‹ Histoire des progrès récens de la chirugieChapitre 7 sur 32 · G HISTOIRE · texte numérisé non relu

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des nouvelles narines, que l'on maintient di^ latées. Lorsque l'adhérence est établie entre le lambeau et le contour de l'ouverture , on incise son sommet tordu sur lui-même; et comme on a rapproché les bords de la plaie triangulaire avec perte de substance , faite au milieu du front, c'est par là que la cure s'achève. Quoique les nouvelles narines, dépourvues de cartilages , doivent rester affaissées et le bout du nez aplati, l'horrible difformité qu'en-^ traîne la perte de cet organe, se trouve jusques à un certain point corrigée. Toutefois, une ci* catrice au milieu du front résultant nécessairement de la dissection du lambeau qu'on rabat sur l'ouverture antérieure des fosses nasales pour leur servir d'opercule, bien des malades préféreraient à la méthode indienne, un nez d^ carton, d'une forme et d'une cou* leur le plus rapprochées possible de la forme et de la couleur naturelles.

M. le professeur Gr^efe, de Berlin, a publié un cas où il a réussi par l'emploi du procédé que nous venons de décrire. Les occasions de le mettre en pratique se présentent rarement ; car, outre qu'il est peu commun de rencontrer

des malades disposés à s'y soumettre , il faut , pour entreprendre l'opération avec quelque espoir de succès, que la perte du nez résulte d'un accident, d'un coup de sabre par exemple. En effet, le nez détruit par suite des ravages d'une dartre ou d'un cancer, offre, à la suite d'une semblable e'rosion, une peau épaissie ei rougeâtre, et tellement disposée à l'ulcération, que, rendue saignante, elle suppure au lieu de contracter l'inflammation adhésive.

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