FRACTURES DE LA JAMBE
L'appareil suspenseur du docteur Sauter , sorte de hamac ou d'escarpolette sur laquelle ce chirurgien allemand propose de placer la jambe fracturée , sans la fixer solidement , conviendrait-if mieux que l'appareil ordinaire ? Le cadre sanglé , en lequel cet appareil consiste , tient par des cordes au ciel du Ut , ou bien au plancher ; la jambe reste en l'air et s'y balance , au risque d'en tomber pendant le sommeil. La jambe sur laquelle on applique un appareil ordinaire , composé du
DE LA CHIRURGIE. 87 bandage de Scultet, de paillassons et d'attelles , n'est point dans un état de compression et d'extension fatigante, si l'on a eu le soin , auquel nous ne manquons jamais , de placer le membre malade sur un large et épais oreiller de balle d'avoine. En élevant la partie inférieure du membre , ce plan de sustentation détermine la demi-flexion du genou en même temps l que celle de la cuisse sur le bassin. On a innové, avec encore
moins de bonheur, dans le traitement des fractures du péroné. L'attelle externe de l'appareil ordinaire des fractures de la jambe se prolongeant au delà de la plante du pied et au dessus du genou, soutient le pied et l'empêche d'être entraîné dans l'abduction par les muscles péroniers latéraux. Elle remplace le péroné fracturé et prête momentanément au pied , durant le traitement de la fracture , le soutien qu'il ne reçoit plus de l'os malade. Cependant l'un de nos collègues, M.Dupuytren , a proposé de substituer à cette résistance passive , la traction du pied en dedans , opérée en attachant fortement cette partie à une longue attelle, placée sur un épais coussin , le long de la partie interne du membre. Le pied , entraîné dans l'abduction , se trouve dans un état de violence ou d'effort bien capable d'ajouter au gonflement inflammatoire dont se complique trop souvent la fracture effectuée avec rupture des ligamens. Le conseil d'administration des hôpitaux de Paris, dans le premier volume de son Annuaire l , a fait imprimer le volumineux mémoire où se trouve décrit ce nouveau procédé pour traiter les fractures du péroné ; il a fait en même temps graver à grands frais , et dans les plus
1 Ce premier volume de l'Annuaire médico-chirurgical des hôpitaux de Paris, n'a point été suivi, d'un second volume, bien qu'il renfermât plusieurs travaux intéressans : une dissertation telle que le Mémoire sur le traitement des fractures du péroné suflisait à sa chute.
grandes dimensions , une suite de planches où chacun peut apprendre et voir que la jambe a deux os qui se terminent en bas par deux éminences appelées malléoles I
S xxv.
PERFBC 1*1 ONNEMENS ORTHOPÉDIQUES.
Les os auxquels le corps humain doit ses formes et sa stature acquièrent par degrés la dureté qui les caractérise. Long-temps mous, cartilagineux et flexibles, ils deviennent plus solides par suite de la déposition graduée du phosphate de chaux dans les mailles de leur tissu ; et cette sorte d'incrustation s'opère et se prolonge jusqu'à l'époque où le corps et ses diverses parties cessent de croître en longueur (18 a 20 ans dans nos climats). Jusqu'à 1 ce moment les parties dures acquièrent chaque jouiplus dè solidité et de consistance; elles deviennent, par conséquent , chaque jour plus \ capables de supporter lè poids des parties et de résister à l'action musculaire, qui prend toujours en elles son point d'appui. Unè juste proportion est nécessaire entre le poids du corps , ta force des muscles et la solidité du squelette. Que ce rapport n'existe point ou soit détruit, les os plient sous le poids, du corps , qu'ils sont incapables de soutenir; tes membres se déforment , courbés en divers sens par l'action musculaire ; la stature baisse , le tronc se déforme ; et comme C'est lacolonne vertébrale qui est chargée du rôle principal dans le mécanisme de la sustentation , c'est elle qui subit les déviations les plus remarquables et d'où naissent les plus grandes difformités. Elle ne peut se courber en aucun sens que les hanches , les épaules et la cage osseuse du thorax ne se contournent à l'avenant , de manière à ce qu'il en arrive les difformités les plus désagréables. De semblables déforma-
