MIMÉEALQGIE
troit que la gerpetttine eH bien e&ctaixiem^nt «oUs le calcaire.
Les géologistes avoîeitt d*abard porté leur attep*tion ^ur les grandes ina$9es pierreuses quiforroent en quelque sorte l'ossature ou la charpente du globe : les grandes chaînes granitiques ou scbisteases , les couches de marbres salins , les monta»gnes calcaires d'une grande étendue^ avoieutétéies objets de leurs études ; mais pendant long-temps ils avoient négligé les terrains plus modernes qui forment nos plaines et nos collines inférieures; on peut même avancer quHl y a vingt ans les détails de ces terrains, les lois de leur composition, étoieili; à-peu-près inconnus; on les consldéroitfcomme des dépôts de transports locaux et très limités, qui mé* ritoient à peine que Ton s en occupât, tandis qu^eo réalité ils offrent à lesprit autant et plus de sujets d'observations, de méditations^ et même de déôoii* vertes, que les terrains primordiaux et ceux qui les accompagnent immédiatement. Les rechercl^s (ai*t tes aux environs de Paris par MM. Cuvier et Brougniart, celles qWd'autres savants ©nt faites en diverses parties de l'Angleterre , ont commencé à ouvrir cette nouvelle mine; on a vu que de. certaines successions d'êtres organisés , des bancs correspondants de pierres diverses ^ remplissent dans
ET GÉOLOGIC;. 343
ua QT^r^ dét«rmin4 dies espaças iufiDÎment plm considérables qu'on ne 1 avoit pensé ; on s'est convaincu que rhistoire des bomnies-eUe-mênie étoi( intéressée à ces traces des révoli^ticins qui ont pr^ cédé immédiatement rétablissement des peuples; et on s est livré avec ardeur i une brancbe entière* ment nouvelle de faits.
M. Prévoit, élève de M. Brongniart, a étudié dans cette vue les environs de Vienne en Autriche, et il y a retrouvé plusieurs des circonstances les plus importante^ reconnues dans nos environs.
Le bassin de Paris , renfermé dans upe grande escavation.de la craie ^ se compose de trois forma* tions principales : une calcaire dorigine marine , placée inférieurement, et qui donne nos pierres f. bâtir; une intermédiaire, principalementgypsense, et qui ne renferme que des produits de la terre et de Teau douce; enfin une supérieure de nature sa« bleuse de nouveau produite par la mer, et recouverte encore par une dernière couche de terrain deau douce.
Le £ç>nd du bassin de Vienne, appuyé sur la iiasç ^feptentripnale des Alpes, n^est pas de craie, mais déf ce calcaire compacte que ïoji a nommé alpin , et fort inférieur à la craie , recouvert de cette espèce de poudingue nommée en Suisse nagelflue ; les terrains tm*tûlire# marins qui reropU^§e|it ç^ jbaf^in
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sont comme les nôtres recouverts de terrains ^eau/ douce, mais notre formation gypseusa y tnaoque,' et ils ressemblent par leurs coquilles non pas à notre calcaire marin inférieur, mais ao supérieiir; et à cette occasion M. Prévost , ayant comparé des coquilles de nos deux terrains d'origine marine, y a. remarqué des différences plus considérables que no^les avoient aperçues MM.Brongniartet Cuyier dans leur premier travail.
Mais des coquilles auxquelles celles des environs de Vienne ressemblent encore plus qu'à celles de Paris , ce sont celles qui remplissent les coucbes des collines du pied de TApennin, et que M. Broccbi a si bien fait connoitre dans son bel ouvi:açe intitulé''. Conc/ito/o^ia 5ti6apenr2ma.
M. Prévost a retrouvé aussi les mêmes coquilles dans beaucoup de terrains superficiels du midi de la France.
M. Cuvier donne une édition nouvelle et entièrem'fent refondue de son Histoire des OssetiientsFossiles. Le premier volume a paru il y a six mois ; le second et le troisième paroitront sous peu de jours. Quel- (]ues unes des découvertes nouvelles qui entrent dans ces trois volumes ont été communiquées pai^ l'auteur à l'Académie. Telles sont sur-tout une non-
ET GÊOLIKJIE.'' 345
veHeet trè« petite espèce d'hippopotamef fossile , et trois espèces nouvelles de rhinocéros Ibssiles. Une de ces espèces a des dents incisives , comme tous les rhinocéros d'Asie, une autr^ réunit à q^ caractère iîelui d'être tout au plus égale au sanglier pour 1^ taille.
