ET GÉOLOGIE. IO
en a fait dans trois mines de houille fort éloignées les unes des autres.
Après avoir analysé avec soin les différentes causes de. perturbation qui résultent de la pénétration de Tair extérieur I de sa circulation dans la mine , de Tintro*ductiondes eaux qui y pénètrent , enfin de la présence des hommes et des lumières qu'ils emploient , cause dont TeiOfet s'étend jusqu'au fond des excavations les plus éloignées , il a toujours trouvé la preuve d'un accroissement rapide de température dans la profondeur. Ainsi , les eaux qui s'échappent des mines d'étain de Cornouailles ont une chaleur moyenne de i o degrés supérieure à la chaleur moyenne du pays , tandis que deux mille ouvriers auroient à peine suffi pour en élever la masse d'un quart de degré. Toutes les eaux de sources, excepté celles qui sont dominées par de grands amas de neiges et déglaces, donnent des résultats ana* • logues.
La loi de cet accroissement offre plus de difficultés. D'après ce que l'on a constaté dans les Caves de l'Observatoire, il y auroit.un degré d'augmentation pour 28 mètres ; ce qui, sil'augmentation se faisoit uni* formément, feroitcroirequ à 2,5oo mètres, ou une forte demi-lieue au-dessous de Paris , la chaleur de la terre égaleroit déjà celle de l'eau bouillante. M. Gordier a dbservé un accroissement semblable dans une mine ; mais.il en est une autre ou il ne l*a trouvé que de o* pour 4^ mètres; au contraire , dans une troisième, elle étoit de i * pour 1 5 mètres; et dans une quatri^e,
IIP MlNÉftALOaiS
de 1^ pour 19 mètres. £n général, la moyenne des observations annonce un accroissement plus rapide que (QUt ce q|ie l'on ayoû iaiaginé jusqu'à présen|; , et d'fpfè^ If^Hel )1 6R0irpit d^ descendre à vingt et trente lj§f:(e^ pour rencppp:*er upe chaleur capable de fondre tQMfe^ le^ ^Y^ et la pliip^rt de^ rocbea connues. Oa 4(¥i^ çf oire q\^e fî^térieur du globe conserve encore sa flv(idx^ p][*i]:pi^yQ. L^écqr ce solide du globe s'épaissit à me^ufe qu^ 1^ globe }ui-mêaxe ^ refroidit : sqn épaisseur ^çtneJle p*e»% p^3 ï^u-rde^us de la cent vingtième p^r^ie d|u diamètre. M^îsi pette épaisseur n'est point égs^le t ^^ ^'^^ Vin? dps cauçies qui font varier les d^« ren^ cl^m^ts, indéppndamnaent de leur latitude. H est ipeme pvPÏ^^t^^ 4^^ Vécorce du globe jouit encore d'unp certaine flexibilité , qui expliqueroit ks phéno-« nq^e^ deSi tre^nblepients de terre , cette élévation pro»^ g^esiisiye ^vi sc4 , que l'oA dit ^'observer en Suède , et l'abaissement que l'on assure avoir lieu sur d'autres cQtes , ff^ plusiçi^^^ autres phénonaànes embarrassants pour |a géologie. Les éj^iPtiona des volcans se trouvero^ent ainsi \kj\ s^niple effet mécwiq\ie de la contraction 4ç la çrçûtç qi|i se i^çfroidit , et q^i de temps en tempiE^ doj\( cpiq^pi^imer certaines parties des matières fluides qu'elle ^uveloppe. Des lave3 ^rrivaint de vingt Ueues se^ i^^oiient pressées par u^e foroe équivalente à celle de ^8,00.0 atmosphères, et il d^ faut rien moins qu'une telle puissance pour élever leurs énormes masses.
Dans l'origine , les couches les moins fojâUes doi-n vent ^'être çonsoUdées les premières ; et| en effet , dans
MT GEOLOGIE. III
les terrains primordiaux , ce sont les calcaires , les t^les, les quarts , qui se superposent aux autres couches. Cette fluidité centrale est ce qui a permis aux cou-^ ches de se rompre et 4e se disloquer comme nous led veyons, etc., etc.
des conclusions si importantes , si variées , et beaucoup d autres que T-espace qui nous est aœordé ne nous permet pas de développer, résultent, comme on voit , ê^nn feit très-simple en apparence , mais dont la fé« condité est en quelque sorte merveilleuse, celui de f augmentation sensible de température dans les pnK fondeurs , fort petites , à la vérité , où nous pouvons pénétrer , et de la supposition très-'vraisemblable que celte augmentatioii continue proportionneDement à des profpndeuns pbis grandes.