tions réclament les secours de fart , lors même qu'elles nuiraient seulement à la beauté des formes ; mais leurs effets ne se bornent point là. Gênés dans leur développement , plus ou moins comprimes, les viscères de la poitrine et de l'abdomen ne remplissent qu'imparfaitement leurs usages , toutes les parties languissent privées de leur influence vivifiante, le corps entier décroît et tombe dans un marasme le plus souvent mortel. De queue cause provient ce vice de nutrition , d'où résultent de si fâcheuses conséquences? En vertu de quelle aberration des lois de la sensibilité les sels terreux qui devraient incruster les oà et leur assurer leur dureté caractéristique , sont-ils détournés de cette destination et s'échappent-ils par divers émonotoires avant d'avoir rempli ce but nécessaire? C'est ce qu'il est impossible de dire à l'époque actuelle , dans l'ignorance presque complète où nous sommes encore des lois primordiales de l'organisation et de la vie. Cet état particulier de nos tissus et de nos humeurs , sorte de dégénération animale à laquelle on donne le nom à'écrouelles eXàerachitis, existant £ divers degrés , produit les déplorables déformations dont nous parlions tout à l'heure; ces vices physiques, effets d'une nutrition languissante, surviennent, le plus ordinairement , chez les femmes aux approches de la puberté , à cette époque où la nature travaille à rétablissement des menstrues , comme si en ce moment, tout entière occupée de son but principal, la conservation des espèces et des fonctions qui en assurent la perpétuité , elle oubliait, en quelque sorte , celles qui ont pour objet la conservation de l'individu. Quoi qu'il en soit , c'est aux approches ou à la suite de l'établissement du flux menstruel que les difformités, plus communes cher la femme que chez l'homme , surviennent le plus fréquemment.
Comme il est impossible de les prévenir, car on ignore la
9 o HISTOIRE
manière d'agir de leurs causes prochaines , la Chirurgie s'attache principalement à combattre les effets de ces causes ignorées , par des moyens mécaniques qui , long-temps grossiers et peu rationnels, ont reçu, de notre temps, les plus heureux perfectionnemens , et sont employés d'après les théories les mieux raisonnées. Le procédé vulgaire , suivant lequel on redresse un jeune arbre qui croît et s'élève dans une direction vicieuse , en l'attachant à un tuteur > a fourni la première idée des moyens et des machines propres à remédier aux difformités qui proviennent de la courbure des os. Mais transporté des végétaux à l'homme, ce moyen avait besoin de subir de nombreuses et d'importantes modulations.
La colonne vertébrale , cette partie fondamentale de l'édifice humain , cette base du squelette , formée d'une suite d'os , long-temps mous et toujours spongieux , est le siège le plus ordinaire des difformités qu'on travaille à corriger par l'emploi des moyens orthopédiques. Gomme elle est évidemment incapable de supporter le poids du corps chez certains individus, presque toujours scrofuleux ou rachitiques , ou chez lesquels , par suite d'une élévation trop rapide de la stature au moment de la puberté, les os n'ont point augmenté assez rapidement en consistance , Levacher imagina d'abord de placer derrière le tronc une colonne artificielle , une croix de fer par exemple , dont la branche verticale descendait de l'occiput au sacrum , tandis que la branche horizontale s'étendait d'une épaule à l'autre. Attaché à ce levier inflexible , sans doute le tronc en recevait du. soutien , mais c'était un poids nouveau ajouté à celui dont on voulait soulager la colonne. L'état de station était donc plus pénible encore pour le malade chargé de ce poids additionnel , et gêné dans ses mouvemens par les liens nécessaires pour y attacher et y fixer avec solidité la tête , le bassin , le 1 tronc et les épaules. La première chose à faire est évidemment
de soulager la colonne vertébrale du poids qu'elle est inhabile à porter; c'est ce que comprit parfaitement un médecin suisse,
• Venel , premier auteur des lits mécaniques actuellement perfectionnés. Sa méthode de traitement fut dès lors établie et ses moyens thérapeutiques calculés de manière à satisfaire à cette
