskerdingur attirent l'attention du voyageur par leur étrange aspect, Dans la région septentrionale de l'Islande, M, E, Robert mens ‘tionne un Lrachyie porphyroïde altéré, recouvert par un dépôt épais de pépérina, et qui constitue là chaîne de montagnes qu'il traversa lo golfe de Huna-Floi, Depuis le picd de cette chaîne bord de la mer, règne une nappe basaltique formant une peu inclinée. La montagne de Bewuhals est caractérisée par ses wackes rouges , et le ford de Kollafjardanes par ses dykes de mimosite, qui se montrent sur les flancs des collines semblables à de vieilles murailles démanteléos, Aucap Hafnarnes , près du cercle polaire, les fiords étaient encombrés de glaces échouées et d'une grande quantité de bois de -conifères et de houleaux, que M, E, Robert suppose (p, 132) pro= venir principalement de la Sibérie. Se dirigeant ensuite au sud, 0 u pénétrer au centre de l'ile, il décrit le gisement de surtar- Fr ite d'Hrawnur. Situé à 150 ou 200 mètres environ essus de la mer, et adossé à une mimosite à grain fin qui con-

stitue Ja montagne Thoriscingis-Muli, le lignite est disséminé dans

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ponceuse, elc., de sorte que la montagne peut être considérée, au moins dans son enveloppe extérieure , comme entièrement feldspa=

de sables basaltiques et divers courants de lave qui viennent

à la mer, La soufrière de Krisivik, située non loin de la

ble, est entourée de montagnes bouleversées, et paraît occuper la

à d’un ancien cratère, quoique les dégagements sulfureux aient

- lieu particulièrement sur ses bords. A sa base on voit des eaux h ou plutôt des espèces de salses jaillissant dans une boue tre qui est le sol environnant délayé. Les principales

exisient aujourd’hui au milieu d'une lave basanitique erdätre, très friable, qui se montre à la base du dépôt que les sources thermales out abandonné au pied de la mon-

tagne de Badstofa.

… L'espèce de colline que forment les solfatares augmente tous les jours, et est composée d'une terre siliceuse jaunâtre, pulvérulente, - résultant de l'altération des laves par les vapeurs acides sulfureuses,

est pulvérulent où concrétionné, verdâtre et cristallisé à

du sol, Le sulfate de chaux se présente en plaques éparses sur la soufrière. Le gypse que l'on voit plus bas paraît appartenir une époque plus ancienne. (P. 209.) Il existe aussi une sorte de apport entre ce phénomène et ceux des geysers: les uns sont une association de soufrières el de sources thermales siliceuses caracérisées par la présence du soufre, et qui se voient près du cap Reykianes, où les dernières éruptions volcaniques ont eu lieu ; les

autres se trouvent près de l'Hékla, qui né tarder tans die pat à h.: une nouvelle et terrible éruption, Cette prédiction de M, E. | s'est en effet accomplie d'une manière bien remarquable le 2 septembre 1845 (1).

… Ense dirigeant ensuite vers l'est, ce géologue signale des tufas dé gallinace et autres produits volcaniques, puis l'Austur-Jokull , élevé de 1,818 mètres, et dont la dernière éruption eut lieu en | 4823. Le long de la côte méridionale, se montrent encore des roches

de même origine, et le Skaptar-Jokull, qui eut une éruption très considérable en 1783. Au-delà d'Arnardrangur apparaissent , sur une immense étendue, de pelits cratères ou hvrnitos au nombre de plus de 2,000. 11s ont de 8 à 40 mètres de hanteur , et n'ont

È De l'Hékla au cap Reykianes il y a des attérissements de ponce

{1) Voyez ci-après la relation de cette éruption.

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