‹ Histoire des réfugiés huguenots en Amérique [microforme]Chapitre 60 sur 79 · TRÈS SAVANT MONSIEUR · texte numérisé non relu

TRÈS SAVANT MONSIEUR

Puisque vous êtes si bien disposé en faveur de nos Eglises et de leurs ministres, je pense que vous prendrez en bonne part que je vous prie par cette lettre de vouloir bien communiquer la supplique ci-jointe à Votre vénérable Société, en lui demandant de me venir en aide et de me procurer quelque assistance. Un pasteur doit faire tous ses efforts avant d'abandonner son troupeau. Si vous pouvez, très savant Monsieur, faire en sorte que tel ne soit pas mon sort, en me procurant des moyens d’existence, vous aurez fait une œuvre agréable à Dieu, honorable pour votre illustre Société et utile à l'Eglise. Je vous aurai la plus vive reconnaissance pour votre bonté, et je continuerai à prier Dieu pour votre prospérité et votre bonheur, comme je le fais maintenant, très savant Monsieur.

Votre très obéissant serviteur, P. Duriré.

Boston, 8 sept. 1706.

(1) Registres de lettres de la Société pour la propagation de l'Evangile.

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