Le peuple a le préjugé que les eaux thermales cou-^ aef^ent plus long-temps leur chaleur que les eaux échfiuffi^ artificiellement.
M. Gendrin a pris k peine de réfuter cette bizarre opinion , et il a fait voir , par des expériences précises , que les difi^rences , lorsqu'il y en a , et elles sont tou-* jours infiniment petites , ne tiennent qu'iiux principes étiagets , dissous dans ces eaux , lesquels , comme chacun sait, en altèrent la capacité pour le calorique»
M. Longphamps avoit déjà publié précédemmeiit des expériences analogues.
Panm les volcans éteints , qui couvrent une par* tie de la France et de l'Europe , il en est qui apparu tiennent à des époques différentes, et Ton a aujour^
lia MINERALOGIB
d'iiui dans les couches remplies de corps organisés, sur lesquelles ils ont versé leurs déjections, un moyen de fixer leur chronolc^e relative. C'est ce que M. Marcel de Serres a essayé pour quelques-uns de ceux du midi de la France, dont les éruptions ont été postérieures au deuxième terrain d'eau douce de MM. Guvier et Brongniart , terrain dont M. Marcel de Serres a fait kd-méme une étude très-soignée, et qu'il a suivi sur de forts grands espaces. Cette formation calcaire, marneuse et siliceuse, qui ne renferme que •des coquilles de terre et d'eau douce, n'est pas, selon M. Marcel de Serres, en assises continues, mais en lambeaux isolés, et elle occupe d'ordinaire des fonds de vallées où elle se superpose à des terrains tertiaires marins ou à des couches volcaniques ; ce qui avoit déjà été observé par plusieurs géologistes. Mais ce que M. Marcel de Serres a remarqué de plus que la plupart de ses prédécesseurs , c'est que les produits volcaniques sont souvent en mélange intime avec le calcaire d'eau douce , et que le calcaire a éprouvé de grands dérangements dans leur voisinage : d'où il conclut que tantôt les matières volcaniques arrivaient de l'intérieur de la teiTe avec assez de f(»rce pour saisir des masses de calcaire d'eau douce, et que tantôt elles n'ont pu que soulever la grande assise de calcaire , et s'étendre par-dessous. D promet de développer cette opinion dans une édition nouvelle qu'il donnera bientôt de ses observations sur les volcaus éteints du midi de la France.
BT GÉOLOGIE. ii3
▲NNÉE lSt8.
Depuis que la chimie , au moyen des loisdes proportions définies dans les combinûsons , est parrenue à détenniner le nonibre et le poids relatif des atomes de nature diverse dont chaque corps chimique est composé^ depuis que les terres que Ion croyoit simples se sont trouvées des oxides métalliques , et que la silice a été reconnue comme jouant daios les pierres où elle dominé le rôle d'un véritable acide; enfin, depuis qu'il a été possible de distribuer tous les corps d'après la manière dont ils se comportent & Tégard de la pile galva* nique , lanalyse chimique des minéraux a pris une marche nouvelle , et une rigueur que les chimistes d'il y a trente ans auroient & peine osé prévoir : et toutefois il reste encore des minéraux , et surtout des pierres siliceuses , que jusqu'à présent l'on n'a voit cru pouvoir ramener aux règles qu'en supposant que telle ou telle de leurs parties, notamment la silice , outre la portion qui y entre en proportion conforme à ces règles , s y trouve aussi en quantité surabondante et comme en mélange accidentel plutôt qu'en véritable combinaison; et les antagonistes de la théorie des proportions définies ne se croyant pas obligés d'admettre une pareille supposition , tiroieht de ces faits des objections très graves contre cette théorie.
M. Béudant s'est livré à de longues recherches pour édaircir ce genre de phénomènes , et, dans cette vue,
ir4 ttiKÉkAtôGifc
il s'est d'abord appliqué à Fétude des sels proprement dits , qu'il lui étoit plus febile de composer et de décomposer, selon les besoins de ses expériences. U y a con* •tsfttmenk tiâMtibu ^ dans quelque proportion qu'il en ait rapproché les ëléments , que Tadde ou que la hésfe ait été en siuhilN>iidaiice , une fois cristallisés ^ les mêmes propoHinlis d'ainda et de base i pourvu que Ton ait éii k pnfcaukiDii dfe lei pArer autant que possible déb particnles liquidée qui «e trouvent souvent logéOB antHB l68 Bouches d'âecmissement des cristauic. En opérant sur des sds dohfc les acides mêmes sont cri»tellisabies , Faeide eicédant mstallise séparément du bA neutre^ et il est plils aisé de faire mélanger dans b même cristallisatiim deux acides difiërents , que diî fidi^ xnélaî^ér un acide déterminé avec le sel date lequd il i^ntre comme partie constituante : résultats Ibrt contraires ^ comme ou le voit aisément ^ à la sup^ position dont noUs avons pariié d'abord.