• double indication : débarrasser la colonne vertébrale du poids des organes , et pour remédier à la déviation déjà existante, agir sur elle par une traction lente et graduée. Un long espace de temps sera nécessaire pour en opérer le redressement sans douleur et sans danger pour les malades ; mais l'expérience a démontré combien étaient vaines les craintes qu'on avait fait concevoir sur les inconvéniens de cette longue immobilité. Au moyen d'une alimentation suffisante et d'un régime approprié, l'inaction totale à laquelle sont condamnés les malades , ne nuit point au complet accomplissement des phénomènes de nutrition ; des jeunes filles bossues , pâles , maigres et comme décharnées recouvrent, en quelques mois, et à mesure qu'elles se redressent, des forces , des couleurs et de l'embonpoint , de telle sorte que, par une véritable métamorphose , elles deviennent en quelque façon méconnaissables. Débarrassée du poids qu'elle ne pouvait soutenir , la colonne vertébrale participe à cet effet général; ses os , dont le tissu se dilate, s'épanouit et s'incruste en même .temps de phosphate de chaux , élément de leur solidité, deviennent capables de supporter le poids du corps. Les os qui forment l'enceinte du bassin et de la poitrine se redressent à mesure que s'effacent les inclinaisons vicieuses de la colonne , à laquelle ils sont comme attachés , et dont ils suivent en quelque manière toutes les directions ; en sorte qu'au bout d'un laps de temps plus ou moins considérable , mais qui n'est jamais moindre de six à huit mois , une jeune personne se lève parfaitement droite du lit sur lequel elle s'était couchée toute contrefaite.
Pour obtenir de pareils résultats , l'on ajoute au repos et à la situation horizontale, selon nous, moyens principaux du traitement , l'extension continuelle du tronc , opérée par le moyen du plan de sustentation ou du lit sur lequel le malade repose. Des ressorts , des poids à bascule , des vis de rappel en bois ou métalliques , placés vers la tête et vers les pieds du lit, entraînent la tête et le bassin des malades dans un sens opposé. Pour que cette action extensive s'exerofrsans inconvénient, elle doit être repartie sur de larges surfaces et discontinuée par intervalles. Pour cela tantôt la tête est coiffée d'une sorte de casque en cuir , d'autres fois un épais bourrelet embrasse l'occiput et l'os maxillaire inférieur , en manière de collier , tandis qu'une épaisse ceinture agit sur les hanches au moyen desquelles elle entraîne le bassin dans un sens opposé à celui dans lequel la tête est tirée. .
Le lecteur concevra sans peine qu'établis d'après ces données générales , les lits mécaniques varient selon le génie particulier du mécanicien auquel en a été confiée la fabrication. Les malades y restent couchés nuit et jour , satisfaisant sans peine à leurs besoins naturels au moyen d une ouverture pratiquée vis-à-vis l'endroit sur lequel le siège repose. Un fauteuil mécanique est employé pour asseoir et délasser ainsi par un changement de position , ceux que fatigue la situation horizontale trop long-temps gardée , ou qui touchent au terme du traitement, La guérison en est le résultat toutes les fois que la difformité n'est point excessive et la tendance rachitique trop prononcée. Vivant dans un air pur , usant de toutes les ressources d'un régime analeptique , les malades acquièrent ordinairement de l'embonpoint et de la force , la poitrine se développe , la respiration s'effectue avec plus de facilité , l'habitude du corps se colore , l'écoulement menstruel s'établit et se régularise. Les os, trop mous pour supporter le poids du
DE LA CHIRURGIE. 93 corps , se durcissent tandis que l'effort permanent s'exerce et fait disparaître leurs courbures vicieuses; mais, si ces déviations étaient trop anciennes , trop considérables , ou si la disposition d'où dépend le ramollissement des os persiste , après plusieurs mois de repos et de soins assidus , la difformité se reproduit au moment oh le tiraillement cesse. Les os n'ayant pas acquis la consistance nécessaire , se courbent bientôt sous le poids des organes et par Faction musculaire , les courbures reparaissent; en sorte que c'est surtout dans les déviations commençantes et légères qu'on obtient les résultats les pras avantageux. Parvenir constamment au but qu'on se propose, est aussi impossible dans l'emploi des moyens mécaniques propres à remédier aux difformités, que dans l'emploi des autres ressources thérapeutiques , quelque fastueuses que soient les promesses des médecins qui se livrent à ces sortes de curations.
