‹ Histoire des relations anglo-roumainesChapitre 22 sur 74 · Ibid., p. 616, n · texte numérisé non relu

Ibid., p. 616, n

Mais la diplomatie moscovite était représentée à Londres au même moment de l'histoire, jusqu'en 1738, lorsqu'il passa à Paris i, par un Roumain de pur sang, le propre fils de Démétrius Cantemlr, l'allié du Tzar en 171 1, et de sa première femme, fille de Serban Cantacuzène, ce Voévode de Valachie qui avait eu des visées impériales sur la Constantinople de ses ancêtres. Le prince Antiochus, dont les satires à la façon de Boileau sont célèbres dans la littérature russe, fut le premier ambassadeur de sa patrie qui eût représenté en Occident la Russie, il écrivit ses œuvres dans des formes occidentales, et il devait ces qualités supérieures de science et de savoir-vivre — sa capacité comme diplomate a été contestée — à son père, l'historien célèbre de la décadence ottomane. Antiochus tie manqua pas de donner une version anglaise de ce grand ouvrage, et elle servit pendant longtemps aux Anglais après les livres de Ricaut, pour leur information concernant les choses de Turquie.

Mais les relations directes avec les pays roumains manquent. Li route de Valachie était rarement choisie par les voyageurs anglais (lady Montagne, qui écrivit des lettres bien connues sur la Turquie, prit celle de Serbie et s'attarda à Belgrade). D'autant plus précieuse est cette notice que donne la chronique moldave mentionnant en

Page 1