‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859]Chapitre 120 sur 166 · Couche mince de marne ferrugineuse avec de nombreuses Am · texte numérisé non relu

Couche mince de marne ferrugineuse avec de nombreuses Am

monites caractéristiques du sous^étage de Kelloway. 6. Calcaire marneux noduleui, avec Ammonites Bakeriœ^ Sow.,.

des plaquettes de calcaire siliceux gris ou bleuâtre, rempli de

Posidonomyes.

7# Marnes de l'Oxfotd-clay avec Belemnites hastatus, Blainv.^ Am-

monites piicatilitf Sow., A, corda tus ^ id.

La série complète de ces diverses assises de la montagne de Crossol n'est pas constante ; plusieurs d'entre elles manquent aoa* vent, et elles sont évidemment indépendantes les unes des autres ou discordantes* >1. Lory rapporte l'assise n"* 2 au lias supérieur, l'assîie n" 3 à l'oolithe inférieure; le n*" Ui quoique présentant un mélange d'espèces du troisième groupe oolitbiqdè (A* di$cu$ et iubdiêcm) ei du sous-étage de Kelloway, appartieildrait déjl^ suivant lui, I ce dernier niveau, auquel il réunit aussi le a"* 5 : enfin le n? 6 représenterait i'Oxford-clay proprement dit avec le reste de la séria qni vient au-dessus.

La comparaison du groupe oolithique inférieur^ considéré le long des versants sud-ouest et sud-est du plateau central de la France,

(4) BulL, 2* série, vol. Xll p. 640, 48fi5.

nous y a fail reconnaître des différences essentielles, el en supposant une communication plus ou moins directe des deux portions de la zone à cette époque et à celle du lias seulement, par le détroit de' Rignac et d'Aubin, le^ sédiments ne s*en seraient pas moins déposés de part et d'autre dans des circonstances très variées. Par les caractères des roches, par leurs fossiles, par les minerais qu'on y rencontre, enfin, par les formes orographiques qu'elles impriment ao pays, ces deux bandes contemporaines méritent une attention particulière.

Celle du sud-ouest ne nous a présenté que des surfaces planes ou peu ondulées, inclinées très régulièrement au S.-O. sous on angle excessivement faible. Ses roches sont des calcaires marneux, blancs ou jaunâtres, avec des silex à la base. Les fossiles n'abondent guère que dans les assises moyennes d'ailleurs peu distinctes des inférieures, si ce n'est par les caractères pétrographiques plus marneux des calcaires, leurs teintes plus claires, leur moindre dureté et l'absence de silex. Entre Nontron et Tliiviers, la présence exceptionnelle de substances minérales en rapport avec des roches meubles, arénacées, argileuses, peu habituelles aussi dans ce groupe, contribuent à le différencier de celui de la portion sud-est.

Dans celle-ci, des calcaires durs, inaltérables à l'air, surmontant partout les pentes régulières du lias, marquent, par des arêtes rectilignes, le bord supérieur des plateaux, en suivant les contours des vallées, toujours accompagnés d'escarpements rocheux et abruptes qui se correspondent de chaque côté, et impriment ainsi au pays un caractère de sécheresse et de régularité tout particulier. Les fossiles sont généralement très rares, ou manquent complètement. Le fer s'y trouve en couches régulières subordonnées, ainsi que des dépôts de combustible assez importants; mais la circonstance la plus remarquable est la présence des dolomies, qui remplacent presque constamment les calcaires ordinaires à la partie supérieure du groupe. Rien de semblable ne s'observe dans la zone sud-ouest, excepté dans la petite région où se sont produits les phénomènes de minéralisation déjà signalés. Malgré l'extrême amincissement de tout le groupe, à mesure qu'on remonte au N.-E., le long des Gévennes, nous avons pu le suivre fort longtemps représenté par une simple couche, toujours distincte du second groupe, qui la recouvre, comme du lias qui la supporte.

Enfin, comparées dans leur ensemble avec le groupe oolitliique inférieur du nord de la France et de l'Angleterre, nos deux por-

tions de la zone mérîdioDale n*0Dt guère de commun que leur posilion siratigrapbique, car nous n*y trouvons point représentées ces divisions secondaires (étages et sous-étages), si variées et si distinctes les unes des autres par leurs fossiles et par leurs caractères pétrographiqaes. Sauf les accidents minéralogiques dont nous avons parlé avec quelques détails, et qui sont dus à des causes locales et temporaires, il y a une-simplicité et une uniformité, depuis la Vendée jusque sur les bords du Rhône, qui dénotent un ensemble de circonstances extérieures beaucoup plus constantesqu'au nord. Les seules modifications un peu essentielles que nous y avons observées sont dues à des phénomènes provenant de l'intérieur du sol, ou en rapport ordinairement avec le voisinage des roches anciennes sous-jacentcs, ce qui ne s'est présenté dans le nord que pour les assises du lias placées dans des conditions plus ou moins analogues, f^ présence des silex à la base du groupe, sur le versant nord du plateau central, est peut-être le seul caractère que le bassin du nord ait réellement de commun avec la portion de celui du sud, que nous venons d'étudier. Ces anciens rivages de la mer jurassique se trouvaient, en effet, dans une position tout à fait comparable sur le pourtour des roches anciennes de la Vendée et du centre de la France.

