PROVINCE DE CONSTANTINE
tiaire lacustre, avec lignite , des manies argileuses , du gypse , des Planorbes, des Paludines , des Mulettes, etc. , qui s'appuie au N. contre les roches secondaires.
(P. 234.) Dans la région qui s'étend vers Touest, à /iou 5 lieues de Miiah, on trouve, sur le versant septentrional du Djebel-Bou-Chêrf, dont le pied est baigné par TOuad-el-Keblr , des marnes gris verdâtre avec des cristaux de gypse, et dans lesquelles on a percé une multitude de puits de 15 à 20 mètres de profondeur. Ces puits atteignent une couche puissante de sel gemme, qui paraît incliner légèrement au S.-S.-E. et est divisée en plusieui*s bancs par des lits de marnes gypseuses. Le sel est gris, blanc et rouge , et la masse qu'il constitue semble avoir une très grande étendue en surface. Si de ces exploitations on s'avance au S.-Ë., on atteint des bancs de gypse également exploités, et l'on arrive à des calcaires avec des lits su* bordonnés de quartz noir, de 0™,10 d*épaisscur.
M. Fournel fait remarquer que les mêmes marnes se suivent presque sans interruption entre Consiantine et Milah et que dans le mont Tchatabah on exploite, comme nous l'avons dit, au milieu des marnes crétacées, la pierre à plAtre employée à Constantine ; aussi est-il probable qu'à l'ouest-sud-ouest de cette dernière ville des recherches de sel gemme auraient quelque chance de succès. La liaison de ces deux substances minérales est sans doute très probable, mais l'auteur ne s'exprime d'une manière explicite, ni sur leurs relations de gisements, ni sur leur mode déformation, ni même sur leur niveau géologique; car, en mentionnant aussi autour de Alilab des marnes tertiaires avec Ostrea crassissf'ma, il laisse le lecteur dans l'incertitude si le sel et le gypse des environs de cette localité ne formeraient point des amas subordonnés dans ces marnes, comme il en existe sur les flancs des Apennins. Quant aux gypse du Tchatabah et des autres points des environs de Constantine, on a vu que leur gisement dans les marnes crétacées n'était pas douteux, quoique rien ne prouvât d'ailleurs que leur formation fût contemporaine des couches qui les entourent.
(P. 258). Le monticule d'Hamimat*-Arkou, isolé dans la grande plaine de Temiouk (Temlouka), au sud-est de Constantine, est composé de couches qui plongent au N., et dont les plus basses, d'où s'échappe la source de Râs-el-A!n-Temlouk , sont des calcaires blancs , assez cristallins, recouverts, d'une manière concordante, par un calcaire compacte, gris pAle et esqulllenx. Les montagnes qui bordent la plaine an S. montrent ,. vers leur base , des calcaire»
USU ' PBOViNCE PB CONSTANTINB.
avec Ammonites conéoùn'nus ni des Bclemniles, (jue M. ^'ournvi çonji)drc à la parlie supérieure du groupe néocamien, puis un aulre calcaire avec des fossiles et enfin celui que caractérise Vlnoceramus Brongniarii, Vers le S.-O. , cesbaacs à luocérauies, accompagnés d'autres fossiles fort abondants, prennent un grand développen^eni. Dans ledéûlé de Fedj-ei-Driâs (pi. 11, fig. 1), les couches sont plusieurs fois repliées ; on y remarque des calcaires, marneux avec Pecien, un calcaire jaunè-rougeâtre, à grain (in, et plus bas un grès calcarifère rougeâtre, reposant sur des marnes gypseuses, verdàtres, très puissantes. Dans une autre coupe (p. 239) , pnsje à la fontaine d*Âîn-el-Boubouch (Bebbouch), et où les coucher plgmgeot au N.-O., des marnes, avec des affleurements d*antimoiuc oxy(lé, sont recouvertes par des grès et des calcaires brun-jaune , avec Bélemnites. Elles reposent sur un calcaire gris, très dur, fos.silifère , auquel succèdent d'autres roches remplies de Béleouiites. Au sud du gisement d'antimoine» une longue rangée de calcaires verticaux, courant N.-Ë., S.-O., affleure au-dessus de la plaine de Boo'ot-Mân (pL 15, fig. 3). C'est une roche bleuâtre, très dure, ressemblant beaucoup à celle du lias de l'ouest de l'Europe, et que suivent on grès calcarifère et un grès verdâtre à grain fin.
Le Djebel-Sidi-Rgheis, élevé de 1628 mètres, dont nous avons déjà dit quelques mois, olTre è sa base et plongeant au S.-Ë., des calcaires noirs, surmontés de divers calcaires avec des fossiles. Dans l'escarpement à pic, qui est tourné au S.-O., un calcaire compacte, gris foncé, a présenté des Caprotina ammonia. Des Ammonites ont été observées dans le même escarpement, et les grès qui sont dessous plongent également au S.- £. Les mines de cuivre exploitées par les Romains ont été ouvertes à la limite du grès et du calcaire qui le recouvre , et les galeries ont été poussées dans un grès excessivement dur (pi. 15, fig. 2, 3, 6). Ce massif montagneux, dont M. Renou comparait la disposition générale des slrates à celle qu'on observe dans plusieurs centres volcaniques, et entre autres à l'Etna, appartiendrait, d'après M. Fournel, au groupe néocomien. La coupe qu'en donne ce dernier, prolongée jusqu'à la plaine de Tcnalouk, fait voir que le grand système de grès, de marnes et de calcaires, consiiiuant le fond et les escarpements d'une espèce de cirque de soulèvement dont les assises plongent en seni^ inverse, est succédé à ro. par des marnes gypseuses et des grès crétacés plus réc(ni$.
Le même savant a décrit (p. 26(i) la roule d'A!n-el-Boubouch à