MONSIEUR
La Société des livres religieux de Toulouse n'a pas besoin de recommandation pour moi. Depuis mon enfance, j'ai suivi, avec un intérêt croissant, une œuvre que le Seigneur a bénie et qui a contribué st puissamment au réveil religieux dans la chère France. C’est donc avec un vif plaisir que j'apprends que celte Société désire traduire en français mon
| Histoire de l’émigration huguenote en Amérique. L’autorisation que vous avez bien voulu me demander, je vous l'ac-. corde avec empressement et, de plus, je me hâteraide vous envoyer un exemplaire de ce livre, avec les corrections qui se feront dans la seconde édition.
Puisse cette publication contribuer, comme vous l'espérez, à ranimer le zèle et à fortifier la foi de mes chers coreligionnaires de langue française, héritiers de la foi et de la précieuse mémoire des nobles martyrs du dix-septième siècle ! Agr#z, Monsieur, avec mes vœux pour la prospérité constante de votre honorable Sociélé, l'assurance de mon estime et de ma sympathie chrétienne.
; Charles W. BaiRp.
Charles- Washington Baird, né à Princeton, dans l’Elat de New-Jersey, Etats-Unis d'Amérique, le 28 août 1828, est le second des cing fils du Rév. Robert Baird, docteur en théologie, bien connu, en Europe et en Amérique, comme un fidèle chrétien et un 7élé philanthrope.
Sa jeunesse se passa à Paris el à Genève, où son père consacra plusieurs années à répandre les doctrines évangéliques. De retour en Amérique, en 1843, 1! poursuit ses études académiques dans l’université de la ville de New- York et conquil ses grades en 1848. Il se prépara au saint minisière à la Faculté de théologie de l’Union, à New- York, et fut consacré le 4 octobre 1853. Il fut d’abord attaché à la chapelle américaine de Rome , où il demeura deux ans. Depuis vingt-cinq ans, il est pasteur de l'église presbytérienne de Rye, comté de Westchester , près New- York. Il reçut en 1876 le tre honorifique de docteur en théologie de l’université de New-York. Il se consacra aux études historiques autant que le permettaient les devoirs variés d’un laborieux ministère. On lui doit divers ouvrages historiques, tels que EUTAXIA, ou Liturgies presbytériennes, publié en 1855. Le Culte public (A book of public prayer), publié en 1856. — L'Histoire d’une ville fron-
tière publiée en 1871. — L'Histoire de l'Eglise de Bedfort, publiée en 1881.
Diverses circonstances l'amenèrent à porter son attention sur l’histoire des colonies des huguenots en Amérique. Sa paroisse touche au village de New-Rochelle, l’un des plus anciens el des plus intéressants de ces établissements.
Il'entraen 1861, par son mariage avec M" Streing, dans l'une des plus anciennes fanulles des réfugiés huguenots de l'Etat de New-York. On sait que son frère, le professeur Henry M. Baird, troisième fils du D' Robert Baird, est l'auteur d'un ouvrage qui occupe depuis longtemps une place importante dans la littérature américaine : l'Histoire des premiers temps des huguenots en France (The history of the rise of the huguenots of France).
Le présent ouvrage a été très favorablement accueilli aux Etats-Unis. Une seconde édition est devenue nécessaire sept mois après la première publication. M. Baird prépare, comme suile à l'Histoire des réfugiés huguenots en Amérique, l'Histoire des établissements huguenots dans le centre et le sud des Etats de l’Union.
Par une émouvante cérémonie, l'église presbytérienne de Rye , sur l'initiative de MM. E. P. Whitlemore et D. H. B. Danis, célébrait, le jeudi soir 13 mai 1886 , le ningtcinquième anniversaire de l'installation de son pasteur, le Ré». Charles W. Baird, docteur en théologie.
Les TRADUCTEURS.