‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859]Chapitre 91 sur 166 · Calcaire blanc, terreux, peu solide · texte numérisé non relu

Calcaire blanc, terreux, peu solide

3. Calcaire blanc, celluleux, à cassure inégale, avec des oolithes

irrégulières de diverses grosseurs, et d'une teinte légèrement rosée 4

4. Id., à grain plus serré et d'une texture plus uniforme .... 4

5. Id., d'un aspect crayeux, à grain fin, parfaitement homogène,

et donnant des pierres d'appareil fort estimées 4

Tous ces bancs sont en général plus celluleux vers leur partie ▼I. 23

moyeniie, ce qui y détermine une sorte de délit Tous renfernaeni un pluà ou moins grand nombre de nodules concréiionnés aiellanaires, tantôt se fondant dans la pâte, Unlôt s*en détaciiant kcileroent, selon la ûnesse du grain. Le calcaire spathique, disséminé assez abondamment dans la roche, lui donne un certain éclat dolomitique. Cette assise se prolonge dans les Ardennes où elle a été aussi comprise dans Télage de la grande oolithe.

fl" Le calcaire oolithiqne miliaire qui supporte les calcaire^ blancs à'en dislingue par sa texture parfaitement oolithique, comme par la régularité de ses ooliihes, de la grosseur d'un grain de tnillet, et réunies par du calcaire spathique. Suivant les bancè et les localités, la roche est d'un blanc pur, blanc jaunâtre ou grisâtre. La stratification est généralement régulière, et répaîsseiit totale des couches ne dépasse pas 6 mètres. Sur certains points (carrières des Vallées), les bancs supérieurs sont caractérisés par lihe prodigieuse quantité de Terebratula maxillata, Sow. Sur d'autres (lisière sud du bois d'Éparcy), nous y avons trouvé une multitude de petits gastéropodes dans un état remarquable de conservation {F(ssurella, Pileolus, Eulima, Nenta, Natica, Solarium, Trochus^ Turbo, Phasianella, Nerinea, Cerithium^ etc.), avec lat Rotalina jurensis, d'Orb. , la Crisiellaria truncata, id. , et dé nombreux polypiers.

S"" Les environs d'Obis montrent la superposition de roolithc miliaire aux couches les plus basses du groupe, et en même temps TafiDeurement des marnes supérieures du lias, au pied d*un escarperneht qui borde TOise en cet endroit. Ces bancs calcaires, qui répfrésèiiteht Une partie de V oolithe inférieur e très réduite clans ce pays, sont plus ou moins bolithiques, à très petites ooiiihe^, Quelquefois grisâtres, passant au compacte, ou gris bleuâtre i rintérieof des bancs. Ceux-ci sont tuberculeux, ou eu h)giiOns irrégulieÉ-s, le plus ordinairement en plaquettes minces, d'un jaune brunâtre. Quelques bancs sont pétris d' A <;i'cii/« echinata, Sow.; d'autres constituent une lumachelle bleuâtre par l'accumulation d'une très petite espèce d'Buître (0. ampulla, d'Arch.). Cette assise occupe le plateau de Neuve-Maison, d'Hirson, de Wattigny, ^nt âe continuer dans le département des Ardennes. Las fossiles en sont peu variés. A l'ouest de la Malaise, la roche est remplie à'ustrea acuminata, Sow. Nous n'y avons trouvé qu'un fragment d'Ammonite qui paraît se rapporter à l'A. Blagdeni, Sow.

ees assises & et 5 correspondent exactement aox itvà àiiiàkoin»

GROUt»k OOLlTHiOUE INFÉRIEUR. 355

de l'oolitlie inférieure, établies par MM. Sauvage et Buviguier dans le département des Ardennes.

Nous avons fait remarquer (p. 352) que les espèces fossiles, propres ailleurs aux divers étages du troisième groupe oolitbique, se trouvent réparties dans ces diverses assises sans y affecter un ordre déterminé, qu'un certain nombre des plus caractéristiques de ces mêmes étages y manquaient, particulièrement les céphalopodes, taudis qu'on y trouvait beaucoup d'espèces nouvelles, et . même des genres tels que les Nérinées et les Cérites qu'on n'avait pas encore signalés avec cette abondance dans des couches oolithiques aussi basses. L'analogie de cette l'aune, prise en masse avec celle de la grande oolillie de Minchiuhamplon (Gloucestersbire), est d'ailleurs très remarquable, car parmi les gastéropodes seulement, noua y connaissons plus de iU espèces qui sont identiques. Il y a, comme nous l'avons dit aussi, une analogie frappante entre cette faune ooliibique. Ta où la formation, au contact des schistes anciens de l'Ârdenue, disparaît sous les dépôts crétacés, avec celle des couches correspondantes du Bas-Boulonnais qui recouvrent le calcaire carbonifère. L'extrême rareté des Ammonites, des Bélemnites, des Nautiles, comme l'abondance et la variété des Térébratules, est an caractère commun aux deux localités.

