‹ Histoire des progrès des science naturelles, depuis 1789 jusqu'a ce jour (volume 2)Chapitre 3 sur 10 · MINÉRALOGIE ET GÉOLOGIE · texte numérisé non relu

MINÉRALOGIE ET GÉOLOGIE

▲NltitB I8«r.

M. Berthier, ingénieur des mines /aujourd'hui nnembre de l'académie , avoit présenté , ayant son élection, quatre Mémoires minéralogiques.

Le premier a pour objet une substance connue sous le nom de petro-silex rouge de Sahlberg , et que sa fusibilité en un émail blanc et une analyse déjà ancienne avoient fait considérer comme appartenant , ainsi que les autres petro-silex , aux feldspaths comr pactes. Mais la potasse y est remplacée par la soude , et il s'y joint une quantité notable de magnésie ; enfiuQ il y a beaucoup plus de silice que dans aucun feldspath , en sorte que l'on est conduit à considérer cette pierre comme une espèce distincte.

Le second de ces Mémoires est relatif à un minerai d'antimoine découvert en Auvergne ^ et dont on n'avoit pu extraire le métal. Il s'est trouvé formé de sulfure d'antimoine et de proto-sulfure de fer en combinaison intime, et telle que le fer n'agit point sur l'aimant , et dune petite quantité de sulfure de zinc. La proportion des deux principaux composants est de

1 Cet article fftit suite à celui du mémd titre, tam^ U, p. 2 6?.— 40S.

Tr V. ;

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quatre «i tomes pour le premier , et de trois pour le second. Ce minerai est analogue à celui que Ton a nommé jamespuite ; ^eulemeut , dans ce dernier , le sulfura de fer est remplacé par du sulfure de plqmb.

Dans son troisième Mémoire, M. Berthier traite d'une substance jaune, tQn^rp, onctueuse, qui se trouve en rognons dans les argiles ferrugineuses où l'pP fi?p|9ite Iç miner^^ de mapgai^èse , dit vulgaii[^^çpt de Rérigijeux, E^le i^fi cftwipose d^ wUce, de peroxidp 4^ fer, 4^l4WWe et 4e maigçésie; et comme çll^ yie yessepible pqiftt aux silicates «cdi- ^laires 4e perpxid^ de fer , il y a lieu de croire qu« 4e Teaii eqtrée çn çon^iuf^n e^t ce qui çu modifia le^ ca]|:açtèjre£|.

Eqfia le quatrième Jklémwçi^ qui ÇSt d'un ^nténfit pratique , traite dèi 1^ çpiiipqsitioa dji minar?ii de feç en gr^i^ç. C'est esçeQfielleme^t ^^ peroxide de fer. ]|pj4{*£lté 9 m^î? ^Quvçat altéré p^r des mélai^es acair» 4§Btek d'hjdratça d'alumiue, de phosphates de fec et de chaux. ÇerUlii^s grain$ meilés aux autres^ dana q\ielqi)es |pQaUté$ s'en distingueat par une action W^gWétiÇRe- M. îferthier a reconnu que cette propriétéi e3t dv^ç k la présence d'un siUcate de pirotoxida de, fçr çt d'ë(lumiuç t et cette con^inaison du fer ^yjsc. la silice e^t analogue à un minerai que M* Berthien a r.econnu à Chamoison dans le Valais , et où il a trouvé un atome de silicate de fer , un atome d'alu-r minate bi-ferruginé , et douze atomes d'eau ; les grains magnétiques I dont il donne ici l'analyse, contien-

ET &£aLOQlE. §^

nent seulement une plus graqde proportion de per^ exide de fer.

Un^ obse^atÎQi^ remarquable de ràutevuf ^ 6^st que les grains qui renfern^ent de Tosid^ de maBganèse perdent )eur action sur )e barreau aiiYianté i lors^W les calcine , et que ceux qui n -en renferment pas ont , au contraire , une action à peu près aus|i forte après la ealcination qu'auparavsint ; ce qui s'explique très* bien , parce que Voxide de manganèse cède son exy« gène au fer, qui, de Vétat de protoside, passe ainsi à celui de peroxide. Quelques ipinerais de fer hydraté ont^ laissé , lors de leur dissolution , de petits enstaux Gictaèdr^ de fer titane , qui étoieut acddentellemeiit mélangés à leur masse.

