‹ Histoire des progrès des sciences naturelles depuis 1789 jusqu'à ce jour (volume 2)Chapitre 6 sur 10 · MINÉRALOGIE ET GÉOLOGIE · texte numérisé non relu

MINÉRALOGIE ET GÉOLOGIE

M« Guyton nous a fait connoftre une nouvelle forme cristalline du diamant On sait que celles que présente le plus souvent cette pierre précieuse sont Tootaédre régulier et le dodécaèdre à faces rhomboïdales. La variété que notreconfrère a découverte est formée de deux demi^sphéroïdes dont la position retournée, imparfiiitement terminée à Tune de ses extrémités, présente de Tautre des angles rentrants très prononcés qui caractérisent la forme nommée hémitrope par M. HaUy.

Le même membra, ayant porté ses recherches sur la ténacité des métaux, a été conduit à de nou-f velles expériences su^ la diminution de pesanteur spécifique du plomb par Técrouissenient constatée par Muschembrœck , et dont la cause étoit restée inconnue. Des flans de ce métal ont été frappés en viroles; et lorsque les coins et les viroles étoient assez justes pour quil ne pût s'écbapper aucune bavure, et pour que le plomb ne })ût pas obéir à la facilité qu il a de se ramollir, on l'a vu, eoma^ tout les autres métaux, augmenter de pesanteur spécif fique par cette opération.

M. Sage a feît part à Hiislitut de ses reefaercbes sur rémeri et sur les substances qui pourroient le suppléer dans le polt^^ge. Il résulte de ses obser?alions que la cbrygoUthe de volcauô pulvérisa |)eut remplacer 1 emeri ; tous les artistes qui Tont employée out été satisfaits des effets qu'ils en ont obtenus^

Les observations doù la géologie peut tirer 1^ plus grands résultats sont sans contredit celles qui ont poifr objet les animaux fossiles, mais particu* lièrement les aiûipaux terrestres, M. Cuvier a continué les travaux qu'il a entrepris sur cette impor* tante matière. U a terminé conjointement avec M. Brongniart la g^ograpbie oUnéralogique des enYirop:is de Paris, dont il a déjà été donné un aper<;u d^$ le rapport des travaux de Tlnstitut fait r^nnée dernière. Il a ensuite porté ses recherches siff Iç^ brf&çhi^ o^seus^S des cote^ de la Méditerranée. Ces roches singuli^îres, qui se ti ou vent à Gibraltar , près de Terruel en Aragpn , à Cette, à Antibes, à Nice, près dfî Pi#e, en Corse, sur les côtes de l^ Dalmatie, et dans l'île de Cérigo , ont été foripée^ dans d49S usures du calca|re compacte qui constitue le sol principal de ces divers lieux, et elles sont toutes composées des mèm^ élémente : c'est un ciment de couleur rouge de brique qui lie con-

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fusément de nombreux fragments d'os et de débris du calcaire où ces brèches sont renfermées. Les os contenus dans ces rochers appartiennent tous à des animaux herbivores la plupart connus, et même encore existants sur les lieux; ils sont mélangés à des coquilles de terre ou d eau douce : ce qui porteroit à penser que ces brèches sont postérieures au dernier séjour de la mer sur nos continents, mais fort anciennes cependant relativement à nous, puisque rien n annonce qu'il se forme encore aujourd'hui de ces brèches, et que même quelques unes , comme celles de Corse, renferment des animaux inconnus.

Les terrains d'alluvion contiennent aussi des os de rongeur^ ; on en a découvert dans les tourbières de la vallée de la Somme avec ^es bois de cerf et des têtes de bœuf, et dans les environs d'Azof, près de la mer Noire. Ces os ont appartenu à des espèces de castors : les premiers ressemblent assez à ceux du castor commun ; les autres^ qui forment une tète complète, proviennent d'une espèce beaucoup plus grande que celle que nous connoissons ; et M. Fischer, qui a découvert cet aninial, lui donne le nom de trogontherium , que M. Guvier adopte comme nom spécifique.

Des débris de rongeurs ont aussi été trouvés dans les schistes, On. en a décrit de trois espèces.M. Cu^

ET GÉOLOGIE, ù6S

vier en a v^ la figure dune que qudques auteurs regardoient oomme ayant appartenu à un cochond'Inde, et d'autres à un putois. M. Cuvier a bien reconnu sur.ce dessin les caractères dun rongeur; mais il n'a pu en déterminer le genre, et conséquemment lespèce.