Eli développant les motifs qui le portent à admettre la jonction RflmarqoM souterraine dis couches jurassiques de l'Ardenne et du Bas-Boulon- i, jô^tion ;iais, Sl Élie de Boaumont (1) fait voir d'abord qu'il n'y a aucune JKÎ'^JÎÎIIÏm raison pour penser que les assises, môme les plus basses de la for- ^^^'^^JJJJn mâiion, se continuent, comme celles de la craie, sous les plaines de ^^^^^^^^^^ lafrlandre. Lesaflleuremcnls de terrain ancien à Rebreuve, la Comté, Perues, Bailleul-les-Pernes, Febvin, Fléchin, iMatringhen, Audincthun et touqueroiles, sur une ligne E. 40 " S. , 0. UO" jY de Monchy, prèsd'Âiras, & Ilardinghen (BasBouIonnais), comme ceux de ce dernier pays, constituent une même chaîne. Celle-ci, prolongée au S.-È., laisserait un peu à !'£. l'extrémité du massif ancien (ies Ardennes, mais ii est probable qu'elle s'y rattache souterrainement par une légère flexion à l'fe.-S.-E.

Cette crête articulée semble donc limiter, dans cette direction, les dépôts jurassiques du bassin situé au sud. Les polntements du terrain de transition ne sont recouverts que par les assises crétacées, et au delà ne se montre aucune trace des autres dont le plongement

()) Explication^ etc., vol. Il, p. 584.

au S.-O. csl d'ailleurs très faible. L*auteor pense aussi comme nous que les couches jurassiques, au contact du terrain de transition entre Hirson et le Bas-Boulonnais, sont les mêmes que celles qui viennent affleurer sur ces deux points, et que la ligne de jonr^km souterraine . an lieu d'offrir des dentelures plus ou moins prononcées, comme sur le rivage opposé, entre Baveux et Séez, avait une uniformité ou une simplicité en rapport avec les contours de TAidenne. Cette jonction présumée se trouve conGrmée parlesrésoltats des puits de recherches exécutés au sud-ouest d'Arras (antè, p. 276, et vol. IV. p. 185).

tétamé, I-e groupe oolithique inférieur, étudié dans les limites que nous avons tracées sur le pourtour flexueux d'une sorte de courbe elliptique interrompue au nord-ouest par la mer, et dont le grand axe serait dirigé N.-E., S.-O., nous a présenté ses caractères les plus simples dans le Bas-Boulonnais. Réduit à une faible épaisseur et recouvrant transgrcssivement les roches carbonifères, il n'y est aussi à découvert que sur une très petite surface. Au-dessous de l'axe de l'Artois qu'il ne dépasse pas, il ne paraît être surmonté d'aucun autre terme de la série, et il succéderait immédiatement aux dépôts crétacés. N'affleurant ensuite qu'à l'embouchure de la Dite, ses étages supérieurs, le cornbrash, le forest-marble, et peut-être le Bradford-clay, manqueraient aussi, ou ne seraient représentés que par des rudiments mal caractérisés dans le département du Calvados où nous avons décrit les équivalents de la grande oolithe. des' calcaires de Slonesfield, du fuller's-earih et les deux sous-étages de l'oolithe inférieure. Le plus ancien de ceux-ci parait exister seol plus à l'ouest dans le Cotentin.

En nous élevant vers Taxe du Merlerault, en tournant le cap avancé que forme le terrain de transition, puis en redescendant an sud dans le département de l'Orne, nous avons pu suivre ses principales divisions avec leurs caractères habituels, excepté dans le voisinage du terrain de transition, et surtout des roches granitiques oà les dépôts prennent souvent un caractère arénacé propre k ce mode de relation, et désigné sous le nom à'arkose. Le long des bords découpés du terrain ancien de la Mayenne, Taspect des étages se modifie, leur puissance diminue, et, avant d'atteindre la Loire, tous disparaissent sous des dépôts plus récents.

