NOUVELLE-GRENADE. 5M
M. J. Lca (1), endécrivanl 11 espèces de fossiles recueillies par "" M. Gibbon (laos quelques parties de la Cutombic, les avait rapportées It la formation jurassique , mais M. Aie. d'Orbigny G[ voir que dans ce nombre il y avait des doubles emplois et qu'on outre une Hamitc ou Ancyloceras avait été prise pour une Orthocératite t, {0. Humboldtina).
Les échanliltnns de Tossilcs tioiivés par M. Bausùngaull dans le bassin de la Magdalcna, entre le 2i*et le 7* degré de lat N., depuis Ibague et Tocayma au S. jusqu'à Vclez au N., ont été étudiés et figurés par M. Aie. d'Orbigny (2). Les caractères des ror.hes dans toute cette étendue sont assez uniformes: ce sont des calcaires manieui , noirs ou noirStres, près de SantaFé de Bogota; des calcaires noirs , très compactes et fétides, i Tocayma, Chipaque, Vêlez, etc.; des calcaires bruns et jaunâtres passant au grès ï Tocayma, Ibague, Chii>aque, las Palmas et Capitanejo. Leur aspect général permet de les regarder comme dépendant d'une même formation, et la répartition des mêmes coquilles dans les diverses modifications qu'elles préseutent vient confirmer -celte manière de voir.
Les hi espèces déterminées par M. d'Orbigny comprennent 8 Ammonites , 6 gastéropodes , 26 bivalves et 3 échinodermes. Considérées dans leur ensemble, elles offrent une plus grande analogie avec les formes crétacées qu'avec celles de toute autre période. Une seule rappelle une coquille du gault de l'Europe ; 6 se rapprochent d'espèces de la craie cliloriiée (2* étage du second groupe ou de la craie luffeau) et 23 de celles du groupe néocomien. Comme l'espèce trnique qui ressemble à une forme du gauUel 2 des 6 espèces de ta craie tuffeau peuvent par divers motifs être écartées de la comparaison , il n'en r^ïle qii< 'i, in\ moin.sdc 1/10*, du second grou|>e , et encore se trouvent-dles dans les courbes à Ammonites BoumngatiUi avec d'auties formes exclusivement néoco miennes.
(I ) A'olicc of t!i<: onliiic for la formation oolithique de l'Amérique, avec la description de quelques uns de ses fossiles [Transacl. amer, /iliilos. Siirirlj; %• sér., vol. VII, pi. 8 et 9, i»H).
(2) Cor/ailles et éc/iinndetmes Josiilet ili- la Colombie (Nouvelle- Grenade), rccuW///» i/e 1831 n 1833, /lai' " " ■■"in//,ln-4 flïec 6 pi. Paris, 18ti, — Cùiitpt. rend., v "tlî —
BtiU., *" série, vol. XIV, p. 267; 1842.
iU2 NOUVKLLS-GRBNAD&.
Sulvaul Tauleur , la totalité des espèces qu*it coouait de ce jiays serait de ^1 (p. 28), quoique la liste qu'il donne en contienne &S , et, de plus, si Ton néglige, dit-il, les espèces qui n'ont aucune analogie avec celles de l'Europe , le nombre de celles qui restent à comparer est seulement de 29 , et le rapport des formes néocomiennes atteint alors près des 5/6*"' du total. Sur ce nombre, ii y a, comme on l'a dit, 23 formes néocomiennes, dont 5 auraient leurs identiques eu Europe {Aciœon affinis^ d'Orb., Natica prœlonga^ Desh., Cardiumperegrinosum, d'Orb., Trigonia Lojoyei^ Dedi. Exogyra Couloni, Defr.), particulièrement dans le calcaire â SjMhtangues du bassin de la Seine , et une seule d'entre elles (£*. Couioni) se retrouve à la fois sur une multitude d'autres poiutSi.
De ce que ces faunes semblables vivaient ainsi sous des latitude» ^'ès différentes, taudis qu'aujourd'hui les faunes de ces mêmes latitudes sont extrêmement variées, l'auteur en conclut une uniforuiité de température provenant de la chaleur pro[u*e du globe et suiBsaute pour atténuer tout à fait la différence qui existe actuellement catre la température du A* et celle du A 9** degré de latitude N., de sorte que celte uniformité déjà invoquée pour la faune du terrain de traiiai* tion se serait continuée, par l'influence de la même cause, jusque dans la dernière période secondaire. Mais on a vu que M. Ferd. Roemer était arrivé à une conclusion précisément inverse par l'examen comparatif de la faune crétacée de l'Amérique du Mord, et, comme les influences thermales ne dépendent pas exclusivement de la latitude, il sera toujoui^s fort difficile d'assigner à telle ou telle cause la ressemblance ou la différence des faunes fossiles contemporaines sous des latitudes diverses.
M. £. Hopkins (1) , dans une coupe d'un grand intérêt, faîte i travers les Andes, par W" 2' lat. N., depuis les plaines de ta Meta. affluent de l'Orénoque, jusqu'à Cboco, sur la côte de l'océan Pad- Gque, ou sur une étendue de 260 milles géographiques de l'fi. à ro., a fait voir la position des roches secondaires du plateau de Bogota qui renferment de puissants lits de charbon à une altitude de 2703 mètres. Au-dessous viennent des gypses, des roches de sel et des calcaires; plus bas encore, des grès, des calcaires et d'autres roches argileuses. Cette puissante série, qui est représentée presque
(4) On the structure , etc. : Sur la structure des roches cristallines des Andes et leurs plans de clivage (Qaart, Journ geoi. Soc. of LondoN , vol. VI , p. 364, pi. 34; 4880).
NOUVBLL£-GKBNADK. ^Ul
horizoïUale vers le centre du ))laicau , se relève un peu s>ur ses bords h l'ouest, vers la Magdaleua, taudis qu*à Test , vers Cbipaque et au delà, d'énormes failles ont déplacé les strates. ^ ces derniers succèdent , comme à Toucst, des schistes argileux et lalqueux , des schistes cristallins, des granités, des syénites, etc., verticaux ou disposés en éventail. Les couches de Tocayma , non loin de la rive droite de la Magdaleua , qui paraissent être les mêmes que celles du plateau de Bogota, se trouveraient à 2000 mètres plus bas, formant un bassin à bords plus relevés et complètement discordant par rapport aux couches subverticales des schistes argileux ou plus anciens. Les strates fossilifères de cette dernière localité correspondraient aussi à ceux de Ghipaque , à l'est de Bogota. Dans la montagne de Zipaquira, située à l'ouest de cette dernière ville». une masse de sel gemme, en forme de coin, de 30 mètres d'épaisseur, est recouverte par du gypse et repose sur les assises charbonneuses, les grès et les calcaires.
Comme l'avait depuis longtemps remarqué M. de Uumboldt, dans ia chaîne de Quindiu et au delà du rio Cauca , jusqu'à la rivière Sau-Juau et la côte de l'océau Pacifique, de même qu'à l'est jusqu'aux plaines de la Meta, on n'observe plus de roches secondaires, lesquelles sont ainsi confinées à la chaîne orientale dont fait partie le plateau de Bogota. Ce dernier parait avoir été soulevé en masse sans dislocations bien apparentes, si ce n'est sur ses borda.
Cette disposition remarquable avait été déjà indiquée en partie dans la coupe jointe à la carte de la république de la Nouvelle-Grenade qu'a publiée J. Àcosia (1) en 1847. Celte coupe traverse, comme celle de M. Hopkius, les trois rameaux de la Cordillère, depuis Âpiay à l'est jusqu'à Juntas del Tamania, à Test. Le massif, qui supporte le plateau de Bogota est représenté comme formé de grès bigarrés, surmontés de gypse, avec du sel gemme, le tout recouvert d'alluvions. Sur les flancs, à l'est de l'Alto de Ubatoque «t à l'ouest de Tena, jusqu'à la rive droite de la Magdaleua, le sol est composé de calcaires rapportés à la craie. Aucune relation ne se voit entre ces calcaires qui se trouvent comme adossés aux grès, et les strates charbonneux, salifères et gypseux du plateau.
M. £d, Forbes (2), qui a étudié les fossiles recueillis par M. Hop-
(4) Mapa de la repnblica de la Nucva^Granada, (2) Quart. Jonrn.geoi. Soc. of London ,yo\. 1, p. 474; 4845. — Procecd.,id., vol. IV, p. 394, avec fig., 4 844.
5UU NOUVBLLE-GRBNADE.
kins, a déterminé 17 es|)èces proTcnantdc calcaires 1res foncés et compactes. Toutes appartiennent au même système de couches , et 9 d*entre elles avaient été déjh signalées par les auteurs précédents. Le savant paléontologiste anglais a reconnu 10 Arontoiiices, 1 Ancyloceras^ 2 Hamitcs, 1 Roi^lellaire, 1 Yénus , 1 Lucine, I Ino* cérame, et il pense que M, Aie. d*Orbîgny a placé ces couches trop bas dans la série; elles devraient être remontées , suivant lui, peutêtre jusqu'à rhorizon du gaulf.
Les débris de corps organisés rapportés plus récemment du même pays, par M. B. Lewy, sont venus jeter un nouveau jour sur sa géologie. La communication faite à rAcadémie des sciences, sur ces matériaux, par .MM. Dufrénoy et Yalenciennes (1), contient plusieurs faits intéressants que nous rappellerons ici. Le plateau de Bogota et les montagnes qui accidentent sa surface sont » comme on vient de le dire, formés de puissantes assises de grès rougeâtres et blancs, de schistes et de calcaires uoifs , souvent très carbures. Ces grès blancs constituent les escarpements, aussi pittoresques que singuliers, du pont de Pandi et ceux d*ofi se précipite la céi^we cascade de Tequendama. M. Lewy n'a point trouvé de fossiles dans ces roches arénacées; mais, en parcourant les localités déjà visitées par 'ses devanciers, il y a rencontré quelques espèces nouvelles, entre autres un magnifique Crioceras (C Lewianus^ ^ykl)^ti M. Yalenciennes n^iiésite pas à rapporter au groupe néocomîen les calcaires qui le renferment.
Les calcaires noirs et carbures de Muzo, sur le rio Negro, ao nord de Bogota , montrent aussi des Ammonites du quatrième groupe. G*est le gisement des émeraudes de ce pays. Les calcaires compactes, noirs, quelquefois cristallins de la Palma au-dessus de Muzo, appartiennent à ce même niveau. I.es uns et les autres, avec les schistes de Moniquira, et les pyrites de Yelez, dépendent du vaste système calcaire qni, constituant le sous-sol de la yallée de la Magdalena, représenterait le groupe néocomien de cette partie du continent. La plupart des minerais métalliques, dit M. Dufrénoy, notamment la galène de Ubate, le fer oxydé de S nta-Rosa, Tor natif et le minerai d'argent, paraissent exister dans une zone qui marquerait la séparation du calcaire de Muzo et des schistes cristallins de la Cordillère.
(4) Rapport sur les rolUxtions jattes dans la NouvvUe^Grenadf {Compt, rrmL, vol. XXXllLp. 331: 48?n).
NOnYSLLB-GRBNADC. 5^5
Dans plusieurs lettres adressées à M. Oesbayes, M. Coruette (1) a douné de nombreux détails sur l'orographie , rhypsométrie et la géographie physique de divers points des chaînes orientale, centrale et occidentale des Andes de la Nouvelle-Grenade. La partie géolo* giquede cette relation de voyage n'est pas non plus dépourvue d'in térét ; mais elle est peu susceptible d'analyse. Des coupes du Montserrate, au nord-est de Bogota, deFusca,desenvironsdeZipaquira, dont la mine de sel alimente, presque à elle seule, tous les pays de l'intérieur de la République; celles du mont Guadalupe, qui domine Bogota à l'E. , du Paramont , etc. , montrent toutes un grand développement de grès reposant sur des argiles schisteuses noires, et des calcaires au-dessus. L'auteur a résumé lui-même (p. 554) la composition des trois chaînes ou cordillères, entre 2"* 30' et ti?WAe lat. N., dans une coupe générale dirigée O., £., de Buena* Ventura, sur l'océan PaciGque, à l'Upiay (Upio), à Test de Bogota. Cette coupe, quant aux principaux points par lesquels elle passe, est donc comparable à celles déjà données par Acosta et par M. Hopkins.
M. Cornette divise les terrains ou les rocbes qu'elle traverse eu huit époques j savoir: les époques granitique ^ porphyrique^ schis^ teuse^ psammitique , des poudingues , calcaire^ arénacée et du transport des ;?^s;mais il est loin d'affirmer que tel soit absolument leur ordre de succession dans le temps ; beaucoup de super- |)ositions lui ont manqué pour cela, et il n'a tiré que peu de secours de l'examen des fossiles. En outre, ne connaissant, à ce qu'il parait, aucun des travaux que nous venons de rappeler, il n'a pu s'en servir comme de jalons pour se guider dans ses recherches , pas plus que pour motiver ses conclusions, assez opposées à celles de ses prédécesseurs.
Si nous négligeons, pour un moment, les roches granitiques et porphyriques de cette coupe, nous verrons les roches schisteuses, ou schistes argileux de l'auteur, être très puissants au sud-est et à l'ouest du plissement granitique de la cordillère médiane du Guanacas ou de Quindiu. Ib forment les sommets de la chaîne occidentale, s'élèvent sur les flancs du Guanacas, où ils occupent un immense contre-fort de son versant oriental , atteignent même sa cime , et constituent toute la chaîne orientale , au moins jusqu'au rio Negro. Vers la fin de cette période, ajoute l'auteur, les
M) Bull., V sér., vol. IX, p. 609; 1852.
5b6 NOnVBLLK-GBKNiDB.
Ammoniles devaient exister, et les plantei devaient être abondantes à eu juger par les dépôts de combustible contenus dans les grè& Néanmoins, il croit devoir rapporter le tout ft la véritable formatioi houillère.
Pendant V époque psammitique, qui lui succéda, vînt se déposer l'assise de grès dur qui couronne la chaîne orientale, ou les Paramonts de Bogota. A la latitude de cette ville , sa puissance est de 800 mètres, et elle devient plus considérable au nord. Il n*y a point de traces de corps organisés animaux. Les vallées profondes du Gauo et de la Magdalena ne sont, pour M. Cornetie, que des vallées d'érosion , après Tcxcavation descjnelles se déposa , vers le fond, ob poudingue pariiculièrement développé sur le flanc oriental de li chaîne, mais dont la position est restée douteuse. V époque calcairt a vu se former des couches peu puissantes , assez rares, noires, généralement pyriteuses, compactes, paraissant être plus récentes que les poudjngucs. Très brisées en général , on ne les observe que par places, et le plus souvent en blocs, sur les flancs des montagnes, on bien au fond des vallées. Plus épaisses vers le nord, comme à iMuzo, elles y renferment, ainsi qu*on Ta vu, des Ammonites et des émeraudes. Ces calcaires, suivant fauteur, seraient de la. période jurassique, et ce sont ceux que leurs fossiles, si souvent rapportés en Europe, ont fait placer à la base de la formation crétacée.
Après leur dépôt aurait eu lieu le soulèvement général qui, es brisant les schistes et les psammites, a donné aux Andes l'aspect déchiré qui les caractérise aujourd'hui.
Vépoque arénacée est celle pendant laquelle s'accumulèrent jus- j qu'à 300 mètres au-dessus du fleuve les dépôts de transport de la vallée de la Magdalena, les dépôts aurifères le long de l'océan Pacifique, une partie du comblement de la vallée du Cauca et la couche argileuse et compacte de là plaine ou savane de Bogota. Enfin, la huitième époque serait celle du transport des blocs de grès dans les vallées principales, transport occasionné par des oourants dirige del'Ë.àro.
M. Cornette (1) se résume (p. 558) en disant que le feldspath etlei grauwackes brécbiformes de la montagne de Oryanos de Chingos^ | pourraient correspondre an système cambrien, les schistes aux s)'s-< tèmes silorien et dévonien , leur partie supérieure carbonifère ao système houiller, les grès durs au grès bigarré pénéen, les alcaircP
{<) BulL, %• sér., vol. IX, p. 509; 4 858.
ifi
FâaOU BT BBÉSIL. S&7
ï la formation jurassique, les dépôts arénacés au terrain tertiaire inférieur, moyen, elc, ; c'est-à-dire que Fauteur aurait retrouvé dans ce pays toute la série des dépôts sédimentaires, moins la formation crétacée, la seule précisément qui, jusqu'à présent, y ait été constatée avec quelque certitude. M. Cornette, n'apportant d'ailleurs aucune détermination de fossiles à l'appui de ses conclusions, ne se basant que sur des relations slratigraphiques très obscures ou très conlesitables, et sur des caractères pëlrographiques et minera logiques sans valeur réelle, a fait un travail fort en arrière de la scieiice actuelle, et n'a, malgré des efforts dont on doit néanmoins lui savoir gré, contribué que pour bien peu à laconna»-* aance géologique d'un pays intéressant à tant d'égards.
S 3. Véreu et Brésil.
Il n'y a que peu de faits à ajouter à c^ que nous avons dit P4roa« ^^ cirdessus de la géologie du Pérou. Les fossiles envoyés de ce pays,
par M. Tschudi, et déterminés par M. Agassiz (1), sont venus con- Qrmerles déductions de L. de Bucbi sur l'existence de la forma-^ tion crétacée, et particulièrement de ses couches ks plus anciennes dans celte partie du nouveau monde. Ia plupart des espèces seraient nouvelles, et quelques unes auraient leurs identiques dans l'ancien continent : telles que le Toxasiei* complanaius, Ag. , le Diaderna Bourgueti, id., tous deux du groupe néocomien,et le Toxasttr diloiatus (2), un peu plus élevé dans la série en Europe. Aucune forme n'a paru annoncer la présence de dépôts jurassiques.
Les grès des environs de Gailao et de l'île de San-Lorenzo ont Eaviront
cependant été regardés, par M. J.-D. Dana (3) , comme représen^ cauL».
^ tant la partie supérieure de ces derniers, malgré la ressemblance
^^ rA 9vec la Trigonia sinuosa^ ParL, de la T. Lorentii^ Dan., trouvée
'^ . , avec un Turbo ^ et le Nautili» tenui^planatus ^ Dan. VÂmnwnilei
'^ k PtcAcrenjrî, id., voisine de VA. Manteilit Sovn,, a été observée
■1^ dans les Andes de ce pays (Sierra de Pasco), à kSàk mètres d'altitude» et une autreespèce, peu éloignée des 4. Braikenridgii^ Sovr. ,
\^.. et annulaim^ id. , a été recueillie aux environs de Xruxillo.
dt (^^ ^
i0^. (ft) NoDs ne connaissons pas cette espèce, qui n'est pas men-
1^ ^ tionnée dans le Catalogue raisonné fie la classe des échinodermes, (3) United'Siaies exploring expédition ^ etc., Geology, vol. X, p. 593 et 721, pi. 4ft,^ftg 2-6, in-4, 4S49.
950 rtaoo it SftteiL.
N.-E., maû la Tiile de Craio ett eofiroonée d'an autre ayslème de collines ae rattachant è une série de piateaut élevés de <kO0 â 500 mètrea ei compoaés de grés avec quelques bancs subordonnés de calcaires « et méine de charbon vers la partie Inférieure. La Tîlla appelée Barra de Jardine est située sur le versant méridional d'un des rameaux de cette rangée de collines , et c'est dans son vouînage qu'ont été découveru les calcaires noduleui -, subordonnés au grand « système de grès de la Sierra d'Araripe , et qui , en se délitant faci* lement , laissent voir une multitude d'empreintes de poissons qu'ils renferment» Deux autres gisements semblables existent encore I peu de distance de celui où Ton a signalé aussi quelques moules de coquilles.