Parmi les os fossiles de ruminants trouyés dans les terrains meubles M. Cuvier a reconnu une espèce d ejan différente de celle que nous conuoissons aujourd'hui. Les débris de cet animal ont été recueillis en Irlande , en Angleterre, près du Rhin, et aux environs de Paris, d^ns des lits de marne peu profonds, et qui paroissent avoir été déposés dans Veau douce. D'autres bois, découverts abondam-ment aux envirpns d'Étampes dans du sable surmonté par du calcaire d'eau douce, ont montré l'existence d'une petite espéctfc de renne qui paroit ne plus se trouver actuellement. M. Cuvier a de plus observé des restes de bois de chevreuil, de daim , et de cerf, qui ne lui ont point paru différer essentiellement des bois de nos espèces connues. ^ Rien, dit l'auteur, n'çst plus abondant: les alluvions récentes en ont, toutes fourni; et, si l'on ne trouve pas sur ces bois fossiles beaucoup de témoignages, c'est que ne se montrant qu'à de très petites profondeurs ils n'ont rien présenté d'assez remarquable pour être notés. •>

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Dans les fossiles de ruminants à cornes creuses il a reconnu des crânes d aurochs découverts sur les bords du Rhin, sur les bordsde la Vistule, dans les environs de Cracovie, en Hollande, et dans TAmérique septentrionale : seulement ces crânes surpassent en grandeur ceux de laurocfaè; mais, comme l'observe M.Cuvier, cette différence pourroit bien être due à 1 abondance de nourriture qu avoicnt autrefois ces animaux lorsqulls dispo-* soient à leur gré des vastes forêts et des gras pâturages de la France et de TAllemagne.

Il existe une autre sorte de crâne fossile qui ne difGère du crâne de nos bœufs domestiques que par une taille plus grande et par des cornes autrement dirigées. Ces ctâniQs ont été trouvés dans la vallée de la Somme , en Souabe, en Presse, en Angleterre, en Italie. « Si Ton se rappelle, dit M. Gnvier, que les anciens distinguoicnt en Gaule et en Germanie deux sortes de bœufs sauvages, lu rus et le bison, ne sera-t*on pas tenté de croire que Tune des deux étoit celle de cet article, qui, après avoir fourni nos bœu& domestiques, aura été extirpée dans son état sauvage, tandis que Tautre, qui n'a pu être domptée, spibsiste encore en très petit nombre dans les seules forêts de la Litfauânie? »

On rencontre aussi dans les terrains meubles des os de chevaux et de sangliers : les premier accom-

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pagomt presque toujours tes éléphaot» fossiles, et se sont trouvés Qvec les mastodontes, les ligures, les hyènes, et les autres os fossiles découverts d.'^ns les terrains d'illuvions ; nfiais il n a point été possible de reconnottre si ces os appartenofent à une espèce de cheval différente de UjOtre espèce domestique. I4es os de sangliers ont été tirés pour la plupart des tourbières , et noffrent aucun caractère qui les distingue des os du sanglier commun.

On a encore trouvé d'autres os que M. Cuvier a reconnus avoir appartenu à une espèce ixMonnue de lamantin : ils on t été découverts dans les oMtehes de cakaire ninrin grossier qui bordent les rives du Trayon dans. les environs 4'Angers, et ils ëtoient mêlés à d autres os , dont les uns paroisaent provenir d'une grande espèce de phoque et les auti^ d'un dauphin»

Les squelettes de trois ^peces de quadrupèdes ovipares fossiles, conservés danâ des schistes cal^ caires, ont 9ussi fait l'objet des recherches de M. Cuvier.

Le premier a été trouvé dans les schistes dH3eningen, situés sur k rive droite<lii flhin, àjsa sortie du lac de Constance. Il avoit été décrit et figuré comme le squeletted^un hommf aptédilufvten^ mais cette erreur avoic été réfutée. M. Cuvier a recherché le genre auquel il appartenoit, et il a prouvé par

une suite d observations ostéologiques que ce reptile avoit de Fanalogie avec les salamandres, et qu il devoit entrer dans le genre protée.

Le second, trouvé également dans les schistes d'Oeningen , paroît avoir appartenu au* genre crapaud et se rapprocher du bufo calamita.

Le troisième et le plus singulier , qui a été décou-

vert dans les carrières de rAltmuhl, près d*Aichstedt et de Pappenheim en Franconie, et qui avoit été décrit et figuré par Colini dans les Mémoires de TÂcadémie de Manheim,est regardé par M. Guvier comme ayant appartenu à une espèce de sanrien. La longueur de son cou, celle de sa tète, son long bec armé de dents aiguës , ses longs bras , indiquent que cet animal se nourrissoit d'insectes, et qu il les attrapcfit au vol ; enfin la grandeur de ses orbites doit faire supposer qu'il avoit de très grands yeux , et qull étoit Un animal nocturne. Il n'existe actuellement sur le globe aucun reptile connu des naturalistes qui ait le moindre rapport avec cet habitant de Fancien monde.