A partir de la rive gauche du fleuve, dans l'Anjou, le Poitou, le Berry, le troisième groupe affecte, comme le second, une grande

GROUPE 0OLITHI0U£ INFÊRIEUB. 357

imiforinité dans toute sa hauteur. Les divisions du nord ne sont plas reconnaissables ; les roches deviennent plus dures, souvent caverneuses, plus rarement oolilhiques, de teintes en général plus loDcées, et la silice tend à y prédominer à mesure qu*on s^avance \ers TE. L'épaisseur du groupe diminue aussi sensiblement lorsqu'on s'approche du plateau qui sépare les montagnes cristallines de la Vendée et du Limousin. Quelqui>s lambeaux, isolés çà et là à la surface de ces dernières, témoignent encore de son ancienne extension sur le versant nord du massif central. Les fossiles ne se montrent avec quelque abondance que vers la base, sur un polit nombre de points, et sans y former un horizon paléontologique bien déterminé.

Sur les limites du Nivernais et de la Bourgogne, des divisions assez tranchées commencent à se dessiner de nouveau dans Tenseroble du groupe qui redevient aussi plus épais ; les caractères pétrograpbiques, comme les fossiles, y marquent des horizons très pronona^ qui, s'ils n'ont pas une identité toujours complète avec ceux du nord et de l'Angleterre, conservent au moins, dans toute la Bourgogne et la Lorraine, un faciès assez constant pour leur donner une importance réelle comme divisions locales. Elles y acquièrent d'autant plus d'intérêt qu'elles deviennent elles-mêmes plus complexes, comme dans les départements de la Meurtheet de la Moselle où les étages inférieurs ont un développement comparable à ce qu'on a vu dans le Gloucestershire et le IViltshire. Ici, en effet, s'est développée une faune particulière qui a succédé à la faune si bien caractérisée des marnes du lias, préludant en quelque sorte à celle de l'oolithe inférieure proprement dite à laquelle nous avons dû la rattacher.

On peut remarquer aussi que dans cette portion orientale du bassin, dans les départements de la Haute-Marne et de la Meuse, les groupes moyen et supérieur ont pris un grand développement, et montrent dans leur aspect plus de variété que partout ailleurs, de sorte qu'une coupe perpendiculaire à l'affleurement de tout le système, et qui, prenant à l'est de Pont-à-Mousson, passerait par SaiDt-MihIel, Bar-le-Duc et Sermaise, traverserait la formation jurassique dans sa partie la plus complète.

Mais dès que la zone se recourbe au N.-O., à partir de Spincourt an nord d'Etain, la plupai*t de ces horizons, si nettement accusés dans le groupe oolitliique inférieur, s'affaiblissent de nouveau. Les caractères pétrograpbiques et stratigraphiques, ainsi que les fossiles^

' 358 NOBD DB LA F(IANCE.

tendent à se confondre, en même temps que U puissance des étages diminue. Les formes particulières extérieures du pays s*aUèreDt ; elles ne présentent plus à l'œil ces grandes lignes ni ces vastes plateaux terminés par des arêtes vives, et couronnant des talus plus oq moins inclinés qui nous traduisent de loin la nature et Tâge des roches qui les constituent. Plus d'étages distincts, plus de faunes absolument caractérisées, plus de grandes assises calcaires séparant de grandes masses argileuses ; tout s'atténue et se perd dans de petites couches qui passent à chaque instant les unes aux autres, se liant par des fossiles communs aussi bien que par des passages minéralogiques incessamment répétés, jusqu'à ce que tpnt disparaisse enfin sous les sédiments secondaires plus récents. AiutndM. Dans le Bas-Boulonnais, la partie supérieure du troisième groupe oolithique est à 60 mètres au-dessus du niveau de la mer, mais elle descend à 30 au-dessous à peu de distance de Boulogne. I^ long de la côte du Calvados, on la voit sortir de desspuç l'Oxfordclay, se maintenir à ^0 mètres environ dans la plaine de Caen, puis s'élever à 225 sur l'axe du Alerlerault pour s'abaisser vers la vallée de la Loire et passer sous cette rivière, sur la rive gauche de laquelle une faille la fait affleurer en un point. Le$ couches de ce groupe ont encore de très faibles altitudes dans Vinjou, et sur la ligne de partage qui, entre la Vendée et le Limousin, nous a servi de limite, elles ne dépassent pas 180 mètres. Longeant le bord du plateau central h des élévations un peu moindres, on les trouve au delà, sur le pourtour des montagnes du Morvap, atteignant 394, 331, 388 et 629 mètres, entre Flavigny et Montbard, par suite du soulèvement de la Côtc-d'Or. Elles s'élèvent à 585 mètres à Curtil, à l'est de Saint-Seine, et atteignent 608 mètres sur la crête la plus haute du versant occidental de la phaioe à Beaume-la-Roche.