A ee travail M. Bertbier a jqint l'analyse d*autres minerais de fer, qui s^exploitent en couches réglées 4aB^ un calcaire oolitique dq département de k Mosdle, et qui lui ont o:fl^rt un mélange de carbonate de ifer avec un peu de carbonate de chaux, et ^9 ffiiat loo de silicate alumineux de fer magnétique. Sa composition est d'un atome d'aluminate de fer , de quatre atomes de silicate bi^ferrugineux , et de sii: atonies d'eau.

Ces mémoires ajoutent, conune qh yoit, quatre espèces k celles que l'on possédoit en minéralogie,^ ai toutefois l'on doit continiier de donner aux combinaisons minérales, et uniquement d'après les proportions des éléments combinés , un titre qui ne semble applicable qu aux règnes oj^aniques.

IQO MINÉRALOGIfi

M. Brongniart a fait paroitre un petit traité sur les roches, extrait du Dictionnaire des sciences naturelles. H les y considère sous le rapport géologique , c'est-à-dire à Tégard de leur position mutuelle à la surface du globe , et sous le rapport minéralogique ou des minéraux d'espèces plus ou moins nombreuses qui les composent. Minéralogiquement parlant, les roches sont simples ou composées : les roches simples sont formées d'un minéral coimu, ou ne peuvent être rapportées avec certitude à aucune espèce minérale; les roches composées résultent ou de la cristallisation de leurs composants, ou de leur simple agrégation. La nature du minéral dans les roches simples, et lorsqu'il s'agit de roches composées, la nature de celui qui y domine, donnent ensuite les divisions ultérieures. C'est ainsi que M. Brongniart arrive à étabUr ses genres. Il en a cinquante-un, seulement dans les roches composées. A l'article de chacun d'eux , il décrit les espèces ou variétés qui y appartiennent, et fait connoitre avec soin les lieux où on les trouve, et leurs positions relatives, en sorte qu'en relevant ce qui est dit de ces positions, on en déduiroit aisément une classification géologique.

Ce que la géologie demande par-dessus tout aujourd'hui , ce sont des descriptions méthodiques des terrains dans les divers pays, d'où il puisse résulter une connoissance générale et positive de la structure des couches qui enveloppent le globe.

MM. Delcros et Rozet , ingénieurs géographes ,

£T GEOLOGIE, ICI

ont présenté un travail de ce genre sur les montagnes qui bornent au sud les étangs de Caroute et de Berre en Provence.

Os y ont reconnu trois dépôts successif. Le plus .ancien est un calcaire tendre , de nature oolitique , .contenant des coquilles très^différentes de celles de la craie , et qui devient compacte à sa partie supérieure. Au-dessus est une suite de couches alternatives de grès calcarifère , de sable ferrugineux et de marne. rougeâtre, quia aussi à sa partie supérieure des couches considérable^ d'un calcaire compacte qui contient des hippurites , des sphérulites , une petite .gryphée et beaucoup de madrépores. Les auteurs regardent ces couches comme analogues à celles qui portent en Angleterre le nom de coral-rag. Le dépôt . supérieur confinant avec le précédent , et renfermant les mêmes hippurites, est formé de Uts alternatifs de marnes plus ou moins bitumineuses, et de hgnites qui , d'après cette position , seroient plus anciennes que la plupart des hgnites connues. >

Les marnes schisteuses, voisines de ces hgnites, contiennent des coquilles d'apparence fluviatile , mais qui ne sont pas assez bien conservées pour que l'on puisse en déterminer les espèces avec certitude. On a cru pouvoir comparer ce troisième dépôt à celui de Kimridge en Angleterre.

il semble résulter de ces observations que ces montagnes appartiennent à un ordre de formation beauc6i;ip plus ancien qu'on ne l'avoit supposé jusqu'à présent.

'I^a JIIIfÉRAtOGl£

ÏHùM 9cfoai parlé , en 1 8:^4 9 ^^ gt^and trayait entrefgiê par M. de Bonnard sur la constitution géologique d'une partie du département de la Gôte-d'Or, OÀ le oaledire ^ dit oommùnément alpin , n'est séparé du granitë que par une roche à gros grains de quartz et de ftldsjiiith I qui appartient au genre des psammites mi gFauyvaokes, et que, dans ces detoiers temps , on a Bcntemée arkose. Les autres roches qui sertent comtBkVOEkémBnt d'intermédiaires à celkfs-là sont réduites , daa» le pa js dont il s'agit , à de légers testiges , dctnt J» série nfiéme n'est pas complète.