entendant M^ Bendant a voulu voir s'il n'en seroit jpas aiitremaht pour la voiu «èehe , d'autant qm , d'après les bdlts ezjpériences de M. Mitcherlich, U est ]preâ)able que beautioup de silicates se sont formés par cette voie plutôt que par la voie huthidéw Il a ddne exposé à un feu convenable des biélangeb sn pii^rtions définii», et d'autres où le corps <}ûi jOttoit Sait le rôle d'acide toit celui de basé étoit surabondant ; les premiers lui ont parfaitement réussi ; les autries ^ au contraire , et surtout ceux où la silice surai3ondoit^ ne lui ont pas donné un atome du
BT t&ÈOhOOlt. tl5
(»rpi qu'il d'étmt piropèté de fermet-^ inÉk Ér st place il s^^ti étmt: fdt deu^ nètteibeiit eéparés «laiiB 1q enMt- «et ) ^tre ksquds les élémeets se sonè panagéi àe maBï^e que dans chacdii d'e&x ils étbtenl eti pni^ portioM définied. Mais ^ qui isia pas fieti pmxf éa acide et scm sel / a lieu pour é^% màê ; iH M. Beuiant ^mt assuré qoe igeut dé mdmD aetde ^ et aurfoot de k mètn^ fimoifeile atMciîqUe^ fie mébiE^t éa cmtes quatitttés , et qM plus ik sbnl ilàmj^iqilâs ^ |^ aiséiteilt as se mâangekit^ de aorte qUe ksselsdàii- Mës^ pAr eti^Mple^ teéttus denatwfe toitt^P^fidl ttiffêreote) ne peuTiânt âM K^^temis purs ioriqu'ik àtmtallkeni ayee d'autres dans k aiénte ariution. EdéIi k fadlité est plus grande encore lorsque ks êàs m ferment dans une solution 4^ krisqu'ôn kn j vuet fbitt formés^ de façon que, pnr de doy>ks déomûè^ positions, l'on obtient des dlélangds èKtoiniBBienI tartéé^ et ibénie un grbnd ndinlire qu'fan ne. pour^ reît airoîr autiienkent. Les bristaux ainai méboigés ^pitenfent eepaoïdftnt k forme éé l'un, dei aris eoni^ posants^ de eekd dont k cataesère est don&iaanit ; (rt d'après d'«utfes «périeneés du taiénlâ aUitenr^ dont nous hvons tendu compft^ en 18^0^ ee selduminânt n'est pas toujours le plus abondant.
Ges kits h oâl pafu jeter ime vite ItnniMii isur k tmgèt dont il s'bœùpe; En «flbt> quand ma mi sa tnâange d'une ipetàâe i^aatltë d'un sd dn màmé neîâei maïs d'un oidre pliis ékfé^ e'ést^è^difei qui contient une ^k» fpra&de ffaroportw» ck'nfc uçlàè^
ii6 MXicAjiALOaii
mYon ne âe doute pas de cette droonstance, on doit être i lors de Tansil jse , tenté d j voir une surabondanoe d'acide. La même cbose peut avoir lieu par rapport à k base , quand ce sel mâangé est dWordre infiSrieur^ ou qui contient plus de base.
