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ZÈLE MISSIONNAIRE DES VAUDOIS

De leur alliance avec la Réforme, dont ils embrassèrent entièrement les dogmes (i), les Vaudois de Provence reçurent comme un nouveau baptême. Leur foi prit une force d'expansion remarquable et ils devinrent missionnaires. Leurs assemblées religieuses, qui avaient lieu la nuit , se tinrent de jour. Beaucoup de catholiques se convertirent, notamment le curé de Mérindol, maître François, et celui de Murs, et, au dire d'un Vaudois fait prisonnier en 1538, on comptait alors dix mille maisons vaudoises ou tout au moins luthériennes, tant en Provence que dans le comtat Venaissin et la principauté d'Orange , réparties dans les villages , villes et hameaux suivants :

Viguerie d'Apt : Apt, Gargas, Murs, Gordes, Goult, Roussillon, Lacoste, Rustrel, Gignac , Viens , Peypind'Aigues, Saint-Martin-d'Aigues, Grambois, La Motted' Aiguës, Sivergues, Cabrières-d' Aiguës , Lourmarin, Mérindol, Cadenet, Villelaure, Trés-Emines, Pertuis, Caseneuve, Buoux, La Tour-d'Aigues, Pierrevert ;

Vi guérie d'Arles : Arles ;

Viguerie de Tarascon : Tarascon ;

(1) ■ Nostra dogmata receperunt h {Cahini opéra , vol. XII . n« 642).

Viguerie d'Aix : Aix, Joucques, La Roque-d'Antheron, Velaux, Janson, Mallemort, Marseille;

Viguerie de Forcalqaier : Forcalquier , Manosque , Oppédette, Saumane, Sainte-Tulle, Saint-Etienne ;

Vi guéries de Digne , de Sisteron , de Caste liane , de Brignoles : Villes de même nom ;

Viguerie de Barjels : Tavernes ;

Viguerie de Draguignan : Gonfaron ;

Viguerie de Saint-Maximin : Tourves ;

Comtat Venaissin : Cavaillon, Oppède, Sainte-Cécile.

INTERCESSION DES SUISSES ET DES ALLEMANDS EN FA- VEUR DES VAUDOIS. ÉDIT DE COUCY (1535-1536).

En présence des persécutions violentes dont ils étaient les victimes, et vingt-huit de leurs frères ayant déjà péri soit sur les bûchers, soit en prison, les Vaudois adressèrent, en juillet 1535, une supplique aux protestants d'Allemagne pour réclamer leur intervention, et l'accompagnèrent d'une copie de leur confession de foi (1). Farel et Viret y joignirent une lettre de recommandation, datée de Genève 4 août 1535, à l'adresse des évangéliques de la Suisse allemande et de l'Allemagne. « La cause des Vaudois est la nôtre à tous, » disaientils en substance. « Voyez s'il serait possible de leur procurer un asile dans le pays d'un prince pieux, où il y ait des terres à défricher. Il ne leur reste plus d'autre chance de salut que d'émigrer sous la garde de Dieu en affrontant tous les périls. Nous vous conjurons, au nom de Christ, de vous souvenir de ces malheureux frères, de les assister de vos conseils et de vos prières

(1) Celle sans doute qui fut dressée au Synode d'Angrogne du 12 septembre 1532, et que rapportent Gilles (liv. cité) et Abrah. Ruchat (liv. cité), t. III» P ^6-^9.

et de nous communiquer vos idées sur les moyens de leur venir en aide. »

En passant à Bâle , le barbe vaudois porteur de la lettre de Farel vit Bucer et Capiton, qui décidèrent de solliciter du duc de Wurtemberg, du Landgrave de Hesse et des villes évangéliques de la Suisse, des lettres en faveur de leurs frères vaudois à l'adresse de François Ier. Bucer devait, en outre, tenter la même démarche auprès de la diète des villes impériales d'Allèmagne. Mais, peu confiant dans le résultat. Capiton dit au barbe qu'il fallait être prudent, ne concevoir que des espérances modérées et graver si vivement l'image de Christ dans le cœur des Vaudois qu'ils fussent toujours en état de légitimer leur aversion pour les abus du papisme.

