Calcaire à Entroqaes, blanc jaunâtre, grisfttre
solide ou friable 40
[3. Calcaire grenu ou compacte, gris ou roussAtre,
avec des rognons siliceux SO
* ^ 'e"pe {*• ^*^^*''''® sub-lamellaire ou sub-compacte, gris ou blanc grisâtre, avec des polypiers encroûtants (Astrées, Lymnorées) et Serpula socialis. iO [5. Calcaire représentant le drei du Mont-d'Or
lyonnais 5
6 . Calcaire jaune analogue à celui de Couzon (Montd*Or), mais plus épais, et recouvrant le mine- \ rai de fer que l'auteur rapporte au lias. ... 80
Cette série très puissante (350 mètres) correspond dans son ensemble à celle que nous suivons depuis le département de la Haute-Saône, et nous la retrouvons encore au delà du Rhône, dans les cantons de Crémieu et de Bourgoin, avec des caractères et on développement tout à fait comparables {arUè, p. 605). Aux environs de l.yon, nous n'avons constaté qu*une partie de l'étage inférieur, celle qui repose sur le lias. Malgré l'épaisseur de 175 mètres de calcaires appartenant à cet étage dans la partie méridionale do département de l'Ain, épaisseur plus grande ici que nulle part ailleurs, il est évident que la faune caractéristique de cet horizon nous manque encore. Au delà du Rhône, nous avions déjà vu cette faune très réduite et un certain nombre des espèces qui la caractérisent se montrer avec celles des marnes supérieures du lias. Anx environs de Lyon, elle parait être également peu riche ; mais nous reviendrons sur ce sujet à la fin de la section suivante.
S 5. Oroope du lias.
Dtff»rtenMfti Au uord de Lyon, le lias circonscrit le massif oolithique inférieur rmm. dans les directions de l'O. et du S. , reposant tantôt sur le trias, tantôt sur le terrain de transition, ici sur des porphyres, là sur les roches granitiques anciennes. Il résulte de ces relations variées que les premières couches de l'ère jurassique ont, comme sur le pourtour du plateau central, des caractères assez complexes qui rendent leur étude difficile, et ont donné lieu aux opinions les plus contra-
FArbresle.
GKOUPK DU LUS. 677
dictoires sur leur véritable niveau géologique. Nous retrouvons ces 'liscussions théoriques partout où cette disposition se présente, et ilans ce cas les géologues qui ont le plus observé, qui' ont comparé le plus de faits pris à de grandes dislances, étant ceux qui se trourent dans les conditions les plus favorables pour bien juger des .choses, nous avons dû nous ranger à leur opinion, ainsi qu'on Ta vu jusqu'à présent. La liaison de ceriain système de couches arenacées, calcaires et magnésiennes avec le lias dont il constitue Fétage inférieur, nous a paru trop de fois démontrée par les caractères stratigraphiques et paléontologiques pour que nous ne l'adoptions pas comme un fait incontestable.
Déjà aux environs de Lyon, M. de Bonnard (1) avait constaté ces relations, et la plupart des géologues venus après lui les ont YiHeA^ncii* confirmée.s. iM. A. Leymerie (2), qui s'en est plus particulièrement occupé, a donné sur ce sujet un travail assez étendu par l'examen duquel nous commencerons l'étude du lias de cette contrée. Nous suivrons par exception un ordre inverse de bas en haut adopté par Fauteur, pour ne pas rompre l'enchaînement de ses considérations. Les diverses coupes qu'a faites ce géologue aux environs de Limas, petit village situé au midi de Villefranche, se trouvent résumées dans la suivante, tracée perpendiculairement à la direction des couches, et qui montre de haut en bas (p. 321, pi. 23, fig. 5} :