M. Chabnllac(l) s'est également occupé de ces ichihyoliihcs , et M. Agassix a fait remarquer que tous ceux qu'il connaissait de l'Amérique du Sud aemblaient jusqu'à présent provenir d*un même système de couches qu'il n'hésitait pas à rapporter à la partie moyenne de la formation crétacée. Parmi les 7 espèces du Brésil (Lepidotus iemnurus^ Aspidorhytichus Comptoni (Amérique du Sud), RhacolepiB latus ^ R. buccalis, A Olfersii {Amblypteru$ id.), Calamopleurus cylind/'icus, Ciadocycluê Gardneri (2)), il y a 2 ganoîdes, 3 cténoîdes, i cycloïde et un genre douteux. Tous ces genres sont éteints» et même aucun d'eux n'a eu de représentant pendant l'époque tertiaire. En général , dit le savant paléontologiste, tonte association de poissons placoîdes» ganoldes, cténoîdes et cy*' cloides ne renfermant que des genres entièrement éteints, peut être considérée comme appartenant à la période crétacée. ProTiocet M. F. de Castelnau (3), en traitant de l'origine du diamant, dit que le seul fait qui lui paraisse démontré est le rapport qui semble exister dans l'Amérique du Sud enti*e la présence de ce précieux minéral et celle des grès. Ces derniers pourraient être peu anciens
ctntnUft
de la côte dans Tintérieur de la province de Ceara (■^^. 4 0'^ meet, brit. Jssoc. at Glasgow^ 4 840. — Edinb. netv p/tii, Journ.^ vol. XXX, p. 72; 1844. —Vlnstitttt, 20 mai 4841).
(I ) Sur qaeltftics poissons fossiles de la proxûnre de Ceafn , et observations de M, Agassi s [Compt, rend.^ vol. XYIII, p. <007j 4 844).
(2) AgassiZy Tableau général des poissons fossiles rangés par terrains. In-4, p. xlii. Neachàtel, 4844.
(3) Expédition dans la partie centrale de r Amérique du Sud, Hiiftoire du voyage , vol. H , p. 384 . Ih*8. Paris, 4 650.
PÉROU BT BRÉSIL. 551
et analogues à ceux de la partie liord-esl du Brésil , où l'on vient de voir que M. Gardner avait trouvé des empreintea de poissons.
• Cette vaste formation de grès , d'une teinte rouge « continue le » savant voyageur, se présente partout où nous l'avons observée , 9 SOUS le même aspect de plateaux ou de montagnes à sommets cou- 9 pés en tables ayant an niveau égal ; elle paratt occuper une grande » étendue de terrain dans les parties centrales de l'Amérique du
* Sud. Nous l'avons pour la première fois observée sur leTocantins, » puis en abondance sur la route de Goyas à Guyaba. Je l'ai revue 9 dans des circonstances toujours semblables sur le bas Amazone.
» Elle semble former une grande partie de cette portion nord du » Brésil qui se projette vers l'E. Enfin, j'ai tout lieu de croire qu'elle » compose le plateau méridional du l^latto-Grosso. M. Gardner a « été amené à rattacher h la formation crétacée les parties du sy«- » tème qu'il a examinées , et 11 est arrivé à cette conclusion princi- » paiement par l'étude des nombreux poissons fossiles qui se trou-
• vent dans cette région. Il me semble possible que ce soit, en effet, » au système de la craie que l'on doive rapporter tous ces plateaux « de grès de couleur rouge , car dans plusieurs endroits nous y 9 avons rencontré des silex. Ainsi, nous nou» sommes assurés de la » présence de ces derniers à la cascade de Sant-Antonio, sur le » Tocantins , dans le lit de la même rivière , à la montée du 9 Tombador, sur la route de Diamantino, etc.
» II faut aussi remarquer que le silex est dans plusieurs endroits » l'un des indices les plus certains de la présence du diamant. Si 9 l'on admet cette preuve , il faudrait aussi rapporter à la formation 9 crétacée les calcaires argilifères compactes , stratiformes, que nous » avons rencontrés entre VlUa-Maria et le rio Jaurès, et qui con- 9 tenait des rognofns de silex blanchâtre*
9 Partout ces roches de grès et de calcaires sont appuyées sur des » schistes argileux qui eux-mêmes recouvrent les granités ou le » gneiss. On devrait, dans cette hypothèse, rapporter ces argiles au 9 groupe wealdien , avec lequel elles semblent avoir beaucoup 9 d'analogie. Peut-être le diamant existait-il avant la formation de 9 ces grès et se serait-il trouvé , pour ainsi dire , enchâssé par 9 eux (1). »
(4) Voyea aussi : d'Eschwege , Beferàge z, Gebirge Brasiliens, et Pluto hrasiliensis. In-8, Berlin , 4 832 et i 833. — J. PohI, Beitràge z. Gebirgk, BrasilUn , in-4. Vienne , \ 832. — Spix et Martius ,
55^2 caiLU
Noos avons dû rapporter texiaellemeot ce passage intéressant de la relation de M. de Gastelnau, et nous ferons remarquer, comme il le dit d'ailleurs lui-même (1), cette circonstance bien particulière de l'absence complète de toute trace de corps organisés dans des dépôts qui occupent une surface presque égale h la moitié de TEorope. En présence d'un pareil fait négatif, on peut se demandei* ce que serait encore la géologie positive si le berceau des sciences modernes se fût trouvé placé dans ces régions tropicales, si pauvres alors , aujourd'hui si fécondes , et où les deux règnes semblent vouloir compenser la stérilité des anciens âges, par la richesse actuelle de leurs plus magnifiques productions , par une exubérance de la vie qui se manifeste sous tes formes les plus variées r«vêlae» des plus vives couleurs (2).
S 4. Chili.
hservaiioos Lcs dépÔts secoudaircs composés de calcaires magnésiens, d'argiles bigarrées et de grès tendres qui , avec des roches plus anciennes , entrent dans la composition du haut plateau de la Bolivie, ont été rapportés , d'après leurs caractères pétrograpbiques , à la période du trias. Ce u'est sans doute qu'une détermination provisoire à laquelle on ne doit pas attacher une grande valeur, mais si nous nous avançons plus au S., dans le Chili , nous verrons que les nombreux documents, qui y ont été recueillis depuis vingt ans par plusieurs voyageurs, ont permis d'y constater la présence de formations secondaires moins anciennes et bien caractérisées. Les conséquences déduites de l'étude de ces matériaux sont loin d'être concordantes, les assises jui*assiques et les assises crétacées, par exemple, ayant été
Reisennch Brasilien, 3 vol. in-4. Munich, < 823-30.— Extrait de la partie minéralogique du <•' vol. : Nru, Jahrb. d, Bergk. de^/'j/A vol. Vï , i». 128.— Aug. de Saint-Hilaire , royoge au Brésil, k vol. in-4. — Foyoge dans Ivs prov, de Saînt'Paul et de SahUe^Cttthc^ rinc, 2 vol. in-8, 4 85^
(h) Loc. cit., vol. III, p. 278.
(2) Si nous ne savions actuellement qu'il y a des dépôts fossilifères anciens sous ces mômes latitudes, on pourrait donc dire, avec Buffon [a): « Le soleil était encore rennemi de la nature dans ces » régions brûlantes de leur propre chaleur, et il n'en est devenu le » père que quaud cette chaleur intérieure de la terre s'est assez » attiédie pour ne pas offenser la sensibilité des êtres qui nous res* » semblent. »
tiniOt confondues, UotAt séparées ; aussi deyrous-iioDs .empiéter quelquefois sur la descrîpUon des premières pour tScber d'en distinguer les secondes. Cette divergeoce d'opinions nous obligera aussi k énuœércr les faits dans l'ordre clironologique des publications plutOt qu'en suhant une marche géographique ou en rapport avec l'orographie du pays.
AI. Sieyen (t) , après avoir quitté les syénites et les granités des environs de Valparaiso, se dirigea au S. -E. , vers le tolcan de Maypo, traversa des produits volcaniques anciens ou trachyiiqueg , puis alteiguit un diorite qui se continue jusqu'à ujie grande hauteur sur les flancs escarpés de la moulagne. Aux roches ignées succédèrent brusqnemeut d'immenses couches presque verticales de calcaires remplis de fossiles, élevés de 28U0 mètres au-dessus de la mer, et pernstanl i se montrer jusqu'au delà de la limite des neiges perpétuelles. Les Ammonites que l'auteur a observées avaient jusqu'à 1 mètre de diamètre, et les fossiles de cescouches, examinés par L. de Buch (2}, étaient VExogyraCouloni, la Trigonia costata, le Pecten striatus, une Cucallée ressemblant par sa forme à la C. longirostris , et des Ammonites de la section dea planulati , tel que VA. èiplex. On en déduisit que c«s assises devaient être une sorte de passage de la fwmation jurassique à la formation crétacée.
(Je n'est pas seulement autour et au pied do cône du Maypo qu'existent les calcaires précédents, mais on les observe encore sur ses flancs mêmes où ils sont recouverts d'une nappe de glace et de cendres, de sorte qu'en s'élevant, le volcan , outre qu'il a écarté les couches supérieures, les a aussi soulevées avec la masse tracbytique qui le constitue. Avaut d'atteindre le cOne, on traverse encore une vallée étroite, à parois coupées â pic dans d'énormes bancs de gypse, de 230 à 250 mètres de hauL Des dolomies s'y trouvent encaissées au nord-ouest, sous l'épais manteau de neige qui enveloppe cette partie de la montagne, et il en sort une source salée <[ui .s'écoule dans les vallées inférieures.
10. Gay (3) a cité , dans la cordillère d'SIqni, i ont: altitude de fi317 mètres, des assises remplies d'Ammonites et de 'i'ërébiatulcs
(1) Jcnd. Cas. Lcnp. Car. nat. car. (résumé de 183i-3S). — L'Iriititut, 46 déc. 1835, — foyage autour du monde, voi. f, p. 321 et soiv.
(î) Deierijjt. ph'. des tins C/iiiaries, traduct. française par C. Boulanger, p. t71, in-8. Paris, 1836.
(3) Co/f'/'J. '^rnf/., vol. Vl.p. 916, 26juin 1838.
55/ï CHILI.
regardées^assi comme jurassiques. Ces assises étaient presque horizontales, et dans le toisinage de Uivadavia il observa des couciies moins anciennes avec des Huîtres, recouvertes de grès qui paraissent être subordonnés à des dioriles porpbyriqnes. Dans la cordillère d'Hlapel , un calcaire à échinoderroes est encore recouvert par des dioritcs, et près du volcan de San José , dans la cordillère de Santiago , des bancs verticaux, remplis de Gryphées, d'Ammonites et de Dicérates, se trouvent compris entre une assise de quartzite et un diorite granitolde, à peu de distance de la limite des neiges perpétuelles. M. Élie de Beaumont, à qui la lettre de M. Gay était adressée , rappela à cette occasion l'opinion que nous avons vue émise par L. de Bocb sur l'absence de dépôts jurassiques dans l'Amérique du Sud , mais il exprima en même temps des doutes que là suite a pleinement justifiés.
M. Aie. d'Orbigny (1) a donné un exposé historique des recher» cbes relatives aux fossiles des diverses classes et des divers terrains de l'Amérique méridionale, et nous ne pouvons qu'y renvoyer le lecteur. Quant aux travaux particuliers de ce savant sur le sujet qui nous occupe, il a traité des fossiles qu'a rencontrés M. Domeyko dans une zone dirigée N., S., à 10 ou 12 lieues de la côte de Coquimbo , vers le milieu de la pente de la cordillère. Les roches qui la constituent sont des grès siliceux , des calcaires cristallins et des grès argilo- calcaires, très coquilliers, recouvrant à leur tour on cal* caire compacte, argileux, rempli de débris organiques qui semblent appartenir à des Hippurites {H. ckiliensis, d'Orb.). Parmi les fossiles de celte zone se trouve aussi la Turritella Andii , d'Orb. [Pleuroiomaria fftimboldti, de Buch), que nous avons vue signalée près de San-Felipe (Pérou). D'après l'auteur, ces fossiles annonceraient l'existence du groupe de la craie tuiïeau dans ce pays.
(P. 109.) Plus loib, M. d'Orbigny conclut de son examen: 1** que le groupe néocomien est très développé dans la Colombie, où les espèces qu'il renferme montrent de l'analogie avec celles du bassin de la Seine ; que ce même groupe occupe aussi , comme nous le dirons plus loin , un lambeau étendu sur les côtes du détroit de Magellan, où des formes analogues paraissent exister avec les coquilles du bassin méditerranéen; 2"q&c les formes organiques du
(4) Foyn^c dans l'Amérique méridionale^ vol. III, Géologie^ p. 92. — Ib., 4* partie, Paléontologie, p. 103;. <842. ^ Rapport de M. Ëlie de Bôaumoât {Compt. fend., 28 août 4 813).
nouveati monde n'olTreiit encore aucune ressemblance avec celles du gaule i y que la craie chlôritée (second étage de la craie luReàij) parait être représentée, dans la cordillère du Chili, par des espèces voisines de celles des Pyrénées et des régions méditerranéennes. Mais de ces formes» qui faisaient supposer alors & M. d*Orbigny Texistente de la craie chloritée au Chili , 5 [Nautilus Domeykus , Ostrea hemiiphœricù , Hippurites chiliensis) ne sont plus mentionnées nulle part dans son Prodrome de paléontologie , et 2 [Turritella Andii^ Peeten Dufrenoyi) ont été rangées par lui dans Tétage nèocomien moyen (1), et reconnues plus récemment encore pour faire partie du groupe jurassique inférieur.
En présentant des planches de fossiles appartenant à la relation'du Voyage de l'Astrolabe , M. d'brbigny (2) fit remarquer qu*une partie de ces corps organisés provenaient de llle de Quirlquina, dans la ^ baie de Conception , et qu'ils avaient la plus grande analogie avec les fossiles crétacés des environs de Pondichéry. Un certain nombre d'espèces étaient communes aux deux localités, et d'autres identiques avec des espèces dil môme horizon en France , c'est-à-dire avec ce que l'auteur appelait étage turonien. Nous avons dit {antè^ p. AOO) ce qu'étaient devenues, depuis, ces déterminations spécifiques, aussi bien que le niveau auquel ces dépôts avalent été rapportés, et qui est aujourd'hui celui de la craie blanche, étage séno-. nien de l'auteur (3) .
Dans la note précitée, le même paléontologiste ajouta que si les fossiles de nie de Quinquina, qui se trouvent à peine de quelques mètres au-dessus de rocéan, sont exclusivement crétacés, ceux de la cordillère deCoquimbo, à 7 degrés plus au N., sont les uns crétacés et les autres jurassiques , ces derniers rappelant des formes du lias. De sorte que, comme le pressentait fort bien Al. Dufrénoy, qui, dès i8&2, avait parlé de ce fait, dans son rapport sur les recherches de M. Domeyko, l'existence df la formation jurassique dans cette partie des Andes ne pouvait plus paraître douteuse.
Mais la séparation stratigraphique et géographique des deux for- obêerTaUont mations secondaires n'avait pas été réellement tracée ; aussi ne fut- n. D^rwio. elle point admise par M. Ch. Darwin, et nous exposerons le résultat des recherches de ce savant voyageur, comme il l'a fait lui-même.
[4) Prùdronte de paléohtûlùgie , vol. II , p. 103 et 407; 4030.
i) BulL, %• Bér., vol. VSi p. 507; 4817.
[3) Prodrome de patéontologie, vol. II , p. 914; 4 060.
sans prétendre y mettre plus de précision. Nous comprendrons, en même temps, tout ce qu'il a décrit sous le nom de formation créiacéo'jurassique , sauf à rechercher si la réunion ou le passage des deux systèmes de couches a été confirmé ou infirmé par les études géologiques et palcontologiques ultérieures. Un grand nombre de roches élastiques et porphyroides, qui ont été soulevées avec ces roches secondaires, ainsi que les roches cristallines soulevantes, seront également décrites, afin de ne pas rompre les relations qui semblent exister entre elles et les strates, plus évidemment sédimentaires.
Déjà, dans son Journal de voyage, M. Ch. Darwin (1) avait indiqué la présence de dépôts secondaires dans les hautes chaînes qne traverse la route de Santiago à Mendoza ; mais il § décrit , depuis, ces roches d'une manière beaucoup plus détaillée, et nous empruntons ce qui suit à son remarquable ouvrage intitulé: Observations géologiques sur r Amérique du Sud (2) .
La région située entre la cordillère , ou les Andes du Chili , et l'océan Pacifique, a de 80 à 100 milles de large ; elle est occupée par des chaînes de montagnes qui, à la hauteur de Yalparaiso et plus au S., courent exactement N., S. ; mais qui, au nord, affectent plusieurs directions. Près delà mer, elles sont principalement formées de syénites et de granités , ou de porphyres euriiiques. Dans la partie basse du pays, surtout au nord de Yalparaiso, on remarque un grand district de schiste argileux , avec des veines de quartz, et passant au schiste feldspathiquc et porphyrique. Plus près de la cordillère, les chaînes sont formées en partie de roches granitiques, et en partie de conglomérats porphyriques rouges , de porphyres argileux, dioritiques et autres.
Après avoir décrit la Campana deQuillota, montagne de 1950 mètres d'élévation, 'composée d'un noyau dediorite à grain fin, entouré de conglomérats porphyriques associés à de vrais porphyres et à des amygdaloîdcs, l'auteur s'occupe des roches qui constituent /a base des cordillères. La principale est un conglomérat de porphyre argileux, rougeâtre ou verdâtre. Les fragments, tantôt arrondis, tantôt anguleux , quelquefois mêlés les uns aux autres, constituent une brèche. La pâle, généralement porphyrique, renferme des cris-
(<) Narrative of the surveying voyage^ etc., of tlie Beagl^, vol. III, Journal and Re marks ^ p. 390, iû-8. Londres, 4 839.
(2) Geoiogical observations on South~ America ^ p. 169, m -8. Londres, 1846, avec coupes et pi. de fossiles»
taux de feldspath bien déterminés. Les fragments sont de diverses variétés de porphyres argileux {clay-stone porphyry), de même teinte que la pâte, puis de roches feldspathiques pâles comme un schiste argileux altéré, avec quelques grains de quartz, rarement de l'hornblende , mais point de mica. Les innombrables variétés que présentent ces brèches et ces conglomérais passent les unes aux antres.
(P. 173.) Les couches alternatives de porphyres et de conglomérats porphyriques renferment quelques lits de schistes feldspathiques, et constituent, par leur réunion, un grand système dont l'épaisseur peut être, par places, de 1800 à 2000 mètres et même davantage. Il s*étend pendant plusieurs centaines de milles , formant le versant occidental des Andes du Chili. A Iquique (Pérou) , à 850 milles au nord du point le plus méridional observé dans le Chili, il forme encore, comme on l'a vu, un escarpement de 800 à 1003 mètres. M. Darv?in ne doute pas que les divers porphyres, placés d'une manière concordante entre les lits de conglomérats , ne soient d'anciennes laves sous-marines. Les cratères , par lesquels ils se sont épanchés, auraient aussi donné passage aux conglomérats et aux brèches. Les anciens orifices sous-marins, d'où sont sortis les porphyres et les fragments , sont disposés en série linéaire, comme on l'observe encore pour les volcans en activité, ce qui explique la puissance de ce système de roches , de même que son peu d'étendue en largeur et son extension en longueur. En outre , ces roches ont été soumises à des actions métamorphiques nombreuses et variées.