Luther, en apprenant, vraisemblablement par Bucer, la triste condition des Vaudois de Provence, en fut atterré et, prié de s'intéresser à eux, il écrivit à Georges Sailer le 5 octobre 1535 : « J'ai grandement compassion du malheur et de la tribulation de ces habitants de Provence en France, et plût à Dieu que je pusse y pourvoir comme j'en suis prié! S'ils prenaient la fuite, peut-être trouveraient-ils quelque part des lieux où ils pourraient vivre. Que Christ aie pitié d'eux et les délivre en visitant enfin tous ceux qui pratiquent l'iniquité! •>

Un frère de Farel , ou bien un pasteur de la Suisse normande, peut-être Viret, qui était à Berne le 10 septembre 1 5 3 5 , se rendit en Allemagne pour poursuivre l'œuvre commencée et obtint des princes protestants de ce pays qu'ils adresseraient une supplique au roi de France pour le prier de faire cesser les persécutions dont souffraient ses sujets de Provence. La confession de foi des Vaudois, vraisemblablement la même dont

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le barbe vaudois était porteur, paraît avoir été jointe à la supplique (i).

François Ier n'avait pas attendu ces démarches pour se montrer plus tolérant ; car, dès le 16 juillet 1535, il rendait l'édit de Coucy, qui faisait grâce aux hérétiques qui abjureraient leurs erreurs dans les six mois et ordonnait l'élargissement des prisonniers et la restitution des biens confisqués. Les sacramentaires seuls et les relaps étaient exceptés. De nouvelles lettres plus clémentes encore, du 31 mai et du 16 juillet 1536, furent publiées, qui pardonnaient à tout adepte des nouvelles doctrines, quel qu'il fût, sacramentaire ou non, pourvu qu'il renonçât à ses erreurs dans le délai de six mois , et portaient que ceux qui étaient déjà en prison ne seraient pas poursuivis. Le parlement d'Aix enregistra ces lettres le 3 1 juillet suivant (2).

Pendant ce ralentissement de persécution , les Vaudois reçurent la visite de Savigné , d'Alençon, converti au luthéranisme par François de Cologne, et qui visita successivement Saint-Paul-lès-Durance, Apt, où il s'entretint avec le libraire et le maître d'école du lieu , Murs, Gargas et Mérindol. C'est vers le même temps que le barbe Mihan prêchait à Mérindol et les lieux voisins.

PREMIERS ORDRES DE RÉPRESSION DU ROI. ARRÊT DE CONTUMACE. DÉMARCHES DE FAREL EN FAVEUR DES VAUDOIS. EPISTRE DE VIRET (1537-1540).

Les Vaudois , comme on pouvait l'attendre de leur constance , n'obtempérèrent point aux lettres patentes

(1) Herminjard, t. III, p. 527-332» î*H?9i H6-362, et les notes.

(2) Arrêtés et délibérations des registres secrets de la Cour de parlement d'Aix (Bibl. d'Aix , ms. 907).

de François Ier du 16 juillet 1535, de telle sorte que ce monarque, se sentant atteint dans son autorité royale et poussé par le procureur général d'Aix, Thomas de Piolenc, qui, se faisant l'écho des calomnies dirigées contre les Vaudois, lui écrivit (1537) que ceux-ci « se mettoient en armes et assemblées, se rebelloient contre sa justice, se retirant en places et châteaux limithrophes ès montagnes et faisoient lieux malaisés à avoir, » et que l'erreur se multipliait, ordonna au parlement, par lettres patentes datées de Fontainebleau, 2 mars 1538, de punir à toute rigueur les hérétiques et ceux qui leur avaient prêté secours, de les décréter d'arrestation, de bannir ceux qui ne pourraient être appréhendés et de confisquer les biens de tous « jusques à abolition et ruine » des lieux « où ils seroient forts si besoin est. »

