VOLCANS D'ISLANDE
tagne d'Helgustadablid (p, 255) , on voit le spath calcaire former une sorte de filon de 40 pieds de long sur 8 à 9 d'épaisseur au Centre, dirigé E,, O. et incliné de 25°. Il est encaissé dans uno ite noirâtre, à grain très fin, passant au basalte , altérée dans
du filon et renfermant des amandes calcaires (1). Ce
, le plus remarquable de l'ile, serait une vaste amande ; comme les zéolites ou par la voie aqueuse , dans une cavité
Ale Ja roche volcanique, Le spaih n’est pas d'ailleurs pur ; il reuferme, surtout vers le centre, de la magnésie qui le fait passer à la dolomie. La stilbite en très beaux cristaux est aussi associée au calcaire.
Le lignite de Vopna-Fiordur (p. 263), placé au fond de Ia baie Me Virki, entre les montagnes Vinfell ex Krossavik, constitue un amas de 410 mètres de long sur 12 d'épaisseur. 11 est composé de (plusieurs couches un peu ondulées , subordonnées à une péridotite loellulaire, en colonnes pentaëdres de 10 mètres de hauteur, Les
d'arbres sont encore très reconnaissables ou peu déprimés de leur écorce et souvent disséminés dans un conglomérat pon- Au-dessus de cette première couche, est un banc composé de ls de basanite, de rétinite et d’un tufa grisâtre avec peu de puis vient une gallinace imparfaite avec beaucoup de bois
À , une pépérite endurcie contenant quelques tiges épar=
er enfin une seconde couche de gallinace avec lignite com-
æt séparant le tout de la péridotite qui s'est épanchée
Ges substances végétales sont ordinairement à l'état
de lignite piciforme ; surtout à l'extérieur des fragments ; d'autres fois, le bois est à peine alléré et peut être employé dans les constructions. Ces amas, que M, Robert attribue à des bois flottés
1 ne se forment plus parce que les habitants les re- Ieueillent au fur et à mesure que la mer les rejelte, mais ils ne ré (sulieni point d'anciennes forêts détruites lesquelles n'ont ceriainement jamais existé dans l'ile,
À (4) D'aprés M. Krug de Nidda (loc. cit. }, le spath d'Iéländo éorait fgnée de fragments calcaires enveloppés pât les lors de leur éruption, opinion qui est aussi celle de M. de Histoire des basaltes ; part. T1, p. 342), M. Descloiseaux dans le plus grand détail ce gisement de spath d'Islande ; suivant lui, une grande géodé , dont le remplissage se se- 4 plüsiéurs reprises (Soc. phrlomatique, 20 janv, 4847. , sér., vol. EV, p. 768. 4847).
VOBCANS D'ITALIE #01
en.émail blanc , transparent et celluleux. La présence de lits de galeis dans certains endroits et de coquilles marines identiques pour la plupart avec les espèces vivantes et avec celles des collines ne permet pas de douter que le tuf ponceux de la Gampanie ne soit un dépôl sédimentaire. Les coquilles sigoalées par M L, Pilla dans le Luf de la Somma (voy, posted, et qui sont semblables à celles d'Ischia, ainsi que les ossements de mammifères Hrowés dans le tuf de Sorrente , sembleraient en outre rapprocher ces dépôts du tuf des environs re Rome, dans lequel des os de baleine, d'éléphant et d'hippopotame ont été découverts. … L'âge du tuf ponceux ne paraît pas être d'ailleurs très neltement - » indiqué ; mais en considérant que M, Élie de Beaumont est porté à admettre un soulèvement postérieur à celui de la chaîne principale des Alpes, et qui aurait agi sur le Vésuve, l'Etun, Strombol ; les Champs-Phlégréens, ete. (p. 255), M. Dufrénoy regarde comme que le tuf ponceux , moins ancien que les marnes subapennines, pourrait bien appartenir à l'époque de ces nombreuses Mages soulevées dont nous parlerons plustard, et mème être plus récent que le grand dépôt de transport dilux C'est d'ailleurs un sujet sur lequel nous reviendrons plus en détail dans le olume
… Le tnfponceux a été redressé par les trachytes dans l'île de Nisita, au cap Misène et à l'ile de Procida (4). A la Solfatare, à Astroni “età Pianura, le trachyte forme le noyau même defcollines, et le tuf serelbetontantour, L'Epoméo, dans l'ile d'Ischia, et les îles Ponce offrent aussi une disposition analogue. Mais d'autres mouvements ‘abt encore agi sur ces couches: ce sont ceux de Ia période actuelle, dont les preuves nous sont données par les colonnes du temple du (Sérapis et les constructions romaines situées en face de Punta-Giu- Jio(2). Ces dernières se trouvent actuellement aa niveau de la mer, et soutsurmontées par un dépôt de transport bien stratifié et de 6à 7 inêtres d'épaisseur. Outre que les causes actuelles ne peuvent rendre compte de sa formation, on doit remarquer que sa hauteur correspondraît précisément à celle de la portion des colonnes du temple de Sérapis qui a été submergée ; et la dernière oscillation du sol de __—— nu er
#01 Voyez Léon. Porta, Déscorso pronwnsiate, etc. Discours pro-
noncé ou congrès des savants italiens réunis à Naples en 1845.
nn poste, chap. V, les documents et les discussions qui aux mouvements du s0! du temple de Sérapis el des