SCIENCES D'APPLICATION
{llle$ se céunî$seiit toutes dans les deux arts ou sciences^ pratiques de ragri<;ulture et de la médecine, qui ne sopt que des applicatioi^i» généi^ales des ceniiois^nces physiques aux plu^ pressamts besoim de rbomme , et dont Tune nous apprend à propager et à en4;retenir les êtres dont nous nous servons , tandis que lautre noqs fait connoltre les maladies auxqlielles ils sont sujets, ains^que nous» et les moyens de les prévenir et de les guérir.
Les êtres organisés. sont donc le principal objet de la médecine et de lagriculture ; mais toutes les substances naturelles peuvent devenir leurs agents : la physiologie animale et végétale est leur principale doctrine auxiliaire; mais il ne leur est permis de négliger aucune des doctrines qni fournissent à celle-là les données dont elle part.
Médecine^
La médecine sur-tout s'est fait dans, tous les temps honneur de lappui que lui prêtent les
thologie et de nosologie le$ médecins ont fait des travaux particuliers sur certaines classes oi4,i^omme on pourroit s'exprimer, à l'exemple des, naturalistes, sur certaines famillçs de maladies, soit qu'ils aient choisi pour cela les mauj^ les plus comn^uns, soU que des circon^tai^ces malheureuses leur aient donné sujet d en observer de plus rares '.
Ainsi lexpéditiou d'Egypte a iourni quelques occasions de mieux connoitre Ja nature de la peste et d'observer plus fréquemment la lèpr^ ^ et quelques autres de ces maladies endémiques, dans l'O* rient, dont la police bien entei^ue de nos lazarets a depuis s) lon^-temps préservé la chrétienté*.
Jamais on n'a mi^ux senti l'importance de qette policeque lorsqu'une^maladje désastreuse , concentrée dans quelques parties de la zone torriàe, après avoir dévasté les États-Unis , est venue désoler divers cantons dç lEspagne et, penda/it quelque temps, menacer toute l'Europe.
Le gouvernement a envoyé en ]Sspagna des mé-
* On trouvera l'énumëration des innombrables observations de maladies particulières dans la Sibliotheca medicinœ praïicœ realis de M. Ploncquet, et dans les journaux. Il nous «toit hnpossible* d'entrer dans ce dëtail.
' Voyez la Relation chirurgicale de Texpédition d*Égypte et de Syrie, pwrM. Larrey; i*âris, i8o3, i vol. în-8°; et THistoire médicale de l'armée d'Orient, par M. Desgenettes; ibid, ^ an lo. Consultez aussi les ouvrages de MM. Pugnel et Pouqueville.
decins chargés de recueillir sur la fièvre jaune tous les renseignements propres à en faire connoitre la nature et le traitement, ainsi qu a indiquer les pré* cautions nécessaires pour s en préserver. Les médecins espagnols et ceux de Gibraltar leur ont com«« muniqué, avec le zèle le plus louable, toutes leurs observations qui, rapprochées de celles des médecins de Livourne, des États-Unis, et de Saint-Do* mingue, donneront un corps de doctrine aussi complet qu il est possible de lattendre. On ne peut qu'en désirer la prompte publication '.
En général les Anglois et les Américains ont particulièrement travaillé sur les maladies des pays chauds. John Hunter, Gilbert, Blane, Ghalmer, et sur-tout Jackson Bush, doivent être cités avec éloge. Le radsygin des Norvégiens , le pokolwar de Hongrie, le pelagra des Milanois, ont donné lieu à de nouvelles recherches; le crétinisme, le pemphigus , ont été examinés avec plus d'attention '.
La fameuse plique polonoise a été étudiée, pendant les campagnes de larmée françoise, par des
' Voyez, sur la fièvre jaune, les ouvrages de M. Devèze; Paris, an ia; deM. Valentin; ibid., i8o3; de M. Berthe ; Montpellier, i8o4; et l'Histoire médicale de l'armëe de Saint-Domingue en Tan lo, par M. Gilbert; Paris, an ii.
* M. Finke a ciherché à réunir dans sa Géographie médicale , publiée en 1792, ce qui se trouve épars dans les divers voyageurs sur les maladies endémiquer*