Les roches d'andésite formeut des masses blanches qui , |)ar les fentes qui les divisent, par les fragments anguleux et foncés qu'on y voit accidentellement , les grands dykes ou ramifications qu'elles poussent dans les couches secondaires supérieures , ressemblent, d'une manière frappante , aux masses ordinaires de granité et de syénile. L'andésite, suivant M. Darwin, est principalement composée d'albite bien cristallisée , d'amphibole vert, souvent associé h beaucoup de mica, avec de la chlorite, de l'épidote et parfois quel* ques grains de quartz. Lorsque le mica et le quartz sont abondants, la roche ne peut être distinguée du granité, et pourrait être appelée granité andéstiique. Lorsque, au contraire, ces minéraux manquent, et que les cristaux d'albite sont imparfaits, ce serait un porphyre andésitique. L'andésite se trouve d'abord à la Terre de Feu , ensuite au Chili où, de San-Fernando à Copiapo, sur une étendue de A50 milles, elle existe soos la plupart des axes de soulèvement ;
G>upe
Andei
por
le puuage
de
PenquëDes
et le
Pvrtillo.
elle se montre dans les Andes de Linaa , au Pérou , et M. Erman Ta signalée dans le Kamlscbalka oriental (1).
Dans le passage des Andes par le Portillo, on passage de Peuquènes, la cordillère est formée de plusieurs chaînons parallèles, dont les roches, aoiiclinales et unichnales, courent du N- un peu 0. an S. Quelques chaînons cxiérieurs plus bas ?arient dans leur direction. Les couches, quelquefois fort inclinées dans ces der« nicrs, le sont toujours beaucoup dans les précédents; souvent même elles sont verticales et brisées par des failles énorines et fréquentes. La largeur totale de la chaîne, en suivant la coupe de Santiago aai pampas de Fesl, par ZZ"" de la t. , est de 60 milles, La plaine de Santiago, à fembouçhure du Maypu , est h 700 mètres au-dessus de la mer, et les pampas de Test à 1067. La hauteur de la crête de Peuquènes (2) est de 4025 mètres (13210 pieds angl. T), celle do Portillo de k%li (1/1345) (3), et celle du fond de la vaUéede Tenuyan qui tes sépare, de 2294 (7530).
Dans la première partie de la coupe domine un grand système de conglomérat porphyrique, avec quelques pointements de roches andésitiques ; plus haut on atteint un système très puissant de gypse reposant sur les conglomérats précédents et recouvert par une masse épaisse de psammite rouge , surmontée à son tour par une roche argilo-calcaire, compacte, noire, également très puissante, et formant la crête de Peuquènes, ou ligne de partage des eaux de TAtlantique et de l'océan Pacifique. Le gypse, qui semble alterner avec les psammiles rouges, est blanc, dur, compacte, à cassure saccbaroîde. De larges concrétions irrégulières, gris noirâtre ou blanches, d'anhydrite cristalline, y sont souvent intercalées, ainsi que des variétés de gypse argileux, tendre et brunâtre. Les strates
(1) Grograph. Journ., vol. IX, p. 54 0. — M. Abich (<ï) a analysé un minéral associé avec Tamphibole et le quartz, et qui se clive comme Talbite, mais qui est une espèce nouvelle qu'il a appelée andésinc* Peut-être est-ce Palbite de M. Darwin. Cette substance est voisine de la leucite avec la plus grande proportion de sa pelasse remplacée par de la chaux et de la soude. Par sas caractères extérieurs, elle ressemble d*aiUeurs beaucoup à l'albite.
(2) GillitiS, Jnurn. of nat. and gcoor, 4e.,août 4830.
(3) La coupe pi. 4 , fig. 4 , donne 4 4000 à 4 5000 pieds d'altitud^^ 1^ crate de Peuquènes et 45000 à 46000 à celle du Portillo.
(/i) £</. n^tv. phiLJoum., vol. XXlV,p. iSI.
de tout ce système 9ont plus oa moins redressés et concordants avec le conglomérat porphyrique sous-jacent.
Le passage de la route est estimée 4025 mètres au-dessus de la mer, et les cimes environnantes de /i265 à 4570. La couche la plus bas$e, observée dans cette crête, est un grès rouge, recouvert par deux grandes masses d'argiles plus ou moins schisteuses, noires, dures, compactes, calcarifëres, 5 cassure conchoïde , passant à un véritable calcaire, et renfermant des fossiles. Les variétés compactes, essayées au chalumeau, fondent facilement en un verre blanc, caractère très général des dépôts secondaires de ces montagnes. Un banc de gypse sépare les deux masses précédentes. Son épaisseur est de 100 mètres, et il présente les mêmes caractères que le gypse dont on vient de parler. L'ensemble de ces trois assises est d'environ 1000 mètres.
Lorsqu'on redescend à Test de la chaîne, une vallée synclinale montre les couches disposées des deux côtés en ordre inverse, et permet de penser que les argiles noires, calcarifères avec le gypse, sont supérieures au grès rouge. Le gypse ne paraît pas d'ailleurs former des bancs suivis, mais d'imiuenses amandes qui s'amincissent dans telle on telle direction, et finissent par cesser tout à faiL Les dykes de porphyre, nombreux sur les flancs de la chaîne, ne se montrent point cependant vers son centre , où les couches sont le plus disloquées.
Les fossiles des argUes schisteuses, calcarifères, noires, sont des Ammonitesiudéterminées, mais voisines deri4.r6C^ico«/a/t«s,d'Orb., une Gryphée voisine de VExogyra Couloni, une Natice indéterminée, la Cyprina rostrata, d'Orb., le Hostellaria angulosa, id., et uneTérébratule; fossiles regardés par M. Aie. d'Orbigny comme néocomiens. M. Meyen avait aussi trouvé , dans les couches correspondantes de la vallée du rio Volcan, des coquilles dont nous avons parlé ci-dessus. Les bancs fossilifères atteignent les plus hautes cimes du passage de Peuquènes, c'est-à-dire, une altitude de 4500 mètres.
En continuant à s'avancer vers l'E., M. Darwin trouva, succédant au grès rouge, un conglomérat trèî puissant, qui occupe toute la vallée de Tenuyan i laquelle sépare la chaîne de Peuquènes de celle du Portillo. Ce conglomérat, dont les couches inclinent à l'O., comme celles de la grande formation précédente, sous laquelle elles semblent plonger, quoiqu'elles soient en réalité plus récentes, est composé de cailloux plus ou moins arrondis de grès rouge, de divers porphyres , de calcaire brunâtre et d'argile schisteuse, calcarifere,
560 CBiLL
noire, semblables aux roches de la chaîne précédeate « et conteiiaDt les mêmes fossiles. On y remarque en outre beaucoup de cailloux de quariz , de micaschiste et de roches cristallines avec feldspath orthose qui doivent provenir de la chaîne du Portillo qui borde la vallée ï TE. Sous ce conglomérai, de USQ è 600 mètres d'épaisseur, se montrent, vers l'E. , et en stratification concordante , une assise de roche tendre , diversement colorée , puis une masse épaisse de grès siliceux blanchâtre, micacé, en feuillets minces, traversé par des dykcs de porphyre altéré et reposant directement sur les gnoites rouges massifs de la chaîne du Portilla Le grès , pénétré par de nombreux dykes ramifiés provenant de ce même granité, est changé en quartz grenu, semblable à celui des Iles Falkland. On y remarque des mouchetures de poussière ocreuse et des points cristallins noirs probablement de mica imparfait. Les bancs de quartzite sont quelquefois plies on arqués, de manière à présenter la forme d*un dôme très régulier. Le granité rouge qui constitue le noyau et Taxe de la chaîne du Portillo , formant de magnifiques aiguilles et des escarpements abrupts sur son versant occidental, a aussi pénétré les micaschistes de sa pente opposée , où ne se voient plus les roches secondaires de l'ouest
Le conglomérat de la vallée de Tenuyan , relevé par le granité comme les grès feuilletés , est non seulement postérieur aux coocbes fossilifères de Peuquèues, mais encore à leur soulèvement et à leur dénudation. De plus , les courants de lave du pied oriental de la chaîne prouvent qu'après que celle-ci eut acquis ses contours généraux actuels , elle continua de s'élever comme un axe suivant lequel s'opérait le mouvement. Les plaines qui s'étendent au delli de la base de la cordillère jusqu'à l'Atlantique montrent aussi que le continent en masse a été porté à une hauteur de 1066 mètres, et probablement davantage. M. Darwin fait voir en outre que le dépôt des grès et des conglomérats de la vallée de Tenuyan a dû exiger non seulement un laps de temps énorme, mais encore des mouvements d'abaissement très prononcés ; aussi , dit-il , quelle succession de changements de niveau , de destructions et de transports , tous postérieurs aux dernières formations secondaires de l'Europe , ia structure de celte chaîne ne nous révèle-t-elle pas ! Coupe (P- 1B7.} La traversée des Andes, par le Cumbre ou passage
And«t dX^spallata, coupe la chaîne k 60 milles au nord du précédent La \ù cî"robre moitlé occideniale ou Cumbre correspond au chaînon de Penquènes, uu passage g^ Tautro moItlé, Celle d'Uspallata, représente, quoique sur une
d Uipallata* • ' • ■
CHiu. 561
beaucoup plus petite échelle, le chaînon du Portillo. Depuis le point où la rivière Aconcagua débouche dans la plaine jusqu'au Cumbrc qui est h* 3794 mètres d'altitude, on ne rencontre guère que des conglomérats porphyriques et des porphyres en place, puis quelques pointements d'andésite. Le plongement est toujours à l'O., vers l'océan Pacifique. Sur la pente orientale, la disposition des roches est plus compliquée.
RI. Darwin donne une coupe des environs du pont de l'fnca , qui montre une série de plus de 1800 mètres d'épaisseur, depuis les schistes altérés de la base, recouverts par des conglomérats porphyriques, jusqu'aux gypses alternant avec des grès rouges. L'ensemble des strates gypsifères n'a pas moins de 600 mètres de puissance. Non seulement le gypse , mais encore le grès et les conglomérats sont disposés en grandes amandes qui s'amincissent et 'se remplacent mutuellemeuL Ce système gypseux paraît correspondre h celui de la coupe de Peuquènes. Des éciianiillons renfermant des coquilles, trouvés sur ta route, mais non eu place, paraissent provenir d'un calcaire impur situé vers le bas de la coupe. Ces fossiles , qui rappellent des formes néocomiennes, sont une Gryphée voisine de VExogyra Coulant^ une Arche voisine de VA, Gabrielis, et une Trigonie voisine de la T. costata ; d'autres , telles qu'une Pholadomye et Vlsocat^ia excentrica, seraient jurassiques. Cependant ce calcaire, presque à la partie inférieure de la série, repose préci.*>ément sur le conglomérat porphyrique et se trouve certainement, dit l'auteur, à plusieurs milliers de pieds plus bas que son équivalent dans la chaîne de Peuquènes. Ces couches fossilifères sont surmontées par une série d'au moins 1200 mètres d'épaisseur totale , ce qui oblige d'admettre qu'après leur formation , le fond de la mer, ou l'emplacement de la principale ligue de la cordillère actuelle , doit s'être abaissé de plusieurs milliers de pieds ix)ur permettre l'accumulation de strates sous-marins qui paraissent à M. Darwin s'être déposés sous des eaux très profondes.
Si l'on s'avance ensuite à l'E., vers la plaine d'Uspallata, on trouve un porphyre rouge, formant une masse isolée au milieu du conglomérat porphyrique, et qui, s'élevant au-dessus du passage de la Jaula, représenterait le granité rouge de la chaîne du Portillo. Le sol de la plaine d'Uspallata située à 1800 mètres d'altitude , est composé de lits de sable rouge et blanc , avec des lits de cailloux et de petit gravier inclines de US' et davantage. Ce dépôt , disloqué |)ar de petites failles , est recouvert d'une masse épaisse de gravier V. . 36
Iiorizontal évidemment déposée sous Teau. Cette plaine correspond aussi à la vallée deTenuyan, mais ici les matériaux détritiques, provenant des montagnes situées à Test et à l'ouest, ont éii fortement consolidés, puis les bancs ont été brisés, disloqués et partout redressés. Leur formation semble en outre remonter à une époqae plus ancienne que celle des précédents.
La chaîne même d*Uspallata, composée d*une série très pois!»ante de laves basaltiques et tracliyiiques séparées par des assises de tafs ttès variables, disloquées à piusieut*s reprises et reposant sur des schistes argileux métamorphiques, ne renferme plus de roches straiGées secondaires de la période qui nous occupe, et comparables à celles du Cumbre à l'est.
Mpto^riooai (^- 2^^-) ^^ Valparaiso à Coquimbo régnent les granités, les syéniies, les diorites et des schistes argileux feldspathiques. Plus près de Coquimbo, ce sont des amphibolites et des porphyres. Uoe coupe faite d'illapel au N.-E. , vers les mines de losHomos^ et continuée de ce point à Combarbala , au pied de la cordillère, montre, après les porphyres et les conglomérats porphyriques, une formation gypseuse concordante , d'une très grande épaisseur, mais très dénudée. Nous en parlerons ici parce que nous ne pouvons pas pins que M. Darwin la séparer des gypses que nous avons vus associés aux grès dans les coupes décrites ci-dessus. Dans une large vallée située au sud des mines de los Hornos , la partie inférieure de la série renferme des liis innombrables de gypse, extrêmement minces, alternant avec des argiles schisteuses calcarifères. La partie supérieure est composée de ces mômes argiles, mais dépourvues de gypse; elles sont d'ailleurs très variables dans leurs caractères minéralogiques. Vers le haut surtout elles ont été traversées et modifiées par de nombreuses apparitions de porphyres. Des veines de pyril^ de cuivre, de fer micacé, et quelques veines aurifères s'y voient également. La base de ce système pourrait représenter les assises de la grande cordillère, et la partie supérieure celles de la chaîne d'Uspallata, dont M. Darwin (p. 209) aurait démontré la postériorité aux couches gypseuses ou néocomiennes de cette même chaîne. Mais d'après ce qui vient d*ètrc dit, et d'accord avec les détails de la coupe donnée par ce savant , h chaîne d'Uspalial^ serait seulement composée d'anciennes laves et de tufs volcaniques traversés par des granités, et dépourvue de formations t^^^' daires.
Les roches qui renferment les minerais de cuivre de PannuciUo*
comoie celles du district des mines d'Ârqueros, sont très variables, et leurs caractères peu tranchés. EHes sont d'un rouge foncé , brécboïdes, compactes , avec beaucoup de fer et beaucoup de carbonate de chaux crislallisé. D'autres sont vertes; quelques unes deviennent porpliyroîdes. Elles passent d'ailleurs les unes aux autres par des nuances insensibles. Les filons nombreux qui les traversent courent N.-O. , S.-£. , et généralement à angle droit des dykes. Ils renferment de Targcnt nalif, des muriates d'argent, un mélange d'argent, de cobalt, d'antimoine et d'arsenic, ordinairement enveloppé par le sulfate de baryte.
(P. 212.) £n descendant du district d'Arqueros, on trouve le conglomérat porphyrique recouvert par un calcaire brun argileux, de quelques centaines de pieds d'épaisseur, et composé en partie à^Hippurites chiiiensis , d'Orb. ; au-dessus viennent un calcaire argileux noir et un conglomérat rouge. D'après les fossiles assez peu délermiuables qu'il y a recueillis, M. Darwin pense que ces couches représentent celles du pont de Tlnca , placées ù la base de la série gypseusc et au-dessus du conglomérat porphyrique.
Après avoir donne une coupe de celte série, au nord de l'hacienda de Pluclaro, où son épaisseur n'a pas moins de 1800 mètres, il expose celle qu'il a prise au nord du rio Claro, cl dont la partie supérieure parait correspondre aussi à certaines portions du système gypscux, elles bancs inférieurs de grès rouges, de conglomérats et de calcaires fossilifères, aux couches à Ilippurites précédentes. Les fossiles qu'il a rencontrés dans celte localité sont le Pecten Bufrenoyiy d'Orb., VOstrea hemispherica, id., la Terebratula œnigma^ id.,le Spirifer itnguiferotdes, Ed. Forb., une Ammonite provenant des environs d'Arqueros, suivant Al. Domeyko, la Turritella Ar)cf il, d'Orb. {Pleurotoinaria Humboldti ^ de Buch), le Aautilut Domeykus^ id., la Tereàratuia Ignaciana, id. Les rapports que l'on a cru trouver entre quelques uns de ces fossiles et des espèces connues en Europe, soit dans la formation crétacée, soit dans la formation jurassique , et la certitude où est M. Darwin de l'identité de leur gisement, lui fait dire que, quelque extraordinaire que cela puisse paraître, il n'est pas douteux pour lui que ces divers corps organisés, notamment les Dippuriies, les Grypbées, les Huîtres, les Peignes y les Turritelles, les Nautiles, les Térébraiules et les Spirifers, n'appartiennent tous à un même système. Celui-ci, établissant en quelque sorte un passage entre les dépôts jurassiques et crétacés, serait désigné sous le uoai de iorB^tioacréiacéo-oolUkigue,
et comprendrait toot cet ensemble de couches de TAmérique méridionale.
Si Ton compare les coupes de cette vallée de Coquimbo a?ec celles des cordillères, données ci-dessus, et avec celles du district intermédiaire delos Hornos, on trouve, de part et d*aulre, une grande ressemblance générale dans les caractères minéralogiques des roches. En outre, les couches reposent, des deux côtés , sur le conglomérat porphyrique, et sont recouvertes par le système gypsenx. Les fossiles du pont de Tlnca , trouvés à la base de ce système et répandus dans presque toute Tépaisseur des dépôls de la chaîne de Peuquènes, indiquent la période néocomienne. Aussi i le gypse et tons les strates qui y sont associés, dans les diverses coupes , appartiendraient-ilsà celte même formaiion crétacéo-oolùhique.
Entre Coquimbo et Guasco, la cordillère présente encore le grand système gypseux , avec des fossiles semblables aux précédrnts. Une coupe , de la vallée de Copiapo à la base de la principale cordillère, montre une suite d*axes de soulèvement remarquables et le système gypseux , avec les mêmes caractères pétrographiques et les mêmes fossiles, aux environs de las Amolanas {Pecten Dufrenoyi, d'Orb., Tunntella Andii^ là.^Astarte Darwiniiy Forb., Ùryphtea Darwinii^ id., 6., n. sp., Perna americarta, id., Avicula, n. sp.). Les lits inférieurs contiennent des milliers de Gryphœa Darwinii, et les supérieurs beaucoup de Turritelles, avec une nouvelle espèce de Gryphée. La Teiebraiula œnigma se trouve dans tous les bancs, et aux environs des mines d'argent de Chanunciilo, situées dans le système gypseux, comme celle d*Arqueros.
Dans la coupe de las Amolanas, ce dernier système, avec les bancs supérieurs du conglomérat porphyrique , n'a pas moins de 2^00 mètres d'épaisseur. La vallée de Dcspoblado, qui s^e réunit à celle de Copiapo , un peu au-dessus de cette ville , permet de juger que les couches gypseuscs seules ont environ 2128 mètres, et que les couches fossilifères sont recouvertes encore par 1200 ou 1800 mètres d'autres strates. Ne pouvant pas supposer que le plus grand nombre des coquilles aient vécu à une profondeur de plus de 50 h 70 mètres, M. Darwin pense, comme dans les exemples précédents, que le lit de la mer s'est abaissé pendant l'existence de ces animaux, puisqu'on en observe à toutes les hauteurs de la série. Les caractères minéralogiques des conglomérats et des graviers conduisent à la même conclusion, et l'état très amygdaloîde, ou celluleux, de quelques laves porphyriques , placées sons la série gypseuse, ne
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l>orte pas i croire iiou plus qu'elles se soient épanchées sous la pression d'un ocOan bien profond.