DepuialorSf M. deBonnarda poursuivi sesrecherches ckns d'autres |)arties de ce département , et dans ceux cle laSHètre, de Saâne-et-Loire, de Id Loire et du Rbôn0. l^&^s dnt été singulièrement favorisées par les excervKtioii»et les percées souterraines quontexigées les candut db Boitrgo^e et de Nivernais , et partout l'autetfr à ]$u constater la justesse de ses premières idées, à quei» ^|aea ifaodifieatiems près» , en sorte qu'il peut présefit^ aujourd'lmi ee rapprochement de couches, qui ^ ailletti^, sort foft séparées, non plus comme un accident pdrti- ^tiBèr à eértaineis localités assez circoiiserites , nisrts (tSbtoMé ufie tf spositîon Constante du soi d'une partie éM^déi^Me de la France. Les terrains qui reposent liâ^MiéâiafétnentsiT^le granité j le porphyre ouïe gnéisar, sont , en certains endroits , Farkose, en d'autres le grSs iK^âler ; et ce qui est très^remarquable , ces deux ter- 'èhHêib âéÉàbleÀt étrangers l'tm à Fautrfe ; ils ne se supirffêêêUt ïà né s'enveteppent : partout où est Fun , Farutfé

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liiâfuîile , qabiqne les tèt+àitis suptérieurà et idférîeurà demeurent uniformes. Il seibblerdit que ce soîefit dëiiî (bnhatiôtls |iarallèles , ou dèut de t;6s éij[uivàlénfâ ^éognosti^e^ dont on a déjà éiê d'àtitrës eiëtiiîflës. Lé^ (>âssàgës entre lès gradites et led àrkbseé i^orit iéllënieni itliëitiible^ , que Ton èât sdiiyèiit ëtUbdt'fàs^ë d'en tracer la limite. Mais là Kdiàbti de Farkolse scveb M tëK mile Supérieurs est d'ttié ioutfe autre éôrtè J ihy liiterposé ^kr Couches jusqu'à une cèttitjtie hàtitetir; le^Mnètàifettiétallî^esqu'a cotitîeùts'y élèvèrit côhimè lui. M . de Bonnard conclut même de là que le lias(run dé bës terrains supérieurs) à deâ rapports gëol6gî(][ùêsplus intlines âtêcrarkose qu'aveu les calcaires oôlitiqiïés, dàitâ là Ééiië desquds on le rangé coinhïutiénleiîi.

On sait depuis long-tèmps ^ëridlèma^ne et la Uàngriei-eèê^M ddïis plusièiirs de leurs èàte^ileà dé^ à'Iïiàfs îrïiiâérisès d'ossemetits d'ôùrsi (fhjfeîie^ètd'autf'eâ ariimtii àtijôiird'hui étrangère à ces pa^s. Ce fait , déjà iritértesant par lui-mêiixe , â acquit ëncorèf plus ^liiipôrtdfièe depuis qùè Ybn a trouvé dèÈ cavernes seinbïàlieëy et plus riches enfcôrè eif ossèttièùts, dàiiÉ (f âutrds payé de FEûrope. M. le profeiteeirf BùciWtid; qui à déèrît èeïle^^e l'Arigletèri'e danè sdn ôtf*râge ^ îiititùlé : AeiiqUitk dlluviands , à tbhtié^xxê Iûî-iûêm*é à ëû détm^ eu Financé. Visîfâltot èèllè d'Oiiônès , p^ès flè Bè- SMébtï ,* il à jugé qt^e dèâ^ côuchéis dé àtalâitites' (Jiiî k tàffîé^m dèvéîerit recouvrir qrielques flépôtè d^ôsâément^; et, en efFet , deé fouiïïég ayant été faîfeSèt feèritinuéé^s ï^idôirt q<^èlqu(?teitfpi{ pàf tesoi-d^èfii dé M. dëlShlbn ,

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préfet du département , et par les soins de M. Gevril, consenrateur du cabinet de Besançon , il en a été retiré une très-grande quantité de crânes et d'os de la iprande espèce d'ourâ à front bombé, déjà reconnue dans les cavernes d'Allemagne, et qui a entièrement péri; et ce qui est remarquable, c'est qu'ils n'y sont accompagnés de ceux d'aucune autre espèce.