M. Cuvier a puUié en outre un supplément à ses mémoires sur les fossiles de Montmartre, dans lequel il donne la figure et la descri|[)tion d'un ornitholithe beaucoup plus complet que ceux qui ont été publiés jusqu'à présent. Il est probable qu'il appartenoit à la classe des gallinacés, et Tespéce

de ce pays-ci avec laquelle il a le plus de ressem^ blance par la grandeur est la caille commune.

M. Sage nous a donné la description de quelques çarpolithes ou fruits pétrifiés. L un é toit une amande de noix devenue calcaire, et trouvée à Lons-le- Saulnier; un autre paroit avoir été le fruit d^un muscadier sauvage qui croit à Madagascar et dans quelques unes dçs Moluques, sa substance étoit aussi devenue calcaire; le troisième parott avoir appartenu à un genre voisin du durion, il s est transformé en jaspe. A ces faits nouveaux M. Sage joint quelques unes des observations qui avoient déjà été faites sur les çarpolithes, et il conclut que les fruits pétrifiés qu on trouve dans nos climats sont exotiques. Il entre de plus dans des détails chimie ques au moyen desquels il explique comment ces pétr,ifications se sont opérées.

^MM. Brongniart et Cuvier, dansleur travail général sur les terrains qui environnent Paris, dont nous avons rendu compte il y a deux ans, avoient découvert autour de cette ville des couches très étendues de pierres , qui ne recèlent que des coquilles d*eau douce , et qui paroissent avoir été déposées dans des lacs et des étangs , tandis que 1 on croyoit jusqu'à présent que tous les terrains secon-

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daires avoicnt été fortnéd d&n% le sein des mers; une partie de ces couches est même séparée de Tautre par des bancs marins intermédiaires, ce qui sembleroit fn*ouver que la iBer a fait une irruption sur les continents qu elle aroit précédemment aban*^ donnés, et confirmeroit les traditions de déluge si universellement répandues parmi les peuples.

M. Brongniart étendant ses recherches a reconnu ce terrain formé dans Feau douce en beaucx>up «te lieux de France très éloignés de Paris ; il a présenté les caractères minéralogiques qm le distinguent, et les caractères Koologiques des coquilles ^m'H re^ cèle; il a fait voir qu'un grand nombre de ces coquilles , quoique appartenant à des genres connus et certainement d'eai» douce, sont cependant d'espèces inconnues ; et comme il se trou^^^ dan^ ht nombre quelques coquilles dont les analogues ont été rapportées jusqu'à présent à des genres marins , il a fait voir que cétoit faute d'attention qu'on les avoh laissées dans ces genres, et que les .coquilles connues cpsi portent les mêmes camctères vivent au moins aux «^mboûch^cires des fleuves: Ëtyfin comme dans un très petit nombM de liewx qu>e^ qties coquilles véritablonent marities sont mêlées à des coquille d'eau douce, M. Brongniart a mo^ tré que c'est toujours au plan de réunion des deux terrains que ce phémmiéne arrive, et il n'y a rien

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d*éionnant qu'immédiatement après tes révolutiôiiis qui changèrent la nature des eaux les derniers restes de la mer aient pu être mélangés a?ee les premiers produits de leau douce, ou réciproquement.

Ce mémoire établit d une manière invincible un fait entièrement nouveau jKiur Tbistoire du globe.

M. Cuvier la appuyé par un autre mémoire sur les os fossiles de reptiles et de poissons des carrières à plâtre des environs de Paris. Ses recherches , qui terminent le travail qu'il continue depuis àix ou dottzeans sur les ossements dont nos ptàtriètes sont remplies ^ lui ont appris que , parmi les nombreux quadrupèdes de genres inconnus qui ont fout^ni ces os , il y àvoit aussi une espèce de ces tortues ikiolles^ appelées depuis peu trionyx^ par M. Geof-^ froy, et qui vivent toutes dans les rivières ; deux autres espèces de tortu'es d'eau douce ordinaire; une sorte de petit crocodile t, et quatre espèces de poissoàs, dont trois sont certainement de genres qui vivent dans l'eau douce , et dont le quatrième pourroit aussi très bteu y avoir vécu. On n a jamais trouvé ait^un débris de reptile ni de poisson dis^ tiûctement marins.

Or sur le^ bancs de gypse et de marne qui recè* lent; ces ossements^ et où Ton trouve a'assi des coquilles d'eau douce et des troiies pétrifiés de pal-

miers, reposent des baj;ics considérables remplis d'une quantité innombrable de produits de la mer ; et sur ceux-ci Ton trouve d'autres bancs deau douce, mais dont les os et les coquilles ne sont pas les mêmes que dans les bancs inférieurs. Il est imppssible d avoir des indices plus manifestes et plus clairs d'une révolution.

