‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 4)Chapitre 72 sur 111 · PROVINCE DE CONSTANTINE · texte numérisé non relu

PROVINCE DE CONSTANTINE

terminés, permettent de supposer qu'ils proviennent de couches très différentes.

La route de Setif à Constantine , qui passe par Djemilah et Miiah (p. /il), ressemble à celle du sud par les roches qu'elle traverse. On y rencontre presque exclusivement les marnes feuilletées, assez dures, gris noir , avec des silex et des calcaires compactes subordonnés, déjà signalés par Bob'aye et Saget. Suit* Nous ajouterons encore sur la géologie des environs de Constan-

cnviront tiue, cousidéréc dans le rayon assez étendu que nous venons CunsttoUnt. d'cmbrasser, quelques détails puisés dans le livre de M. H. Fournel (1), où reihnograpbie, Tarchéologie, la linguistique , la géographie ancienne et Thistoire n'occupent pas moins de place que le règne minéral, et dont nous essaierons de dégager tout ce qui se rapporte à notre sujet. Nous suivrons après le savant ingénieur dans l'excursion qu'il a faite au sud jusqu'à Biskra.

La planche 12 du bel atlas qui accompagne son cuivrage comprend un plan des alentours de la ville au I/IOOOO, puis une coupe N.-E., S.-O. (fig. 6), depuis les ruines du Sidi-Msîd jusqu'au Koudiat'-Ati, et passant par la K'as'ba. Cette coupe, que viennent compléter encore celles de la pi. 11, donne une idée très satisfaisante de la fente profonde où coule le Rummcl.

Les calcaires qui plongent de 15** au S.-E. , ou en sens inverse du cours de la rivière, sont recouverts au Koudiat-'Ati par des grès à gros grains, sur lesquels s'étend une masse puissante de galets de toutes les grosseurs. Sur le flanc occidental du Mans'oura sont les marnes verdâtres, mélangées de gypse blanc saccharoïde, et recouvertes par le calcaire jaune concrétionné , qui forme le plateau élevé du S' tah '-Mans'oura. On a. déjà vu quelle était la composition du Sidi-iMsld (Sidi-.Mçîd), qui est opposé à ce plateau. M. Fournel n'a trouvé dans le voisinage immédiat de Constantine que des fragments indéterminables d'Huîtres, de Plicatules, et deux empreintes d'Inocérames.

(P. 21^.) Au nord de la ville, la roule du Smendou traverse des marnes argileuses sans gypse, et, à l'Ouad-U'âmma, un calcaire bréchiforme est recouvei*t par un calcaire concrétionné , semblable à celui du plateau de Mans'oura. An delà les marnes noires ou grises renferment du gypse blanc fibreux, qui s'étend en filets minces (ians toutes les directions. Au camp du Smendou est un dépôt ter-

^\) Richesse mitiérolc de V/élt^crie^ vol. I , p. "ÎOÎ, 1849.

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