‹ Histoire des réfugiés huguenots en Amérique [microforme]Chapitre 34 sur 79 · PIERRE BAUDOUIN · texte numérisé non relu

PIERRE BAUDOUIN

Enregistré 2d aoust 1687.

L'original de cette lettre est en possession de l’hon. Robert C. Winthrop (Boston). Un fac-similé se trouve dans un volume de ME de M. Winthrop, intitulé Washington, Bowdoin and Fran-

in.

(2) Un mandat daté du 8 octobre 1687, signé par le gouverneur Andros et adressé à M. Richard Clements, arpenteur délégué, l’autorise etle requiert de mettre à part pour Pierre Baudouin cent acres de terres disponibles dans la baie de Casco, à la place qui lui sera indiquée par Edward Tyng, esq., conseiller de Sa Majesté. « Cependant, mème avant l'exécution de ce mandat, » Pierre Baudouin avait obtenu quelques acres de terrain sur ce » qui forme maintenant la grande route de Portland au pont de » Vaughan, à quelques verges au nord de la maison de l'hon. Ni- » cholas Emery. Un pommier solitaire et quelques pierres qui » paraissent provenir de la margelle d’un puits étaient tout ce qui, » restait, il y a vingt ans, pour marquer le lieu de la première de-

de terrains lui fut frauduleusement enlevée par l’arpenteur; et, dans l’automne suivant (1688), il fut obligé de demander réparation. Sa lettre au gouverneur est conservée aux archives du Massachusetts, et, comme les autres écrits de réfugiés qui nous ont été conservés, elle dénote un homme intelligent et cultivé (1). Benjamin et André Faneuil (2) vinrent, comme Baudouin, de La Rochelle; habiles tous deux dans les affaires, entreprenants et actifs, ils se livrèrent aussitôt au commerce à Boston, et nous trouvons bientôt la maison « Faneuil et compagnie » en pleine prospérité. Benjamin était l’aîné et son nom est celui que nous

» meure des Bowdoins &% Amérique » (Robert C. Winthrop, The life and Services of Jar. es Bowdoin).

(1) « À son Excellence monsieur le governeur en chef de la

» nouuelle Engleterre.

» Supplie humblement Pierre Baudouin, disant qui! a pleu a » Vostre Excellence de luy accorder cent acre de terre en la » despen[dan]ce de Falmouth, province de Mayne, et mesme or- » donne au sieur Richard Clements harpanture (arpenteur ?) en » cette partie deputté d’en faire harpantement , apres quoy en » faire son rapport aux fins quil soit delivre patentes ou baillettes » de la ditte terre. Et d'autant que par la fuitte du sup{plijant » du royaume de France, pays de sa naissance, causée par les ri- » geurs quy cy exerce contre ceux de sa religion, il a preque » tout perdu le bien quil poceddoit et ce quy luy restoit a esté » employé a son transport et de sa famille en ces territoires es- » tant au nombre de six personnes, ayant quatre petits enfans » quy ne sont encore en age de gaigner leur vie ce consider{ant], » monsieur, ilplaistà Votre Excellence en continuant vosfaveursen- » vers le suppliant de luy faire delivrer laditte baillette pour Dieu (?) » et de lexantir pour quelques années des taxes quy se levent sur » les propriaitaires des terres, et le supliant continuera a prier » Dieu pour la prospérité de Vostre Excellence, ayant desià payé » audit Clements trante quatre shillings et deux penny en argeant » tant pour harpantement de 90 acres de laditte terre, que pour » les certificats comme il apert par son mesmoire, ayant esté » obligé de vandre quelque esfaits quy luy restoyent à moytié de » juste pris pour avoir argeant pour ledit Clements.

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