Une autre caverne , située à Echenoz , près de Vesoul, a été examinée plus récemment par M. Thiriat, qui y a découvert des os d'hyène et de plusieurs herbivores.

Des savants distingués, et par ticulièrement MM. Marcel de Serres et Dubreuil , professeurs à Montpellier , sont chargés en ce moment de décrire une caverne découverte, il y a trois ou quatre ans, à Lunel-Viel, département de l'Hérault, et qui contient surtout des ossements d'hyène ; et l'on doit espérer queleur travail verra bientôt le jour. H s'en est trouvé aussi une à Saint- Macaire, dans le département de la Gironde, où des os d'hyène sont également accompagnés de ceux de beaucoup d'herbivores. Il en a été annoncé une du département de l'Aude. En un mot, les cavernes à ossements paroissent devoir devenir un phénomène général conmiun à toutes les montagnes ou coUines de la nature de celles qui composent le Jura , et la destruction des animaux qui les habitoient se place au nombre des faits in;iportants de l'ancienne histoire du globe, dont la géologie cherche l'exphcation.

Beaucoup de géologistes se croient autorisés à pen«

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ser que la mer a envahi à plusieurs réprises la surface d'une partie de nos continents , et qu'il y a eu entre ses invasions des intervalles pendant lesquels cette surface étoit à découvert, et nourrissoit des végétaux et des animaux- terrestres. Bs fondent cette opinion sur les alternatives de couches remplies de productions de la mer, avec d'autres qui ne paroissent contenir que des productions terrestres.

M. G)nstant Prévost n'a pas jugé cette manière de voir conforme aux faits qu'il a observés ; et , dans un mémoire présenté à l'académie , il s'attache à prouver qu'entre les divers terrains de transport et de sédiment il n'existe aucune couche que l'on puisse regarder comme ayant formé une surface continentale , et ayant été couverte pendant long- temps de productions terresti^es. H en a vainement cherché des traces au contact des terrains marins et des terrains d'eau douce : il rappelle que les fleuves portent à de grandes distances des débris organiques de toute espèce, et que les eaux delà mer, accidentellement soulevées de leur bassin, font quelquefois irruption sur des terrains bas, dans des marais et des lagunes dont le fond a dû être rempli auparavant de dépots renfermant des débris de productions de la terre et de l'eau douce ; il fait sentir enfin que , par diverses causes , le détroit de la Manche doit avoir sur son fonds des altemations de couches fort analogues à celles qui constituent la partie inférieure,de beaucoup de terrains tertiaires, et que, si le niveau en baissait de vingt*cinq brasses , il se change-

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roiten uiiTastelsc^ où il se fonnerokd6sdé|>ôlft très^ aemblaUes k teux qui emnpoâent la partie supérieure des mêmes terrains.

Il enaie de faire une application de cette théorie k Dosooiichesdes entirdns de Paris^ et après en avoir ré-* jAréaenté kl position relative au moyett des deux èôupès transversales où l'on prend une idée a^sez Uette Aëê alternats, des mélanges et des enchevêtreiilèrits de divers dépôts , il tAche d'établir que les cotichë^ tïï£(t*inès dé la craie ^ du ealcaire grossier j des ttiarUeâ 6t des gtès sth périeurs, ont pu ètfe formées ddns le tUéfiie bàssiÊt et aous lè^ méitieâ eaux qtje l'argile plai^tîqtiè , le calcaire silicetnt et lé gypse lui-roême ^ qui tié rètifermènt eàsentieUement que des débi'is d'aniiùàui et de végëtaiïi terrestres et fluviatiles.

A une première épotfue ^ selon M. Prévost, uiîé met profonde et pai»bl6 a déposé les deux variétés de èra^ qui coristituent le fond et k^ bords du ta^ bâls^ dont il s'a^t.

