‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 4)Chapitre 79 sur 111 · Partie occident aie · texte numérisé non relu

Partie occident aie

do U proTÎoce

d*Oran.

siques connues. La séparation des formations crétacée et jurassique qui, sans doute, doit exister au nord de Sa!da, n*a pas été déterminée. Il en est de môme des dolomies qui , à 30 kilomètres au sud de Mascara, renferment des mines de cuivre et de plomb exploitées depuis longtemps par les Arabes.

(P. 121.) Entre Oran et TIemceu , les marnes feuilletées de la craie alternent avec des calcaires gris , compactes, lithographiques, semblables à ceux que nous avons si souvent mentionnés. Près de rOuad-R*âzer, une de ces couches a été changée en gypse. Le TVarâ ou Traras, situé à Touest, serait aussi composé des mêmes assises. Les montagnes qui dominent TIemcen , dirigées E. 1 S"" N. , sont remarquables par leurs escarpements , et se prolongent avec une éleva* tion de iûOO à 1200 mètres vers TO.-S.-O., du côté d'Ouchda et plus loin encore. Tous ces escarpements sont dolomitiques (pi. li , fig. 32).

Nous avons traité des roches ignées de ce pays [antè^ vol. Ilf , p. 533), ainsi que des soulèvements qui ont affecté les dépôts tertiaires et quaternaires de l'Algérie {antè, vol. II, p. 1008), et dont M. Renou s'est particulièrement occupé ; nous n'avons donc plus à y revenir ici.

Dans une Notice géologique et minéralogique sur la partie occidentale de la province d'Oran (1), M. L. Ville a décrit, comme il suit , les assises qu'il désigne sous le nom de terrain a^étacé infé^ rieur ^ mais sans en donner de définition plus rigoureuse que cidessus. Nous rapportons le passage en entier, quoiqu'il renferme quelques répétitions avec ce que nous venons dç dire.

« Le terrain crétacé inférieur constitue deux massifs principaux » au sud et au nord de la province. Au sud, il forme une bande de «.36 à 60 kilomètres de largeur moyenne, qui, venant du Maroc, » se dirige de ro.-S.-0. à l'E.-N.-E. au sud de TIemcen , de Sidi- » bel-Abbès et de Mascara. Cette bande est essentiellement métal* » lifère ; elle renferme des gîtes de plomb, de cuivre et de plâtre » chez les Beni-Senous. Elle détermine, au sud de TIemcen, un pla- » teau ondulé, dont la cote maximum est de !5/i8 mètres (Hadjeret » el-Djebel). Elle est couverte de forêts de chênes lièges, de chênes 0 verts, et elle est sillonnée par des rivières importantes dont l'eau é est d'excellente qualité^ et dont le cours, souvent encaissé de 150 » à 200 mètres, parait dû à d'anciennes fractures. Ce terrain se » compose principalement de couches de calcaire gris compacte ,

(1) BuiL, r sér., vol. IX, p. 363; 1852. — lùid,, p. 184.

PROVINCES D*ALGER ET d'ORAN. ^77

M et de doloinies grises, cristallines , dont les tranches, coupées à » pic, ont donné lien, du côté de Tieiucen et de Sebdou, c*est-à- » dire sur les deux revers de la chaîne, à des escarpements remar- » quables qui frappent de loin la vue de l'observateur. Ces calcaires » renferment des b^ncs de grès quartzeux , d*un blanc rougeâtre » et excellents comme pierre de construction. On y trouve aussi n quelques assises d*argiles grises schisteuses, mais qui sont très » peu développées. Elles se montrent , en général , au-dessous 9 des calcaires , qui deviennent schisteux «i leur approche, et pré- £, sentent souvent alors de nombreux fossiles qu'on peut détacher » avec facilité. Hadjar-Roum, situé à 2k kilomètres de Tlemcen , » au pied du revers septentrional de la chaîne, est le gîte le plus » remarquable des fossiles. On y trouve en grande abondance des 0 Térébratules, des Huîtres , des Ammonites et quelques Sphéru- » lites qui ont servi à déterminer l'âge de ce terrain. L'existence n de plusieurs de ces fossiles à Tlemcen , à Sebdou et chez les » Beni-Senous, et surtout la continuité des couches, prouvent » qu'une seule formation constitue le pâté montagneux dont nous » nous occupons.

» Le massif septentrional de terrain crétacé inférieur est compris n entre la frontière de l'empire du Maroc, dans lequel il se prolonge » à ro., le rivage de la mer au N., et la rive gauche de la Tafna » au S. et à l'Ë. Il constitue le pâté de montagnes des Traras, dont » le point culminant (DjebeUFilhausen) s'élève à 1152 mètres« » Ce massif est beaucoup plus accidenté que le massif méri* » dional. Les rivières y rayonnent en partant de plusieurs cen* » très de soulèvement. Leur cours est en général très rapide , n très peu développé, et ne renferme d'eau le plus souvent qu'en » hiver. Les Traras renferment des gîtes nombreux de minerai de s fer d'excellente qualité, qui étaient traités anciennement par les 9 Arabes, dans de petites forges à la catalane. On y trouve aussi une » mine de plomb et une mine de cuivre anciennement exploitées. » Les flancs des vallées sont taillés dans des argiles schisteuses » grises, et les sommets des pics isolés, qui sont si communs dans » les Traras, sont généralement couverts d'un chapeau de calcaire 9 gris compacte, identique avec celui qui constitue le massif crétacé » du sud. Les fossiles sont rares dans les Traras. J'ai trouvé cependant » des Bélemnites et des Baculites caractérisant le terrain crétacé » inférieur.

» À l'est de la Tafna, ce terrain ne forme que des Ilots cir<

un

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