Le groupe se maintient à 500 mètres sur le plateau entre fiaigpeux et Grancey, à klZ à Langres, et à Ul\0 h l'est de Chaumont. Le long des Yosges, l'oolithe inférieure est à 69q et 696 mètres, h Bradford-clay à 320 et 330, altitudes qui diminuent à peine aq nord, sur la rive droite de la HiJosclle, à travers le département d^ ce nom. Au nord-ouest, elles sont de 280 mètres à l'est d'Ëtain, de 303 au nord de Circourt, et de 302 à l'est de Montmédy. Le long du terrain ancien des Ardennes, les couches oolitbique$ les pla3 basses sopf encore h 246 et 306 mètres d'alfitude aq midi de RiiB^gne; e}Ies $*i)^ai9sent ensuite ï 200 mètres sur ^ ]||gjtç ^p

f^ROCpE PU MAS. |59

4^Ftemeatde Tiisne, et disparais$ent à 141 mètres daqsla y^Hé^ 4e (*pise k fiuzoîr.

Ainsi, abstraction faite de Taxe du Merlerault, le$ aUitudeç | Vouent et au su4 sont toujours très faibles, et celles de Test guj «put assez fortes, mais graduelles. $e rattachent ^n général, plqn PU moins ^ireçtemept, ^u soulèveipenf de la cfiaîne 4^ U Coter 4'pr.

J f . Grappe do lias.

Le lias occupe une assez grande surface dans la partie prientale da Cotentin, où il longe la côte pour se coniinuer dans le dépfirte- Eoent du Calvados par Isigny, Bayeux et les bords de la Seule, jusqu'à la rive droite de TOdon où il disparaît sous Tooliihe inférieure. Cette zone allongée du N.-O. au S.-E., depuis les environs d# Yalognes jusqu'ici, est extrêmement découpée, et le peu de relief du sol, joint à la végétation ordinairement très riche de ce p^iys, rend son étude di(Gcile et peu satisfaisante, par le ipanqqc dp superpositions bien nettes et bien suivies sur une certaine étendue. La description que nous essaierons d*en donner se ressentira donc d# cette disposition, et paraîtra sans doute un peu décousue; mais. p*est, comme on le sait, une conséquence de la nature même des choses, e( de Tabsence d'une étude encore suffisamment détaillée de ces dépôts.

On peut néanmoins retrouver çà et là les représentants de| quatre étages du groupe, assez bien caractérisés pour établir leur parallélisme avec ceux du Dorsetshire, ou mieux du Gloucestersliire, et pour nous servir par la suite de termes de comparaison. Ce sont les marnes supérieures à Ammonites bifrons, etc., leç couches caractérisées par le Pecten wquwalvis, la Grypkœa cyraz bium, la Terebratula numismalis, etc., représentant ici le raarlslone de Tautre côté de la Manche, ks calcaires à Pryphées arquées, lias bleu ou lias proprement dit, et Télagc inférieur qui comprend les calcaires d'OsujanvilIe, de Beauté et de Valognes. La superjwsitipn de ces quatre étages ne se voit nulle part complètement j le premier ou le second manquent souvent indépendamment Tun dp l'antre, et le quatrième est aussi très accidentel. Nous commencerons par le département du Calvados où la série est moins irrégulière encore qup dans celui de la Manche.

La faible épaisseur et le peu de constance des étages 9 dû faire D<{|»rtem«iit confondre i'ai>ord l9$ deo^ premiers sous te nom de çalcam 4 cJUam.