Des expériences fiiites d'après cette idée la confirmèrent pleinenœnt. En disposant les solutions de manière à ce que, par double décomposition ou autrement y il pût s^y former des sels solubles de même atide , mais de diffîrents ordres , M. Beudant obtint, par exemple, des carbonates et des sulfates de soude , qui, avec la cristallisation et les autres caractères extérieurs', proptes au bicarbonate ou au trisul&te, montroient àPanaljse excès d'acide et manque d'eau; cequi s'expKquoit très bien en comparant lies compoflîdons dés sels constituants, et en faisant le calcul de la somme de leurs éléments» L'auteur est parvenu rànsik calculer toutes les analyses des sels mélangés dans ses ^ expérienced , de manière à déterminer positivement les quantités relatives des divers sels réunie t90us la même cristallisation , et sans avoir aucun excédant d'acide ni de base , ou , ce qui est la même chose, aucun reste électro-tiégatif ou électre* positif*
Dealers, M. Beudant ne dut plus être étonné de ces variations apparentes observées' dans les minéraux* n comprit même qu'elles dévoient se manifester plus souvent dans les pierres siliceuses ou silicates ; d un côté> paroe*5q[ii& ce sont les seisi naturels tes plus nbm^
«T «ilOLOGIB. it'f
^reux, de Yantxe parce qu'ils offimit fe jplœ àé di^ versité dans les degrés de saturation par les div^tietf J>ases ; enfin ^ parce que , d'après ce qc» nous mosua^ h géologie, ce sont les sds minéraux qui se «oné trouvés le plus fréquemment dans la nécessité de tSn»^ talliser ensemble , et , par conséquent , dans les ciroon^ stances les plus propres à déterminer des mélangés extrêmement variés. Mais , pour leur appliquer sa^ méthode avec sûretéyil aurmt fallu se fiôre qudqù0 idée de ce qui pouvoit avoir existé dans la soluiâotf où la substance avoit ciistaRisé, et par conséquent de la sorte de mélange qui pouvoit s'y trouver. A défaut de cette connoissance, et pour en appi^ocher du moins autant qu'il lui seroit possible, M. Beudant imagina de faire de nouvelles analyses, non pkis d'une substance minérale prise isolément ; mais de toutes les substances qu'il pouvoit trouver réunies sur le même groupe. Il annonce avoir obtenu de ce tra« vail des résultats assez po«ti6 pour se. croire assuré que toutes les analyses connues se laisseroient aisé* ment ramener aux lois établies, si Ton avoit pour dlè^ des données semblables à celles qu'il a employées pour les siennes ; et les exemples nombreux qu'il donne de ceUe&'ci semblent en effet établir qu^il en est des substances minérales précisément comme àeA sels; et que toutes celles qui se sont trouvées dans la même solution , se sont mélangées les unes aveb les autres au moment de la cristallisation , et plus oU moins 9 selon les circonstances <jui Font accompa-
gtt^ Or fouprani tof^uSm fw 4aw les ^s tmm
.. 14, ]^dwti« pr^^Wl^ lyn^ntpe w^oin» ou il f«}|
wsait dis99^ k U cm^t dapi^ Vimport^poipi dlç ^
^;i^ir Àtê% â^ Gri«^Uisf^(ÎQn j i^%9 4'm^ fnaniërft «^i-. fî))}Re C'«s< toigfiBW 4^BS Ic^ pp|iW cristftWf que h p^* f|iVfrtei|r;ipéq$|qi«4 fKIti la pli» giCilude ; <^D3 les groapi^ (jlïil, #Ue diwiuu^f ppQfeaJîlepafint^païce qu'ils o^^
M^9 m^m h^^m^ ^ n^^ V^^t ^voir it» pii^
4>i;»;pc«ii9^t4^ l^ v^^tés ^ fitruçtpre lamellwe q^ JbTiÇi:^ W^t pl?s légèr^i ^ d'ai»ta)xtplii« que l^^ JU»; jpn^.^^p^ fi^s g^t^oa^en; ^fin, c'çst d^ii^ les vmétés çp^ ]^mw^T^\ ^ d^cpwppiStioBi qufi |a pesanteur sp^ pi^qu^ e4 h plufi diwHWW^eu Maisi ce qui est très remaf t
45piqtje , .)Ç'«t qi|e d?ï^ cfe^qpçsubsfaucp Ja différ^.^ lejljtBe Je» 4^11» extrêmes estsiçw^iWepieul; de vçtéxm v^-? Içw ; €t P<? qui prpuve qi;i^ les variatiQps ^e tiean?ri$ .q^'fujjç Yide^ du tisau , c'^t cp^ toutes les vg wtéf d'u^pa^esiJiïfitaBçeireyiep k lamçjpe pe^fitepr ^j^gqije Ip^squ'on les a Tédvûtes e,n poudre. C'est alOF?
