PLACE BARENTIN
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La Révocalion. — Aunis. 247 s’écrièrent : « [ls prient Dieu : ils vont nous battre comme à Coutras! »
Marans était la patrie de Jean et de Philippe Gendron, deux des réfugiés de la Caroline du Sud (1, De cette ville sortit aussi Elie Boudinot (2), riche marchand sérieusement attaché à la foi protestante (3).
1) « Jean Gendron, Philippe Gendron, frères , fils de David » Gendron et Caterine Gendron, sa femme, nez à Marans, pro- » vince d'Onis » (Liste des François et Suisses réfugiez en Caroline).
(2) Seigneur de Cressy (ainsi désigné sur la garde d'un de ses livres, aux mains d'un de ses descendants).
(E Le testament d'Elias Boudinot est enregistré dans la ville de New-York, et contient des détails intéressants :
« Au nom de Dieu Amen. Je soubsigné Elie Boudinot mar- » chant demeurant cy-devant à Marant au gouvernement de la » Rochelle en France ayant été constraint d'abandonner ma » patrie pour eviter la continuelle persecution quon me fezoit » pour la profession de l'Evangille mestent retirè en ce lieu » avecq Suzanne Papin ma femme et nos enfans.. Je recomande » mon ame à la sainte et Glorieuse Trinité au Père qui l'a crée » au Fils qui la rachettée et au Saint-Esprit quy la illuminée et » santiffiée. Desclarant que je veux vivre et mourir en la créance » et profession de la religion reformée en laquelle jay esté par » la grace de Dieu eslevé, et mon corps être jnhumé duement. » Et comme par le contract de mariage entre la ditte Suzanne » Papin ma femme et moy passé par André Mucot, nottaire » royal a Londre le onziesme novambre mil six cent quatre vingt- » six ma ditte femme apportionna Benjamin et Suzanne D'Ha- » riette ses Enfans chacun cent soixante huit livres sterlin paya- » ble par moy ou mes herittiers lorsqu'ils seront en âge ou » pourveus par mariage, Jay satisfait a la dite cloize ayant payé » a deffunt Pierre Bellin marit de la ditte Suzanne D'hariette » 168 L sterlin suivant leurs quittance deux signée. Jay aussy payé » au dit Benjamin D'hariette pareille somme de cent soixante- » huit livre sterlin suivant sa quittance les dittes deux sommes » payée en argent de ce lieu avecq le change suivant le cours. » Comme il a pleu à Dieu me donner de mon present mariage » quatre enfans qui sont Jean Benjamin Madelaine et Suzanne Boudinot je desclare Suzanne ma femme, leurs mere, Tutrice et Curatrisse laquelle je laisse dame et maîtresse de tous generallement les biens meubles marchandize argant debtes et tous effects quy se trouveront mapartenir a la charge de donner a chacun de mes dits enfans Jean, Benjamin, Madelaine et Susanne Boudinot la somme de deux cents cinquante livres argent de ce lieu et cella lors quils seront en age ou pourveus