Bélemnùes (1). Suivant M. de Canmont (2), les coaches tintÔC bleuâtres, tanlôt jaunâtres, qu*on observe particulièrement sur h limite orientale de la zone , entre les vallées de la Seule et de rodon, sont fréquemment remplies d*ooliibes ferrugineuses qui les ont fait confondre avec Toolilhe inférieure, comme k €urcy, ao Pont de Landes, à Épinay-sur-Odon, etc. Un banc particulier, oolithique, connu sous le nom de banc de roc, de 0"',60 â l'',30 d'épaisseur, renfermant le Pecten œquivalvis, les Terebratula actsta^ guadrifida et numismalis, puis beaucoup de grandes Bélemnites, semble constituer un bon horizon sur une assez grande étendue de pays, depuis Textrémité occidentale du Calvados jusque dans Farrondissement de Falaise. Il appartiendrait au second étage.

Dans la coupe de Vieux-Pont, sur la route de Caen à Bayeux, des lits minces de calcaire marneux jaune, un peu fissile, renferment des restes de plusieurs espèces de poissons. Quoique interrompu parfois, ce lit a pu être suivi sur une étendue de 10 à 12 lieues, toujours caractérisé par des ichthyolithes complets, ou par des écailles plus ou moins abondantes disséminées dans la pâte de la roche. On doit se rappeler que c'est à peu près au même niveau que se trouve dans le Gloucestershire un lit rempli de débris d'insectes et de poissons {antè, p. 125). Ces marnes de Vieux-Pont, qui nous ont offert le Spirifer rostratus, Sclilolh. , les Terebratula ntanismalis, Lam., resupinata, Sow., variabilis, id., rimosa, de Buch, furcillata, id. ?, et teiraedra, Sow. , le Bélemnites umbilicaius, Blainv., Y Ammonites solaris, Ziet. (uon PhilL), etc., dépendent aussi du second étage du lias (3).

Dans la partie supérieure que caractérise surtout V Ammonites bifrons, Brug., M. de Caumont mentionne des silex tuberculeux, branchus, bleuâtres ou grisâtres, ou bien blancs. Ailleurs ce sont des concrétions plus on moins abondantes de grès calcaréosiliceux, micacé, grisâtre, ressemblant à celles de la craie tuffeaa

[h) Cette expression, très employée depuis, fut introduite dans la science en 4 84 3 par du Hérissier de Gerville : Lettre à M. Drfrance, du 25 août 4 84 3, sur les voiiuHtcs fossiles de Falngnes {Journ. dv phys. et de chimie, vol. LXXIX, p 4 6. juillet 4 84 4).

(2) Essai .sur la topographie ^êogn, du département du CaharloSy p. 484, iu-85 avec carte et atlas de coupes, Caen, 4828. — Voyez aussi Afém. .Soc. Liau, du Odvados, vol. I, p. 53, 4 824.

(3) D*Archiac, Notes inédites, 4 834. — De Gerville, /o«r/*, rff phys. et de chimie, vol. LXXXIV, p. 209, 4 ô avril 4847,

inférieare de ce pays et également glauconieuses. Le calcaire à fiéleronites, continue le même savant, recouvre et accompagne presque toujours le calcaire à Grypbées arquées du troisième étage. Quelquefois ils passent l'un à Pautre, mais souvent aussi le plus récent déborde le plus ancien dans certaines directions. Ces assises offrent des caractères très diiïérents suivant les roches sur lesquelles dies reposent, telles que kred^marl, la grauwacke ou lespliyllades. Une petite localité sans importance géologique, mais à laquelle ses nombreux fossiles ont acquis une certaine célébrité, semble appartenir au second étage du lias. Les caractères stratigraphiques sont fort incomplets, et Tassise en question manque de développement. Nous voulons parler de l'affleurement du lias de Fontaine- Étoupefour, situé sur la rive gaucho de TOrne, h 2 lieues au sudooest de (^en. La couche, qui a 1"*,60 au plus d'épaisseur, suivant M. Deslongcbamps (1), repose directement sur le grès rouge de transition, et est recouverte par un banc de 0*,30 qui représenterait l'ooliihe inférieure des Moutiers. Cette couche se montre encore dans les carrières de Curcy et de Laquaine, occupant la même position relativement à l'oolithe ferrugineuse. M. Ch. Lyell (2), en rappelant la découverte de deux espèces de Cônes (3) (C concavus et cadomensis), faite dans ce gisement en 1837, a iiisisié sur l'existence de fentes qui se prolongent dans k'S quartzitcs sous-jacents, et qui renferment les fossiles les mieux conservés. L'auteur y signale particulièrement les Ammonites Walcotii [bifrons), corrugatus et Stokesi^ mais en ajoutant que les A. planiçosta, Bucklandi^ falci fer ^ Strongwaysii et Murchisonœ, s'y trouvent également, il oblige à admettre un remplissage de ces fentes, antérieur aux bancs fossilifères supérieurs, ou bien que des espèces plus anciennes, déjà à l'état fossile, ont été remaniées avec d'autres plus récentes, de manière qu'on trouve associées la première et la dernière Ammonite do lias. Ce petit point, par tous ces caractères anormaux, limités

