‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 4)Chapitre 32 sur 111 · HANOVRE, BRUNSWICK, LB BARZ · texte numérisé non relu

HANOVRE, BRUNSWICK, LB BARZ

de Hils da Buckeberg, viennent l'argile wealdienne, le calcaire à Serpulites, le lias, les marnes irisées et le muschelkalk , qui forme une selle, dont Taxe est incliné au N.-O. comme tout le système , et contre laquelle 8*appuient aussi les marnes irisées dans celte dernière direction; de sorte que, depuis le plAner jusqu'à l'axe de plissement du calcaire gris du muschelkalk et au delà de celui-ci, toutes les couches sont concordantes , plongeant de 75** au N.-O. Dans une seconde coupe. S., N., de Rheine aux écluses de l'extrémité du canal de Schiffart, où l'auteur a, comme on l'a dit, assimilé au gault une couche de salile vert qui supporte le planer, on voit au-dessous une masse puissante d'argile noire avec sphérosidcrites , à laquelle succèdent , comme précédemment, les marnes schisteuses foncées 5 Cyrènes de l'étage wealdien, le calcaire .schisteux noir à Serpulites et les argiles noires schisteuses du \m. Enftn , dans la troisième coupe S., N., du Gil*derhUuser-Berg h Tlsler-Berg, le calcaire néocomien sableux, gris jaune, recouvre encore, toujours d'une manière concordante, les argiles wealdiennes.

M. de Strombeck adopte complètement le parallélisme reconnu par M. F. Ad. Roemer entre les argiles et le conglomérat de Flils de certaines localités et le groupe néocomien de la Suisse , du sud de la France, comme avec le grès vert inférieur d'Angleterre. Il cite dans les couches les plus basses :

Toxaster complanaius, Ag., Pyrina pygœa. Des, ^ Terebratula obionga, Sow., 7\ muUiformis ^ Roem. , T. biplicata^ var. Sow.» r. se lia ^ id., Ostrea macroptera, id., Exogyra spiralis, Gold., E. sinuata^ Sow. {E, Couloni, Defr,), E. aquila et falciformis^ Gold., Pecten crassitesta. Ad. Roem., A atavus, id., Myopsis (Panopœa) arcuata^ A g., Belemnites subguadralus. Ad. Roem., Ammonites bidichotomus^ d'Orb., A. Astierianus^ id.

Par ses fossiles, poursuit l'auteur, le conglomérat de Hils des environs de Brunswick ressemble beaucoup à l'étage néocomien inférieur de la Suisse, et, en particulier, à celui du Snlève, et ce qui ajouterait à cette analogie, c'est que, suivant lui, la Terebratula multiformiSy ^d. Roem., serait la mèuieque la T. depressa de la Suisse , et la T. sella du Brunswick représenterait la T» biplicata^ var. acuta^ également de la Suisse (1). Dans l'argile elle-même, où

[\) S'il en était ainsi, on pourrait dire que la T.svUa de Brunswick n*est pas l'espèce désignée sous ce nom par Sowerby, laquelle diffère de la T, bipUcata, var. acuia de Buch.

280 GAOUPI NÉOCOMIBN.

sont enveloppées les masses qnl contiennent les fossiles, il y a peu dVspèces qui se retrouvent en même temps dans le conglomérat de Bils. Les fossiles les plus constanUsont : Pecten ci'ossitesta, Roem. , Exogyra sinuaia ^ Sow., une Bélemnite voisine du B. subfusifoT' mit, iloem. Les faunes de la partie supérieure et de la base de la série né diflérant d'ailleurs que par les Bélemnites , il ne semble pas y avoir de motifs suffisants pour établir deuk sous-divisions, et l'on peut considérer le tout comme constituant un étage caractérisé par une faune unique. Cet étage consisterait principalement en un puissant dépôt argileux, vers le bas duquel les roches fragmen* taircs ou hétérogènes avec une grande quantité de fossiles ne sont que des circonstances locales.