La suite de la coupe , vers la cordiDèie , montre encore sept ou liuit axes de soulërcnient dirigés N., S., et qui paraissent tous se prolonger fort loin dans ces deux directions. La siraliricalion est constamment très tourmeuléc , et toul le di.iiricl, compris entre la mer et la cordillère, est plus ou moins métallifère. L'action métamorphique, même dans les couches inréricures, a été beaucoup moins énergique que dans le centre du Chili.
(P. 237.) Dans son résumé des phénomènes géologiques dont Bctum les Andes et surtoui la partie méiidionale de l'Amérique du Sud co«Min ont été le théâtre, SI, Ch. Darwin s'attache à faire voir que les côtes '"^' de l'océan Pacifique, sur une étendue de 1200 railles, de Très Montes à Copiapo, et même beaucoup plus loin, sont composées, à l'exceplion des bassins tertiaires , de schistes métamorphiques, de rocbea ignées et de schistes argileux plus ou moins altérés. Sur ce lit de l'ancien Océan, s'épanchèrent des porphyres diuritiques et des porphyres argileux rouge pourpre, en même temps que des fragments de ces mêmes roches, allern.itivement anguleux et arrondis, étaient rejetés par les cratères sous-marins. La plupart des éruptions eurent lieu sous des eaux profondes. Leurs orifices paraissent s'être étendus sur un espace de 50 ïi 100 milles de largeur et avoir été néanmoins assez rapprochés les nus des autres pour que les matières rejetées formassent une nappe continue du N. au S. et de l'E. àl'O., laquelle, dans le centre du Chili, atteint une épaisseur de plus de 1 mille.
Ensuite, vint se déposer le grand système gypseux ou crélacéooolitbique de l'auteur, pendant que des laves feldspaihiques et d'autres roches ignées étaient encore rejeiées de l'intérieur; mais il ne s'ensuit pas qu'une ligue de démarcation fareo nette ait pu
être tracée entre le système de coucLl-^ |i ■(Imu ci les irorphyre
ou conglomérais porphyriques sous-jac<^nis, la fiéparatii
quée par M. Darwin n'ayant eu pour but que d'en faciliter I
description.
Vers le commencement de la période i^'yitseuse, le fond de la n aurait été peuplé d'un petit nombre d'espèces de mollusques, doitt>V les individus étaient, au contraire, cilri^memenl multipliés. Au pont de rinca, les fossiles se trouvent à la base de la formation ; dans la chaîne de Peuquènes, ils y sont disséminés k-j^^^|^neaDX, depuis la base jusqu'au sommel, et ils relient €
566 cmiu
couches du système en les rattachant toutes h une même période. Il en est encore ainsi aux environs de Copiapo , où la série atieioi une épaisseur de 2000 à 2&00 mètres. Suivant l'opinion de quelques paléontologistes , ces fossiles , dans le centre du Chili, appartiendraient à la formation crétacée inférieure, tandis qu'au nord il y aurait un mélange de formes jurassiques ; mais les relalioqs straligraphiques ne permettent pas de les séparer dans le temps.
Les roches de ce système, extrêmement variées dans leurs caractères pétrographiqucs, se remplacent les unes les autres à dc(rè5 petites distances, et avec une fréquence qu'on n'observe même pas dans les déi)ô(s tertiaires. Beaucoup de leurs éléments sont facilement fusibles , et paraissent provenir de volcans alors en activité et de produits volcaniques remaniés. Si l'on se représente un va^^lc fond de mer très inégal, avec de nombreux cratères , quelquefois en éruption , mais le plus ordinairement à l'état de solfatare, d'où se dégageaient des substances ferrugineuses, siliceuses, calcaires. et du gypse, ou de l'acide sulfurique, en quantité qui surpasserait celle qui se dégage des volcans sulfureux de Java» on comprendra, dit l'auteur, les circonstances dans lesquelles se sont accumulées toutes ces couches de nature si variée. Les animaux , dont nous retrou' vous les coquilles fossiles, auraient vécu pendant les intervalles de repos des agents volcaniques, alors que se déposaient iescalcaii'eseï les sédiments argileux.
La distribution des mêmes espèces , et les couches énormes qui les recouvrent dans certains cas,tandisque,dansd'autres,on les rencontre
dans toute la série , doit faire admettre un abaissement do fond de la mer pendant la succession de ces dépôts. Cette conjecture s'accorde avec la présence, h divers niveaqx , de beaucoup de conglomérats grossiers, dont les cailloux, bien arrondis, ne pcnvenl avoir été transportés dans une eau très profonde. Cet abaissetneni contemporain du système gypseux se serait étendu sur un espace d'au moins ftOO milles, du N. au S. De nombreux troncs de bois silicifiés (losHornos, Copiapo, etc.) indiquent la présence de terres émergées non loin des limites de cette surface sous-marine.
Après avoir recherché les caractères et la position du sous-so'» ou des roches qui ont précédé !e conglomérat porphyrique el la formation gypscuse, ainsi que les circonstances physiques qui ont présidé au déi)ôl de cette dernière, M. Darwin fait voir que leur soulèvement a produit le Cumbre et les chaînes voisines, et qu'il fut suivi d*une accumulation de matières tufacées et de laves sous-marines très
CHILit 561
pDÎssantes, sur l'emplacement actuel de la chaîne d'Uspallata. Au soulèvement de la série {lypseusc contemporaine de la chaîne de Peuquènes, succédèrent aussi les conglomérats de la vallée de Tenuyan.On avuque, pendant cette accumulation et celle desstrate d*l3spallata , avait eu lieu un abaissement de plusieurs milliers de pieds, de sorte qu'il se serait produit, dans cette seconde grande période de dépression du sol, comme dans la première, des mouvements locaux et accidentels en sens inverse ; car les arbres , placé verticalement au milieu des couches d^Uspallata, doivent avoir végété sur un sol misa sec par suite de Témersion momentanée du fond de la mer. Dans pne période plus récente, presque au CQmn)eneemen| des dépôts tertiaires anciens de la Patagonic et du Chili , le continent se trouva, à très peu près, à son niveau aciucl; mais alors eut lieu, pour la troisième fois , un abaissement de plusieurs centaines de pieds, lequel fut , à son tour, suivi d'uu dernier relèvement lent et progressif, qui ramena la surface du pays au piveau qu'il occupe de nos jours.
Les plus hauts pics des cordillères sont des volcans en activité, ou plus ordinairement assoupis (le Tupungato, le Maypo, l'Aconcagua» qui atteint 7000 mètres d'ahitude, etc.)* Les cimes qui viennent ensuite sont formées de couches porphyriques et de couches gypseuses, verticales ou fortement redressées. Mais, outre les élévations résultant ainsi du déplacement angulaire des strates, M. Darwin déduit encore des bordures de gravier, qui inclinent doueemcnt , ik partir de l'origine des vallées, puis des dépôts de cailloux qui recouvrent la base des montagnes, pour se rattacher plus loin aux plaines unies, dont le sol est jonché de coquilles analogues à celles qui vivent encore sur la côte voisine, que toute la chaîne des Andes a été soulevée en masse par un mouvement lent , dont l'amplitude fut d'au moins 2^00 mètres. Dans la vallée de Despoblado, au nord de Copiapo , cette amplitude aurait été de 3000 mètres, he soulèvement, sans avoir été toi^jours parfaitement horizontal, a pu ôtre aussi plus prononcée sous la chaîne même qu'à Test et à l'ouest.
Les crêtes , dues au soulèvement angulaire , sont quelquefoi « d'une grande longueur, et dans les parties centrales de la chaîne elles sont généralement parallèles les unes aux autres, courant du N. au S.; mais souvent vers les bords elles se prolongent plus ou pioins obliquement par rapport à l'axe principal. Quoique le déplacomem angulaire ait été beaucoup plus violent au centre que §ur les flancs, il y a quelques exceptions pour certaines crêtes des flancs extrêmes.
L'énergie du phéaomèue s'est montrée alors fort încgalc dans tes diverses portions d'une même ligne de peu d'étendue , la croate solide ayant probablement cédé davantage le long des lignes de tissures, sur certains points qui furent sans doute aussi les preiDiers foyers d'éruption , et ensuite les orifices par où sortirent les })orpbyres et les andésites.
La grande ressemblance des granités andésitiques et des porphyres au Chili, à la Terre de Feu et au Pérou , est un fait remarquable. Dans beaucoup de cas les roches d'andésite ont été les dernières injectées , et l'on peut conjecturer qu'elles forment un dôme coniiau sous cette grande chaîne. Elles se trouvent en relation directe avec les laves modernes , et paraissent avoir été l'agent immédiat qoi a métamorphosé les roches du conglomérat porphyrîque, et fréquemment aussi les couches gypsii^res jusqu'à la grande distance m elles manifestent des altérations.
Quant à leur âge, beaucoup de ces chaînes parallèles ont été élevées et injectées en même temps, comme dans les archipels volcaniques, où l'on volt des laves contemporaines qui se sont fait jour par des fentes parallèles. Néanmoins, diverses circonstances prouvent que des portions de ligne des deux principales formations, celle des conglomérats et celle du gypse , ont été successivement soulevées. Dans la chaîne du Portillo, une ligne granitique préexistante a été soulevée à plusieurs reprises longtemps après l'élévation de la chaîne parallèle de Peuquènes. De plus, après celle de la chaîne de Curobrc, la chaîne d'Uspallata fut formée et soulevée. Plus tard le sable et le;; graviers de la plaine d'Uspallata ont été dérangés 5 leur tour. Beaucoup de chaînons secondaires sont d'ailleurs plus récents que la cordillère elle-même.
(P. 2/i7.) La permanence des agents ignés dans cette chaîne est encore une circonstance remarquable sur laquelle le savant voyageur anglais ap|)elle l'attention des géologues. Ainsi, l'éroîssiofi des laves sous-marines alternant avec les assises du conglomérat porphyrique, des filons de roches fedspathique et d'abondantes éiua' nations minérales pendant la période gypseuse, puis les éruptions de la chaîne d'Uspallata , les courants et les laves basaltiques du pied oriental de la chaîne du Portillo , plus tard les éruptions de l'époque tertiaire, et enfin çà et là, au milieu des montagnes, de très anciens produits volcaniques démantelés et sans cratères, témoignent à chaque pas de la continuité des forces souterraines, taoàis que des cratères encore parfaitement consen es , mais éteints , d'au*
CfliLi. 569
ires réduits à i'état de solfatare , et un certain nombre accidentellement ou constamiDent en activité, viennent compléter le tableau des phénomènes ignés des Andes du Chili, qui, sauf quelques instants de repos, furent le théâtre d'éruptions \oIcaniques depuis une époque antérieure aux dépôts secondaires jusqu'à nos jours. Actuelleroeiit encore , les tremblements de terre ressentis incessamment sur filvers points de la côte occidentale prouvent que cette énergie déjà si ancienne est loin d'avoir entièrement cessé.
Ces abaissements et ces soulèvements successifs du sol, démontrés par iM. Darwin pour celte partie déjà considérable du continent américain , ei cette histoire si compliquée des changements lentement accomplis , sont donc bien opposés aux idées des personnes qui regardent les Andes comme une chaîne élevée ou formée tout entière et d'un seul coup, dans un temps très rapproché de nous. L'auteur avait d'ailleurs fait voir, dans une publication précédente (1), que l'état excessivement disloqué des couches des cordillères, loin d'indiquer des périodes particulières d'extrême violence, offrirait pour leur explication des diflBcultés insurmontables, si l'on n'admettait pas que les masses de roches des axes de soulèvement d'abord liquéGées ont été injectées à plusieurs reprises et à des intervalles suffisamment longs, pour que leur refroidissement et leur ^ consolidation aient pu avoir lieu successivement.
Les motifs qui nous ont fait décrire en même temps tout le grand observouons système de couches désigné par M, Darwin sous le nom de forma- M.oomeyko. tion crétaceo-jurassique ^ ainsi que les conglomérats sous-jacenis , Gênéniitei. nous obligent à procéder de la même manière pour exposer les recherches que M. L Domeyko (2) a aussi publiées sur le Chili , précisément la même année que parut l'ouvrage du savant voyageur anglais. Nous avons pensé qu'il serait intéressant de mettre en regard ces deux tableaux de la géologie secondaire du Chili , pris à des points de vue un peu différents par des observateurs fort distingués. Nous avons préféré cette marche analytique assez longue à un essai de coordination , sans doute moins étendu, mais qui aurait eu l'inconvénient, dans un sujet aussi vaste et où tout n'est pas encore éclairci, de rompre l'ensemble et la liaison des idées de chaque
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(\) Transact. geof. Soc, of Londo/tj vol. V, p. 626.
(2) Recherches sur la géologie du Chili ^ et particulièrement : <• sur le terrain de porphyres stratifiés dans les cordillères ^ 2** sur le rapport qui existe entre les filons métallijéres et les terrains du système des Andes [Ann. des mines ^ 4*8ér., vol. IX, p. 3, 1846, avec cartes et coupes).
aotefir, d'enlever h ses travaux une partie de leor mérite et de courir le risque de commettre nous-mdme quelque méprise oa quelque oubli.
M. Domeyko distingue sur le versant occidental des cordillères du Chili (rois groupes de roches qu'il désigne sous les éplthètes: 1<> de tfifTain siratifU secondaire antérieur au soulèvement des Andes; 2** de niOÈsei soulevantes coutemporaines de ces mêmes montagnes ; 3" de dépôts tertiaires postérieurs à ces soulèvemeiUSw Ceux-ci constituent les plaines horizontales de la côte et pénclrent dans les vallées où ils olTrent plusieurs étages , qui prouvent auiaot de phases différentes , survenues dans le soulèvement lent et graduel du pays, après le mouvement général et brusque des Andes, On voit tout de suite que le premier grou|)e de roche correspond ^ la formation crétacéo-oolithique de M. Darwin avec les conglomérats porphyriqucs stratifiés , le second aux porphyres , aux diorites et aux granités sous-jacents. Ainsi le lecteur raccordera facilement Iss détails qui vont suivre avec ceux qui précèdent.
On peut reconnaître dans ce pays deux chaînes principales de montagnes : Tune à Touest, qui longe la côte ; l'autre à Test, qui constitue les Andes proprement dites. Celte dernière est formée par les rodies du premier groupe que supporte une partie de celles du second, tandis que la première est entièrement composée des roches du ^cond groupe. Ces deux chaînes sont séparées, à partir de (iliacaboco , à 10 lieues de San-Felipe de Aconcagna , par une vallée de plus de 200 lieues de long , qui se |)rolonge au S. jusqu'au deli de Concepcion et de Valdivia. Cette vallée , oà sont bâties Santiago, Rancagua, San-Fernando, Taica, etc., est la partie la plus riche et la plus fertile du Chili. Toute la région littorale, située à VùixeAt est occupée par des monla^^nes granitiques, aplaties ou arrondies, sans apparence de stratification qui séparent des vallées larges et évasées, puis par des plateaux couverts de détritus granitiques, enfin par quelques bassins tertiaires; tandis que dans \^ région de Test on voit s'élever une suite d'escarpements qui , à une certaine hauteur, montrent les ondulations d'un système de roches stratifiées, couroo* nées par des elmes enveloppées de neiges perpétuelles.
Le second groupe de M. Domeyko comprend des masses non stratifiées, granitoîdes ou porphyriques, dont la roche principale est composée de quartz, de feldspath, de mica et d'amphibole, et, suivant la prédominance de Tune pu de l'autre de ces sul^stanccs, on a une pegmatfte , un diorice , une svénite , un granité proprement dit, etc. De plus, chacune de ces roches passe au perphyre et k des
maites homogènes où lei élémenis constituanis ne sont plus rteonnaissables. Elles composent toute la côte de l'oeéan Pacifique, et ferment des montagnes peu élevées, disposées sur plusieurs lignes qui n'ont' point de crfite commune. Elles occupent un espace de 40 à 12 lieues de large de l'O. à VU., et dans les provinces du sud s'étendent jusqu'il 80 lieues de la mer. Elles sont limitées du côté de la cordillère par le terrain secondaire stratifié du premier groupe sous lequel elles plongent. On les volt néanmoins sortir & plusieurs reprises de dessous ce terrain pour foriper les cimes élevées de la cordillère , où elles rencontrent la ligne des voleaiis modernes.
L'auteur distingue dans ees roches d'abord des masses de granité, ordinairement les plus éloignées du centre de la chaîne, con^tlituant la parlie inférieure du système le long de la côte où elles passent accidentellement au gneiss et au micaschiste , et dont l'orthose est l'élément essentiel ; ensuite des masses granitoïdes et porphyriqncs, touchant au terrain secondaire qu'elles ont soulevé et renfermant presque toujours de l'albite et de l'amphibole. Les premières, gêné*ralement stériles , ne seraient que les restes d'un terrain antérieur aux dépôts secondaires dont la formation avait précédé le soulèvement des Andes ; les secondes , les roches soulevantes proprement dites, occupant les points les plus accidentés du système, contiennent une immense quantité de filons métallifères placés très souvent près du contact de ces roches avec les strates qu'ellf s ont disloqués.
Le désordre et les variations de ces prodoits ignés permettraient difficilement d'ashigner leur fige si les roches sédimentaires qui constituent la partie es^ntielle du système montagneux ne venaient fixer l'époque du soulèvement des Andes.
Les roches stratifiées secondaires ne s'abaissent guère au-dessous de 700 k 800 mètres d'altitude, et sont plus développées au nord , dans les provinces d'Huasco et de (^opiapo, où , riches en minerais d'argent , elles sont à 12 ou 15 lieues de la mer, que dans les provinces du sud , où elles en sont h 30 lieues et voisines de la ligne de faite. Comme M. Darwin , M. Domcyko pense que tout le système des roches stratifiées appartient à on seul ensemble géologique qu'il rapporte , sans se prononcer plus catégoriquement , à la formation jurassique on à la formation crétacée.
On y remarque peu de roches calcaires ou arénae^es, tandis que les porphyres y abondent, alternant avec des schistes porphyroldes, des brèches et des tufs porphyriqoes , et avec différentes roches d- Hceoses , compeeles et sehistoïdes.
Les calcaires compactes fossilifères , assez fréquents au nord » s'y montrent à diverses hauteurs , souvent dans les premières lignes d'escarpement du groupe , tandis qu'au sud ils se trouvent près de la ligne de faîte , pour disparaître entièrement au delà de la vallér du Maypu. Ainsi , on les voit dans la partie supérieure du système au passage de Peuquènes, sur la route de Santiago à ftlendoza , à diverses hauteurs , aux latitudes d'Iluasco et de Copiapo , et à peu près vers la base du groupe à celle de Coquimbo. Ces calcaires ne forment pas un horizon particulier, mais paraissent être subordonnés aux grandes masses de porphyres stratifiés et de roches schisteuses ou bréchoîdes qui régnent sans interruption dans toute la chaîne des Andes, constituant à elles seules la plus grande partie des montagnes.
