‹ Histoire des relations anglo-roumainesChapitre 21 sur 74 · Actes et fragments, I, p · texte numérisé non relu

Actes et fragments, I, p

médiation. Il entretenait donc des relations continuelles avec les ambassadeurs de sa nation à Pétersbourg et à Constantinople, et en février 1738 un secrétaire venu de Russie lui communiquait des instructions. Le prince de Moldavie, Grégoire Ghica, cousin germain de Nicolas Maurocordato et, comme celui-ci, ancien interprète de la Porte, ne manqua pas d'avertir le Grand-Vizir du passage de ce courrier par sa Capitale, oij les Russes n'avaient pas encore fait leur entrée '. Étant accompagné d'un drogman russe, l'Anglais manifesta sa mission de servir auprès de la Porte les intérêts de la Tzarine 2.

Or après la paix de Belgrade le problème oriental ne fut plus repris pendant plus de vingt ans. Les ambassades n'eurent plus le grand rôle qui leur était revenu à partir du siège de Vienne, qui avait ouvert toute une longue ère d'espérances chrétiennes aux dépens d'un empire barbare qu'on croyait déjà mourant. Et, comme le commerce anglais se bornait aux seules échelles du Levant, sans se préoccuper des voies de terre, à une époque 011 le conimerce français avait ses banquiers à Andrinople et cherchait à fonder des établissements, sous la protection d'un agent officiel, sur le Danube, les Principautés disparurent tout à fait du champ visuel de la diplomatie anglaise.

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