Calcaire jaune, miroitant, avec grains verts
3. Marnes et calcaires marneux, bleus, tachés de jaune ^ V rougefttre, très ferrugineux, sub-oolithiques, alternants.
Calcaire blanc, jaune clair, compacte, en bancs réguliers, assez épais, presque verticaux, séparés par des lits de marne schisteuse. Cette assise, puissante de 4 50 mètres, s'observe de la carrière de la Porte de Genève jusqu'à la base du fort de T Écluse, assise sur un ç f 5. Calcaire cristallin, subsaccharoYde. blanc jaunâtre, fen* dillé en toussons, à peu près vertical, dirigé N. 40° 0. Les couches les plus élevées, ou à l'est, renferment des Astrées, la Diceras eirietinay la Nerinca Mo-
I I sœ^ etc. Son épaisseur est de 4 80 mètres. ^ |6. A 420 mètres de la Porte de France se montre un oaU
Caire jaune grisâtre ou bleuâtre, à cassure con- I 1 [ cholde , sublithograpbique , devenant d'autant plus
g. I argileux qu'il s'éloigne davantage du précédent. Les
if \ couches plongent de 75® à l'E., et l'on y cite YAm^
V monites biplexy des Bélemniteg, etc.
^ /7. Les marnes d*Oxford, qui occupent la dépression de ce. <Sj| point à Longeray, sont recouvertes de dépôts quater- & \ nairee.
(4) Bail., 4" sér., voL XIV, p. 229, 1843. — D'Archiao, Notes inédites, 4852.
t5Q K8T M LA FIANGK.
!8. Le calcaire à Eotroqoes^ à la ,bai|e da t<mt le soolèTemeot, se montre à 200 mètres des dernières maisons du village. Il est jaune saJe, sub*oolithique, à cassais miroitante, en bancs peu épais inclinés de 25* à 39* seulement.
Dans cette localité, les couches paraissent avoir éproavé deax dislocations très distinctes: i*une, dirigée N. 10* £.» a affecté le groupe moyen qui porte le fort; l'autre, E. 18* N., aurait déta*tnhié la crête au nord-ouest, en se propageant jusqu'à la hase du coral-rag de la carrière du Sanglot, et donnant ainsi naissance, à la ligne de contact des deux mouycments, à une sorte de chéTnm dont le faîte on le sommet de Tangle serait brisé suivant une résultante dirigée N. 25<» E.
Le moot Vnache, qui s*élève sur la rive gauche du Rhône, en face du fort de TÉcluse, offre la contre- partie de cette conpe, de Mite que le fleuve coule ici au fond d'une gprge étroite, ouv^ie perpendiculairement I la direction de ce rauMau du Jura qui s'étend au S.-E.
M. Itier (1) a aussi traité deç roches imprégnées de bitume dans la chaîne du Jura (Pyrimont, Frangy, Saiot-Aubio, Orbe, la Perte du Rhône, Yalorhe, Valtravera et Ghavanod), et dont nous avons déjà parlé {antè, vol. II, p. 750). Il a fait voir qu'elles appartenaient aussi bien aux dépôts tertiaires et crétacés qu'aux conch» oolithiques supérieures de ce pays, et que l'époque de ce phénomène, probablement en rapport avec celui des vallées d'écartement du Jura, doit avoir eu lieu entre les époques tertiaire et quaternaire (2).
Suivant M. Y. Thiollière (S), on aurait dit à tort que les hautes vallées jurassiques du Bugey étaient déjà creusées lorsque la mer néocomienne y a laissé des dépôts isolés, et que le relief de la chaîne diatait de la fin de la période jurassique. Dans le département de
(4) âfém. sur les rocher asphaltiques de la ehaine du Jura, la à la Société de sUtistique deTIsère, 5 janvier 4 839. — jétii deiin s^cunda riun, degli se. italfani, Turin, 1840.