ppientqae Yon peiit^iii^ ^ lu peaaiitewqpéçififM tractère comp^rab)^, e% pur cQméqpm% dViié WP&
^69 géologues aogloîi et firtoçâii étuidiwt ^^m MU
^uîs quelque temp^ nok Dpl^ d» k MËEmchp i ytOW^I^t ^ttfipar^F à celles de f AngVil?iW qUi leur Mtnt çff^n sé^. Nous avons y« ?n i^^ia fe taUmU que M* O^^m
sttipt Prévost a do^^é df pette^de kt^iAB N<miMiidMf Oa pom^uit ces r^h^rçh^ , et IV^dénû^i % reçu dl AI . ^Qzpt que descviption géogno^tiqu^ d^ ttiSl/f»M klf jPqulQiuiaîs , dep^ia Ét^ples yi^sq^'k Vw9«tt Q^ i^ JF f| qu^ques apné^, M. FUtop, savant g^pkfitl^ mi^Mi après plosiiBUrs annéei^ d'^Hlde t flYCÂI prmvé quf! #| p$iJ(toi) est e]çactemen^ p^r^il , et pQiw fe mWÇ 4*1 epVKfbes , et pour leur posifiqA rp^^t^ya , %^ (nAlnp çpg^ dp l'Angletenre. C'est «Jpttç praposi^wi ^ Af . R^zçt développe } mfiîs 1^:^ d^v^lpfqpi^i^efit Wt plfits d'ifitérét pr les d^taps t^ouye^Ui: et nomhff MX q\i*5 fepfenpe, etpar leseOMpesetVlç?|rt^dPnt4?s|aç(!|ûm jpé. te terrain oolitiqwe, la çypie ?t |cqr# d^fmd^ngM f3pnflpQse^^tprincip^leï^^^t ce pay? . ï-ei^ Ç0i»^,e8 y *«t presque horizontales. V^ petit système, PQiqflps^ ^ iqarl]ices analogues k çew^ de 1a logique et dii t^f'f^W )iQVHl}er, perce Voolite et h crs^ip, et sp iftQfttre ^]|G0i)r ctes presque verticales que l*cm explpit^trè^ ntilpin^mr Des lambeaux dVn gr^ t^rt^ir^ cp^r^^nent k» ^§a? teurs crayeuses } et ^es fiUuyionf d^ diPTf^f^ ^4 ifip^uerit, d«m les pwtW» l^fi^e* , les diyerfi^ ?flpli^St Ê^fifl, le? saUes de 1« fiwr W*PJ«»^ te fetfiW 4»
laO MINBEALOGIË
dunes , qui s'avancent, mais avec une extrême lenteur ^ dans la direction des vents dominants.
Un gite de manganèse, situé à Romanèche , près de Mâcon , à attiré lattention de plusieurs géologues. Dolomieu, <jui Tavoit visité en 1796, le regardoit comme n étant ni une couche ni un filon , mais une sorte d'amas immédiatement superposé au granit; d'autres observateurs pensoient que c étoit un filon puissant du granit. D'après des recherches nouvelles faites par M. de Boiinard, ce minéral afièctoit l'un et l'autre gisement. La partie qui se montre dans le village même de Romanèche , et qui y est exploitée, forme des amas allongés au^essus du granit ; mais au midi de ce village, et dans la même direction , on observe, un véri-. table filon de manganèse, bien, caractérisé, qui traverse le granit , et dont la composition est tout-à-fait sembla-*, ble à celle des amas. Cette position paroit àJVf. de Bonnard favorable à l'opinion qui attribue certaines formations k des épanchements souterrains. Ij'auteur a aussi recherché de quelle formation géognostique ce manganèse dépend , et il lui paroit que c'est des ter^ râins dits d'arkose. Il s'appuie, dans cette opinion, sur la structure de la roche sur laquelle repose immédiatement le manganèse , et qui est tantôt arénacée , tantôt porphyroïde , souvent mêlée .de fragments de granit ; &ur la baryte qui est combinée avec le manganèse, et qui appartient naturellement à ce genre de te'rrain ; sur le fait que ï'arkose pénètre parfois en filons dans le granit, eècottOent souvent desminerais métalliques ; enfin, sur
ET «EOLOGI£« làî
cet autre fait , que dans toute cette partie dé là France le granit est recouvert ^ ou par le terrain houiller^ oii par le terrain d arkose.
Pès 18:24) Fauteur avoit conjecturé que les dépota de mauganèse de la Doi^dognè dévoient être dans xmé ^tuation analogue , et c'est ce qui vient d être vérifié par M . Dufresnoy, ingénieur des mines, qui s'occupe, avec son confrère M» Elie de Beaumont , et d'après les ordres de M^ le directeur général dés mines, d'unëeajpt& géognostique de la France ^ que les naturalistes attea« dent avec une vive impatience.
Plusieurs cavernes où l'on n'avoit point- découvertd^ossements, se sont trouvées en contenir depuis que M. Buckland a fait remarquer la position qu'ils occu« peut ordinairement, et la méthode quel on doit Suivre pour leur recherche.
L'année dernière nous avons parlé de celles d'Osel*^ les, près de Besançon; et d'Echenoz, près-deVesoul.