Aune sebotade époque^ ce bassin^ jiiar Fabalssériient progressif de l'Ooéan ^ est detfeUù <in golfe où le^ àfflnexrts des rivières Ont formé des Wècbeà cra*yeuste^ et des argiles j^sques / biètrtôt reeôùtefteâ par les dépouillea iriarinle^ du premier calcaire grossier.

H est arrivé mtè troiiièltiè épcrque dU ces dépôfd ont été interrèmpus par tine cûtnifandtiotif qui en a brisé et ^l^piaeé kfS coUchesf : le bassin est Aè\ënd im bc sàïé j traversé pafef dés cofùrsd'êaftt vôflùiASnèul , vèià^ sfitèN nMÉfëaiênl^dela mer et deàc^miÈêti% et é^iààt ptb^

fit &iÊet.o&t6. iti'j

doit les mélilnges et les enchevétreitietitâ du cftlcàii^ grossier, du calcaire siliceUt et du gypsfe.

Une quatrième éptôque a aiiiené dans te Ihc Tit+uption d'une grande Quantité d'eau dotice , ckatgéè d'elt*glles et de mftmes au milieu desquelles se fbtmÀient encore quelques dépô^ de (coquilles marities ; lé te&àû n's {^hid été qu'un immense étang saumàtrë.

A alie cinquième époqiie, il a cessé dé éotîiinttmqttër âyeé rOcébii : le niveau de ses eaUî s( bsiisdé àti-dès^iis de celui dés eaUs de la itier ; il a cdiltiiiùé dé récéVdir les dépôts des eaus eondnentaléÉi et de leurs |hr&ductions.

A ilne sixiènle époiqué^ led éau^ de la tliér oilt r^lnhpu leurs digues , et oht i^mpli l'étàhg , où tilés drit ibrinë les gfès marins supérieurs ; le bassin ^ presque CWilMé , n'a pu recevoir alors que leâ eaui douces peu proforidés j enfin la succession de toutes ces opéfa[tion9 s'êiÉ terminée par le grand cataclysme diluvien.-

Le gratidpoblème de la géologie edt tellement indéterfaiiné, qu'il offiira pendant kmg-témps de l'exercice aux combinaisons de l'esprit : béitrent du moin^ l^ir^ que ceux qui se livrent à ce genre dé spéculation ont ^n , eomme M. Prévost,- de chercher dans les faits deSdppuis à leurs Conjectures ! Ils enrichissent vérîtabléniént la science , pour peu qu'un rapport nouv^u , une âupeiv position infifperçue^ des débris )usqué-là ineonhu^,' s'rf* firent à leuta tegards , et c'ei^ senïeiînérit lor^ué fe t^^* SOT qu'ils concourent à agtatidfr anra été oom^été, qné l'on sera emétat d!& rendre jùétiee à httt ÉmgÊckèi et

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-d'assigner le degré de justesse avec lequel chacun d'eux ayoit conçu ses hypothèses. ^

Tout le monde s'accorde à croire que la masse du globe a été Hquide; maiscette hquidité étoit-«lle aqueuse ou ignée? c'est sur quoi il y a plus de divergence. La température propre du globe , les motifs que l'on peut avoir d'admettre l'existence d'un feu central ; sont au nombre des éléments qui doivent conduire à la solu* tion de cette question ; et sous ce rapport la géologie doit y prendre un grand intérêt. M. Cordier s'en est occupé , et a communiqué à ce sujet à l'académie un Mémoire étendu.

Cette supposition du feu central, soutenue par Descartes, par Leibnitz, par Bufibn, avoit été fort ébranlée par les observations de Saussure, et par les théories de Pallas et de Werner . Mais la certitude acquise depuis quelque temps , que les agents volcaniques résident sous les terrains primordiaux, l'identité des laves dans*toutes les parties de la terre , la faciUté avec laquelle certains minéraux se cristallisent par l'action du feu, la chaleur des sources , une certaine augmentation de température dans les grandes profondeurs , ont commencé à lui rendre du crédit. De grands mathématiciens ne l'ont point trouvée en contradiction avec leurs calculs. H s'agit de lui donner l'appui d'expériences précises et concluantes. M. Cordier a rassemblé les résultats de celles que d'habiles physiciens ont faites , et qui sont au nombre de plus de trois cents ^ et ont eu heu daiis quarante mines différentes. L'auteur lui-même

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