Malgré ces faits établis par on observateur aussi éclairé et aussi consciencieux que M. de Strombeck , M. Saemann (1) croit avoir des motifs pour penser que, dans le Brunswick, le conglomérat de Rils n'appartiendrait pas plus au groupe néocomien que celui d'Iîssen, placé précédemment sur l'horizon du tourtia. IJ y aurait eu confusion de fossiles, ceux du véritable dépôt néocoQiien argileux {HiUthon) ne se trouvant pas dans le conglomérat ferrugineux où existeraient, au contraire, la plupart des corps organisés de la cooche iâCérieure d'Ëssen. Mais rauteor paraissant avoir peu étudié ces couches en place, et s'en rapporter à Texamcn rapide de quelques collections, nous ne tirerons aucune conséquence de ses observations non plus que de son raisonnement dont le peu de clarté ne nous permet guère d'apprécier Texacittude. Nous croyons plus utile, et en même temps plus instruaif, de donner ici, par localités, la liste des espèces que J\L de Strombeck a bien voulu nous envoyer il y a quelque temps, et telle qu'il l'a dressée lui-même en la joignant aux échantillons et à un croquis du pays, situé au sud-est de Brunswick. On y trouvera réunis les éléments de la question dont nous venons de parler.

Conglomérat de Hils de Berkiiogen et de Gross Vahlbergh , dans des masses situées vers la limite inférieure de l'argile de Hils, où Ton a trouvé aussi quelques iudîvidusd'^//i//7o/i/Ve5 hiditjhotomtis^ Leym., Jsticrianus, d'Orb., et d'une grande espèce de Nautile *on rencontre : CerioporaspongiosOy Roem. , SerputnPhiWpsii^ id. , S.gastrochœnoides, Leym., JYucleoiites iaatfiosus ^Go\d., N. omium^ Ag., Hntasier U Hardy i^ Dub., Toxastvr complanalus^ A g., Pcctrn crassjtrsta^

[\) Bull , y sér., vol, VI, p. 46«, «849.

HAKOVRI, MONSWICK, LE HARZ. 2S1

Roem.} P, indéUrm. , Osirtamacropura^ 6ow. (O. carinata^ Lam.?), Exogyra tiniMia^6o^. [E, aquila et f aiptjormis ,Go\d.^ S, Couloniy J)efr„E, subsfnna fa eiaquiima,Leym.)t E.fpiraiis, Gold. (O. 7bm* beckiana^ d'Orb,), E, subpUcata^ Roem., Terebratula bipiicaia , var. seliet^ Sow., (T. bipUcattt^ var. longirostris^ Wahl. Roem., non de Boeh), T, Hrpressa, Sow., de Buch (7*. plkatilis, Sow., Bronn), Tar« muiiiforrni4,JkMm,^ td. var. nueijormis, id., T, id.,^tr, paucicostUf id,f T, obhnga, var. Pmcheçno, Roem., T. obiottga^ Sow. {T, qttadrata^ Sow. in Fitt.), T, longa^ Roem* {7*. yiï^^'f Sow. in Pin.), r. tamarindus, Sow. //i Fitt. (7*. subfriiobaia, L0vm.?)9 T., plusiettra espèces indéteraiinées, Belemnites subt/iiaaratus , Roem.

Au Rauteob«rg, près de Soboppenstedt, où la roche présente un aspect corallien, 00 trouve : Manon pe^iza^ Gold.» 'W. var., Scyphia tctragonûf id., S.Jurcata, id,, Hcteraporn tuberosn^ Roem>t Cfiriç* pora spnngiosa ^ id., Terebratula obionga, Sow,, 7\ tieprcssa^ Sow., de Buch, et plusieurs variétés, T, biplicata, passant, suivant l'auteur, à la T. iella^ 6ow., et à la T* bfpUeata, var. acntn deBueh, T, tamarindus, Sow. in Fitt., T. prœio/iga, id. in id. (var. de la T.biplicata?),

Les dépôts littoraux du CEselberg, près de WoUenbUttel, renfer-* ment : Manon peziza^ Gold. [Tragos acutimargo^ Roem.) , id. var., Scyp/da tetragonû, Gold., S.jureata^ id., Hetoropora arborea ^ Dunk* et K. (renfermant plusieurs espèces), Ceriopora stêl/ata, Gold., et deux variétés, Ceriopora Jfpongiofa, Roem., var., Sfrpaia gordialiSy Schlolh., «S*, n. sp.. S, gastroc/tœnpidefs ,LQy m*, Qdaris variabitiSj Dunk. et K. [C. punctata^ Roem., Ag.), Jvicula macro^ ptera^ Roem. (A. Cornue U ana ^ d'Orb.), Exogyra spiralis ^ Gold., id.rtir.f' Crania Irregtdard^ Reem. {Pateiia iuhquadrata^ Dunk. et K.) , Tprcbraiiila deprttsta, Sow,, de Bueh, var. lutisiima^ Sow., T. prœlonga, Sow. in Fitt., T, tamarindus^ id., T, oblonga. SpWt, Tar. pectiniformis hilscanaf Roem., T. longa^ Roem. (T, fciba, Sow. in Fitt.).