• M. Cuvier â recueilli aussi plusieurs espèces fossiles de lapirs dune très grande taille, et jusqu'à six ou huit espèces d un genre incoYinu", voisin des tapirs , et qu'il nomme lophiodon. *
ijans son troisième volume, qui traite des ani-r maux enfouis dans les gypses àes environs de Paris, M.'<iUvier ajoutant tous les morceaux qui lui ont été apportés dépuis 'i*« première édition , e^ les préseiïtant chns un ordre. plus méthodique qu'il, â'àvoit pti le faire d'abord , restitue cgiitfzo espèces des genres perdus , qu'il a désignés d(ppuis long- ^ temps sous les ndms iïanoplotherium ëtdepatœotfie' riimi; il feit-connoître'deux aulj^s j^enrôs de pachydermes différents des. premiers ,«qI;' qu'il nomme chœrc^tame et adapis. Oes mêmes carrière^de gypse luiontlburniplusieurs espèce^ de carnassiers, deux rongeurs, et jusqu^à buft ou dix espèces d^oiseaux. On sait égmbien les oiseaux spnt rares parmi les fossiles, ef même» que ce n'est qi^ a Montmartre qu'il en avoit été Jrouvé.d'iftc^ntestables. M. Cuvier en a recueilli en effet qui ne laissent aucun doute ,
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et un eatf^ 9utre$ qui présente toutes $e$ pai^s, le bec , les ailes , le stecnupi , le bassin » et les pieds parfaitement reconnoissabjos»
On viei^t aussi den dëoonvrip en Auvergne; et JjlL. le comte de Chabrol , préfet de la Sein^ , en a donné au Muséum d'histoire naturelle des échantillons dont li^ <iaracttees sont par&itement assurésiw
iiiÇ mèniB troisième volume contiendra la des-^criptîondnn ^nre de pachydermes entièrement incoonn et fort remarquable, qui vient d être trouvé dan9 les lignites de la Lîgurie.
Ainsi le catalogue de ces animaux qui habitoîent autrefois la surface de la torre, efque les révolutions du globe ont détruite, s*étend* et s'^oiricbif: cbaque jour, et il devient de plus en plus vraisem*' blable que^^ottte ancienne population du monde netoilhni ra<$ins belle tii moins variée que celle qui Focciipe au^ourd'hH^.
On jae peut je^érer de reirouver |e^ tra£e§ des ' fatastrojibes qui ont frappé tant d êtres considjérâ-* blés que par une étude approfondie des coucb^^ (et des bancs qui rçqèlent les débris de ces êtrea. C'est à qifCH MM*^ Bçongniart jet Cuvler q^t donné, comme on sait , nne grande attention dttixs Iq raison qui se trouvolt à pprtéetie leurs qb$erva4:ion$^
Lear JMf^ipiion G^hgi(fue d§s mpmm rfe Pa^
ris i:^parott augmentée lie beaucoup de ^ts nouveaux ^ et M. Brongniart y a sur- tout ajouté un travail d'uo grand intérêt.
C'est une con^>araison des couekes de nos enviit>ns avec les couches analogues des autres pays ; comparaison d'où il résulte que la plupart de nos ^ couches s'étendent infiniment plus loin qu^on ne ) avoit cru , et en conservant toujours leui^ carao* tères, et, qui plus est. les débris de$ mêmes espèces^ soit d animaux vertébrés, soit de coquilles.
C'est ainsi que dans la partie de ce travail qui concerne la craie , et que M- Brongniart a lue a YAr cadémie, il retrouve les mêmes coquille?, et^ans lé înême ordre de superpositioir , en France, eu Suisse, en Angleterre, en Allemagne, çn Pologne, et jusqu'en Amérique.
Dans une autre partiede son travail, il fait ëonnottre les «apports des terrains calcaines et tràppéens qui occupent le pied méridional des Alpes de Lombardie, avec notre calcaire grossier inférieur. La position relative de ces terrains , ^que M. Brongniart a étudiés .en cinq endroits différents,. est la 9iéme ; on y trouve les mêmes débris organiques \ et •U n'est pas jusqu'aux couches de nature trappéen ne, auxquelles M. Brongniart ne trouve de l'analogie avec les grains de terre verte «i abondamment répaii4uf lolanis eiette paMie de nos bacbcs^^i^lcaires.