Cordillère L'autcur décrit ensuite les porphyres stratifiés appartenant à ce saottago groupe , et qu'il a particulièrement étudiés dans les cordillères de HanlaVun. Santiago et de Rancagua. Les difficultés de cet examen viennent de ce que la partie soulevée étant porphyr^que , comme l'est souvent aussi la masse soulevante, il est parfois impossible de distinguer Tune de l'autre. En outre , les roches soulevées ont été traversées à diverses reprises par la roche soulevante , el il en est résulté des failles et des dislocations extrêmement compliquées. Enfin, les roches soulevantes étant arrivées au jour par des fentes et par des déchirements latéraux , apparaissent sous forme de bancs réguliers qui ont altéré et modifié plus ou moins profondément les roches soulevées les plus hautes de la série. Le porphyre argileux , le porphyre à noyaux de jaspe et de calcédoine , le porphyre zéolilhique , le porphyre amphibolique, les brèches et les tufs porphyriques sontsuccessivement décrits par M. Domeyko. Ce savant signale aussi, comme M. Darwin , des empreintes végétales et des troncs de bois siUcifiés ou carbonisés dans des tufs porphyriques ou bréchoîdes, de même qu'au milieu des porphyres et des brèches stratifiées, près de Peoco, à 18 lieues au sud de Santiago, et près du mont Aucayes , sur la rive gauche du rio Colorado.
Les roches soulevantes ne renferment point de zéolithes , de jaspes, ni de calcédoines ; leur structure est plus ou moins granltoide; elles passent au diorite ou au porphyre dioritique avec amphibole et mica ; cette dernière substance ne se montre pas dans les porphyres stratifiés précédents. Au contact des roches de soulèvement, la stratification des dépôts disparaît fréquemment , et ceux-ci se transforment en une roche qui, dans le pays, a reçu le nom
de tofoê. Elle constitue presque toujours un véritable kaolin terreux ou compacte , caverneux , âpre au toucher , que Ton reconnaît de très loin à sa teinte blanche bigarrée de jaune , de rouge et de brun noir. Quelquefois la roche ne contient plus que de la silice , prend Taspect de hornslein et est appeiée/>ecf^*na/ par les babitanis. La diversité de ses teintes provient de la pyrite de fer disséminée dans la roche en contact, et dont la décomposition permet au fer de passer à divers degrés d'oxydation.
(P. 21.) Dans son examen des filons métallifères, !^1. Domeyko fait remarquer qu'en général les filons d'or et de cuivre appartiennent au second groupe; ceux d'argent, de cuivre argentifère, de sulfo-arséniure et de sulfo-antimoniure d'argent, au premier. En subdivisant le second groupe en roches plus anciennes et en roches soulevantes, on trouve que les filons d'or existent plus particulièrement vers la c0te, au milieu des montagnes granitiques, et les filons de cuivre non argentifère, sans arsenic ni antimoine, dans les diorites, les porphyres dioriliques, les eurites, etc., qui coupent les roches soulevantes au voisinage des dépôts soulevés. Il en est de même pour les minerais d'argent. Les chlorures et les amalgames natifs se rencontrent près de la principale ligne de contact des deux groupes du côté de la mer ; plus à l'est on voit apparaître les arséniures , les sulfo-arséniures cuivreux et argentifères, et, plus près encore des cordillères, les enivres sulfurés argentifères, le plomb sulfuré, la blende, la pyrite argentifère , etc. Le mercure s*observe tantôt associé à l'or et au cuivre dans les filons du second groupe, tantôt associé à l'argent dans ceux du premier. Dans le premier cas il est seulement à l'état de sulfure ou de chlorure, dans le second à l'état d'amalgame.
(P. 365.) Toutes les roches stratifiées, observées depuis Antoco DUirici jusqu'au pont du Diable, à l'est de Copiapo, sont en couches régu- copiapo lières, plongeant à l'Ë. et montrant des failles et des dérangements locaux. La base du système est toujours formée de roches porphyroïdes ou compactes, siliceuses, alternant vers le haut des montagnes avec des calcaires argileux et des gypses. Les porphyres stratifiés de rotreroSec4), situés plus à l'est, sont à pâte compacte ou terreuse, bigarrée de brun violacé, de vert, de gris et de gris bleuâtre, (^e sont les plus fréquents et les plus caractéristiques de ce groupe dans les Andes , et à peu de distance de ce point ils ont été soulevés par les diorites.
En décrivant les filons et les mines de San-Antonio et du Cerro Blanco, M. Domeyko représente cette dernière montagne, qui do-
574 cniu.
mine un vaftte horizon, comme forméOt h son sommet» d'une brèche puissante, associée aux porphyres bigarrés, liés eux-mêmes à de roches compactes, homogènes , et passant à celles du groupe graaitique. Tout le massif eHt traversé par des filons qui courent panllèlemenl aux Andes, et pénétrent jusqu'aux roches les plus basseiU filon principal , qui commence près du sommet» est pi'esque Terûcati et coupe t sans dévier* toutes les couches de porphyres et les brèches qui les recouvrent. Sa largeur, quoique varidble • De dépasse pasû*,8, et il n'est pas moins remarquable par les miiiéraax qu*il renferme que par la manière dont ceux-ci sont distribués, de haut en bas. Ainsi, au sommet de la montagne, le rdon a été longtemps exploité pour Targent, et Ton y a pénétré jusqu'à plos de 200 mètres auKlessous des affleurements. A 50 mètres du jour J« filon se transforma en un mélange de cuivre gris et de galène; puis, les mélanges devinrent de plus en plus plombifèrcs» çt le cuivre grâ se trouva remplacé par le cuivre pyriteux et la pyrite ordinaire.
En remontant la lûvière de Manflas, affluent de celle de Cophpo, le ivavant ingénieur signale un ensemble de rociies extrêmemest variées, tant par leurs caractères nilnéralogiques que par les coolournemenis qu'elles ont éprouvés. On y reconnaît des coocto calcaires associées et confondues avec des roches schistoûles. àis porphyres et des amygdaloîdes. Les calcaires en général cristallins contiennent de l'épidote, du grenat et du gypse. Les amygdaioU^ sont à noyaux de stilbitc, d'aualcime et de carbonate de cbaox.
En face de ce massif rocheux , s'élève la montagne de Cuesuii Manflas. Sa base est granitique, et les premières assises régolièra sont les porphyres , auxquels succèdent des calcaires disJoqo<^ 0^ concordant avec ceux-ci. Le calcaire sans fossiles est compacte, argileux, gris foncé, à cassure unie, traversé par des veines spatliiqi'^' et placé ai 100 mètres au-dessus du fond de la vallée. A 150fDCtres plus haut, vient une série de couches marneuses ^ dont les uoesi so- \ lides, plus ou moins siliceuses, sont presque entièrement cooipo*^ de fossiles (Térébratules, Peignes, Grypbées) , et les autres uadc^ sableuses, se délitent, se désagrègent et laissent les fossiles ')S^ Ces couches très régulières, concordantes , alternent entre eli^ ^ grand nombre de fois. Les parties solides constituent des escaïf^ menis pi^esque verticaux , les assises tendres des pentes adovû^* couvertes de sable et de coquilles fossiles, (ietie série m coali>^*^ jusqu'au sommet de la montagne, qui est un platean méffU (^" étendu, élevé de 2000 mètres au-desM» de la mer* Depuis te fi*'^^
CDIL1. 575
la vallée, la montagne a 563 mètres , dont la moilié supérieure est composée de roches fossilifères , et rinféricure de porphyres et de calcaires noirs doloiniiiqaes, sans débris orgauiques.
L'aspect sec de la Cuesta de Manflas, sa teinte blanc jaunâtre, sa stratification régulière offrant des bandes ordinairement plus minces, moins contournées et mieux alignées que les couches de porphyres ,'Sont les caractères auxquels on peut reconnaiire les roches fossilifères des Andes» même à unegrande dislance et jusqu'aux lommets de très hantes montagnes.
Sur la pente de la montagne précédente opposée an rio Pulido, te système de couches à fossiles ne se montre plus; mais il se prolonge au N.-O., où on le retrouve dans la vallée du rio Jorquera. Sa largeur est de 1 lieue à 1 lieue 1/2 au plus, et il marque la place d'une ancienne plage de la mer secondaire.
(P. U^h.) En remontant le rio del Potro, M. Domeyko observa Coop* plusieurs fois les roches granitiques perçant, vers le fond des vallées, ^^ puis les porphyres et les brèches stratifiées qui se montrent seules, dès |^ iautiui« qu'on s'élève et qu'on change de direction. « On ne voit alors, dit-il, ^^*>« » de tous les côtés que des montagnes de roches stratifiées, des cou-
• elles immenses de brèches porphyriques grises et de diverses cou- » leurs, ai gros fragments porphyriques, empâtés dans une masse de » porphyre bigarre , des porphyres amygdaloïdes associés aux pré-
• cédents, des porphyres zéolithiques» et d'autres qui sont bréchol- » des, ou renferment des noyaux de calcédoine ; en un mot , tout » un ensemble de rociies dont l'aspect prouve rideniité aveo celui » qui prédomine généralement dans les Andes, depuis Copiapo
• jusqu'à llancagua, sur une ligne de 250 5 280 lieues de long, et 9 dont la formation a précédé le soulèvement de la chaîne^ »
Parmi les plus remarquables de ces roches, est un porphyre gris, â gros cristaux noirs, luisants (ouraliie), qui caractérise ce système h toutes les latitudes, dans les Andes du Chili. Quoique peu étendu, on l'observe principalement dans le voisinage des roches soulevantes. Dans la quebrada de Cacito et 5 Las Pircas, la syénile et les granités roses percent encore les roches stratifiées.
(P. 611.) Les divers chaînons de celles-ci, qu'on traverse avant d'atteindre les granités de la crôte et des t>arîies les plus élevées des Andes, portent les traces des plus grandes révolutions et des secousses les plus violentes , comme si réellement , dit l'auteur, la force qui fit sortir du sein de la terre ces énormes masses granitiques eût coBcentré toute Téuergie de son activité sur la ligne de
576 caiLi.
faîte de ces montagnes. I.es roches dominantes sont alors des brèches et des porphyres bréchoîdes , dont la surface est tantôt noire. taniôt rouge ou gris cendré, et dont les bancs sont presque ioojoars rubaiiés des teintes les plus variées. Ils sont fortement rédressés et, à quelques exceptions près, plongent toujours à TO. Ces roches, quant à leurs caractères, présentent une telle variété qa*il semble que la nature se soit plu à réunir, dans ce dernier terme de la série , une collection de toutes celles qui composent le terrain secondaire du versant occidental des Andes. Il n*y manque qae les calcaires de Manflas.
Onn'alteint le granité qu'à une demi-lieue de la ligne de partage des eaux. Le sommet de cette partie de la chaîne est composé d'ooe masse arrondie entièrement dépourvue de végétation, couverte de détritus feldspathiques et quartzeux, formant des pentes douces, sillonnées par des ravins peu profonds et évasés. La neige n*y persiste pas, et au 13 mars M. Domeyko n*en aperçut que sur les pentes méridionales de quelques cônes plus élevés et dans des ravins profonds. Au Portezuello de Come Cabalio, l'altitude est de /i426 mètres. Quelques sommités environnantes en ont à peine 120 à 130 de plus, de sorte que la ligne des faites de la partie la plus haute des Andes, à la latitude de Gopiapo, ne dépasse pas /iôOO mètres au-dessas de la mer.
Si, de ce point, le regard plonge des deux côtés de la chaîne, on remarque un contraste frappant dans la conûguratlon , les coulenrs et les formes des montagnes qui composent le versant occidental comparées avec celles du versant oriental, qui appartiennent aux provinces Argentines. A l'ouest, les roches soulevées sont complètement bouleversées ; des failles énormes , des déchirements , des escarpements à pic, la stratification brisée, contournée de mille manières, font qu'il n'y a pas deux montagnes qui se ressemblent, qui aient les mêmes contours ni les mêmes teintes. Ce chaos, qu'on observe au voisinage des dernières masses granitiques , offre en grand l'aspect de glaçons récemment fracturés et charriés par un torrent. A l'est, au contraire, la vue embrasse un paysage tout différent: ce sont des pentes adoucies, des bancs de roches presque horizontaux, rarement discontinus, et dont les arêtes forment des lignes parallèles à l'horizon. Des teintes peu variées s'étendent sur la plus grande partie du tableau, et à peine quelques poiuies coniques, isolées, éloignées de la ligne des faîtes, viennent-elles interrompre la monotonie du relief.
« Tout annonce que le principal mouvement , qui survint lors de
CBiLi. 577
>. la formation des Andes, arriva de l'ouest, c'est-à-dire du cOté o&
■ une ligne d'escarpements, qui marquent le rivage de l'océan,
> dcptiisle cap Horu jusqu'aux montagnes llocbeuses, continue Jt se Il soulever d'u lie manière lente et à peine perceptible , aux mugisse- 0 ments des bruits souterrains et sous l'intlueRce des IrembIcmenU
• de terre rËpélés. Cela explique pourquoi le même grunile qui sort
> ici au jour , an sommet de ces monugnes gigantesques , perce a tant de fois le terrain secondaire qui avait préexisté à leur soutè-
• vement, et forme en mGme temps l'arële occidentale des escarpe-
• menlsdelacAtcde l'océan PaciQque, c'est-à-dire la partie la plus
■ basse de ce système. Cela pourrait aussi expliquer l'eiiKieace de
> ces nombreuses roches d'injection qui sortirent en déchirant lalé-
• ratemeut les strates sur cette pente occidentale, et surtout cette
• abondance de filous métallifères qui affleurent le long de cette
> même pente, tandis qa'ils sont si rares et m pauvres de ['autr«
• cdié des Andes. ■
(P. ^21.) Lorsqu'il redescendit de la crSte par la vallée du rio Jorquera, dans celle du Cachito, M. Domeyko retrouva les mêmes roches et les mêmes dispositions que précédemmenl. A U lieues de la ferme de Jorquera, dans le ravin ou rjueèrada del Carricilo, se montrent les couches fossilifères dëjï observées ï la montagne de ManQas. Elles sont parfaitement régulières, d'épaisseur inégale , et plongent de 30°àù0*anN.-O. Ce sont des calcaires marneui ou sablonneux et ai^ileux , dans lesquels abondent particulièrement de grands Peignes. Ils sont subordonnés aux porphyres et aux brèches porphyriques stratifiées qu'on voit au-dessus et au-dessous, et dont iispartagent l'inclinaison. A deux lieues de las Juntas se voient encore des couclics fossilifères semblables aux précédentes, et plongeant k t'O. comme tout le terrain depuis le sommet de la cordillère. Des strates porphyriques et des brèches y sont intercalés. De même qu'i Mandas, ces calcaires marneui et argileux rcufiniienl des Gryphées, des Peignes, des Térébratules , dos Aniraoïiitoi, etc. lisn'alflenrenld'ailleursqueBur une longueur du 31)0 à 500 mËtret, et sur une largeur de 200, pour disparaître ensuite sous les rochts compactes, rouges, sans fossiles , les porphyres et les détritus descendus des montagnes plus élevées.
(P. fi2S.) Si de la vallée de Copiapo on se dirige au S. par cliailarcUlo.on trouve principalement , près de la |)uiita dcIDiablo, de puisBantesaasisesde roches porpbyroides. Ire versi'r's pr dis liions (|uartiifërcs , puis des rociies comtKicles, Hoi<;iiu>^, ''Di'lm'vciiiU's,
renfermant 15 à 20 pour 100 de carbonate de chaux, ou bien plus ou moins siliceuses, noires, grisâtres, à cassure conchoïde , très homogènes et parfaitement compactes. On observe en outre une couche pétrie de coquilles bivahes (Gryphées) et une innombrable série de schistes calcaires ou siliceux, noirs, rudes au toucher, compactes, semblables à la lydienne , en lits minces, alternant avec des roches plus calcarifères et moins dures. Tout cet ensemble plonge de kS"* à 50<* au S.-E. , et occupe une surface de 5 à 6 lieues depuis la punta de] Diablo jusqu'à Ingenio.
La montagne de GhanarcillOi qui s'élète k 1226 mètres au-dessus de la mer, se compose de roches calcaires, compactes ou terreuses, plus ou moins argileuses, quelques unes dolomitiques , toutes en couches parfaitement régulières, concordantes, presque horisontales ou légèrement inclinées à 1*0. Leur teinte grise , plus on moins bleuâtre, est due au silicate de protoxyde de fer qu'elles renferment M. Domeyko n'a point trouvé de fossiles dans toute la partie qui contient les filons métallifères , quoiqu'il y en ait Si Test près de Molle , et au nord-ouest , aux environs d'Ingenio. Du sommet du plateau aux travaux les plus profonds de la mine, on compte environ 300 mètres de distance verticale , et l'on peut distinguer dans cette hauteur trois parties ou étages. La portion la plus élevée , de 25 à 30 mètres d'épaisseur, présente des fentes et des dislocations innombrables, des vides ou cavités remplies de morceaux de la roche environnante , le tout indiquant qu'il y a eu des secousses réitérées sur place et indépendantes du mouvement général qu'a subi tout le système. Des minerais d'argent chloro-bromuré ont été trouvés en masses considérables dans ces cavités. Dans la partie moyenne , les filons deviennent pauvres ou tout à fait stériles, la stratification est plus régulière , et à 130 mètres au-dessous de la surface du plateau commencent les couches appelées mantos pindatores on couches qui font enrichir les filons. La roche est alors un calcaire qui res* semble beaucoup au muschelkalk de l'ouest de l'Europe. C'est le gisement du minerai le plus riche, celui de l'argent chloro-bromuré. Enfin , à 240 mètres du sommet les roches plus dures, plus argileuses, plus compactes, sont de nouveau stériles.
Les filons de Descubridora , de la Colorada et un filon nommé manto sont ensuite décrits par M. Domeyko, qui , jusqu'à Vallenar, n'a rien observé de particulier. Mais en remontant la vallée du Huasco , il a rencontré , à trois lieues de la ville , et comme à l'est deCopiapo, des masses dioriilques à la base des enarpements, puis
dos roches stratiGées concordantes, tantôt porpbyroîdes ^ tantôt argileuses , compactes, plongeant à i*E. 11 y a ici moins de régularité que dans la vallée de Copîapo ; les porphyres y prédonunent et sont traversés par des veines et des filons de quartz compacte. Les mines d*argent de Carriso se trouvent à la partie iuférieure des roches stratifiées, et sont remarquables par la variété des minerais qu'on y trouve. Les calcaires y manquent presque tout à fait; les diorites affleurent au pied de la montagne, et Ton y exploite un filon très riche en or natif.
(P. /i72.) La montagne isolée d'Agua Marga, qui atteint 1&50 mètres d'altitude, est composée de couches régulières, parallèles, inclinant légèrement à ro. sous des diorites. On y remarque des calcaires de diverses sortes recouverts par des porphyres. Elle ne paraît pas avoir éprouvé de dislocations notables et semble avoir été soulevé* en masse par une force venant de l'O. De nombreux filons métallifères, courant pour la plupart N. , S. et £. -N.>E. , correspondent ainsi à la direction des principaux filons de ChanarclUo. Plus de 200 de ces filons autrefois exploités sont aujourd'hui abandonnés. Les parties riches s'étendent aussi parallèlement aux divisions des couches et correspondent à certains niveaux déterminés. On ne remarque point de corps organisés dans la partie de la montagne que traversent les filons, maison en cite à sou extrémité sud-est, sur le chemin de Tunas , où un calcaire renferme de petites Gryphées voisines de la 6. virgule. Les nombreux fossiles que l'on trouve à trois lieues plus à l'Ë., près de la mine de las Cafias, sont les mêmes que ceux de la Guesta de Manflas.
