RÉSUMÉ
liste lorsque nous avons traité de la médecine et de lagriculture.
Tel qu'il est, ce tableau suffira sans doute pour donner une idée de ce que les sciences ont fait et de ce qu elles peuvent faire encore pour l'utilité immédiate de la société.
Conduire l'esprit humain à sa noble destination, la connoissancè de la vérité; répandre des idées saines jusque dans les classes les moins élevées du peuple; soustraire les hommes à l'empire des préj ugés et des passions; faire de la raison l'arbitre et Le guide suprême de l'opinion publique, voilàl'objet essentiel des sciences; voilà comment elles concourent à avancer la civilisation , et ce qui doit leur mériter la protection des gouvernements qui veulent rendre leur puissance inébranlable, en la fondant sur le bien-être commun.
Si l'on veut donc reporter les yeux sur ce qui précède , et considérer, sous l'aspect que nous ver nous d'indiquer, les efForts des hommes dont nous avons parlé, nous espérons qu'on y trouvera la preuve de ce que nous avons annoncé dès l'abord, qu'il n'est aucune des branches des sciences naturelles qui ne doive les augmentations les plus sensi-: blés à ceux qui les ont cultivées de notre teknps; qu'il n'en est aucune qui n'ait acquis une multitude de faits précieux , de vues nouvelles, et que la plu-:
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part ont éprouvé, dans leur$ théories, des révolittions importantes qui les ont simplifiées , éclaircies, et leur ont £gdt faire des pas évidents v^^la vérité.
La marcl]^e des affinités chimiques, ressort g[énéral de tous les phénomènes naturels, a été expliquée ; la chaleur, principal de leurs agents , a reçu des lois rigoureuses; Félectricité galvanique est venue ouvrir des régions toutes nouvelles, dont nul ne peut encore mesurer Tétendue; la nouvrik théorie de la combustion , en jetant sur toute la chimie la plus vive lumière , et la nouvelle nomenclature , en facilitant son étude , en ont inspiré le goût, et ont occasioné une foule de travaux aussi utiles que pénibles ; la physiologie des corps vivants, re£fet et la marche des fonctions dont leur vie se compose, ont reçu de la chimie les éclaircissements les plus inattendus : Tanatomie comparée s^t jointe à la chimie pour faire pénétrer tous les secrets comme toutes les variations des forces vitales; elle a réglé Thistoire naturelle daprès des méthode^ raisonnées, qui réduisent les propriétés de tous les êtres à leur expression la plus simple ; elle a déterré et récréé des espèces inconnues , enfouies dans les couches du globe : les minéraux ont été analysés et soumis aux lois de la géométrie : des végétaux et des aninuiux euparavani inconnus ont été rassènh
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blés et distingués; leur catalogue général a été augmenté de plus du double ; leurs propriétés ont enrichi les arts d'une foule d'instruments nouveaux : la vaccine enfin a donné les moyens de soustraire rhumanité à Fun des plus funestes fléaux qui la tourmeatoient.
Telles sont les prindpales découvertes physiques qui ont illustré cette époque. Quelles espérances ne donneat-elle$ pas elles-niémes ! Combien n'en 4onne pas sur-tout Fasprit général qui les a occasîonées , et qui en promet tant d'autres poui' Tavenir ! Toutes ces hypothèses , toutes ces suppositions plus ou mcrins ingénieuses, qui avoient encore tant de vogiae dans la première moitié du dernier siècle^ sont aujourd'hui iiepouasées par les vrais savaioute : elle» ne procurent plus, mémie à leurs auteurs, ime glaire passagère. L'expérience seule,rexpérienoepréci$e , faite avec poids , mesure,cal<^leteomparais0n de toutes les substances employa -et de toutes ies substances ohtenji^s^ vpilà aujourd'hui Ja seulie voie légiti^ne djeratsonmemeatetded^anstration. Ainsi, q^iioique les ëiciences nauirelles échappent aux appUcations du calcul, elles se font gloire d'être ^umises à l'esprit mathématiquci^ M par la marche sage qu'dOes oi3tt invariablemnent adoptée, jelles me ^'exposeiM: plus à MH de pas en arriène : (toutes leurs propositions sont étohlies avec oertilaMie, et
deviennent autant de jEbndements solides pour ce qui reste à construire.
Les physiciens et les naturalistes de notre époque se sont donc honorablement placés à la suite et dans les rangs des hommes qui ont accéléré la marche de l'esprit humain, et parmi eux, les physiciens et les naturalistes François. Nous pouvons, nous devons le déclarer en ce moment solennel où nous sommes leurs organes, et nous ne craignons pas d'être désavoués par ceux des autres nations, les physiciens et les naturalistes françois ont noble^ ment soutenu l'honneur de leur patrie; et pendant ces vingt années^ où, dans une autre carrière, des prodiges inouis de dévouement, de valeur, et de génie, portoient avec tant d éclat dans toutes les contrées de l'univers les noms des héros de la France, ceux qui cultivent les sciences dans cet heureux paya ne sont point restés indignes d'avoir aussi quelque part dans la gloire de leur nation.
Nous le répétons ici , ce n'est point par un eflBet de notre partialité que les savants François se trou-» vent, dans cette histoire, cités au premier rang dans presque toutes les branches des sciences naturelles \ la voix des étrangers lé leur décerna comme la nôtre; et même dans les parties où le hasard n'a pas voulu qu'ils fissent les déèouvertes principales , la manière dont ils les ont accueillies , exan^inées ,