‹ Histoire des relations anglo-roumainesChapitre 17 sur 74 · Nos Actes et fragmenis, 1, p. 30i, année · texte numérisé non relu

Nos Actes et fragmenis, 1, p. 30i, année

3ition chrétienne, cet „homme de haute importance, honnête et très sage, profond connaisseur des circonstances oij on vivait à la Porte des Turcs". Lorsqu'il prit son congé en 1703, il désira faire son voyage de retour par cette Valachie inconnue, „pour sa propre commodité et pour mieux voir le pays". La Porte acquiesça à son voeu: elle donna des ordres de bien recevoir cet ami, qui lui avait été utile.

Paget, qui avait désigné son successeur, Sutton, le 15 mars et avait quitté Constantinople le 19 avril, arriva, avec sa maison, sur le Danube, à Turtucaia, cette place, habitée dès le début par des pêcheurs roumains, qui fut le théâtre de la tragédie qu'on se rappelle. De l'autre côté l'attendaient, avec des soldats, des carrosses princiers et des tentes pour les places d'arrêt, Pierre Brezoianu et ce Thomas Cantacuzène, cousin germain du prince, qui, neuf ans plus tard, allait trahir son maître et parent et le compromettre aux yeux des Turcs en se rendant furtivement au camp du Tzar Pierre-le-Grand. Le lendemain, les deux fils aînés de Brâncoveanu, Constantin et Etienne, destinés à être sacrifiés sous les yeux de leur père, en 1714, à Constantinople, aux instincts sanguinaires du -Grand-Vizir Dschine-Ali-Pacha, furent délégués pour accueillir cet étranger d'une

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