ANATOMIE COMPARÉE
Inaux. 11 a décrit en détail les or^nès de la circu-lation des moUusqoes et des versrà sang roUge : li a cherché à prouver ({ue les insectes fa'ont eucune circnlaitioa ; et y pour y^arfenir, il a déérit la struc*^ ture de leurs viscères et celle de leurs orgaiiès secrëtoires. Geux^^i sont toujbui*^*dé loirgs tubesflottAnt dans leJBiuldeiiourricrerdb'ntilsisxtraient leurs 8UCS{ùN)pres'.
M.Oefffftay a entrepris ungrand travail, pour montrer l'analogie de toutes les parties du squelette dans toutes les dassës d anima ûxVèrtébrés, quelles que soient les modifications de leift^s formes et de leurs connexions.
On conneissoit avant'lui ies^cfrgfaiies éleciriqties de la torpille et du* gymnote; iiîais il a défcrit4e.prcisier ceux du silure /poisson bieû supérieur à la torpille' pour 4a* force de cette propriété. Ces organes, toujours disposée par couches, parbissent avmr du rapport avec la pile gfalvanlque. Il est piquant de savoir que les Arabes désignent ces ani^ maux par le même mot que le tonnerre^.
M. DumérM a fait connoitre le mécanisme de Tarticulatioii du genou et du jarret des oiseaux qui
* Les Mémoires anatomiques de M. Guvier sont épars dans le Jour nal de Physique et daos le Bulletin des Sciences; mais on en trouve le résumé dans ses Leçons d'anatomie comparée*
* Les Mémoires de M. Geoffroy sont dans les Annales du Muséum
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leur permet de && tenir si loQg-temps suc un pied ; et il a rempli de $^s propres observations ia partie de TAn^tomie comparé^ d^ M» Cumr dont il a ét^ le rédacteur. M. Duvernoy en a fait autant pouf la sienne, et il a pnhlté sépai:ëinent.des observations sur f existence de^Thymen^latis tous les <|uadrupédes, et dratres sur les ergane^ dQla^déglutitîpn, considérés dans toutes les classes vertçbré^.
Il n'exi^tQÎt pMoint avant la période actuelle d ouvrage-généra] sui: J'ai^dtomie comparée. Toupies écrits qui portoient-ce titre, comme ceux de Seve^ rimis , deBlasm^, de V»Ientin ^deCoilins , deMonro , et celui que Vicq-d'Azyr avoitcommencéppurlïlnoycloifédie métbodi^ue , n'étoient quç des.;recueils dedes€ripgtion§ par ticuli ares. -Les Leçons de M. Gu* vier, publiées p^r«.^IM. Duméril et DavernQy ', çn font aujourd'huiunjoùchaqûeorgauf estconsidéré successivement daiis tome Ifi^sçriedesaniniaujK. Il a fallu pour cela entreprendre ^un nombre cQnsidérable d'observations et de dissections nouvelles ; mais la richesse des résultats, soit po.urja connois*sance des animaux, soit pour latl^éorie générale de leurs fonctioas, dédommage ampleipent de ce travail.
M. Blumenbach publiait eu même temps on A.l-
' Paris, aiM 8 et 1 4, 5 vol. in-8".
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lemàgne un tvâflé moins étendu % mais qui' aura le tnême genre d'utilité, cest-à-dire qu'il servira de base à renseignement , et *de point de départ pour des recherches. ultérieures , en même temps qu'il fournira d'îibondants matéiiarux^ à 4a physiologie , qui jusqu'à ce» derniers temps faisbit de Tanàtomie comparée un usagé' un peu arbitraire , en n^mployant presque' jamais que des faits reolés.
Peut-être en abufse-t-on uïi peu aujourd'hui dans un autre sens, en rapprochant d'une manière téméraire et Sur dés rajipôrts examinés superftciellement les classes *et les organes les plus éloignés. C'est un reproche cfueTon peut faire à quelqiies physiologistes allematids : mais cette manière de voir les engage toujours à faire dés observations ; et les faits qu'ils auront découverts resteront ^ quand leurs idées systématiques seront j^assées.
M. Girardjprofesséur à Alfort % a publié pour les écoles vétérîriairesun Traité particulier d'anatomie des animaux domestiques, très utile pour ceux qui se livrent à ce genre de médecine.
Outre son emploi physiologique, l'anatomie comparée en prend un très grand pour la simple distinction des êtres. En effet cette comparaison des
' Manuel cl*anatomie comparée., en allemand; Gottingen, i8o5, in-8".
* Anatomie des animaux domestiques; Paris, 1807, 2 yoK in^S**,
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OTfçaLnes a donné pourchaçun d euK #t pour to^te$ leursi..parties des caractères tds qu une seule de c^ partie^ peut feire reconoottre la clas^ , le genre, et souvent Tespéce de Fanimal dont elle vient. Gela devoitf^écessajrementètre ainsi : car (Ous les org^anés d^in même animal forment im système nnique doKt toutes les parties se tiennent, agissent , et ré-^ agissenties unes sur les autres ; eiii ne peut y avoir de modifications dans 12une d'elle^ui n'en amènent d'analogues dans toutes.
GesX sur ce principe qu!ej^t fondée la méthode imaginée par M: Cuvier, pour reconnoitre un ajii^ mal par un seul os, par une ^ule facette dos ; mé* tbodé qui luia donné de sictfrieux rél$ultats sur les animaui^ fosaîles.
Ainsi lanatomie éclaire jusqixa la théorie delà terre; ainsi toutes les scieiices- naturelles nen fbr*^ ment qu^une seule, dont les différentes branches ont des connexions plus ou moins directes , et s*éclaircissent mutuellement.
FIN OE LA SflCONDE PARTIE,