AS1£ MINEURE
du uord de l'Italie, mais quelquefois plus terreux. Il est en bancs épais et recouTert par du sable et des grès remplis de concrétions calcaires. L'ile stérile et sauvage de Syine, située plus au sud , a pour base un calcaire compacte, gris blanchâtre, très puissant, avec des bandes et des nodules de calcaire siliceux. Les lits minces sont séparés par des veines [de marne ou de sable vert. On n'y observe pas de fossiles , et les couches sont généralement horizontales. Vers le nord, cependant, elle plonge au N.-N.-O. sous un angle de 80^ Au sud, Tinclinaison est au S.-S.-Ë. Les côtes sont bordées de rochers profondément découpés , et ressemblent beaucoup à celles d'Ithaque. Par places se montrent des schistes jaspoîdes , et les strates sont très contournés.
lu L'ile de Rhodes (voyez aniè, vol. II, p. 9hl) parait être formée
Rh^rs. d^ roches semblables aux précédentes. Ce sont, en allant de haut en bas, des grès bruns et rouges, et des conglomérats qui occupent le centre de l'ile, plongent au S.-S.-0. , sous un angle de 50*, et recouvrent , d'une manière concordante , le calcaire compacte {scaglia). Celui-ci est développé principalement dans les crêtes élevées du mont Atairo (Attayro), à 1000 ou 1^00 mètres d'altitude. Le sommet de la montagne se prolonge sur une étendue de deux milles du N.-E. au S.-0. , et presque dans la direction de l'axe de l'île. Les calcaires plongent de 15* à 20** au 5.-E. , et occupent les 300 mètres supérieurs de la montagne. Vers le bas de celle-ci , la roche renferme des argiles schisteuses calcarifères, rouges, ou marnes, auxquelles succèdent d'autres calcaires. La même série de strates paraît se retrouver en Phrygie , autour du Diueîr (Deenair ou Diuner), vers les sources du Méandre, et constituerait la plus grande partie delà chaîne occidentale du Taurus. Le calcaire écailleux ou' scagliot désigné aussi par MM. Hamilton et Strickland , sous le nom de calcaire alpin, paraît être plus fréquent dans la partic sud-ouest de l'Asie Mineure qu'au centre et au nord. La présence de nombreuses Nummulites , citées sur beaucoup de points» peut faire présumer que le tout est plutôt une dépendance du terrain tertiaire inférieur, tel que nous l'avons décrit d'après les recherches de M. de Tchihatcheff (an/è, vol. III, p. 185).
Dans cette partie de l'Asie Mineure, ces dépôts ont été affectés par les mouvements qui ont redressé les roches schisteuses sous-jaccutes ; aussi les voyageurs, dont nous rappelons les observations, pensent-lis que ces chaînes ont été soulevées à la fin de la période secon* daire , opinion d'accord avec les rapprochements établis par eui^