De toutes les pierres formées dans l'eau douce la plus remarquable est celle que l'on appelle marbre de Châleau-Landon y et dont on construit l'arc de triomphe de l'Étoile. M. Brongniart y a reconnu les caractères minéralogiques de cette formation , et , en y regardant de près , il a fini par y en trouver les coquilles.

En Auverçne , M. Brongniart a observé le terrain d'eau douce recouvert par les produits des volcans éteints , si nombreux dans ce pays-là.

En Alsace et auprès d'Orléans , MM. Hammer et Bigot de Morogues ont trouvé dans ce terrain les ossements des mêmes genres de quadrupèdes que M. Guvier a déterminés aux environs de Paris.

MM. Sage et de Gubîères ont rappelé Tattentiotai de l'Institut sur uti fait particulier de géologie , dont beaucoup de savantç se sont déjà occupés, et qui a donné lieu à des conjectures sans nombre.

Il s'agit d'un petit temple auprès de Pouzzoles, dont il reste trois colonnes, percées toutes les trois à

la même hauteur, et à trente pieds au-^dessus du ui^ veau actuel de la mer, par des dails ou pholadea, sorte de coquillages qui savent pénétrer dans lepaisseur des pierres plongées sous Teau.

Ces colonnes ont-elles été tirées dune carrière placée pendant quelque temps sous les eaux? Mais pourquoi auroit-on choisi des pierres cariées, et comment les trous sei'oient-ils tellement de niveau? Le temple a-t-il été successivement abaissé et relevé, dans ce terrain volcanique sujet à tant de mouvements irréguliers, de manière à rester quelque temps baigné par la mer? Mais comment après de semblables secousses ces colonnes seroientrcUes restées debout?

Enfin les éruptions volcaniques nbnt-elles point produit quelque digue qui , retenant les eaux , aura enfermé* pend9nt un temps ce temple tlans un petit lac ^ et qui , s étant rompue ^ aura rendu le terrain à sa sécheresse naturelle?

Il y a des difficultés à toutes ces explications. La plus grande , relativement aux deux dernière^ , est de savoir comment de telles révolutions ont pu avoir lieu depuis la construction du temple sans laisser de traces dans la mémoire des honmies ; car Ion parle bien d une éruption arrivée en 1 528 , où se forma la colline ap]pelée encore aujourd'hui Monte- NhOHJOf et où la mer envahit une partie du rivage;

mUFTON. GOMPLBM. T. H. l8

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mais on ne fait pas mention de deux névoliUîoDS successives.

M. de Cubières a tFOuvé près de ce temple 4es fragments dune variété. particulière de miariire, dont il a lu à llastitut la description et 1 analyse; il est blanc , demi-transparent y reçoit un be^u poli , se dissout difficilement par Tacide nitrique^ laisse jaillir des étincelles par le choc , et contient 22 centièmes de magnésie.

M. de Cubières, qui le nomme marbre grec magnéiierif pense que c est celui don t les anciens se servoi^ii pour construire les temples sans fenêtres, où Ion ne recevoit le jour que par la transparence des murs.

M. Sage a donné des expériences propres à faire connoître la composition de la plombagine^ ou de ce minéral avec lequel on fabriqué les crayons anglois. Selon ce chimiste , elle ne contiendroit point de fer, mais seulement une matière charbonneuse, mêlée d'un dixième d alumine, et le cinder ou charbon fossile de Saint-Symphorien , près de liyon ^ seroit, de tous les minéraux connus, celui qui s'en approcheroit le plus.

M. Daubuisson, ingé^ûeur des mines, ayant présenté à rinstitot un mémoire sur certaines combinaisons naturelles de Toxyde de fer avec Veau , M. Sage a rappelé diverses analyses , où il avoit prouvé que rhématite brune et Tocre ou bol jaune

oQHtienneDt , Tune 1 2 centièmes , lautre un dixième de leur poids d'eau.

Le même M. Daubuissou a fait connoitre un gisement singulier d'une mine de plomb. Cest une couche très éteddue de galène ou plomb sulfuré, contenue dans un terrain coquillier de formation que cet ingénieur regarde comme récente, tandis que le$ matières métalliques sont plus ordinaire^ mentdanslesterrainsd ancienneformation. M. Daubuisson a observé cette mine près de Tarnowitz, en Silésie. Pour connoître réellement l'âge des couches calcaires qui la renferment, il fau droit déterminer les espèces de coquilles qui les remplissent.

Feu M. Abildgaard , professeur à Copenhague , a découvert, il y a quelques années, une combinaison d'alumine et d'acide fluorique, inconnue jus* qu'alors des minéralogistes. M. Bruun-Neergardt , gentilhomme de la chambre du roi de Danemarck, a présenté une note historique sur cette substance très rare , originaire de Groenland : il décrit des morceaux où elle est entourée d'autres minéraux qui font présumer le genre de terrain qui la recèle.