$ 4. Groupe da lias.

Nous commencerons aussi l'examen du lias de la zone sud-ouest ZoottoA-oiwit. par les dépôts de cet âge qui occupent le fond de l'ancien bassin iwp«rt«mert secondaire du bocage vendéen, allongé du S.-E. au N.-O., de uvend^. Vouvant aux Ëssarts. Les étages inférieurs du groupe y manquent tout à fait, suivant M. Fournel (i); les supérieurs seuls y sont représentés, et peut-être même incomplètement. Sur plusieurs points, des marnes et des calcaires tendres séparent Toolithe inférieure des calcaires fossilifères sous-jacents qui dépendent du lias et paraissent appartenir encore aux derniers dépôts de celui-ci. Ces calcaires bordent au sud le terrain ancien, depuis Périgné (Deux- Sèvres) jusqu'au delà de Sainte-Honorine (Vendée). Les fossiles les plus répandus sont : Pecten œquivalvis, Lima giganiea, L, punctatùf Avicula inœquivalvis, Belemnites acutuSt B, trimlcatus^

(I) Études des gùes houillcrs etmvtaUijèrcs du Bocage vendéen, p. 38, in-4, et atlas, Paris, 4836.

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Ammomtes Wàteotii (bi front]. A, anntUaiui, A apinaha, A. ra- (iiam, ete. Sar la reste du pourtour du batiio, em foMÎloB MNrt égalemeot répiodus et accompagnés de la Gryphœa cymbium, fls abondent partieulièrement à la Guibonnerie et à la Rabretière, près des Essarta, versrextréoitténord-ouestde cette dépression. Dans les carrières du four I chaux, près de la seconde de ces localités, oq observe, vers le bas, un calcaire noir, compacte, puis une oouche d'argile grise remplie de Gryphœa cymbium. Plus haut est m calcaire Uanc jaunâtre avec Pholadomya ambigua,

Aaniessus des assises précédentes règne, sur toute la lisière du ter» raia secondaire, un dépôt siliceux recouvrant les tranches des schistes anciens et très variable dans ses caractères. Tantôt il est coustitaé par des rognons de jaspe jaune ou rouge, disposés en lignes continues, tantôt ceux-ci sont remplacés par un grès à grains de quartz aves ciment calcaire ou macigno, en couches plus ou moins épaisses. Les jaspas se voient surtout au Rateil, I Test de Pairé-sur- Vendée. Par* ticnlièrement développés entre Fougerais et le Beugnon , ils sont com* pactes, grenus, ou mêmeooliihiques. U présence delà Terebrahdû ipinoêa et du Peeten vagcau^ dans quelques-uns de ces jaspes, (ah peuserà M. Dufréooy (l)que, même dans ce bassin, ils u'appartîen* oeiu pas exclusivement au lias, mais qu1ls se sont aussi formés pendant le dépôt de l'oolitbe inférieure, el peut-être encore plus tard. Les grès calcaires à grains de quartz se voient surtout entre Saint-Mars et Segournay. Ils sont liés aux jaspes, et se coptiuuent au mitieo des assises calcaires qui les recouvrent.

Le lias occupe, à la limite des terrains anciens de la Yenijée e( des Deux-Sèvres, une bande continue d'environ 2 kilomètres ap plus de largeur, depuis Talmont jusqu'à Champdeniers ; de là elle s*élargit beaucoup en se dirigeant vers Saini-Ittaixent, puis elle semUe se poursuivre dans la direction de la chaîne de collines médianes qui sépar^ le bassin secondaire du nord de celui du raidi, mais ne prés^taiH plus, aux environs de Melle, de Champagne et d'Alloué, que des dépôts isolés qui la relient à une autre bande disconiipuç e^ist^pt à la limite des terrains primordiaux du Limousin (2J.

(4) Explication^ etc., vol. II, p 634 . 2) W. Manès, Descript. phys., géol. et miner, du département de in Charente-Infêrieure, p. 88, in-8, avec carte, 4 853. — Voyei aussi, de Cressac et Manès, Notice géognostiquc sur le bassin secon^ fttfifd çonipris çntre les terrains primitijs du Limousin et eeujf de la Fendée (Ann. des mines, %• série, vol, YH, p, ^07, Igîff).

eiioufi DU tus. 5Qt

Ows toate ceiie UNie il a'existe que les deux étages mipérieors: 4u groupe caractérisés par leurs fossiles (1). IlsCdrmeut un sol asses accidenté, B*é|evant de 50 ik 200 luèires aiMlessus de la mer, e( so prolongeant sous le groupe oplltbique luférieur, comme on peut le iw vers le fond d'un grand nombre de vallées.

AI. iUanès distingue, dans sa compositiou générale, 5 assises, qui spni, de haut «n bas ;

i. Calcaires marneux, gris foncé, alternant avec des marnes schisteuses noirâtres, caractérisées par VOstrea Knorri; calcaire marpeox bleuâtre, et marnes schisteuses de même teiafe avec Lima gigantea.

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