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Les recherches de i?e savant minéralogiste sur l'JM'gile plastique q«i recouvre la craie , et sur les lîgnites ou bois fossiles qu^elle contient, ne sont pas moins dignes de remarque. Ces lignites qui contientient iambre jaune ont été déposés dans Feali douce; et par-tout où ils se montrent, c'est avec des coquilles d^eau douce ; en sorte que ce grand phénotnén^ de Fenvahissement de la mer sur des. pays auparavant peuples d animaux et de végétaux terrestre^ tfest plus sujet à contestation pour aucune contrée. Dans la nôtre il est certain qu'il a eu lieu au moins à trois époques distinctes; C'est à la seconde deces époques que furent submergés lespa-lœotherium et les'autres quadrupèdes enfouis aujourd'hui d^ns ijos'gyps^, ainsi que les palmiei^s et les autres végétaux qui les ombrageoient ou les nou'rrissoiefit. > .
L*hiltoîre de cei^ végétaux elle-même- etoit intéressante à faire. M. Adolphe Brongniart ) digne fiîs dun homme dont le^ travaux ont si fort avance la géologie , s'en est occupé. Il a été obligé de chercher aux végétaux des caractères distinctifs, tirés des parties qu'ils co1lser^*nt dans l'état fossile , et qui sont souvent fort différentes de celles que les botanistes • étudient le plus; et il e^t ainsi parvenu non seules ment à étendre ce que MM. de Schlotheim et de Sternberg a voient déjà donné sur les végétaux fos-
ETGéOLOGlB. 349
siles en général, mais à détermina particulièrement pinsieurs des espèces de nos couches. Ces espèces ne difierent pas moins que les animaux des végétaux qui couvrent aujourd'hui la surface du pjays.
M. de Eërussac , qui s est tant occupé de.Uhistoire ikes coquilles de terre et d'^au douce, a. cherché de nouveau -à lappliquer à l'histoire des ré.ve^tions du globe. Il a lu à TÂcadémie une suite de mémoires géologiques sur les terrains qu'il appelle tertiaires, particulièrement sur les dépôts de cette espèce de charbon de terre qu'on a nommée lignite,^ et sur le& coquilles fluiriatUes.qui les accompagi^ent. Il y décrit xes terrains tels qu'on les observe dms les divers bassins des rivières de France , en Angleterre , en Italie, dans l6s Alpes, et croit pouvoir tirer les résultats suivants des faits observés par lui ou par les autres géologues.
Selon lui , toutes ces sortes de formations sont locales. La succession des divers dépôts marin$ ou d'eau douce est le plus couvent différente dans des badins contigtts. Les débris de l!ancienne végéta-r tion du globe couvrent des parties considérables de sa surface; on en trquve à toutes les hauteurs et à toutes les latitudes. Cette dernière observation prouv^qu'àjies élévations ou à un degré de tempér rature qui ne perinettent plus aujourd'hui à la vé-r gétation de se développer, elle étoit autrefois trè^
3So JIMCmALOCIE
Ibrte Ses dcfam «murant qa'die i eelfe qm couvre aojfmnilbBi bi ttmUs que 1» débris d» t€ leê pdutiei basM» de notre sol sont au analogues à kl Tégéution actadledelaaanetnrride. Bf. deFànssac ai conclut cpie b températmedels surfine de la terre a notablement changé; qnli j a eu un refoulement de la TCgéCation des parties éle* Tées Ters les parties moyennes, et de celles^ ircts les parties basses. Gomme la plupart des gcologistes du dernier siècle, îl rapporte l'anéantisBement des races d*animaux perdues aux mêmes causes qni ont fidt changer la Tégétation, cest-ànlire à Tabaisso» ment de la température et à celui des eaux , bien que Ton sache aujourcThui que les animaux, tek que les mammouths que Ion croyoit mttnrds de la zone torride, ont au contraire très hioi pu supporter le froid , à cause de la laineet des longs poils dont ils étoient rerètus.