M. Leliévre, membre de l'Institut, a donné une autre note sur la découverte d'un corindon gris ,

qu'il a f^te dans quelques morceaux déroches gra-

nitiques qui lui ont été envoyés de Piémont par M. Mutfauon 9 ingénieur des mines.

M. Brongniart, correspondant, a complété la description minéralbgique des environs de Paris , qu'il avoit entreprise avec M. Cuvier, par un nivellement des principales hauteurs du canton qu'il a décrit. On en trouvera les résultats dans Fou vrage que ces deux naturalistes viennent de publier en commun sur ce sujet, et qui entrera aussi dans la collection des recherches sur les ossements fossiles que M. Cuvier doit mettre au jour d'ici à quelques mois.

M. Dauxion-La vaysse , ancien colon de Sainte- Lucie, a présenté une description géologique de la Trinidad et des autres lies voisines de Tembouchure de rOrénoque. Ces dernières sont basses, et souvent inondées par le fleuve dont elles paroissent des alluvions. La Trinidad a un lac qui produit beaucoup de bitume , et vers la côte méridionale la mer vomit aussi de cette substance en deux endroits. Deux monticules voisins ont de petits cratères , et répandent des vapeurs sulfureuses. On y trouve du soufre , de l'alnù , et du vitriol cristallisés. Dans une autre partie de l'île est une mine de plombagine et de charbon de terre. Du reste la Trinidad ressemble tellement à là partie voisine du continent , par la nature de ses roches , qu'il y a

tout lieu de croire, suivant M. Lavaysse, qu elle y a tenu autrefois. Tout y est schiste gris ou argile ; le calcaire et le gypse , si abondants aux Antilles , y sont fort rares.

Les dépouilles fossile^ des corps organisés occupent toujours les naturalistes.

M. TrauUé, d'AbbeviUe , a présenté à Flnstitut la tête pétrifiée d'un petit cétacé qui paroît avoir appartenu au genre de la baleine , et que Ton a déterrée dans les fouilles du bassin d'Anvers ; M. le cointeDejean, sénateur, en a adressé une semblable, et du même lieu , à l'administration du Muséum d'histoire naturelle. On y a trouvé aussi une grande quantité de vertèbres d'animaux de la même classe, et beaucoup de coquilles.

M. TrauUé a encore présenté une portion de mâchoire inférieure de rhinocéros , trouvée dans les sablpnnières de la vallée de la Somme, dans les environs d'Abbeville.

M. Daudebart de Férussac, jeune militaire, transporté successivement par les devoirs de son état dans les parties les plus opposées de l'Europe , a profité de ses moments de loisir pour en observer les fossiles ; et comme il a fait une étude particulière des coquilles de terre et d'eau douce , il s'est atta-

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ché de préférence à cette sorte de terrain déCOu<^ verte aux environs de Paris par MM. Brongniart et Guvier, laquelle ne contenant que des coquilles d*eau douce a paru à ces naturalistes ne point de^ voir son origine à la mer , comme la plupart des autres terrains secondaires.

M. de Fénissac a trouvé des terrains semblables, renfermant les mêmes coquilles et composés des mêmes substances , dans le midi de la France , dans plusieurs provinces dïlspagne, en Allemagne, et jusqu'au fond delà Silésie ; en sorte qu'il n'est guère douteux qu'il ne s'en soit formé par-tout.

M. de Férussac, pour donner plus de précision à ses observations , s'est occupé des coquilles elles^ mêmes , en a déterminé les espèces avec beaucoup de rigueur, et a donné de bonnes observations sur les variations qu'elles peuvent subir, et plusieurs idées heureuses sur les caractères qui peuvent en distinguer les gfenres.

M. Cuvier vient de mettre au jour, en quatre volumes in-4*', avec beaucoup de planches , le Re^ cueil de tous ses mémoires sur les Ossements Fos^ sites de quadrupèdes. Il en décrit soixante^ix^huit espèces , dont quarante^neuf sont bien certaine^ ment aujourd'hui inconnues des naturalistes, et dont seize ou dix*-huit sont encore douteuses. Les flUtres os trouvés dans des terrains récents parois

ET OÉOLOGIE. 279

MUt 4]ppartemr à des aiiâniaux connus^ Déds un dwmirs prâixiiÎQaire Fauteur expose la méthode qull a suivie , et les résultats quil a obtenus. Il lui parott stttrredes £siits qu^il a constatés que la terre a éprouvé j^wieurs grandes et subites révolutions, dont la dernière, qui ne remonte pas au-delà de cinq ou sis mille ans , a détruit les pays habités^ alors par les espèces actudlemem vivantes , et olFartpoiËHr habitation aux foibles restes de ces espèces déscon^ tinents qui avoient d^a été habités par. d^autres êtres qu'une révolution précédente avoit afaymés, et ^ qui reparurent dans leur état actuel lors de cette dernière révolutioxt.