M. Delanoue vient d'observer dans une grotte de Miremont , département de la Dordogne un nouvel exemple de l'étonnante constance de ce phénomène. Cette grotte paroit creusée dans un terraiiï intermédiaire entre la craie et lé calcaire jurassique.' Ses. galeries s'étendent à deux mille pas et aU delà, et se terminent 'par une multitude de ramifications étroites et basses , qui ont fourni le plus d'ossements. Une argile rouge les y enveloppe , et ce sont principalement des os et des dents d'ours. Des fouilles pratiquées à 200 et à 4oo pas de l'ouverture ont fait reconnoître,
benfiraiip plua rée^nte^ que ) VgSa roMge , dea d^linil de poterie semldables à ceux qui w^ trouvent d^iis quelt ^011 rutnei ^t 4a»9 d0a ceuc^e» 4 AtttivîoB du «|isi. Wlge f 9^ que Fpn pappûstP > W® époque q^ kg
«f1;3 i^maim p'^terieptf pa^ pïm^obc introduits dans fei
il $^9^, départemeQl da TM^ej «i é^ Tobjet des r^ c)|enf)iw de M^ Taninial ^ p^arqi^pef^ à ]^arl:iO|^ua« Elle est dans le terra^u ju^asiquei at i^ue psu*tiff de ^ o^il^Bts §opf ^velQppéft d^n^ ¥lxiQ QQf^çi'étîon pîerFpHS^i ef ^pp^Fti^uBept , «elau l'autewy, w» ^»*î pèçen sittjourd'liui perdues ) d^ji^ dée^ifesi dai^s ces so|(« |e^daas»¥erne9} les n^ti'^^ sont da;^s un liimm c|€âr| et dififerent entièrement des preqiier«* M* Tpuppf4 aJQVite quHl y 8 des oai^q^put? hu^nains e^ daa débiis da p^tPfîaa ; e| e^ , iieu-saulau^eiit dans le )h I^BBC^F, mfiis d^Ds le^ çQncvétious c^icairfs, où )1§ éi^e^t ^^aa ^¥ec des d^bri^ d'aspèpes perdues.
Ml Pestreiq, ingéBÎaitr das pputa et çh^us^éesi qui ^ ex^fniïjé 1« ipêflfie çay^^T^e, n'y ^ trouvé que des Qs d^ ruw^naut^ , principalement dv» geufp du parf , ef qua}qil^ délffis dp Ifipips pç d'côsaaux. 0 iiasure qua lasi ps^apiputs bnniainji i^e méf iteqt avicuue attention s^fieusa î ïl# pe son^ v^ iniprégnés d'argîk , W re;;: ' fpt^yart?, de la croûte fp^ri^map^ qui apveÏQppe la# esyraÎRiaut fp^es, Eufw, M- Pe^^rem Jes regarde çefflifle d^pc^ % dpS épwpç? péce^tes daus ppg pas
fmmm^ 0à Vuk a«t ^piû ploiieiirA 6m û i^aM r«lisé
. Qm Aito nbnt risn ipie d'ordinaira } m topçéit ^ en 6&t f ^m àBfmA F^pocpie qu ks aaifiiaux , dftfit
Witité détruitB, îln pu s'y en întroduire liMueoiqi d'antiofi f fil fuflBenttik mèoie snera&tés avee lea pviN mMCif îlfi«| nt^iil i^w la ^Iddgmîtft qui s^ d^KMp j^UlMUâctent les ait uuéiûfgfiik pAetâSkëe. M. Bpck« land a trouvé dans une caverne du comté de Glamop* fw jmquk un aquektta entier de fianaaifii wm des •igipUw d'm^ ce qoi^ ivoBtBa qu-oUe y repafffit 4âpaii I4i^ l%^9*tex»pi; noiififtiiiémei oau^ avona raconpii da«9 mi ki^bM qsaouaea, qui i«mpli«»etit qudqua» imtm du roi^^ da Niod , un qiaxinaiitt aupérieue himaiii déjk fodiût dVm ^uehe p^iuc^ da stalag?^ mite.
Ml/it Maïf^ £Narra« Dulrmil* ^t JFeainJtany profafM^iifi d^ HoQ^lUfP, ont «dmmenoié )i pnMm Ifi dw^FÎ|i^e dfis eavam^ de liv^aalrVi^, dewnMea cé$ UHarn d^^ quialque i»nip^ piiv }'al]|o»4^9a# at ki t#riété d?s ^ qu ^11^4 WJè^Bnt^
Q y «» k trma* dawa^l tfmfeas d^qs n^ mlnia jaF«f dm 9 ^t plMt|rfl^t dani i»e ix)é)iip 4^mûe^ foiYnéa d'im oâloftim m^P^ t^rtîair^ $ p1m9 ^éç^nt qn^ }a pak iiire grasi»9P de Paris , #t dPRt Iç» awiclKî|t sopt J^ai^ §eiiip p}^(l puiaapxites dap^ )a midi 4a l9 Fi^i^ qi»^ ^iia mfk e^mmê* Gf^t dapa ^^ ImQ^ rampli df
^4 mNÉEALOGII
sont mâés sans distinction d'espèces ^ et sans, rapport avec leur place dans le squelette. Un plastron de tortue reposoit sur un humérus de rhinocéros; et des métacarpiens d'hyène remplissoient le creux d'un canon de grand runiinant. fls n'ont point été roulés , mais hrisés par des chocs violents; et des fissures nombreuses de leur surface font croire aux auteurs qu'ils étoient depuis long-temps dépouillés . de chair lorsqu'ils ont été entraînés dans ces cavités souter<< raines*
Les auteurs ont reconnu parmi ces ossements ceux de i4 espèces de carnassiers, de 7 ruminants, de 7 pachydermes, et de 5 rongeurs. Les os de cerfs, de bœu& et de chevaux, sont les plus abondants par^ mi les herbivores ; ceux de canis et de J'élis parmi les carnivores : les plus rares sont ceux de blaireaux et de castors.