(P. 489.) Le fond du bassin où est située la ville de Coquimbo est occupé par des granités , des syénites , des diorites , des eurites et des porphyres entremêlés sans ordre. Dans une même montagne, on voit toutes les variétés occuper indistinctement le sommet, les flancs ou la base , et passer insensiblement les unes aux au* très ; de sorte que si l'on voulait définir cet ensemble de roches» minéralogiquement et par rapport à sa composition chimique, il faudrait dire avec l'auteur qu'il y a>8 éléments (silice , alumine» potasse , soude , chaux , magnésie , protoxyde de fer et de manganèse), qui , se combinant en diverses proportions, forment 5 principales espèces minérales (ortbose» albite, amphibole, mica , quartz) et 2 moins importantes (épidote , tourmaline). Du groupement de ces espèce et de leur mélange plus ou moins intime résultent les variétés de roches des environs de Coquimbo. De plus, elles sont
Coop«f divartM
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Goqaimbo.
très aurifères , Tor se trouvant non seuiemenl dans une infinité de veines et de filons, mais encore disséminé dans les roches ellesmêmes. Les gemmes , l'élain , le wolfram , ni aucune des substances qui caractérisent les granités anciens , n*ont été rencontrés jusqu'à présent dans ces roches granitiques des côtes du Chili et du Pérou. Le fer et le cuivre sont les seuls métaux qui s'y trouvent associés à ror.
Dans une coupe faite à Test de Goquimbo , vers le sommet des Andes, et dans le district dont nous avons parlé d'après M. Darvirin, Al. Domeyko a trouvé, à 7 lieues de la ville, comme sous le parallèle de Copiapo , à deux degrés et demi plus au N. , la ligne de contact des roches stratifiées avec les roches cristallines. Les premières roches secondaires que Ton aperçoit sont ces porphyres bigarrés si souvent mentionnés dans la même position. Ils sont compactes ou terreux, bigarrés de brun, de gris verdâtre, etc., avec de très petits cristaux irréguliers de feldspath. Le plongement général est à !'£. , et ils alternent avec des brèches porphyriques. Â deux ou trois lieues à l'est de cette ligne de contact sont les mines d'amalgames natifs d'Arqueros et celles de minerais iodurés de même métal au Cerro de los Algodoues. L'auteur, qui avait précédemment décrit les premières (1) en mentionnant, dans des couches alternant avec des |X)rphyres, des corps rapportés à des Hippurites, s'occupe ici des secondes dont les roches sont du même âge que celles d'Arqueros et non moins variées.
Dans la vallée d'Ëlqui se montrent les diorites qui percent h travers les porphyres bigarrés comme partout à l'ouest, et occupent un espace de 6 à 5 lieues de long. Plus loin, la vallée se rétrécit de nouveau (2), et à la jooction du rio Claro et du rio Turbio on trouve, au milieu des porphyres bigarrés, des couches fossilifères semblables à celles de Manflas,de Chafiarcillo et d'Âgua Âinarga. Elles se trouvent ici à 880 ou 900 mètres d'altitude , constituant une partie du Cerro de las Très Cruces. Ce sont des grès rouges et blancs, alternant avec des calcaires argileux ou sablonneux remplis de Peignes, de Térébratules, de Spirifers, de Nautiles, d'Ammonites, etc. , analogues aux espèces trouvées à Manflas, et qui se représentent encore à Dofia Ana. L'ensemble de ces couches ne dépasse pas liO mètres d'épaisseur ; elles sont fortement redressées et
{\) Ann, des mines ^ 3* sér., vol. XX, p. 26 et 255. (2) Ann. des mines, 3* sér., vol. XVJIi , p. 59.
plongent de 60* à /iS"" à 1*0., en 8*appuyant contre les montagnes granitiques du côté des cordillères et recouvertes par des roches arénacées , compactes , rouges. Celles-ci passent vers le haut à des porphyres stratifiés , identiques avec ceux qui constituent les montagnesdelos Algodones, d*Arqueros, etc.
(P. 510.) <r Les couches fossilifères viennent affleurer sur la pente » sud-ouest de la montagne , près du fond de la vallée, se montrent a sur une longueur de 200 à 300 mètres en remontant la côte, et » changent de nature à mesure qu'elles s'approchent du somme; » de la montagne. Là elles subissent une métamorphose complète » dans leurs caractères minéralogiqucs et géologiques. Les fossiles » disparaissent entièrement * au lieu de calcaires argileux on voit • des roches compactes , homogènes , quelquefois schistoîdes , de 9 nature inconnue ; au lieu de grès et de cailloux quartzeux, sembla- » blés au grès des Vosges , on ne rencontre plus que des porphyres V rouges contenant du quartz vitreux et se fendillant en tous sens. »
I^ vallée du rio Turbio, qui remonte ici au N., est ouverte dans les masses granitiques qui se sont fait jour une seconde fois à travers les roches stratifiées secondaires. De belles variétés de granité avec feldspath oriliose , rose ou blanc, se voient à deux lieues et demie de Ribadavia. La roche est divisée en prismes verticaux de plus de 100 mètres de hauteur. A l'entrée de la vallée , les restes d'un dépôt récent, de plus de 200 mètres d'épaisseur, dont la surface est horizontale, accusent le niveau des eaux avant la destruction d'une sorte de digue de roches porphyriques dures qui resserre la vallée en cet endroit. Cette dernière suit la ligue de contact des roches granitiques et stratifiées. On observe, surtout à une lieue de Chapllca , des masses granitiques de formes et de teintes variées , coupées à pic et traversées par des filons noirs qui contrastent fortement avec les roches recouvrant le granité. Celles-ci sont en couches presque horizontales, de teintes sombres et uniformes. Près du contact des deux terrains sont les mines d'argent de Chapilca. Les minerais diiïèrent d'ailleurs entièrement, quant à leur composition, de tous les autres minerais d'argent du Chili , et la présence de ce métal dans le granité est également une circonstance tout à fait exceptionnelle pour le pays.
(P. 515.) Si l'on se dirige de ce point vers la crête de la cordillère, on suit encore le granité par Guanta , et, après les dernières ^ <>• habitations élevées de 1943 mètres au-dessus de la mer, on atteint, à deux lieues au delà de la cascade de Malpaso, de belles syénites qui
Cliatn*
plongent sous les por[)hf res bigtrrés pour ne plus reparaître (|tK <tr l'antre côté delà chaîne de DoiiaAna Cedernicr massif, qui s'élèx i près de 5000 mèlres d'altitnde , e«t composé de porpliyres cl it brèches porpbyriques stratifiées , dont les premières ï l'ooett t'appuient sor les sjénites de Valala.
M. Domeyko a donné une coupe fort intéressante de I2à15lieu« de long, dirigée E.,0., et passant par les cordillères de Dofka Anic( delasVacasHeladas. L'espace qui sépare ces deux cltalups est occupé par un plateau ondulé , de 3300 i S'iOO mètres d'altitude , domiti^ par une série de collines placées entre les chaînes précMcnii* Elles sont blanches, jaunâtres et rougeStres, formées de lofi'soa kaolin. Les couches fossilifères sont icllemenl faibitis , comp»rérf * l'immensité de l'espace qu'occupent les roches por|jhj-riqu« da système dont elles font partie, qu'elles ne mériteraient guère l'aitenliou do géologue, si, par leurs caractères et surtuut par Icun Ji*trifications, elles ne eenraieut i délcrininer l'agc du massif cnûn des Andes.
Elles ont i peiue 80 mètres d'épaisseur au milieu âesndtn porphyriques qui constituent celte grande formation , et elles )'fleurent sur la partie méridionale de la montagne, conraiii i F" près N.-N.-E.. S. -5.-0. et plongeant au S.-K. Le parallélisme (1« bancs et leurs teintes blanches ou jaunâtres les font reconnaître de loin. Ils contrastent ainsi avec les siraies de porphyres rouges, nnir^, verts et d'autres nuances très variées , cnii-e lesquels ils sont compris, A partir du pied de la monlagne , les dépOls fos-sHiféres s'*Wvenl jusqu'ï environ 200 mètres, puis plongent sous les |>or|ihyrrs et les con^omérais, i une altitude de plus de fiOOO mètres. Au fo'tezuelo de DoBa Ana , les brtches porphyriques micacées sont i &526 mètres, et le sommet de la montagne, composé aussi de brrdies porphyriques , est i 300 ou fiOO métros plus haut.
Sur le versant méridional (pi. 5, fig. 10 et 11), au-dessus Jf porphyres ver ts.s'élendcnt des straiesde grés et de porphjresrougrs; puis viennent un calcaire argileux fossilifère, ayant ^879 miim d'altitude & las Vegas , des marnes jaunâtres sableuses , la couclif principale de calcaire i fossiles , des porphyres et des brèches porphyriqu^ rouges, etc.
La coupe de la monlagne de DoRa Ana (pi. 5, Hg. 10). dont 1'' sommet atteint ù800 li fi900 mètres, ou la hauteur du !\Ioai-B)>°^' présente, sur une épaisseur d'environ 1000 mètres : 1' de'' M^i'porphyriqucs i la partie Supérieure ; 2* des porphyres micat*" '*
quartzifères au Porteiuelo de Dojia Ana {kS2% mètres) ; 3<^ des porphyres bigarrés alternant avec des roches compactes homogènes de i^OO mètres de puissance; U'* des brèches et des grès ranges; 5*" une première assise fossilifère de 2 à 3 mètres ; 6"" des porphyres et des brèches porphyriques rouges ; 7° l'assise principale des calcaires fossilifères de 30 à UO mètres d'épaisseur; 8^ des marnes sableuses; 9* une seconde couche de calcaires a?ec fossiles , de 2 à 3 mètres d'épaisseur; 10" des grès et des porphyres rouges; 11^ le porphyre vert massif de la base de la montagne, à 3879 mètres au-dessus du niveau de la mer. F.es grès rouges du n** 10 passent insensiblement aux porphyres de même couleur et aux brèches porphyriques, comme on Ta vu dans la montagne de las Tre$ Cruces.
A deux lieues à l'est de Doiia Ana , la vallée de l'Estero de los Banos a ses parois formées de roches stratiGées changées en tofos on kaolin, et son fond ci*eusé dans le granité. Au milieu de ce dernier, et près des roches modifiées sourdent les eaux thermales et mipéraies dont la température varie de 26'* k 60* cent, Elles sortent sur un espace qui n'a pas plus de 1 2 à 1 5 mètres d'étendue, et leur température diffère de 30* à une distance de 0"*,60 à 1 mètre seulement. Ces eaux, situées à 3258 mètres d'altitude, déposent une' gran4e quantité de sels déliquescents.
Si de ce point on remonte le lit du rio Turbio, on continue à marcher sur le granité dont les teintes sont généralement plus vives que dans ceux de la côte. On y trouve deux espèces de feldspath : J'un rose pâle, à trois clivages faciles, l'autre d'un blanc laiteux. Le quartz est toujours vitreux , le mica noir ou verdfttre, et l'amphibole verte. Le feldspath k base de soude et de potasse est le même que celui qui entre dans la composition de tantes les roches des Andes. Le granité et la syénite du Carrisal est è 2^29 mètres d'altitude, et disparait des deux côtés de la vallée sous les tofos que surmontent les porphyres stratifiés.
(P. 530.) A une lieue et demie du Carrisal, la syénite rose est cordiiièr« rempla)iée par une roche d'un vert sombre . aQectant quelquefois |., %^^ une disposition en prismes verticaux , et ailleurs fissurée en tous . "«1»/^°^ sens. Elle est principalement composée de larges cristaux hémîlropes de labrador et d'un autre silicate noir qui parait être de Tbyperstène , puis de quelques parties d'orthose lamellaire, mais sans quartz. Elle occupe un espace d'un quart de lieue de l'E. à l'O., et est recouverte par des roches stratifiées. .
Plus à l'E., les dernières niasses granitiques de ce çôlé des Andes
ressemblent beaucoup au granité de la ligne de fofte de la cordillère de Copiapo. Celui-ci est à gros grain et contient deax espèces de feldspath, l'un rose, l'autre blanc. Le granité se divise souvent en prismes rhomboîdaux de 100 à i tO% et les plans de divisions sont prësqtje toujours terticaux. Il n'arrive pas à la ligne de faite comme à la latitude de Copiapo , mais disparaît sous le kaolin qui , à son tour, est recouvert de roches stratifiées formant les sommets les pl«& élevés de cette partie des Andes.
Le passage de la ligne de latte, sur le chemin de San-Juan , est à (i767 mètres au-dessus de la mer, c'est-à-dire d'environ 100 mètres plus haut que le passage des Andes de Copiapo et du Portillo» Le 14 février 1844, M. Domeyko vit toute cette crête dégagée de neiges , et il n'y en avait même pas sur des points culmioanis plus élevés de 300 à 400 mètres, il en remarqua seulement le long des pentes tournées au S. et dans des ravins. Ces faites sont entièrement composés de porphyres et de brèches porphyriques rouges, avec ou sans quartz , avec ou sans mica. Les brèches, qui sont i très petits fragments, comme dans le voisinage de la ligne de faite des Andes de Copiapo, sont probablement aussi du même âge. On ne tronve ni filons, ni traces de minéraux métalliques dans ces roches et dans une infinité d'autres de la grande cordillère de h Laguna.
c Les masses en général, soit de la roche soulevante, soit des « roches stratifiées, présentent, dit en terminant M. Domeyko, un I» état de cristallisation confuse qui annonce que les unes sont sorn tiesà l'état pâteux, et que les autres ont subi, sur place, une mé- » lâmorpliose, sans que leurs éléments se soient trouvés dans la
• possibilité de se mouvoir librement, pour former des cristaux parê faits. Depuis Guanto , ou peut-être depuis les mines de Chapilca, » jusqu'au sommet de la grande cordillère, je n'ai pas trouvé uo
• seul cristal complet de carbonate dechaux, un seul cristal de quant
• hyalin. En même temps, je dois dire qu'on n'a jamais trouvé un n seul filon métallifère dans cette partie du système des Andes. »
ohiervaiiont On a pu remarquer que , dans ce grand travail de M. Domeyko, ^"'^' le système arénacé et gypseux du versant occidental des Andes était beaucoup moins caractérisé, moins développé, et surtout moins bien séparé des porphyres et des congloméi*ats porphyriques sousjacents, que dans celui de i\l. Darwin. Nous y voyons même ces dernières roches alterner avec des couches fossilifères très basses dans la série, et en recouvrir ensuite d'autres à de très grandes hauteon.
AI. Darwin isole ainsi plus neiiemenis^ foi^natiancrétacéo-jurassigue ou gypseuse des roches d'origine ignée ou dastique, dont elle serait en quelque sorte indépendante. C'est la différence la plus essentielle qui ressorte , pour nous » de la comparaison des recherches si précieuses que ces deux géologues ont publiées sur le Chili ; recherches dirigées souvent sur les mêmes points, quoique dans des buts un peu différents, mais qui, à beaucoup d'égards, s'accordent d'une manière remarquable.
M. L. Crosnier, dans sa Description du terrain tertiaire à lignite des environs de Concepcion , précédée de quelques observations sur la géologie du Chili (1), a esquissé aussi les traits généraux de l'orographie et de la distribution des principales roches de ce pays; mais il a peu ajouté à ce que nous avons dit, d'après les travaux de ses prédécesseurs, et, malgré l'intérêt de son mémoire, nous devons nous borner à le mentionner ici et à y renvoyer le lecteur.
On a vu {antè^p, 5ôi!i-555)queM. Aie. d'Orbigny, ayant étudié les ri.icontoio$i« fossiles d'un premier envoi fait du Chili, par M. Domeyko, en avait conclu que, sans nier qu'il existât parmi eux quelques formes jurassiques, le plus grand nombre des espèces cependant devaient appartenir à la formation crétacée, et plus particulièrement à l'horizon de la craie chloritée, ou deuxième étage de la craie tuffeau. De son côté, M. Ed. Forbes avait décrit les fossiles rapportés du même pays, par M. Darwin, et avait aussi conclu à l'existence de formes jurassiques dans cette partie des Andes; mais les observations stratigraphiques n'avaient pas encore permis de séparer leurs gisements de ceux des formes crétacées, de sorte qu'un nouvel examen des débris organiques, joint à la comparaison des localités et des couches d'où ils provenaient, était nécessaire pour déterminer si, comme le pensait dans l'origine L. de Buch , la formation crétacée existait seule dans l'Amérique du Sud , ou si elle y existait concurremment avec la formation jurassique, comme le soupçonnaient MM. Dufrénoy , Élie de Beaumont, Aie. d'Orbigny et Kd. Forbes, d'après les recherches de divers voyageurs, ou enfin s'il y avait réellement passage et fusion des deux formations secondaires en une seule , comme l'admettait M. Darwin , à cause du mélange , qu'il avait cru observer, d'espèces jurassiques avec d'autres regardées jusque-là comme crétacées. Les conclusions de M. Domeyko, quoique plus ré-
( I ) ^nn. dcx mines , 4* sér. , vol. XIX, p. 4 85 ; 4 854 .
586 CBILI.
serrées, tendaient néanmoins à confirmer celles du géologue anglais. La question ainsi posée, il nous reste ë dire comment elle fut résolue par une nouvelle étude des fossiles déjà connus , auxquels vinrent s'ajouter de nouveaux échantillons envoyés par M. Domeyko.
Après avoir donné un aperçu du travail géol(^ique de ce dernier, MM. E. Bayle et H. Goquand (4) ont fait voir que, à une seule exception près {Exogyra Couioni), toutes les espèces qu'on avait ra|>portées à la formation crétacée étaient, en réalité, jurassiques ; que ^tte E. Cot^/ont, jointe à deux espèces nouvellement signalées {Crioceras Duvalii et Trigonia Delafossei) , étaient les seules qui appartinssent à la craie , et qu'au lieu d'indiquer le niveau de la craie chloritée, elles marquaient au contraire celui de l'étage néocomien inférieur, qui est également bien caractérisé dans la cordillère orientale de la Nouvelle-Grenade.
Ainsi, d'aprèscesdeux paléontologistes dont nous aurons occasion d'examiner le travail plus complètement, le Nautilus Domeykus^ d'Orb. , trouvé à Très Cruces , avec la Gryphœa cymbium , le Pecten alatus et le Spirifer iumidus^ est le N, striatus, d'Orb. , de la formation jurassique et fort éloigné, par conséquent, du A^ Largilliertianus t dont on l'avait cru voisin. Le i^/etiro/omorta Humboldti^ de Buch, qui ne serait autre que la 7\irritella Andii, d'Orb., devient la r, Humboldti, Bayle et Coq., associée à des espèces jurassiques. VOstrea hemisphœrica^ d'Orb., ou Gryphœa Darwinii, £d, Forb., aurait été établie sur de mauvais échantillons delà Gryphœa cymbium, Lam., et se trouve, par conséquent, bien différente des Ostrea vesicularis et biaurictUata , dont on l'avait rapprochée. Le Pecten alafus, de Buch, dont le P. Dufrenoyi, d'Orb. , parait n'être qu'une variété , n'est point une forme exclusive, ou propre à la craie, puisqu'il a été trouvé à Manflas, à Très Cruces et à Jorquera , avec la Gryphœa cymbium, le Spirifer tumidus et la Terebraiula omithocephala. Cette dernière a été désignée sous le nom de T. Ignaciana, d'Orb. , comme la 71 perovaliSy Sovi^. , sous celui de 71 Inca, Forb., et la 7\ concinna, Sow., sous celui de T, cenigma, d'Orb., etc. Si, à ces quelques exemples, nous ajoutons que MM« Bayle et Coquand émciientdes doutes sur l'existence
(4 ) Mémoire sur lus foxsUes secondaires recueillis dans le ( hili par M, I, Domeyko , et sur les terrains auxquels ils appartiennent (A/em. de la Soc, géol, de France, 2* sér., vol. IV, p. 4 , avec 9 pi., 4854).