La méthode de Tobservation positive devient de plus en plus dominante en géologie, ^ ron acquiert chaque jour des notions plus précises sur les terrains qui composent les divers pays, sur les lois générales de leur Superposition, et sur les corps organisés dont ils renferment des restes^^

. Les couches pierreuses qui ne recèlent que dea coquilles d'eau douce, dont MM. Cuvkr et Bron-« gniart ont déciHivert une^ si grande étendue aux environs de Paris, et que MM. Brongniart, Omaliu^ die Halloy, Marcd 4e Swres, Daudebart de Férussae., etc* , ont retrouvées dans,une infinité d'autres

28o MINÉRALOGIE

eontrées, ont particulièrement excité Fattentioii, et ont engagé les naturalistes à faire des rechercheis pour distinguer les coquilles d^eau douce 4^ celles des eaux saumâtres et des eaux salées. MM. de Férussac et Marcel de Serres ont donné chacun un mémoire sur cette question. Les espèces seules, dit le premier, peuvent être alléguées en preuve, et non Içs genres , car la plupart des genres ont des espèces marines et fluviatiles; les variétés même ne sont pas indifférentes à étudier, car la même espèce, d après les obser\'ations de Fauteur, change quelquefois, de forme au point de devenir méconnoissable pour quiconque n auroit pas observé sesdif^férents passages, et la difficulté augmente quand il s agit de déterminer les coquilles à Tétat fossile, où Tépiderme, les poils, et tous les autres caractères de peu de solidité ont disparu.

Il est des espèces, sur-tout parmi les operculées, qui vivent dans les deux eaux , et que l'on trouve eu conséquence plus.abondamment vers lembouchure des fleuves j et Ion observe parmi les fossiles de& tracés de cette habitude, car nos bancs d'eau douce contiennent en certains endroits une espèce de potamidcy genre qui a coutume de se teniJB ainsi vers les embouch ur es .

M. Marcel de Serres a visilé exprès les étangs d'^au ^aumâtre des bords de la Méditerranée pour exa-»

miner les coquilles qui les tialytent; il y a observé des paludines fort semblables à celles qui forment de grands bancs aux environs de Mayence , où Ton trouve avec elles plusieurs coquilles marines. Un géologiste, qui avoit confondu ces paludines avec un des bulimes de nos terrains d'eau douce, en avoit conclu que ces derniers sontaussi marins que les autres ; mais M. de Serres relève cette méprise , et montre qu'il s'agit non seulement d'espèces, mais de genres différents.

Cet observateur a recherché les limites de ces voyages des animaux et des plantes de ieau salée vei*8 leau douce, et réciproquement: il a reconnu qu aucun animal ni même aucune plante ne résiste à une salure t]é huit degrés; il a distingué, soit parmi les animaux, soit parmi les plantes, les espèces qui ne se plaisent aux bords de la mer qu'à cause du sable qui s'y trouve, et qui peuvent vivre aussi dans d'autres endroits sablonneux ; celles qui n'y sont attirées et retenues que par le sel, et qui vivent très bien près ou dans les lacs ou étangs salés de l'intérieur des terres; et enfih celles qui ont besoin de la mer telle qu'elle est, et s'en écartent peu.

Ces observations prouvent qu'il n'est pas toujours facile de décider si une coquille est marine ou d'eau douce: mais elles n'infirment en rien le fait des

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couches immenses fti il n'existe que des cocfutlte» bien reconnues pour être dWu douce ; elles ^Lpliquent même comment Ton trouve aussi de ces co» quilles éparses dans des bancs marins.

M. de Serres range les lignites ou bois bitumi-* nisés parmi les fossiles qui sont le plus souvent mêlés de coquilles de terre et d'eau douce; ce qui achève de rendre vraisemblable que ces bois ont crû dans les lieux mêmes où ils sont aujourd'hui en* fouis, et s accorde avec tous les autres faits qui montrent que la surface actuelle du globe étoit à sec et peuplée d'animaux et de végétaux terrestres avant la dernière irruption des mers.

Deux jeunes et habiles naturalistes, MM. Desmarets et Léman , ont retrouvé dans les terrains d'eau douce de nos environs jusqu'à des coquilles de ces petits entomostracés qu'on a nommés cypris, et jusqu'à des graines dû genre de plante connu sous le nom de chara. Avant eux on prenoit ces graines pour des coquilles, et on leur avoit imposé le nom de gyrogonites.