On avoit trouvé, il y a quelques années, a Ja Gnadddupe, dans un endroit que recouvre hih^nte marée, des squelettes humains incrustés daaas une roche calcaire; et Ton avoit prétendu en ânre ub aliment contre la proposition assM généralement reçue en géologie, qu'il nexiste point, sus nos continents actuels, d'os humains à Tétiit fossile. M. Mo* reau de Jonnès , qui a examiné les lieux , a Êiit voir
qui$ hk roche qui cotitteac ces squelettes est dorif^e très moderiia, et formée à cet endroit, cotnitte en bràucnup d autres points du rivage, par Taggluànation des fhigitieirte de madrépores, el d'au* très pareellès calcaires que la mer y rejette.
Ces squelettes n'appartieanent donc point à cet ordre d ossements fossiles qui reQfiplit en «i'grande abondagice les couches régulières et étendues du globe, et ils rentrent dans les phénomènes locaux et accidentels que les causes actuellemi^t agissantes continuent de produire.
L'Académie a eu le malheur de perdre ruif4e
ses plus illustres membres, M. Haûy, âù mpnléDt
où il étoit occupé de publier une tiouvelliê édkiôb
de sou célèbre outrage sur les minéraux : mais le
publie n en ^ra pas privé; tout le thanUscrit étoit
préparé, et rimpï^eçiion s'rfchèvesous les yeux de
M. Delafo's$e, lun des élèves le» plus di^iugujés de
M. Hâûy, et celui qHil avoil choisi depuis long-
tèmpsr pour le seconder dans Içs ""détails de celte
grande entreprise. * C • *
. On a déf a deui Volumes qui embr&^ént toiitè la
théorie mathématique de la cristallisatibfa,'et trois
antres sur là minéralogie proprement ^ite; le qtia-
trième et dèrtiiet- fe^t<e àèul à pat^ttre.
CTest en portant à ce de{|[ré de perfection un ou^ vrage depuis fong-temps admiré du. monde savant que. cet homme de génie a tersiiné une carrière si féconde pour le développement de Tune des branches les phis importantes çt les plus difficiles des sciences naturelles.
Les matériaux les phis utiles a la géologie sont les deserip'tions spéciales, et topographiques des divers pays, où Ion noie avec soin Tordre dans le-^ quel les bancs qui composent leur sol se succèdent^ soit dans upe superposition horizontale, soit en s!appuy eut, obliquement les uns sur les autres. Ce dernier gfeore de succession , propre aux bancs plus anciens, ^e voit plus facilement qu'ailleurs, lé long des hprds escarpés de le mer, où Ton .en suit hcH-izontalement un beaucoup plus grand pombre que Ion ne pou voit faire par des percements verticaux, pifisquelony voitsucci?^ivememso^tirea quelque softe de dessous tejrre de^co'ivchès qui d^nsd autres lieux sont enfoncée^ à une gr^ande profondeur. Pénétré de cette vnë^M. CônstantPi^vost, naturaliste habile-, élè^ d^M. Br6ngniart, a «suivi les falaises de la Picar4iéetclfilaNdn7iandiey depuis Gâtais jusqu'à nhcrJ;ie,Mrg. u
Aux déu]c extrémités de cette ligne, de près de quatre-vingts lieues, on reconnoit les mêmes roches
et des roches qui appartiennent aux terrains primordiaux, et forment comme les bords de Timmense bassin dans lequel se sont déposés les bancs des terrains postérieurs.
C est vers Dieppe que parolt être le milieu de ce bassin , et que Ton ne voit à jour que les bancs les plus superficiels, qui sont presque horizontaux. Des deux côtés se relèvent obliquement les bancs intermédiaires.
M. Prévost a présenté un tableau de cette coupe, où une enluminure in{];énieuse montre les grandes divisions de terrain avec leurs caractères généraux et leurs dernières subdivisions, et par conséquent tons les faits de détail qui en composent Tbistoire.