Là-dessus le Parlement fit des informations et dressa une liste de deux mille cinq cents Provençaux réputés hérétiques qu'il adressa au roi. Celui-ci, après en avoir pris connaissance, ordonna au comte de Tende, gouverneur de Provence, de leur courir sus. De son côté, le Parlement les cita à comparaître dans les trois jours, faute de quoi ils seraient appréhendés au corps ; mais, comme le comte ne disposait pas d'assez de soldats pour exécuter l'arrêt du Parlement et que les mesures de violence répugnaient d'ailleurs à son caractère doux et conciliant, les choses en restèrent là pour cette année.

L'année suivante, en mai et juin 1539, parurent de nouvelles lettres patentes , les premières défendant aux Vaudois d'aller en armes, sous peine de confiscation de corps et de biens, et les secondes, d'un intérêt général, ordonnant aus Parlements de France d'informer, conjointement avec les juges ordinaires, contre les hérétiques et ceux qui leur donnaient asile, de prêter main

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forte aux juges d'église et inquisiteurs de la foi pour l'exécution de leurs sentences sans attendre les appellations, et stipulant que les jugements des baillis et sénéchaux seraient également exécutés aux frais des prélats nonobstant appel. Une lettre spéciale fut adressée à l'archevêque d'Aix pour qu'il eût à faire son devoir. En suite de ces nouveaux ordres , Antoine Garbille , ancien prêtre, converti au luthéranisme, fut incarcéré, ainsi que le prédicateur Jean Serre dit Bérard. Ils déposèrent, en apostasiant, que les luthériens de Mérindol, Cabrières et Lourmarin faisaient des amas d'armes et de poudre ; qu'ils espéraient la venue du comte de Fùrstemberg pour se ranger sous ses armes ; qu'il y avait, en Provence et dans le comtat Venaissin, dix mille maisons vaudoises ou luthériennes et à Paris plus de cinquante mille hérétiques ; que les Vaudois, à la suite de diverses assemblées , avaient décidé d'envoyer une députation au roi, composée de Claude Favery, de Tourves, et Florimond Serre, de Cadenet, et que François, curé converti de Mérindol , se rendrait, de son côté, auprès de François Ier. C'est sur la déposition de ces deux hommes, plus que suspects, que le Parlement décréta d'arrestation de cent cinquante-quatre Vaudois, au nombre desquels le prédicateur Hélion Barbaroux de Tourves, sept membres de la famille Meynard, plusieurs de la famille Pallenc, Claude Favery et le maître d'école Jacques, et qu'ils dressèrent une liste de quinze mille suspects.

François Rousset , natif du diocèse de Turin , arrêté en octobre 1539, et Jean Balle Gomati, ancien prêtre de Buzel, arrêté en janvier de la même année, abjurèrent aussi le luthéranisme comme Garbille et Serre et déposèrent, le premier, qu'il avait entendu un Vaudois conseiller la résistance à main armée , et le second ,

qu'il avait fait le voyage de Genève, où il avait vu quinze mille Provençaux.

Dès que les Vaudois eurent, connaissance des décrets d'arrestation, ils se réfugièrent dans les bois et les cavernes, et c'est à l'occasion de leur triste sort que Calvin écrivait àViret, le 19 mars 1540 : « La plus grande partie de ta lettre (où Viret donnait à Calvin des détails sur la situation douloureuse des Vaudois), m'a d'autant plus affligé que je conjecture assez que l'inhumanité des bourreaux grandit au delà des bornes , comme c'est l'habitude lorsqu'elle commence une fois de sévir. Aucune occasion de porter secours ne nous est offerte. J'ai écrit à Farel que l'espoir qui nous a tenus longtemps en suspens s'est évanoui. C'est pourquoi , si Dieu n'ouvre quelque nouvelle issue, nous ne pourrons secourir autrement nos malheureux frères que par des prières et des exhortations. Ces dernières même sont si dangereuses pour leurs vies qu'il est plus prudent de s'abstenir. Il ne nous reste presque qu'une seule chose : c'est de recommander à Dieu leur salut (1). »

