‹ Histoire des progrès des sciences naturelles: depuis 1789 jusqu'à ce jourChapitre 13 sur 31 · I ANATOMIE COMPARÉE · texte numérisé non relu

I ANATOMIE COMPARÉE

superficiellement les classes et les organes les plus éloignés. C'est un reproche que Ton peut faire è quelques physiologistes allemands : mais cette manière de Yoir les engage toujours à faire des observations; et les faits qu'ils auront découverts resteront, quand leurs idées systématiques seront passées.

Girard, professeur à Alfort (1), a publié pour les écoles vétérinaires un Traité particulier d*anatomie des animaux domestiques , très utile pour ceux qui se livrent à ce genre de médecine.

Outre son emploi physiologique, Fanatomie comparée en prend un très grand pour la simple distinction des êtres. En effet cette comparaison des organes a donné pour chacun d'eux et pour toutes leurs parties des caractères tels qu'une seule de ces parties peut faire reconnaître la classe, le genre, et souvent l'espèce de l'animal dont elle vient. Cela devait nécessairement être ainsi : car tous les organes d'un même animal forment un système unique dont toutes les parties se tiennent, agissent, et réagissent les unes sur les autres; et il ne peut y avoir de modifications dans l'une d'elles qui n'en amènent d'analogues dans toutes.

C'est sur ce principe qu'est fondée la méthode imaginée par Cuvier , pour reconnaître un animal par un seul os , par une seule facette d'os ; méthode qui lui a donné de si curieux résultats sur les animaux fossiles.

Ainsi l'anatomie éclaire jusqu'à la théorie de la terre ; ainsi toutes les sciences naturelles n'en forment qu'une seule, dont les différentes branches ont des connexions plus ou moins directes , et s'éclaircissent mutuellement.

(1) Anatomie des animaux domestiques ; Paris, 1807, 2 vol. iii-8®.

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