TBRRI Dl FBU. 5B7
de YUippurUeê chiiensis, d*Orb. , espèce rapprochée de Vff. orga^ nifam, puis qae les (rois fossiles crétacés (Crioceras Duvalii, Exogyra Coulmi, Trigmia Delafbssei) ont été trouvés ensemble dans le gisement d'Arqueros , et jamais mélangés avec d'autres , on en conclura que cette localité est , de toutes celles où nous avens cité des fossiles secondaires , au Chili, d'après MM. Darwin, nomeyko,6ay,Meyen,eic., la seule qui soit certainement crétacée. Les fossiles de l'île de Quinquina, dans la haie de Coneepcion, paraissent prouver qu'il existe d'autres gisements appartenant à la même formation, mais moins anciens que le précédent.
S 5. Terre de Teu.
De même que l'extrémité méridionale de l'Afrique nous avait présenté des rudiments bien caractérisés de la formation crétacée, de même les terres les plus extrêmes du continent américain, vers le pôle austral, nous montrent des dépôts du même âge, derniers témoins, dans celte direction, de ceux que, à quelques interruptions près, noosavons pu suivre depuis le bassin supérieur du Missouri, sous le US^ 1/2 de lat. N., par le Mexique, la Nouvelle- Grenade et le Chili.
M. Le Guillou (1), qui faisait partie de l'expédition de Dumont d'Urville, a visité, sur les côtes du détroit de Magellan, le port Galant, le portSaint'Nicolas, le port Famine et le havre Pecket. Il a reconnu, sur ces divers points , quatre terrains distincts: !• des roekes primitives ; 2' des roches schisteuses, calcaires et arénacées^ en couches inclinées, appartenant au terrain secondaire; 5^ des dépats horizontaux, marneux et arénacés, avec des cailloux roulés et des lignites rapportés au terrain tertiaire (2) ; U"" des dépôts d'alluvions modernes. Les calcaires compactes, gris brunâtre, alternant avec des schistes et recouverts par de puissantes masses de poudingoes, au port Famine et an port Saint-Nicolas, lui ont offert une grande Hamite et d'autres fossiles qui peuvent faire rapporter ces couches à la craie.
De son côté, M. Gh. Darwin (3), après avoir rappelé ce qu'a dit le
(<) Buff,, <'• 8éri#, vol. Xn, p. 91 ; 4844. — Compt. refid., vol XII, p. 9^7; 4844.
(S) Voyez antè, vol H. p 402, el 4070, pour Tftge réel de ces
(3) Journal and Rcmarks ^ etc.« p. 266, in-8. Londres, 4839.
588 TBRRB DI FEU.
cap. Kiiig (1) , daus son esquisse de la Terre de Feu, ajoute qu'elle présente une grande formation de schistes argileux, dans lesquels les fossiles sont rares, mais où l'on rencontre parfois des empreintes d^Ammonites.
La côte orientale de la Terre de Feu, dit ailleurs le même savaut (2), depuis le détroit de Magellan jusqu'à la baie de Saint>Polycarpe, est formée de couches tertiaires , horizontales, bordées ï rintérieur par une bande montagneuse de schistes argileux. Ceux-ci s'étendent, du détroit de Lemaire à TO. , l'espace de li!iO milles, le long des côtes du canal du Beagle, jusque près de sa bifurcation* Ces roches schisteuses occupent au sud toute l'ile Navarin, la moitié orientale de l'île de Hosle et de la péninsule Hardy, pour se continuer au N.-O. , sur les deux rives du Sound de l'Amirauté à la ^léuinsule de Brunswick , dans le détroit de Magellan et sans doute jusqu'au flanc oriental de la cordillère. La côte occidentale et brisée de la Terre de Feu, vers l'océan Pacifique, est composée de schistes métamorphiques, de granités et de diverses roches irappéennes. La ligne de séparation, entre les roches cristallines et les schistes argileux, peut être distinguée, comme l'a fait remarquer M. King, par le parallélisme, dans les districts argileux, des côtes et des canaux ou détroits qui sont dirigés entre l'O. SO"" à ^0*" N. et l'E. 20* à iiO" S.
Les schistes deviennent quelquefois siliceux ou ferrugineux, et sont traversés par des veines de quartz et de calcaire spathique. Dans les hautes montagnes, ils prennent les caractères de feldspath altéré, passant à un porphyre feldspathique. Ils sont associés avec des brèches et des grauwackes. Un calcaire cristallin noir y est intercalé, à la base du Good-Success. Au port Famine, une grande partie des schistes devient calcarifère et passe, soit à une roche tendre {mud'Sio7ie)j soit à une grauwaeke. Sur la côte, à quelques milles au nord du port Famine, au sommet du mont Tarn, et à 792 mètres au-dessus de la mer, M. Darwin a recueilli VAncyloceras simplex , d'Orb., le Hamites elatior, G.-B. Sow., un Fusus, une Naiica^h Lucina excentrica^ G.-B. Sow., une Venus ^ une TurbinoUa et un
(1| Journ, ofthe geogr. Soc, 1830-34, vol. I, p. 465.
(2) Geological obsenHXtions on South" America^ p. 4 51, in- 8. Londres, 4 846. — Voyez aussi: Proceed. geol. Soc. of London ^ vol. I, p. 29. — Voyage du capitaine Fitzroy, vol. 1, p. 375.
TKRRE DB PBD. 589
Pentacrinus (i). D'accord avec ropinion exprimée par M. Ed. Forbes , il rapporte les couches qui les renferment à une période crétacée ancienne. MM. Hombrou et Grange avaient aussi trouvé» dans le même pays , un Ancylocef^as^ peut-être VA, simplex^ une Ammonite , une Plicatule et une Modiolc.
(P. 152.) Ainsi, dit M. Darwin, c*est un fait certainement très intéressant que la grande formation argileuse de la Terre de Feu soit crétacée, et que l'âge des dépôts de cette partie terminale du grand axe du sud de TAmérique soit le même que celui de la cordillère du Chili et du Pérou. Nous ferons remarquer cependant que cette conclusion est au moins préipaturée , car de ce que des fossiles, regardés comme pouvant être des formes crétacées, ont été rencontrés sur deux ou trois points , il ne s'ensuit pas nécessairement que tous les schistes argileux de la Terre de Feu doivent appartenir à la craie. Il faudrait auparavant que la liaison intime et la continuité des couches fossilifères connues, avec tout le système des schistes argi* leux, qui parait être fort puissant, fussent démontrées; or, ce qu'on vient de voir dans le Chili, au N. , et ce que l'on sait des îles Falkland , à ]'£. , nous semblent exiger quelque réserve dans les généralisations déduites d'un si petit nombre de faits observés.
Les schistes argileux de beaucoup de parties de la Terre de Feu sont brisés par des dykes et par de grandes masses de diorites souvent très chargés d'amphibole. Presque tous les petits fiols qui se trouvent dans la région des schistes sont composés de cette manière. Dans le voisinage des dykes , le schiste devient plus dur, d'une teinte plus pâle, fissile, plus feldspaihique, et passe au porphyre ou au diorite. Dans la partie sud de l'île principale , vers la limite sudouest des schistes , on observe particulièrement ces modifications. La partie méridionale de l'île WoIIaston et les îles Hermite et Horn semblent être formées de cônes de diorite. En traversant la péninsule Hardy, le schiste conserve encore des traces de son clivage ordinaire , passe à des roches feldspaihiques colonnaires auxquelles succèdent des roches basaltiques et trappéennes avec du feldspath vitreux et beaucoup de pyrites de fer. Aucun volcan moderne n'a d'ailleurs été observé à la Terre de Feu , ni dans les îles qui en dé' pendent.
. ( 4 ) A le. d 'Orbigny , Voyage dans l'Amérique méridionnh , vol . I II , Géologie ^1^, 242.
590 TIMB BB nu.
A l'oaest de la bifurcation da canal du Beagle, les schistes argileux passent vers le bas à du gneiss à grain fin et è des schistes luisanls auxquels succèdent des niicaschisites grenatifères très développés. Ge système constitue les principales montagnes du pays, qui courent O.-N.-O., E. -S. -Ë., et dont les points les plus élevés» le moBl Sariniento et le mont Darwin , atteignent 2072 et 210B mètres d'altitude. Les schistes métamorphiques forment une crête bordée de part et d'autre par des schistes argileux.
M. Darwin pense que là où les schistes ont été métamorphosés à une graude profondeur, il en est résulté du gneiss, des micaschistes* et d'autres-roclies analogues ; lorsqu'au contraire l'aotioa modifiasis a eu lieu près de la surface, il s'est produit des porphyres feldspathi* ques, des diorites, etc., souvent accompagnés d'éruptions volcani* ques sous- marines. Après s'être beaucoup occupé du clivage des schistes, question sur laquelle nous reviendrons ailleurs, l'auteur conclut qu'à la pointe orientale de la Terre de Feu , le cliyage et la ligue des côtes courent E., 0., et mêmeO^-S.-O., E.-iN.-E. A l'ouest, sur une grande étendue, le clivage, la principale chaUie de montagne et quelques chaînons, mais non la ligne des côteSi courent O.-N.-O.. E.-'S.-E. Dans les parties centrales et occidentales da détroit de Magellan, la stratification, les chaînes, les lignes de côtes et le clivage sont tous dirigés presque M.-O., S.-E. Au nord du détroit les contours de la côte et les montagnes de l'intérienr courent presque N., S. Ou voit ainsi comment, à eette pointe méridionale du continent , la cordillère passe graduellement de la direction N. , S. , qu'elle a suivie sur tant de milliers de milles, à uns direction £., et même E.-N.-E.
M. J.-D. Dana (1), qui faisait partie de l'expédition scientifique du cap. "Wilkes , décrit comme ses devanciers les caractères géolo* giques de la Terre de Feu. Les roches stratifiées qu'il a observées à l'entrée de la baie de Nassau, large échancrure de la côte méri* dionale de l'île, sont traversées par des diorites et des trachytes. Ce sont des argiles schisteuses, à grain fin , alternant avec des grès, plus ou moins argileux, et des conglomérats. Leurs teintes sont le bleu foncé, passant au vcrtt Les lits sont souvent très minces et les roches passent les unes aux autres. Les cailloux i et même les blocs de roches ignées qui entrent dans les conglomérats, proviennent de
(4) United'States exploring expédition^ etc., vol. X, Geo/ogy, p. 602, in-4, 4 849.
NOOVELLB-ZS LÀNDB . S9i
voisinage. Quelquefois le ciment est calcaire; mais le plus ordinairement il est argileux. Les roches stratifiées sont accidentellement horizontales; plus souvent elles plongent de 12* à 15° à TO. Elles varient à cet égard suivant les dykes de roches ignées qui les traversent. Le seul fossile qu'ait trouvé M. Dana, dans un lit d*argilc schisteuse compacte , passant à un grès argileux, est un corps voisin desBélemnites, et qu'il décrit sous le nom à'Helicerus fuegensis (1}. L'auteur rapporte cette assise à l'oolithe supérieure, et les fossiles, que nous avons cités ci-dessus , ont été placés par M. Âlc. d'Orbigny (2) dans la liste des espèces des argiles à Plicatules, ou étage néoGomien supérieur.
§ 6. BBouveUe-Zélande.
Ëtifin , sur un troisième point des régions australes « par 40» de lat , à la moitié de la distance qui séparé les extrémités sud de l'Afrique et de l'Amérique , la présence des dépôts crétacés paraît avoir encore été constatée dans Tile du milieu de la Nouvelle- Zélande.
D'après ^^, Vf. Mantell (3), les couches fossilifères les plus anciennes de la partie de la côte orientale de l'île, qu'il a visitée, étaient les calcaires qui, de Morokura, s'éteudent au delà d'Anaa iUatura, et à cinq milles de KLakaunui. La ressemblance de la roche avec les dépôts crétacés & coraux, de Faxoe et de Maestricht, la présence de Térébratules, de dents de Lamna, d'échinodermes, de corps voisins des Bélemniies, etc. , ont fait penser que les couches d'Ototara pouvaient appartenir à des dépôts de la dernière période crétacée. Les foraminifères » qui constituent en quelque sorte le ciment de la roche, représenteraient des formes de la craie d'Angle* terre. 9 espèces sur 13 ont été déterminées. Ces dépôts présumés crétacés recouvrent des schistes anciens, et sont surmontés d'argiles tertiaires, on plutôt quaternaires.
(4) îbicl, Appendix, t. I , p. 720, et pi. 4 5, fig. 4; -»- Amer, Journ., V sér, vol. V, p. 434 ; 4848.
r2j Prodrome de patéontoto^ie y vol. II , p. 4 4 4, 4 4 8 ; 4 850. (3) QAart. Joarh. ^eùi. Soc. ©/ Lottdon^ vol. VI, p. 328 ; 4 850.
APPENDrCE BIBLIOCRAPHIQUB.
Nous réunissons ici , sous plusieurs titres, l'indication d'ouvrages et de mémoires qui , par divers motifs, n'ont pu être mentionnés dans le cours des volumes IV et V de notre travail, et dont certaines parties au moins se rattachent encore à la formation crétacée.
Géologie.
J. EwALD. — Sur la limite entre le groupe néocomien et le gauU; discufision sur la valeur des argiles à Piicatules, considérées comme étage distinct; discussion des espèces fossiles communes à d'autres étages, etc. [Zciischrift dcr deutsch, geoiagisch. Gesellsch, , vol. II, p. 440; 4 850). France. Tadpbnot. — Études géologiques sur les terrains en général ^ et en
particulier sur les environs de Montpellier, (Thèse.) In-8. Dijon, 4 851.
Lom. — Essai géologique sur le groupe de montagnes de la Grande-Chartreuse, In-8 avec coupes. Grenoble, 4852. — BttlL, 2«8ér., vol. IX, p. 226; 4 852. — Note sur les terrains du Dévoluy (Hautes-Alpes) [Bnll,^ 2*8ér.,voL X, p. 20; 4 852).
RozKT. — Cott/?M géologiques des Hautes- Alpes {^Compt. rend.^ vol. XXXIII, 4«'déc. 4 854).
P. Gbrvms de Rouvillb. >^ Description géologique des environs de Montpellier, in- 4*, avec carte géol. Montpellier, 4 853. La description du groupe néocomien, comprise dans ce travail, exécuté avec beaucoup de soin, vient combler une lacune que nous avions regretté de laisser dans la nôtre {anté, vol. IV, p. 477).
A. BuviGNiBR. — Statistique géologique miner, minéralur, et paléontologique tlu département de lu Meuse. In-8. Atlas in-fol. Paris, 4852.
Hébert. — Note sur la craie supérieure du nord tle t Europe [Bull.. 2«sér., vol. X,p. 478; 4 852). Suifse. Alb. Mousson. — Geologischc Skizze , etc. : Esquisse géologique des
environs de Baden (Argovie). In-4 avec cartes et coupes. Zurich, 4 840.
J. Thuihahr. — Esquisses orographiques de la chaîne du Jura, 4^* partie renfermant: 4* Tesquisse topographique du Jura oriental; 2° 4 5 coupes transversales ; 3*^ 4 2 aspects ou vues donnant une idée des formes du sol. In-4. Porrentruy, 4 852.
Reeevier. — Sur la géologie des Alpes vaudoises [Bull, de la Soc. vaudoise des se. nat., n* 26,4862). L'auteur y donne une coupe détaillée de la perte du Rhône.
B. Studer. — Géologie dcr Sc/twciz. In- 12, vol. II. Bero , Zurich,
Alb. Mousson. — Bcmcrktuigcn urber die nnturlichcn^ etc. : Observa lions su ries relations naturelles des eaux thermales d' A ix en Savoie. In-4 avec carte et coupes. Neuenburg, 1846. (Extrait du t. VIII des Nonv, menu de VAssoc. suisse des se, nat.)
A- Favrb. — Sur la présence de In craie blanche dans les Alpes de Savoî» la Savoie^ oa plutôt à la jonction des Alpes et du Jura [Bibl, univ. de Genève^ avril 4 852).
A. R. ScBviDT. — Geognostisehc Karte, etc. : Ca^te géognostique du Woniribeig. Vorarlberg, 4 f. 4841. — Coupes et pro61s géognostiques des montages du Vorarlberg, 4 f., 4841.
A. Escbbh db la Linth. — Geologisc/tc BemerAungen, etc. : Observations géologiques sur le Vorarlberg septentrional el quelques points environnants. In-8, avec coupes 4853. L'auteur cite dans ce pays: 4"* le calcaire néocomien; 2* le calcaire à Caprotines {Schrntten Kalk^ Slud.); 3" le gaull, et 4* le Seèwer Kalk\
Casiano de Prado. — Note sur ta géologie de la province de AJadrid E$|iagn«. [Bull., ««sér., vol. X,p. 4 68, 4852).
A. Sishonda. — Sur les dépôts néocomiens des environs de Nice et it>i>fl
sur les soulèvements produits par des schistes cristallins el «•P*«»* "«"**•• des roches éruptives, sur lacôte de la Ligurie [Neu. Jahrb. , 4 844, p. 352).
C. Bruhnbr ûls.—' Aperçu géologique des environs du lac de Luf^ano,
accompagné d'une carte et de plusieurs coupes, 4 852 ? — Le calcaire majolica est rapporté au groupe néocomien , comme on Ta vu précédemment.
W. ScflULz. — Anweisiuig zur Zwcckmassigf'ten^ etc. : Instruction sur l'emploi des dépôts d'asphalte de Subidolaz, près de Vergo* raz,de Porto Ma ndoler et de Ttle de Brazza en Dalmatie, In-4* avec 4 pi. Venise, 4 844. — Asphalte dans le calcaire crétacé de l'Ile de Brazza, vis-à-vis de Spalato, découvert en 4 840.
— Dépôt de houille et de lignite en Istrie (Albona) et en Dalmatie (Demis près Sebenico), etc. {per Bergwerks^
freundy vol. II, p. 255).
G. MENKOBnif. — Nuovi fossili toscani^ etc. : Nouveaux fossiles tos- Toscane, cans. Appendix aux considérations sor la géologie stratigraphique de la Toscane [Ann. dcll* universifa Toscana, vol. III , 4 853). — L'auteur cite de nouvelles formes crétacées dans nie de Tinetto et sur d'autres points.
C. Gbbellaro. — Sul terrcno di Carcaci e di Troina^ in-4''. Catane, fticU*.
P. Calcara. -— Ricerchc geognost. sidle Madonie ( L'Empcdocle , Palerme, 4 854).
— Ricerche sulla storia natur, de *in torni di Nicosia (i bid . ) .
A. von Strohbbcb. — Ueher den Gault im subhercynischen Quaker^ BmnMvîrk.
39^ APPENDICE HlBUOGRAPttlQUE.
f^rbir^r : Sur le gauU dans la formation du quader subhercynien [Zcit.*c/i. (t. (Ifiutsrh. f^cnl. CcscUsch. Jaftr^ 4 85:>). — A Bodonstein , district dtî Luller ot Barenberg, l'auteur a observé, entre les marnes panachées [Flammcn Mvr^el) et le quadersandstein inférieur, une couche d'argile qu il rapporte au gauli, et dans laquelle il signale Y Ammonites aitritus , Sow. les Hamites rotundus [mujci^ . mus), id., et intermedius, id.. le Bclcmnitcs miwmtts ^
List., et le Corystes Siovkrsi , Ma ni. Cette observation positive et complète de M. de Strombeck semble devoir lever les doutef que nous avions exprimés d'après des données encore tri vagues sur le même sujet (««rè., p. 24 0 et 222). Bohême. ZiPPR. — Ucbersicht der geogn, Fahëit. d. Gegend i», Prag {m
Topogr, Tascheêtb. v. Prag, v. KrombholZy 4 837).