(i) On doit à M. Millet, Quelques détails sur les calcaires oolithiques des environs de Belley [Bull,, 1" sér^ vol. VI, p. 176, 4 835).
(3) Ann. des se. phy^^ et /?a^, etc.» rfc /^ro/î,. 1 6 j.uia 1.848.
GROOPB OOLITBIQUE MOYEN. 651
l'Ain, les couches néocomiennes ont été portées de 200à 1200 mètres d'altitude, en même temps que celles sur lesquelles elles reposent. « Elles y sont disloquées et redressées de la même manière, » Les hantes vallées du fiugey sont dues aux soulètements eux- <• mêmes, aux érosions postérieures agissant sur les deux systèmes » à là fois, et l'on est obligé d'admettre que la première ébauche » appréciable de Torographie actuelle de la contrée a été produite » par des dislocations, dont Fépoque ne remonte pas au delà de la » ûu ou du milieu de la période crétacée. »
Le même géologue a décrit un nouveau gisement de poissons fossiles dans le département de TAin, et a discuté les faits relatifs à l'âge de ce gisement. Il se trouve au-dessus du hamean de Girin, commune de Marchampt, à l'ouest de Belley, dans des calcaires en bancs solides, compactes, gris blanchâtre ou jaunâtre, supérieurs à l'étage d'Oxford, et surmontés de calcaires néocomiens aveo Taxaster complonatuêf Holectypui macropygus^ Exogyra Gonloniy Terebratula depressa, etc.
Les caractères pétrographiques de cette assise, et l'ensemble des formes ichthyologiques qu'on y a découvertes, lui donnent la plus grande analogie avec les calcaires schisteux de Solenhofen en Bavière, dont Tâgc est encore douteux pour quelques personnes, et sur lesquels nous reviendrons dans le volume suivant Par suite de ce qu'il a observé aux environs, M. Thiollière est disposé à placer cette assise dans Télage du coral-rag, et, en effet, c'est au-dessus d'elle que se montrent les polypiers et la Diceras arieltna. Nulle part, dans le pays, ne se voient les faunes du Kimmeridge-clay et du Porlland-stone de la Haute-Saône, du Doubs, du Porrentruy, etc. V Exogyra virgula^ il est vrai, a été rencontrée dans des calcaires parallèles à ceux de Cirîn, et associée près d'Hauteville avec VHolectypm depressus, le Pecten demissus^ le P, vagans^, la Terebratula inconstans, etc. , fossiles qui appartiennent à l'étage du coral-rag, et s'observent même dans celui d'Oxford. On pourrait donc supposer, en admettant qu'il n'y ait pas d'erreur dé déteimination, que V Exogyra virgula a paru plus tôt ici que dans le nord. Aussi l'auteur rapporte-t-il cet ensemble de couches an groupe oolithlqne moyen et non au supérieur, comme l'indiqbe là Carte géologique de la France.
\Ai coupe théorique dti second grou[)e dans le Bugey et le nord du Dauphiné, en y introduisant le changemebt indiqué plusrécem-
ment par M. Tbiollière, et en distribuant les assises d'après notre point de îue, serait la suivante (1) :
4. Couches de choin de Fay, d*Oyonnax. d'Haute- TÎHe^ etc. , regardées par quelques géologues comme ■. appartenant au groupe supérieur 10
2. Calcaires compactes, en bancs épais, avec des polypiers, des Nérinées, des Dicérates vers le haut, puis quelques bancs magnésiens, crayeux ou saccbaroldod 80
3. Calcaires sub-lamellaires, sub-oolithiques, quelquefois sub-crayeux, avec des Ammonites, des Bélemnites,
s) des Peignes, des spongiaires, etc 8
s S 4. Calcaires en bancs réguliers, miuces, marneux et ^ j fissiles vers le bas, compactes et lithographiques eo dessus, avec des empreintes de poissons et de Za^ mia €0