Le système géologique des environs de Paris, qui a fait l'objet principal des observations et des découvertes de MM. Brongniart et Cuvier, est aujourd'hui étudié avec une grande attention par beaucoup de savants naturalistes. MM. de Tristan et Bigot de Morogues en ofit décrit avec soin

qui avoisinent la Loire ; et M. Omalius de Halloy^ ingénieur des mines, eu s'aidant de leurs recher* ches et de celles qu a voit faites plus anciennement notre confrère M. Desmarets, s'est occupé d'en tracer exactement toutes les limites et d*en dresser une carte. Les couches de ce système , déposées sur la craie, représentent un trapèze irrégulier et cur- Tiligne dont le côté méridional , parallèle à la Loire, longe cette rivière au sud depuis Cosne jusqu'au** dessous de Blois ; le côté oriental passe près des villes de Montargis , de Nemours , de Montereau , de Villènoxe , de Sézanne , d'Épernay, de Laon , de Crépy , de La Fère ; le côté septentrional près de celles de Chauny, de Noyon, de Oompiégne, de Clermont, de Beaumont, deChaumont, et de Gi-*sors; enfin le côté occidental descend par Mantes, Houdan, Épernon, Anneau, et longe le Loir jus-» qu'auprès de Vendôme, d'où il va rejoindre la Loire à Blois. Tout cet espace est entouré de craie; et la craie, dans laquelle M. de Halloy a reconnu trois modifications bien distinctes, est entourée elle-* même, excepté vers la mer, d'un calcaire compacte plus ancien qu'elle qui forme une grande partie du Berri ^ de la Bourgogne , et de la Lorraine jusqu'aux Vosges, et qui reparoit au-delà de la Forèt-Noire, jusqu'en Franconie et en H^se. Les formations du système de Paris étendent sur cette craie diverses

ramifications; et ragriculturè, Findustrie, toutes les ressources dç chaque lieu, sont souvent déterminées par Tordre géologique de son soi. M. de Halloy n a pas mis moins de courage que de sagacité à recueillir les matériaux de son travail, car il a parcouru tout ce pays à pied , visitant les lieux 1^ plus inaccessibles quand il pouyoit en espérer quelque instruction, et ne se laissant efirayer ni par le mauvais temps ni par lés mauvais gîtes.

M. Brongniart, correspondant de llnstitut, a visité une partie de la France également fort intéressante pour la géologie , celle qui forme aujourd'hui le département de la Manche; et M. de Halloy ^ qui s y est rendu après lui, aeonfirmé et complété une partie de ses observations. De la description que M. Brongniart donne des roches de ce pays et de leur position mutuelle , il résulte que ce que Ion y regardoit comme des granités proprement dits appartient à cet autre genre de roche nommé syéniiepar M. Werner, et caractérisé par Tamphi-* bole qui entre dans sa composition aussi bien que par sa formation beaucoup plus récente que celle du vrai granité. Ces syénitçs de la Manche reposent sur des schistes et sur d'autres roches bien postérieures au granité ; il parott même qu'en certains endroits elles ont sous elles du calcaire contenant des débris de corps organisés, fait qui seroit ana-

logue à ceux que M. de Buch a observés en Norwége, et d où Ton pourroit conclure qu'il y a encore eu des précipitations de roches cristallisées après la manifestation de la' vie dans les eaux qui envelop^ poient anciennement le globe.

M. Brongniart, qui s occupe d'un traité général de géologie , a présenté le plan d'après lequel il se propose d'y distribuer les roches^ c'est-à-dire ces agrégations de minéraux qui composent la croAté actuelle du globe telle que nous la connoissons. Y appliquant les principes reconnus aujourd'hui par tous les naturalistes, il veut que les bases et les détails de toute sa méthode reposent ^ur des caractères pris dans les roches mêmes et qu'allés portent avec elles j et il rejette tous ceux que l'on pourroit prendre de leur position mutuelle sur le globe , laquelle appartient à leur histoire mais non pas à leur division systématique ; il sépare des roches et laisse avec les minéraux simples les matières minérales qui paroissent simples à Tœil nu , et dont l'hétérogénéité ne se manifeste que par des lavages et d'autres opérations qui, sans pouvoir être appelées des analyses chimiques, altèrent cependant l'apparence et le tissu de ces matières : tels sont les schistes , l'argile , etc. Les roches ainsi réduites , oii, comme s'exprime M. Brongniart, les roches mélangées^ se subdivisent eii cristcdlisées et en agré-

g4es; les premières ont leurs parties en proportions à-peu-près égales, ou bien Fuûe de ces parties y domine sur les autres : dans le premier cas on établit les genres selon les substances essentielles, c'est^à^ dire qui s^ trouvent constamment ; dans le second selon la base, c'est-à-dire la substance dominante: et dans Fun et Tautre cas le nombre des substances composantes et la structure résultante de leur mode d union servent à distinguer les eçpéces. Les rocher agrégées ^e divisent selon que le ciment qui les unit est plus ou moins apparent, et selon Ijbi nature de ce ciment et celle des grains qu'il empâte*

Dans ce travail si important pour servir de base k l'histoire proprement dite des roches l'auteur a conservé presque par-tout les noms que leur a dbnnés M. Hauy dans l'arrangement qu'il en a fait au Muséum d'histoire naturelle.