Une année après, François Ier publia de nouvelles lettres patentes relatives aux Vaudois (31 mai 1540) et l'édit de Fontainebleau du ier juin suivant. Les premières, déclarant que l'hérésie pullulait en Provence et qu'il fallait la comprimer, ordonnaient au Parlement, vu que les juges inférieurs n'avaient pas fait leur devoir, d'envoyer sur les lieux cinq ou six officiers royaux, qui lui rapporteraient leurs informations pour en juger. Elles l'autorisaient également à déléguer ses pouvoirs aux juges du pays , ou à se transporter en masse sur les lieux, ou encore à se subdiviser en commissions qui jugeraient sommairement les causes. Quant à l'édit de

(1) Cahini opéra , vol. XI, n° JÇ.

Fontainebleau , il ordonnait à tous baillis, sénéchaux, procureurs, avocats du roi et autres, sous peine de suspension et privation de leurs offices , de rechercher et poursuivre les luthériens et de les livrer au jugement des cours souveraines.

La conséquence de ces lettres royales fut l'arrestation, par ordre du Parlement, d'un certain nombre de Vaudois, leur condamnation au dernier supplice et l'envoi contre les habitants de Mérindol de la compagnie d'hommes d'armes du comte de Tende. Celle-ci passa par Cadenet ; mais comme elle était peu nombreuse et qu'elle rencontra en route un rassemblement de huit cents Vaudois, elle fut obligée de rétrograder sans rien entreprendre (i).

Le juge d'Apt, Jean de Grossi, jugea bon, de son côté, de se servir de l'édit de Fontainebleau pour satisfaire sa cupidité. Convoitant le moulin du plan d'Apt, qui appartenait au vaudois Collin Pallenc, il fit emprisonner ce dernier comme hérétique , le condamna à être brûlé vif et, après l'exécution, confisqua son moulin. Exaspérés de cette iniquité, cent vingt à cent quarante Mérindoliens , dont la conduite ne peut^ qu'être blâmée, se rendirent en armes au moulin, le brisèrent, battirent le nouveau meûnier et le menacèrent, lui et tous ceux qui deviendraient détenteurs des biens confisqués à leurs coreligionnaires.

La chambre des vacations du Parlement, ayant eu connaissance de l'attentat, assigna à comparaître, le 27 et 28 juillet, les habitants de Mérindol dans la personne de dix-neuf d'entre eux, dont sept avec leurs femmes et leurs enfants, comme si les Mérindoliens, pris en masse, étaient responsables de la faute de quelques-uns d'eux.

(1) Octave Teissier, Cadenet historique et pittoresque , p. 120.

Plusieurs des inculpes, qui étaient étrangers à l'affaire du moulin, se hasardèrent à venir à Aix, mais, prévoyant, par les supplices de divers luthériens dont ils furent témoins, qu'ils seraient condamnés au feu comme ces derniers, ils se retirèrent bien déterminés à ne pas répondre à l'assignation.