Dans cette première portion de leur travail il est question des os d'hyènes, dont ils ont cru reconnoitre trois espèces. La première est celle qui a déjà été recueiflie dans un grand nombre de cavernes d'Allemagne , d'Angleterrcf et de France, et dont j'ai fait connoitre les caractères dans mes Recherches sur les os fossiles. C'est de l'hyène tachetée qu'elle se rapproche le plus. Nos auteurs l'appellent Hjrœna spelœa. Une autre, qu'ils trouvent beaucoup jdua voisine de l'hyène rayée, leur a paru. devoir être nommée Hyœna prisca ; et ils en ont une troisi^e , qu'ils appellent Hyœna intermedia , parce qu'elle
ET GÉOLOGIC. I!25
leur semble tenir en partie dç chacune des deux autres. On trouve aussi dans cette caverne des excréments d'hjènes; et les ossements^ mêlés à ceux des animaux voraces*; portent des marques de leurs dents, comme dans les cavernes d'Angleterre, t Ces messieurs ne croient pas, cependant, comme la plupart des géologistes modernes , que les hyènes aient habité dans les grottes où leurs os sont déposés ; c'est plutôt la même inondation qui a répandu ces os sur le soi, qui, selon nos auteurs, les a fait pénétrer dans les cavités que ce sol renfermoit ; il s y trouvje des os de tigres et dé chiens ; or, les hyènes n'auroient pas osé habiter avec des tigres , ni les chiens avec des hyènes; mais il est aisé de répondre que dans le grand nombre d'années qu'il a fallu pour l'accumulation des débris de tant d^animaux , ils ont eu le temps d'y séjourner séparément.
On doit fort désirer la prompte publication de^ autres chapitres de cette description. *
Un autre gîte, très-riche en ossements fossiles,^ existe en Auvergne, dans une montagne voisiner dlssoire, département du Puy de-Dôme, et a été exploré avec autant de lumières que d'émulation , d'un côté, par MM. Devèze de Chabriol et Bouillet,.et de l'autre , par MM. Tabbé Croiset et Jobert-.
Les premiers ont fait imprimer leurs observations en un petit volume in-folio ; MM. Jobert et Çroîset, qui entrent dans plus de détails et font connoître un plus gr^pd nombre d'ossei;nents , n'ont point encore
termine letlr ptiMicàtidn} mais on fear dèitééjli uh Tolume in-quarto. C'est ayëc plaisir que Ton toH nhitre daàs ilte départements ce désir d'étucKer et de faire oonni[>ifre kun productions « qui souvent n^ont pas moins d mtérét pôiiv la science que belles que l'on -va dieréber au loin à grands frais et non àans dangers»
La montagne dont il s'agit se noninie de Bawiade ûà dt$ Périer ^ suitant le eôté pa^ teqiiel on y monte. Vïi calfcaire d'eau doucé-^ qui repose éur le granit , .y p0Tbs des edueheb sableuses i èltemafat aréc deè eouoh^ de débris Volcaniques ) et eduronnées par un ëniorme massif de ees délms*
La pindpale dés eouehés à \ossementfJ est de l'épaiaaeur àé lit)is tilèu-es } on {leut la suiviie autout de Jfi monfegne 4 et oil la retrouve thémb de l'autre eôtë de la vaUée. MM. Jobert et Ck'Oiset y ^t déjft reconnu deâ restes de près de quarante espèces diffîrentes de quadrupèdes ^ Sô y ont distingué etux d'un âéphallt I d'un ou deux nlai^todontes^ d'un hippopotaïae) d'un rhinocéros ^ d'uii tapir ^ d'un cheval ^ d'un sanglier, de cinq où six félis^ de deux hyèncSii de trois ours « d'un tanis , d'une loutn? , d'un castor , d'an lièvre^ d'un rat d'eau, de dou£e ou quinze eerfs^ et de deux,bœu&. Leurs fiais et leiirS C6r6 forment 6ut^ tout une atigmentation très iinpmtante pour la ^9Dologie fossile ; quand il n'y aliroit que ees espèçes4k de ecmstatéesi et dles le tout bien réettementi cette m^t^ osHière cte Périer presdrcHt in&a rtag piottà