Ici les progrès de l'art sont principalement dus à l'abandon de l'ancienne théorie qui condamnait le repos dans le traitement des difformités du système osseux , et spécialement dans celui des courbures vicieuses de la colonne vertébrale , sous le prétexte spécieux que la maladie provenant de la faiblesse , il ne fallait point augmenter celle-ci par une inaction prolongée. La croix de fer , à laquelle certains orthopédistes proposaient de fixer et d'attacher la tête, le trône et les épaules , à raison de son poids, condamnait les malades à un repos n quelque sorte forcé ; mais en maintenant le corps dans une situation verticale , elle laissait subsister la principale cause de la déviation , le poids de la tête et des membres continuant d'agir'sur une colonne inhabile à le supporter.
La croix de fer à coulisse effectuait, il est vrai, une sorte d'extension verticale par le jeu des deux pièces dont était formée sa branche montante ; c'est donc principalement dans l'extension horizontale , opérée à la faveur des lits , que consiste le
perfectionnement. Cette extension est effectuée tantôt par des ressorts placés aux deux extrémités de la couche , d'autres fois au moyen de bascules placées au dedans et au-dessous du fond sanglé ; d'autres fois de simple» vis de rappel placées au milieu du cadre sur lequel le malade repose , en éloignant graduellement les deux moitiés dans le sens de sa longueur. H en est enfin qui , plus compliqués , réunissent ces divers mécanismes ; et, l'indication une fois déterminée , chacun peut aisément imaginer plusieurs moyens d'y satisfaire ; seulement il ne faut pas oublier que les ceintures , colliers , bonnets et autres pièces appliquées au corps des malades , et sur lesquelles agissent , par des courroies convenablement fixées , les moyens de traction, doivent être appliqués sur de larges surfaces pour n'exercer aucune compression ou constriction que sa continuité rendrait bientôt douloureuse. MM. les docteurs Maisonabe 1 , Lafond, Mellet, Bricheteau et D'Yvernois à Paris, ainsi que plusieurs autres médecins de la province et de l'étranger, ont fondé sur ces principes des établissemens spéciaux pour Je traitement des difformités congéniales de tout genre , et surtout pour le redressement des colonnes vertébrales déviées et des pieds contournés en dedans ou en dehors , c'est-à-dire des piedsbots.
Le traitement de cette dernière espèce de difformité , dont les Latins ont distingué les deux variétés en appelant vari ceux dont les pieds sont renversés en dedans, tandis qu'ils nommaient valgi ceux chez qui ces parties sont tournées de manière que leur plante regarde en dehors , variété moins commune que la première et que nous désignons par le nom commun de pieds-
« Je cite en premier ordre M. Maisonabe, parce que ce docteur, agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, loin de faire un mystère de ses procédés, a le premier fait, de l'histoire et du traitement des difformités, l'objet d'un enseignement spécial.