(4) Résumé des tras'aux de la Soc. Linn. de Normandie^ 1835- 4 836. — L'Institut, 21 septembre 1836.

(2) Jnn, and ma^az. nat. hi.U,^ déc. 4 840. — M. T. Davidson a décrit, provenant de cette localité et de 6retteville-sur- Laize, la Terebrutula Eugenii (Bail. y i« série, vol. VII, p. 62, pi. 4, 4 849). les Thecidea Dvslongvhnmpsi et Bouvhardi, et les Spiiifer oxypte'^ ruSy Deslongchampsi et Te.\soni (Magaz, nat. hist.y avril 485Î).

(3j Deslongcbamps et Tesson, Résumé des trai*aux de la Soc, JJnn, de Normandie, 4 837.

^t irréguliers, est donc un de peux dont le géologue classiScateor ne doit pas se préoccuper.

Les calcaires marneux, gris jaunâtre, ferrugineux, alternant ^vec des marnes argileuses jaunes de la carrière de Croisilles, ouverte sur {a droite de la route ayant la descente d* parcourt, nopsoqfp^ fenXé les fossiles suivants (1) :

Pholadomya prnducta {Carditn^ id., Sow.), Gresslya, nov. sp., ▼oisine des Lutmria untoides et donadjormis^ Gold., Pecten disciformisy Schubl.,Ziet. (P. corneus, Gold., non Sow.), P. œquioalvis^ Sow. , Crypbœa cymbitim^ Lam., Tcrebratula subovoides, Qo^Qi.» T.sarthare/tsis^ (}'Orb.,au Crithea^ id ?, T. pygniœa^ Morr., T. r<frians^ Schloth. (2). Spirijcr ras trn tus, SMoXh.f Beiem ni tes compressas^ Blainv. (3)» £. ^f^antcus^ Schloth. (i), Ammonites vnriabilis, d'Orb., J. spiftatusy Brug., A, bijrons, id., A, corn munis, Sow., j4. annulatus, id., A. voisine de \ A, corriigatus, id. Toutes ces Ammonites sont fort petites.

M. Dufrénoy (5) a rapporté à cet horizon les couches à oolithes ferrnî;inouses du fond des carrières des Moutiers, le calcaire gris roux de Sainl-Vigor, etc., dans lesquels il cite les Belemnites sulcaius, bisulcatus et apicicurvatm, la Gryphœa cymbium, le Pecten œquivalvis, la Lima gigantca et V Ammonites Walcotii [bifrons). Les marnes bleuâtres de Curcy, avec des empreintes de poissons et des vertèbres d'Ic/itbj/osaurus, en feraient également partie.

Plus récemment. M. II. Harlé (6) est venu préciser davantage ces rapports en distinguant dans la carrière ae Subie, près de Bayeux, au-dessus du calcaire à Gryphées arquées, ou en remontant dans la série :

(4) D'Archiac, Drotes inédites, 4 841.

(2) L'échantillon de celle localité ne nous paraît pas pouvoir être distingué de ceux que nous connaissons dans TOxford-cIay, la grande oolilhe et le fuller's earth.

(3) M. Aie. dOrbigny réunit à cette espèce les B, nigevy List, apiricurvatus, Blainv., Ziet., etc.

(4) L'échantillon que nous avons trouvé dans ces couches est identique avec ceux de l'oolithe inférieure des Moutiers.

(5) Explication, etc., vol. II, p. 176.

(6] Aperçu de la constitution géologique du département du Calvados [Annuaire de ce département pour h 853).

GBOUPE DU LIAS. ^^

fh. Lit argileux avec Belemnitcs brevis,

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