fit GiùhùGrtt. ià^
lès mohumënte les ^ly» ti^itiâfqaaUée^ éé V&ùxAeA
On ¥oit qu'il tt'y lA l]il<3 des àtiiimtix dëft ^tièft qiii ëxistëttt dàtiB lëB teûxillëft li^ {illié téi(itfitéë ) éëttl^b que Toti désiglie tHakiteiiàiit Isoua te lÊknA de ^/te^ ^iuM ; A eîi «^ ê'ëst à eet (MtW d« foitnatidtt qu'â{)& palpent eéllë de Périer^ tnâlgté tôué Itéft j^klikite volcaniques qui otit été i:épatldli& to^r ëUë. Màld il texifetedaUft lé mètaë pà^ des eoui^es {4ud jineiètitiës : ces lettililiB d'eau doUce qui j^^iit letî ebUëhe^ M^ bleuies, et qui, ainsi que Fou déficit s'y attende, Ireuferilietit des m dé j^ilt^s di&i»eiitB et Mp^ArieUéât à Vavant-deruière pojpulâtixm Attit&âle i deë j^afa»^ thi^UtHB^ des l6]^Kiodoili, des àii0|ddthéfiUi)às ^ et M. Jt^rt a puéwnté à roéâdél^é liA bel ^tàaâtSléii id'uUé mAdhoit^ d'iiâ grAUd àilthiïeotliéHûiit , ëlàeMë très Idéii tOUséirlréë. Cedt âUi^ dëiis ëës tëttéiMs ]^ù6 AUtÉelis quë s6 ti^vent lies es d'oiseauk doht 1' Aâ¥ëti< gtle test i^ tiche | et mêtÈlë encens des œulb {^rfaite^ ttaent cdiÉserrési Gé qui est biëh reMftbquàUë , em. que déus tous eeiB entil^otiâ il n'j îi aucunes i^ouekt^ ^âlittësi « DéB itiÂSSei iituhéiises , U^queiAëiit peuplées des piidduiti de la lëite el de Tëatt déuëë^ distant tiés dëuk autetàrs) y sont idJeméht liéâÉ enti« ^1^) qu'elles dditeut dô tttUfee évidehcë aVOir été dSpëséës peudàht uue iMgtaè périedë^ saitt qu'AUeoli éVénenàënt géologi^e un peu inq)ortàiil él»it tenu iiit^proiÉipre l^i* eontaet ou altéfe)^ leur xiégidbHiâ. Ôâ ett ^oit dé pHkfi dé soe itiètifeft d'ëpikMHtt^i tal
laS MINÉRALOGIE
plus élevées sout à presse 800 mètres attnlessus du niveau de la mer, et Ton en retrouve jusqu'aux bords de TAlIier , qui ; n'est , qu'à go .mètres , « ce qui peut fiôrejCrwre que cette formation s'est faite dans des lacs placés à des niveaux difierents. . Les os y sont épars , non roul^, parce qu'ils y.étoient déposés à mesure que les .animaux mourcMent. Souvent ils y sont pêlemêle avec ^des coquilles d'eau douce. »
Depuis qu'il est bien constaté que la population animale des différents climats a subi des variations attestées par les débris . qu'elle a laissés dans les couches dpnt l'enveloppe du globe se compose , et que l'on sait qu'à certaines époques c'étoient les reptiles qui donoinoient ; à d'autres , les mammifères pachydermes, et que la proportion des t genres et des espèces n'y est arrivée que par dçgrés ou par des événements successifs à un::état semblaUe à qelui où nous: la voyons, il étpit naturel de se demander, si le règne végétal n'avoit pas subi des mutations analogues; mais il n'étoitpas facile de répondre à cette question , parce qu'il falloit , pour cela , déterminer : avec précision les espèces des végétaux fossiles, et que les premières bases de cette détermination, dans les méthodes ordinaires, reposent sur des organes tellement .déhcats, que l'on ne peut espérer de les reçonnoitre dans ces empreintes ou ces débris conservés de la végétation de Tanden monde.
M. Adplphe BroQgniart , qui s'est occupé de ce pr<^ème. avec une rare persévérance, s'est donc vu ob%é.die se ^^réer pour I9 botanique fossile une mé-