J, Kavci. — Zemeznalecky Prehled Okoli Prazského (Crwo/^/j ceského AIus. Roc. XXI , dilu. II , Sw. 5, 4 847) : Description géognostique des environs de Prague, avec carte.
T»-B. GuBPascHT. — Bettràge zur geognost. Kenntn, cinig. Theile Sachsens und Bohmeas, Berlin, 1835.
Alf*i». Dl»0€0. — Mémoire sur la constitution géologique des Zfbiiti et lie
rOuadlCir, au point de vue des eaux artésiennes de cett€ portion du Sahara. V\ï^^\ Paris, 4 853.
Ce travail, qui peut ôtre regardé comme un complément de \z Richesse minéndc de i Algérie, par M. Fournel, comprend la région située à Test et au sud-est de Biskra; il est accompagné d'une carte de ce pays, découpes géologiques et d'un plan de la ville de Tuggurt. L'auteur, sans discuter les observations de M. Fournel, déduit des siennes et de celles de MM. Massip et Vital , que l'altitude de Biskra est de 44 4 mètres (p. 4 3 et 74). Les jardins de Tuggurt sont à 46 mètres seulement au-dessus de la mer, et un marais salé,surIaroutedeTémaçin,à44(p. 73).(P. 44.)— Dans le grand Cbott Melr'ir, situé entre ces villes et Biskra, et où se réunissent toutes les eaux des ZibAn et de l'Ouad-Djedi, il y a des dunes et des mamelons de roches gyp^euses qui sont à 65, 76 et même 85 mètres au-dessous du niveau actuel de la Méditerranée.
Valéontolùgie.
Oénit%\9 H.'G. Bbomk. — Lethœa geognostica, etc. In-8*», atlas in-4" de 42 pi.
Stuttgardt, 48354838. — Id., V éd., 4851. H.-E. GoBPPBRT, H. von MsTBs ct H. -G. Bronn. — Index palœon^
tfilogicus, — Erste Abtheilung. A. Nomenclator palœon ^
tologicuxi in 8°, vol. I, Stuttgardt, 4 848. B. Enumerator
palteontologicuSf vol. Il, 1849.
QosRSTBDT. — Handbuch der Pctrrjaclenkunde, In-S*». Jubiogen ,
KmavrtiM. — ^atuviesçh. der Erdkurpers, voL H, 4.834,
APPENOICB BIBUOCHUPHIQlfB.
Particulière.
Oiseaux.
Reptiles.
Poiiiont.
1- PiCTKT. — T/ttitr vh'iinHtairc de piiU^itftVtloi^lc^ ou /i/.^toitv /miurclU' (ici (inimoiix jnssiU's. 4 vol. in-8°. Paris, 18ii. — V éd., avec allas in-4°, <852.
E. Batle. — ExpUcatian <lrs jflanclics de fo.ssf/es r/uf nccompa» prient te cours de géolog/c professé à l'école fies ponts et c/iauxées, In-i'* avec 12 pi. Paris, 4 847. (Ce travail, comme Tindiqua son titre, n'est point dans le commerce.)
A* Gras. — Catalogue tirs corps organisés Jossiles qui se feucotitrcnt dans le département de l'Isère, In- 8. Grenoble,
P. GsiVMS. — Hcmnrqurs sur les oiseaux fossiles. (Thèse de géologie. ) In-8", 4 844.
Il faut supprimer l'indication (p. M) de l'oiseau dea schistes de Glaris, ces roches appartenant au terrain ter* tiaire {antè, vol. 111, p. 92).
R. GiBBKs. — A metitoir on Mosasaurus , etc. : Mémoire sur le Mosa* sauras et sur trois nouveaux genres \o\s\ns ( Holcodus ^ Conosaurus, AintjfnnosteusY i^Sniithson. contrib. to know^ le/ge.yol II, 1851).
L. Agabsii. — /é ncw classifiration offishes , etc. : Sur une nouvelle classification des poissons et sur la distribution géologique des espèces fossiles {Proccrd. gcoL Soc. of LondQn^ vol. Il,p. 99, 1834.) *— Notice sur la succcs.sioa drs poissons fossiles dans (a-série des formations géologiques (extr. de la 1 8* livraison des Recherches sur 1rs poissons fossdes,)^ 1843. - — A part, avec le Tableau général des poissons jo.\siles^ ln-4°. Neuchâtel, 1844.
D*HoHBiES FiRHAS. — Nottce sur des dents Jossiles de poissons {Recueil de mém^et d'observations, in-8'», p. 21 0. Nîmes, 1838).
Ces dents proviennent de la crsie inférieure des environs d' A lais {antèy\Q\. iV, p. 479).
P. os Grby Egerton. — Lophiostnmus Dixoni^ Egert. Sauroïde de la craie du Sussex [Mem, gcol, Survcy, décade VI, 1852).
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MiLNE Edwards. — Observations sur quelques crustacés fossiles (Soc. Phflomatique de Paris, extrait des procès- verbaux des séances, * 837 , p. 1 1 r») -, — L 'Institut , juillet 1 837).
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Alc. o'On»ïGHf , -^^Considérations paléontologiques et géographiques Mollmquei. .sur la distribution des céphalopodes acétabulifères [Btill . , iregér., vol. XII, p. 352, 4844).
••— Mémoire sur les Béîemnites {Ànn, des se. nat,^ vol. XVIII, p. 158).
Craslurdi.
Infectes.
590 APPtNDÏCE BreUOGRAPHIQUE.
L. DE BucB. — Sur les Jptychus [Neu. Johrb., 4850 , p. 244 ; — Monatsher. d. Àkad,y etc. zu Berlin^ 4 849, p. 365; — Quart. Jottrn, geol. Soc. oj London , vol. VII , p. 32, des Notices ,4851).
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T. Davidson. — A monograph of British cretaceous brachiopoda. In-4* avec 5 pi. Londres, 4 852. (Publié par la Paleontographical Society.)
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GoLDFDss. — Observations sur la structure des rudistes {Nen. Jahrh. 4840, p. 59). — L*aut6ur les range parmi les bracbiopodes.
Alc. d'Orbigky. — Considérations géologiques sur les rudistes {Bull. 4 '• sér. , vol. XIII , p. 4 48 ; — Ann. des se. géoL, vol. I, p 477, 4842 ; — Compt. rend., 47 janv. 4842. — Ann. des se. naturelles, 4 842).
L'auteur classe aussi ces corps parmi les bracbiopodes, et, en les considérant géologiquement, s'altacbe à démontrer que les espèces , toutes crétacées , sont distribuées, dans l'épaisseur de la formation , suivant cinq zones ou niveaot différents, caractérisés chacun par des espèces particulières.
L Saemakh. — Observations sur quelques coquilles de la famille des rudistes {Bull., 2* sér., vol. VI, p. 280, 4 849).
Desbates. — Observations sur les Sphérulites et les H ippuri tes (//»/>/.,
Ce sont, pour l'auteur, des mollusques dimyaires, opinion qu'il avait émise d'ailleurs depuis longtemps. {Bidl.^ V sér., vol. I, p. 518 , 4844. — Ann, ries se. nat., 4825. — Dictionn. classique (Chist. natur. — Encyclopédie méthodique, etc.) C. Gemellabo. — Di un nuovo génère, etc. : Examen d'un nouveau genre de polypier fossile {Atti dcll'Accad. Gioenia di Catania, V série, vol. UI, 4 847). 4 pL, dont 3 d'Hippurites. — Sopra una variethy etc. : Sur une variété de VHippurites Fortisii,CAl {Ibid., vol. IV, 1849.)
APPfiNDIG£ filBLlOGRAPfllQUE.
L. DE BucH. — Note sur les Huttres, les Gryphéex et les Exogyres
• [Ann. des se. mit., 2* sér., vol. III, p. 296). ALEX. Leyherib. — Sur les caractères cUstinctiJs des Huîtres^ des
Gtjphées et des Exogyres ^ et de la distribution de ces
ostracées dans les différents terrains (Thèae). In-8*.
Paris, 4 840.
J. PicTET et W. Roux. — Description des mollusques Jossi les qui se
trouvent dans les grés verts des environs de Genève ^ 4* livr.
In-4. Genève. Paris, 4 853.
L. Agassiz. — Études critiques sur les mollusques fossiles, — Mé^
moire sur les Tri f;onies. In- i^i^ec 1 4 pi. Neucb&tel, 4 840. C-FsEp. Roeheb. — De Àstartarum génère et speciebus quœ e
Saxisj'urassiceis atque crctaccis proveniunt. In-8*. Berlin,
— Sur les Astartés. le genre Opis, etc. (Neu, Jahrb, 4 843, pi. K 6).
L. Agassiz. — Etudes critiques sur les mollusques fossiles, — Mé^
moire sur les Pholadomyes. la-^^ avec 46 pi. Neuchfttel,
C. Mantbll. — Notice sur les débris fossilisés des parties molles
des mollusques (Mollusfdte) [Proceed, geoL Soc. ofLon-
don^ vol. IV, p. 35).
Cb. des Moulins. — Etudes sur les échinides [Actes de la Soc, Échlnodamat.
Linn. de Bordeaux ^ vol. VII et IX).
Geat. — Genre Salcnia (Proceed, of the zool. Soe., 4 835, p. 68). Ed. Ceaeleswortq. — On the siliceous castes ^ etc^ Sur les moules
siliceux des échinodermes de la craie [Magaz. ojnat. hist. ,
vol. IV. p. 38, janvier 4 840).
L. Agassiz et E. Desoe. — Catalogue raisonné des familles^ des
genres '•et des espèces de la classe des échinodermes
{Ann. des se. nat., 3« sér., vol. VI, VII et VIII, 4847).
— Monographies d* échinodermes ^ in-4. Neucbâtel, 4 838-
Edw. Foebes. — Ananchytes et Cardiaster de la craie d'Angleterre
[Mem. oj the geol. Survey, décad. IV, 4 852). Milre Edwards. — Mémoire sur les polypes du genre Tubulipoba
[Ann. des se. nat.^ vol. VIII, p. 324).
— Mémoire sur les Ceisibs , les Hoeneea , et plusieurs aU" très polypiers vivants et Jossilcs dont l'organisation est analogue à celle des Tubulipores [Tbid.^ vol. IX, p. 493).
— Observations sur les polypiers Jossiles du genre Eschaee [Compt. rend., vol. III, p. 642 ; — Ann, des se. natur.y vol. VI, p. 321).
MiLNB Edwards et Jules Uaimb. — Monographie des polypiers Jos^ si les des terrains paléozoïques^ précédée d'un tableau général delà classification des polypes. Ce dernier, intitulé (p. 5) Distribution méthodique de la classe des polypes , comprend , outre les indications de toutes les espèces de cette classe avec leur synonymie , celles de l'étage géolo*
Brjoioftiref polypitrt.
o08 APPftNDlCE BIDLIOUKAPHIOUB.
gique et des localités où ettes ont été signalées. (Kxtr. du t. V des Au'h. du Alast'um d'hist. natur., 185^.) C. KtJTOBGA. — Description de quelques nouvelles espèces fossiies de la pilaine de Saighire, près Simphéropole. In-8,avec I pi. deNummuIites. St.-Pétersbourg, 4 8^4. (En russe.)
F. DE Hagenow. — Bn'ffzrn von Maastricht Krcide: Bryozoaire de la
craie^ de Maestricht , 4851.
Foramtoiares Atc. t>'OtiBiQin\»'-^Foraminffàres/osxilcs du bassin de Vienne^ in-4 ,
iniuo es. ^p ^^^ 1^^ animaux de cette classe, peu répandus ou
peu connus encore dans les dépôts antérieurs, prennent un accroissement rapide dans la craie où Tauteur compte 31 genres, dont 8 8*y trouvent exclusivement. Cependant les Agathistègues ou Milliolites y manquent encore ainsi que les Nummulites.
G. AIantbll. — On the fossil rcniains , etc. : Sur les débris fossiles
des parties molles de foraminifères découverts dans la craie et les silex du sud-est de l'Angleterre {7V/?w.j^/rf. oj the r. Soc. of London , 4 846, p. 465 ; — L'Institut, 6 janvier 4 847; — Amer.Journ,, 2* sér., n* 13 , février 4648, p. 70j; Ehibrberg. — ilebcr die Bildung drr Kreidcfvlsen nnd dcr Kft'ide» Mergeh durch unsichtbarc Orf^anismcn [Abhandl, d, Kôn. Akad. dir fFisscnsch, zti Hvrlin, 4 838). — Veber norh Jetzt zahlreich Icbende Thirrarthvn drr Krt'idthildut9ff und den Organismcn der Poirthalnmien ( Ibid. , 4 839). — ^«/i. de Poi^freftfiorff ^ yo], LXVll , p. 502, 4 839. — L'Institut, 4 7 mars, 4 6 avril et 4 juin 4 840. — Ànn. des mines, 3« sér., vol. XVIII , p. 39^ 4840. — Compt. rend., vol. VI, p. 4 80, 6 fév. 4 838. — Jnn, of tint, history, n» 24, p. 286, 24 déc. 4839. — .^//icr. Jonrn.f vol. XXXIX p. 206. 4 840.
— j)iotice oj American infusoria : Notice soi* les infusoires des deux Amériques [Arad. de Berlin , 25 mars et 4 0 juin \%h\\~Amer.Jnnrn.^ vol. XLIIÏ , p. 393, 4842; — LVnstitut, 4 6 sept . et 2 4 oc t. 4 841). — Voyez aussi Amer. Journ., vol. XLVI , p. 297, 4 844. etXLVII,p. 208.
— Sur des infusoires vivants des mers du Pérou et du Mexique, en rapport avec les formes fossiles du terrain crétacé [Akad. d. IVissensck. zn Berlin, 27 juin 4 840; — L'Institut, vol. IX, p. 45-22, 4844). — Id., Abhnndl. d. K. Akad, d. IVissensch. zu Berlin, \o\. X , p. 81 -174, avec 4 pi., 4 844.
-^ Sur les Algues et les bryozoaires des silex de la craie (L'Institut, 4840, p. 438).
— Sur de nombreux animalcules de la formation crétacée existant encore dans la mer du Nord {Neu. /ahrb., 4 840, p. 68C).A part,grandin-fol. avec 4 plancli. Berlin, 4 844.
— Coquilles polythalames microscopiques de l' Egypte, de la
APPENDICE BIBLIOGRAPUIQUB. 599
Palestine, etc. [yécad. de Berlin, juia \ Sit;^L'I/istitut, n° 466, 4842;— ^//«.//rj,vc.^eW., vol. l»p. 4043, 4842).
— Sur l'organisme microscopique des marnes crayeuses d*Égine [Jcad, de Berlin, août 4 842; — L'Institut, 23 mars 4843).
— Ueber drei Lager, etc. : Sur trois couches de terrains à infusoires dans l'Amérique du Nord. In-4, Berlin, 4 644.**«- L'instiiuty 26 juin 4844. — Académie de Berlin^ février 4 844.
— Observations sur la connaissance des plus petits animalcules dans la mer Egée » dans TEuphrate et aux tles Bermudes {Monatsb. d. Berlin Akad,y\yi\Xi 4 844).
•^ Dans une communication faite à TAcadémie des scienoesy le 23 déc. 4 844 {VlnstittU, 25 déc. 4 844), l'auteur dit que les bryozoldes calcaires qui constituent les 8/9 de la craie ont encore la moitié de leurs espèces vivantes dans la Baltique ou rOcéan. ,
Si l'on ajoute à ces quelques indications des travaux de M. Ehrenberg sur tes animaux microscopiques ^ celles que nous avons données en traitant du terrain moderne (r////ê, vol. I . p. 328 et 395), des volcans [ihid,, p. 596), et du terrain tertiaire (vol. H, p. 4 030), on pourra se faire une idée de l'impulsion que le savant naturaliste de Berlin • i donnée à ce genre de recherches. Mais si les résultats sont d'une haute importance pour la philosophie de la /tcience, il s'en faut de beaucoup qu'il en soit de imUÂe pour la pratique de la géologie. La difficulté de l'observation, la difficulté plus grande encore de bien distinguer et oaraotériser les espèces, la confusion que M. Ehrenberg a commise fréquemment, en prenant pour de la craie des dépôts tertiaires, même très récents, diminuant singulièrement, pour le géologue, l'utilité de ses travaux, si préoièttx à tant d'autres égards.
T. WaàTBa.»^- On the cnmposiiion of chalk rocks, etc. : Sur la compeeitiofi des roches de la craie et de la craie marneuse par des corps organisés invisibles à l'œil nu, d'après les observât ions de M Ehrenb^r^ {London Edinb, ami Dublin pbilos. Afûga», and /ourn. «?/ .rr., mai et juin 4 844).
Ce travail, qui résume très bien tous les travaux que M. Ehrenberg avait publiés jusqu'alors sur Us animaux microscopiques fossiles , sera toujours lu avec inâniflieftt d'intérêt et consulté avec fruit, sa rédaction étant beaucoup plus claire et plus complète que celle du zoologiste prussien.
Bailbt. — American polythalùMin front the upper Mississipi , etc. : Polythalames américains du hautMississipi et de là formation crétacée du haut Missouri [Amer, Journ., vol. XLI, p. 400, 4844). ...
i.-9. RtADS; '^Sur les iofusoiresqui servent d'alitttnit aux Huîtres
actuelles et dont les identiques se retrouvent dans la craie blanche [Microscopical Soc. of Lnndon, K 844 ; — Rrp. 4 B*** fficet, Brit, Assoc, ai Cambrittgc^ 4845; — L'Institut ^ 24 sept. 4 845).
A. RoEMER. -^Sur six nouvelles espèces de foraminifères delà craie (iV«*. Jahrh,, 4842, p. 272, pi. 7).
De MuMSTERg -— Petits corps microscopiques de la craie {Beitràge z, Petrefact.y etc., 4843, p. 89, pi. 4).
ftilez de la eraîe.
J.-S. BowBRSAKK. — On îhe siliceous bodies, etc. : Sur les corps siliceux de la craie , des grès verts et des oolithes {Transact, gcoi. Soc. of London^ vol. VI, p. 484; — Proceed. id., vol. III , p. 278, mai 4 840).
BucKLV<D. — jéddrcss ricUvered at the annual meet, oj ihe geoL Soc, of London (Procecd, îd., vol. III, p. 506, 4844).
J.«S. BowBBBAiiK. — On moss agates^ etc.: Sur les agates mousses et autres corps siliceux {Proceed. geol. Soc, ojLondom^ vol. III, p. 424).
*- On the siliceous bodies^ etc. : Sur les corps siliceux de la craie et d'autres formations. Réplique à M. Toolmin Smith (jénn, and Magaz» of. nat» hist, 4847).— -Voyez amiè^ vol. IV, p. 42.
TcRPiic. <— Analyse ou étude microscopique de différents corps organnés et Muires corps de natures diverses qui peuvent avi'i tien tellement se trouver enveloppés dans la pâte trans» lucide des silex (Compt, rend,, vol. IV, p. 304 et 354, 4 837; — Jnn, des se, natur,^ vol. VII, p. 429 avec 7 planches).
WiLLUHSOif. — On the real nature, etc.: Sur la véritable nature des petits organismes des silex que Ton a supposés jusqu'à présent être des spicules d'épongés {Ann. and Magaz, of nat. hist,, n* 4 4.6, 4846?). — Voyez Parkinson: Organ, remains, vol. II , p. 87, 484 4 .
T. ViBLBT. — Notes sur quelques déplacements moléculaires qui se sont opérés dans les roches après leur dépdt[BulL , 2* sér., vol. 11, p. 24 4,4845).