Voy. les pièces dans NiWes, Symbolae, H
^e Cour qui mentionne l'arrivée de l'ancien ambassadeur à son dernier „konak", le dixième à partir du Danube, dans la' bourgade de montagne de Rucar, avec son église au toit de bardeaux et aux rianies habitations rangées de deux côtés de la rivière aux ondes fraîches et vives. Puis il entra dans „les domaines des Allemands en Transylvanie". ^11 s'appelait mylord Paget et était âgé d'environ soixante ans, et même plus" i.
Brâncoveanu put voir bientôt à Andrinople Sution, le nouvel ambassadeur britannique, car il reçut l'ordre de se rendre à la Porte du Sultan, -où l'attendait, avec toutes ses conséquences fatales, une destitution que son habilité et les sacrifices d'argent auxquels il se résigna surent éviter. Bientôt il eut même dans le successeur de son ami Paget •un soutien politique, pendant ces troubles de Hongrie, dirigés contre l'Empereur, qui était lié d'a!iiance avec l'Angleterre contre les projets envahissants de Louis XIV. François Râkôczy, le chef de la révolte, n'était guère sympathique au prince de Valachie, qui avait eu jadis tant à pâtir par suite des agissements aventureux du „roi de Hongrie" Éméric Tôkôly, celui dont la longue lutte pour l'irPdépendance magyare avait précédé la levée de drapeaux de François, fils de sa femme. Ces „kuruczes", soldats de la liberté, étaient de grands pillards
1. Radu Greceanu, Viafa lui Constantin Brâncoveanu, 'édition iitefan Greceanu, pp. 111-114.
<qui infestaient les frontières de la principauté et empêchaient les relations de commerce, si fructueuses, ^vec la Transylvanie. Or, jusqu'en 1710, lorsque l'influence française, se servant du Khan des Tatars, réussit à faire nommer comme prince de Moldavie l'érudit historien Démétrius Cantémir, commensal habituel de l'ambassadeur du roi, Sutton employa tous ses efforts pour contrecarrer les tentatives de gagner aux rebelles de Hongrie l'appui efficace de la Portée.
Malheureusement on n'a pas encore publié, sa correspondance non plus, qui doit contenir, dans chaque rapport, une information nouvelle concernant le rôle si important, comme informateur et partisan, du prince de Bucarest. Et il cîtit se trouver parmi ces représentants des Puissances chrétiennes qiîi, profondément émus, assistèrent au supplice de ce grand vieillard, exécuté avec tous ses fils, pour avoir défié pendant trop longtemps par son bonheur la fortune changeante de l'Orient.