DE LA CHIRURGIE, q5 bots y le traitement de cette difformité , aussi fréquente au moins que les déviations de la colonne vertébrale, est parfaitement exposé dans un mémoire publié par Scarpa au commencement du siècle, et dont notre savant compatriote M. le docteur Lé veillé a publié, en 1804, une traduction 1 avec plusieurs gravures représentant l'appareil pour le redressement des pieds déviés. Des cotés d'une sorte de plaque ou semelle métallique sur laquelle repose la plante du pied , et qui se recourbe dessus' le talon , s'élèvent deux montans verticaux dont les extrémités supérieures sont fixées en dehors et en dedans du genou par une épaisse jarretière ; des liens et des garnitures rembourrées fixent le pied à la machine sans exercer sur lui une compression fâcheuse . Le pied de l'enfant étant fixé dans l'appareil , faction élastique des pièces métalliques tend à le ramener à sa direction naturelle; mais il faut pour cela que dès les premiers temps du traitement, et jusqu'à ce que la torsion congéniale soit jusqu'à un certain point corrigée , l'enfant garde le lit , ou du moins ne confie pas le poids de son corps aux pieds malades , sans quoi l'inclinaison vicieuse viendrait à s'accroître par le fait même de ces exercices prématurés. Les paroles ne peuvent donner une idée exacte de la manière d'agir d'un semblable appareil ; les gravures mêmes sont ^suffisantes, témoin l'un de nos confrères qui, ayant voulu faire exécuter l'appareil par un mécanicien , d'après les planches jointes au mémoire de Scarpa , et n'en étant point satisfait, s'adressa à l'auteur lui-même, et reçut d'Italie une machine toute différente de celle qu'il avait fait construire. Toutefois le principe étant bien posé , l'exécution peut être abandonnée au génie du mécanicien. Dans le redressement des déviations des pieds comme dans celui des courbures vicieuses
* Mémoires de Physiologie et de Chirurgie pratique par A. Scarpa, et traduits par Léveille', in 8°. Paris, 1804.
g6 HISTOIRE
de la colonne vertébrale, c'est toujours à ramener graduellement la partie malade à sa direction naturelle , à l'aide d'une traction douce et long-temps continuée , que le chirurgien aspire , et ce n'est que par un long usage des moyens employés qu'il peut espérer y parvenir. Aussi les hommes instruits accueillent avec le sourire de l'incrédulité toutes ces cures merveilleuses dans lesquelles des femmes de vingt-cinq ans , bossues depuis l'époque de la puberté , ont été parfaitement redressées au bout de six ou sept mois par Tenet des lits ou appareils à extension continuée. L'étude attentive du squelette des individus chez lesquels existent , depuis huit ou dix ans, de semblables difformités , présente , dans certaines incurvations latérales , les substances flbro-cartilagineuses intervertébrales épaissies de plusieurs lignes du coté de la concavité de la courbure , tandis que vers la convexité on les trouve amincies au point qu'elles ont complètement disparu; et que les corps des vertèbres sont soudés l'un à l'autre. Bien plus , il y en a chez qui la partie postérieure des cotes a contracté adhérence avec les vertèbres. Comment détruire de semblables adhérences sans un extrême danger? et ce danger sera d'autant plus grand qu'on procédera avec plus de célérité. Lors même que la difformité est moins ancienne et que l'adhérence n'est pas encore commencée , soit entre les corps des vertèbres du côté vers lequel la colonne incline , soit entre ces os et les côtes , combien ne faut-il pas de temps pour ramener les parties à l'état naturel , rendre aux cartilages intervertébraux leur épaisseur du côté aminci , et obtenir l'affaissement de la portion épaissie ! Il faudra , règle générale , plusieurs années pour remédier à ce déplacement qui a mis plusieurs années à s'effectuer. On doit donc beaucoup rabattre des promesses des entrepreneurs de cures du genre de celles dont il est question. Ceux qui n'ignorent point que les premiers établissemens en ce genre furent , dans leur prin-
DÇ LA CHIRURGIE. 97
cipe , des entreprises purement commerciales , réduisent l'application des appareils à extension continuelle appliqués au traitentent des déviations des os , aux cas de courbures récentes , peu étendues et existant sur des individus chez lesquels l'accroissement des parties n'est point encore terminé. Toutes ces restrictions, en effet, sont nécessaires si l'on veut n'être point trompé dans les résultats qu'on se promet de l'emploi des moyens orthopédiques,
§. xxVi.