Là-dessus, le Parlement envoya à Mérindol (août), pour exécuter son décret d'ajournement, un huissier et un greffier qui ne trouvèrent aucun des assignés et se bornèrent à se saisir des biens immeubles du bailli André Meynard et de Philippe Meynard, les seuls d'entre eux qui possédassent quelque maison ou terre. Après leur départ, les Mérindoliens rédigèrent une requête (2 septembre), où ils protestaient de leur soumission aux ordres du Parlement et de leur fidélité au roi, et priaient le premier de ne pas ajouter foi aux dénonciations mensongères dont ils étaient l'objet. Comme preuve à l'appui de leur dire , ils relevaient de graves erreurs de personne renfermées dans l'arrêt de comparution, et ils demandaient, en outre, que deux conseillers du Parlement vinssent sur les lieux pour s'informer de la vérité. Sans s'arrêter à cette requête, et après les trois sommations requises et diverses informations antérieures des 4 et 19 septembre et deux plus récentes du mois de novembre , le Parlement prononça, le 18 novembre 1540, son célèbre arrêt de contumace ou de défaut, qui visait l'affaire du moulin de Pallenc et le refus des Vaudois d'obéir aux diverses lettres patentes du roi leur enjoignant d'abjurer leurs hérésies.

Ces deux causes n'avaient aucun rapport entre elles et auraient dû être instruites et jugées séparément en bonne justice; mais elles furent perfidement rapprochées pour perdre plus sûrement les Vaudois. Quoi qu'il en

soit, l'arrêt condamnait dix-neuf Mérindoliens (i) à être brûlés vifs dans trois lieux différents , savoir : deux à Tourves, un à Apt et les autres à Aix. Leurs « femmes, enfants, serviteurs ou famille » étaient « abandonnés à tous pour les prendre et représenter en justice, afin de procéder contre eux à l'exécution des rigueurs et peines de droit , » et , au cas où ils ne pourraient être appréhendés au corps, ils étaient condamnés au bannissement du royaume et leurs biens confisqués. Les personnes qui leur donneraient asile et assistance seraient également bannies. Quant au lieu de Mérindol, il devait être détruit et « rendu inhabitable , » et son château , situé dans les bois, rasé et les bois eux-mêmes coupés à deux cents pas à l'entour. Enfin, défense était faite « de bailler à ferme ou arrentement, ni autrement, les héritages dudit lieu à aucun de surnom et lignée des susdits condamnés (2). »

Dès que Farel eut connaissance de cet arrêt, il se rendit sur-le-champ à Berne pour demander aux seigneurs du Conseil d'intervenir auprès du roi François Ier en faveur des Vaudois. Il se présenta, le 14 décembre 1540, devant le Conseil, dont les registres portent ce qui suit : « Sur la relation que Farel a faite au sujet de la persécution ordonnée par le roi contre les chrétiens de Provence, on décide que Farel doit s'informer auprès des évangéliques de Worms s'ils seraient disposés à envoyer, comme il le demande lui-même, une ambassade au roi pour implorer sa miséricorde en faveur des chrétiens persécutés; et, dans le cas où Farel trouverait les Etats évangéliques disposés à entrepren-

(1) Parmi ces dix-neuf condamnés on remarque des noms de familles existant encore de nos jours, comme les Meynard et les Pallcnc.

(2) Crespin, fol. 141 et 142, et L. Frossard , p. 55-58, donnent l'arrêt en entier.

dre une pareille démarche, nos seigneurs veulent bien s'y associer; sinon, ils estiment que leur intervention isolée aurait peu d'effet , vu l'écrit méprisant que le roi leur a jadis adressé à propos d'une semblable requête; écrit dans lequel il répond qu'il ne souffrira plus qu'on lui parle de ces choses-là. »

Viret, qui s'était déjà intéressé aux Vaudois en 1535, comme on l'a vu plus haut (p. 14), leur adressa, de son côté , une touchante Epistre consolatoire , qui circula d'abord en manuscrit et fut imprimé l'année suivante à Genève. Il était, en effet, devenu « leur principal avocat auprès des évangéliques de la Suisse et des protestants d'Allemagne depuis que Farel , Calvin, Saunier, Mathurin Cordier et autres Français réfugiés à Genève avaient été successivement expulsés de cette ville. C'est à lui que les messagers vaudois apportaient les nouvelles alarmantes et les suppliques des communautés persécutées (1). »

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