Dans cette série le calcaire coquillier le pliis ancien est celui que caractérisent les huîtres dites gryphées, et que «l'on retrouvé identique au pied du Jura. Après lui vient le calcaire nommé lias par les Anglois, et ensuite le calcaire ooUthique. C'est entre les bancs dece dernier qu'est interposée cette marne argileuse qui contient une espèce remarquable et inconnue de fossile appelée ichthyosaurus, Fun des reptiles qui aient vécu le plus anciennement sur le globe. La pierre de Portland et les pierres de Caen, si connues par leur facilité à se tailler et leur emploi en architecture , appartiennent à ce calcaire oolithique. Sur lui repose la craie -avec ses bancs de
OUFFON. COMPLÉlf. T. II, a3
silex ; maU un fait très remarquable, et que M. Prévost paroit avoir constaté, c'est qu*oa observe en abondance dans certains oolithes des coquilles nommées cétites, et d autres très communes aussi dans le calcaire grossier, terrain supérieur à la craie, et qui e&t séparé par toute Timmease épaisseur de celle«ci du terrain oolithique , tandis que la craie elle-même nen offre aucune trace. On trouve aussi dans l'oolithe des ossements de poi^ sons et de reptiles, et nommément d'un crocodile inconnu. Il y a encore une et même deux autres espèces de crocodiles dans les marnes bleuâtres, placées entre le calcaire oolithique et la craie, quil ne £iut pas confondre avec celles que Ton voit entre Toolithe et le ealpaire à g^^phées. Sur la craie se voient quelques lambeaux de nos terrains des environs de Paris, et &ur-»tout de notre terrain d^eau douce inférieur et des lignites qui en forment souvent une grande partie.
C'est ainsi que M. Prévost arrive à lier par une succession non interrompue les anciens terrains dits pnmitifs, bu antérieurs à la vie, avec nos ter^ rains récents des environs de Paris, décrits a vee tant de détails par MM. firongniart et Guvier ; mais sur ces derniers terrains eux-mêmes M. Prévost a fait encore des observations intéressantes.
Ceux de transport, situés à lest de la rivière de
Dive, ne lui ont montré que des débris des silex de la craie et de ses couches les plus profondes , tandis qu'à Fouest ils ne lui ont ofiert que des fragments roulés de quartz et de grès appartenant aux coucbes de transition du Cotentin , qui sont encore de beau* coup inférieures à la craie. Ce* divers débris ne viennent pas cependant de la profondeur, mais ils sexpliquent par la première observation de l'auteur, celle qu a mesure qu on se porte vers les extrémités du bassin on y rencontre les terrains plus anciens et plus profonds qui se relèvent et qui embrassent les terrains plus récents et plus superficiels. C'est des crêtes redressées dô ces terrains anciens que leurs débris ont pu èlre roulés sur les terrains modernes qui forment des plaiues moins élevées.
Ce résultat général des obserraHons de M. Pre* vostestaccompagnédeplusieurs faits de détail dont les conséquences intéressent toute la géologie. Ainsi il a vu daûs la firait dès siltt en couches continues et fort étendaes, dont quelques parties paroissent avoir été rompues et déplacées , et d'autres fjiéchies et diversement courbées ; ce qui annonce qu'à une certaine ^^oque elles ont été dans un état de mollesse. ^
Il a constaté que les belles carrières de Caen , depuis si long-temps célèbres, appartiennent aux
couches supérieyres du calcaire ooHthique. Il a vérifié à Valogae^ des dépôts que M. de Gerville avoit déjà fait conuottre , et qui contiennent pèlemèle des coquilles d^âges très différents ; mais il a vu'aussi que ces dépôts sont dans des vallées étroites ou de longues cavilés placées entre des bancs presque verticaux de roches primitives, et que les coquilles y sont dans un ordre inverse de leur ancienneté et avec toutes les marques d un transport violent et lointain, sans y être recouvertes par aucune roche.
M. BeudanI, savant minéralogiste, dont nous avons eu plusieurs fois occasion de citer les travaux, et qui vient d'être nonuné professeur à la faculté des sciences de Paris, a fait par ordre du roi, en 1818, un voyage en Hongrie, Tun des pays de l^Europe les plus intéressants par rapport aux nombreux produits du régne minéral qu'il recèle, aussi bien que par leur disposition géolqgique, dont on n*avoit point encore de connoissanee suffisante; Il a présenté à TÂcadémie le résultat de ses observations, qull a fait imprimer depuis en trois volumes in-4°. Il importoit sur-tout de tracer daflis ce pays la limite encore incertaine entre les terrains à mine (for et le%terrains dits de trachyte, et présumés de la plus ancienne origine volcanique. A cet effet