Les fossiles de TElligser-Brink (Hanovre) sont : Pentacrinru an^ nuiafiiSf Roem., Modiola pulc/terrima, id., Exogyra spirali$^ Go)d., Terebratula depressa^ Sow., de Buch, T'., plusieurs espèces, i*o///clpei ttausmannly Roem.

KAfin, les fossiles de Targile de Hils, proprement dite, sont : le Belemnites Brmsmcensis^ n. sp. yoÏBiikedaB,subJiuiJormis, Rasp., trouvé à Quorum, près de Brunswick, avçc VExogyrasi/iuatUf Sow», et d'autres fossilf^s signalés dana Je cçogloinèret , maie qui aoQ( ici très rares (1),

h) Voyez aussi ^hflippi, Retalle et Lîngule dans rargilç de Hils {Neu. Jahrb., 1837, p. SGÎ), -.- Ueber einigeVeruteiiier, t^ndfi^unf^ McLLEti. etc. Sur quelques fossiles et sur la Pcrna MulUfi de l'argile deHilsd'Elligser-Btipk et de Soltenseu (ÇrunswioJc), par C.-L. Kocb (4 Turbo, 3 Turriteltes, 4 Arche, 5 Vagînules, 4 Fondiculaire.

232 GROUPE WEALDlKfl

Bctiinx^. Le groupe inférieur de la formation crétacée sur cet ancien littoral du nord-ouest de rAllemagne est donc, en réalité, très réduit dans son épaisseur et dans son étendue, lorsqu'on le compare au développement qu*il atteint dans le sud de l'Angleterre, l'est et le sud-est de la France, la Suisse et la Savoie. Ce faible dépôt semble même ne représenter qu'une partie de l'étage inférieur du groupe, puisque l'étage moyen des calcaires blancs à Caprotina ammonia^ comme le supérieur, les argiles à Plicatules, y manque entièrement. En outre, le groupe du gault, suivant nous, n'existant pas non plus^ dans ce pays, ou les preuves, qu'on a cru donner de sa présence , étant insuffisantes , on voit qu'il y a eu dans cette région unbiaiustrès considérable, depuis ces rudiments néocomiens jusqu'au déi)ôt du quadersandstein inférieur, représentant la base de la craie tuffeau. £n Westphalie, cette lacune est encore plus prononcée, puisque nous n'y avons pas même obserié ces traces de sédiments uéocomiens^

D'après cela on pourrait encore s'étonner qu'il existât dans le Teuloburger Wald, le Hanovre, le Brunswick et le versant septentrional du Harz, quelque doute sur le véritable niveau du conglomérai de Hils, car, si sa faune n'était pas néocomienne, elle devrait être complètement différente de celle-ci , et l'on ne concevrait pas les mélanges , les passages ou les erreurs de détermination que l'on a invoqués. Il n'est pas non plus exact d'avancer, comme l'a iait M. Saemaun (1), que l'absence du gault soit la seule difiérence qu'il y ait entre le développement du système crétacé de la France et celui de l'Allemagne.

§ 4. Groupe wealdîen du nor4-oaesl de 1* Allemagne.

obMr«oii..ti« Les motifs que nous avons exposés («n^è, vol. IV, p. lll),endécri* «iiTtriet. Yjim 1^3 dépôis wealdieus à la suite delà formation crétacée proprement dite, s'appliquent à la partie de l'Allemagne dont nous nous

K Nodosaire). Bel nage z. naturf^esrh, el. Vorwelt,, etc., par W. Dunker et 11. von Meyer, 4* livr., p. 4 G9, \ 848. — Sur deux Pholades de Targiie de Bils, près Bredenbeck, sur le Deister, par Âd. Roemer. 76., p. 329, \%ÔK .'^^ Neue Krticle Fnra/nr/tfjeren : Nouveaux Foraminifères de la craie, par Ad. Roemer ( Nrtt, Jahrb,^ 1842, p. tlï), — Sur le Rautenberg, le lias et la craie qui le recouvre près de Schoppensledt, parQueDstedt(^r£://./ Namtg,^ de Wiegman, 4 836, vol. l. p. 254).

(I) /?«//., V sér., vol. VI, p. 452, 4849.

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