M. Brqngoiart a auisi donné connoi^anceà l'In^ stitut de la, division qu'il croit devoir établir entre les roches considérées pçir rappprt aux époques de leurs formations et aux res1;es de corps organisés qu'elles renferment, et qui sont les indices las mieux marqués de ces époques. Au-dessous ^e tous les autres se trouvent les terrains granitiques sar^s corps organisés, les plus anciens que nous connois^ sions ; les terrains qui les recouvrent ne contiennent encqredcjs débris d'êtres organisés qu'en petit nom*

brè et pi^esque tcms de la classe des zoophytes ; uae troisième série , celle des terrains syénitiques, neii présente plus, comme si leur production avoit ^é momentanésient interrompue ; dans la quatrième commencent à paroitre les coquilles, et principa-^ lement cell^ que Ton a apf^lées cornes (fammon, et qui appartiennent à la Êimille des sèches; les cinquième et sixième classes de terrains se carae* térisent par les gryphites et les cérites, qui domi'^ nent parmi leurs coquilles. Enfin il est des terrains dont la distribution est tellement irrégulière qu'on ne peut les classer dans Tordre des temps ; ce 9àm les rochestrappiéennesd une part, et de Fautre celles qui résultent des éjections des Tolcans. Dans tous ces groupes sont mêlés des terrains de transport, produits des mouvements violents qu'occasionoieut les révolutions successives, et indicateurs assâï justes du moment où chacune a conuaencé.

Les chutes de pierres de latmosphère , depuis qu'on estaverti de leur réalité, s'observent si sou^ vent que ce qu'elles auront bientôt de plus éton-nant sera la longue incrédulité où Ton a ét^ à leur égard. Encore cette amiée il y eu a eu une très re-^ matquable dans le département de Lot-et-Garonne , le 5 de septembre , comme à Tordinaire p^r un

beau temps , avec une forte explosion et un nuage blanchâtre. Le nombre des pierres a été considérable ; on dit qu'il y en avoit une du poids de dixhuit livres. Elles se sont dispersées sur à-peu-près une lieue de rayon. Leurs caractères extérieurs et leur composition sont absolument comme dans les autres pierres de même origine; seulement leur cassure a des teintes un peu moins marbrées. Des rapports fort bien faits , par deux habiles observatràrs d'Agen , MM. de Saint-Amans et Lamoûroux ^ adresr ses par le préfet du département, n*ont rien laisse à désirer sur les détails du phénomène.

M. le comte BerthoUet a présenté à Flnstitut ^ de la part de M. Tennant, une des pierres tombées en Irlande Tannée dernière, et qui ressemblent à toutes les autres , excepté qu'elles contiennent un peu plus dé fei'.

On sait , et nous avons eu plusieurs foi^ nousmêmes Toccasion de dire dans nos rapports , que la pierre nommée arragonite fournissoit la plus forte objection que l'on pût faire contre l'emploi de la cristallisation dans la classification des minéraux, parceque les chimistes n'avoient pu trouver aucune difiFérence de composition entre cette arragonite et le spath calcaire ordinaire ou carbonate de chaux , quoique leurs formes cristallines fussent essentiellement distinctes. Cette objection parott levée au*

joiird'hui. M. Stromeyer, professeur de chimie à Gottingen, a découvert la présence constante de trois centièmes de strontiaufe dans Farragonite , et il n'y en a point dans le spath calcaire. M. Laugier , professeur au Muséum d'histoire naturelle, à répété cette analyse, et en a obtenu le même résultat. Il reste à savoir comment l'addition d une si petite quantité de matière composante peut changer aussi complètement la forme de la molécule primitive* d'un minéral.

On avoit retiré , il y a plus de cent ans , dés carrières d'OEningen, près du lac de Constance, un squelette pétrifié, que Scheuchzer, naturaliste de Zurich, avoit pris pour celui d'un homme, et qu'il avoit fait graver sous le nom d'homme témoin du déluge. De& naturalistes plus récents avoient cru y voir un poisson. M. Cuvier, d'après la simple inspection de l'estampe publiée par Scheuchzer, l'avoit jugé d'une espèce inconnue et gigantesque de salamandre. Ayant fait un voyage à Harlem , où ce fossile célèbre est déposé dans le muséum de Teiler, et ayant obtenu de M. Vanmarum, correspondant de l'Institut et directeur de ce muséum , la permission de creuser la pierre pour mettre à nu les parties du squelette qui s y trouvojent encore enveloppées , M. Cuvier a découvert des pattes avec leurs os , leurs doigts , de petites côtes , des dents le long des

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