Ibid., I, p. 709, n
2. Add. Ms. 6.808, fol. 65 et 6.851, fol. 85, publié* •lans nos Actes et fragments, 1, pp. 377-378.
par la principauté, oiî régnait justement, après le vieux Jean Callimachi, qui, vieux et malade, s'était retiré depuis peu, son fils, le jeune Grégoire, serait resté moins connu si dans la suite de r„eltschi" ne s'était trouvé un mathématicien dalmate, ayant les qualités d'un bon écrivain italien, l'abbé Boscovich. Par le „Viaggio", paru peu après à Bassano i, de ce dernier on apprend en détail l'arrivée à Galatz, où attendaient un commissaire grec du prince, chargé de fournir les chevaux et l'entretien, et les soldats, qui saluent d'une salve de mousquets l'hôte d'un si haut rang, puis le séjour dans un couvent grec aux fenêtres en partie couvertes de vessies et avec un kiosque ayant vue sur la ville, la visite des églises conservant des livres grecs imprimés à Venise ; à Bârlad la femme du gouverneur est un Grecque de Constantinople, connaissance de la femme du ministre. Suit la réception de Porter devant la ville de jassy par le secrétaire princier de La Roche, les fêtes du „moucarer'', de la confirmation du Voévode par les Turcs, ses maîtres, et, — sinon l'audience solennelle, qui n'eut pas lieu, — la propre réception, plus modeste, mais plus intime, du lettré étranger, auquel on s'empressa de montrer les appareils de phy-
1. Giornale di un viaggio da Constantinopoû in Polonia, Bassano 1784; reproduit dans Codrescu, Uricardul, XXIV, p. 255 et suiv.
sique du jeune prince : le télescope et la ;,chambre optique"!.
Le 3 août le ministre et sa famille, qui avaient été salués à Botosani, à Dorohoiu, à Cernâuti par Tofficialité, étaient déjà sur le territoire polonais, à Zaleszcykz. Dans leur compjignie se trouvait aussi un autre noble anglais, milord Wakefield 3.
L'Anglais n'avait pas voulu de cérémonies. A Galatz il avait répondu aux civilités du mechmendar en insistant sur ce qu'il „n'est pas venu pour manger le pays, dans lequel il ne S'arrêtera guère, et qu'il n'usera pas des facilités auxquelles lui donne droit le firman". Il passa les six jours qu'il s'arrêta dans la Capitale moldave, non pas dans la ville même, mais bien „à un quart de lieue environ", dit de La Roche, que cette fantaisie paraît avoir profondément blessé, dans la chambre princière de Fruinoasa. „M'en voilà. Dieu merci, débarassé", écrit-il après le départ du ministre, à son confident de Pologne. Et Porter avait raison d'éviter le prince, dont l'agent à Constantjnople avait fait tout son possible, eu égard aux dépenses qu'entraînait une pareille visite, pour le faire passer par le Boudschacoula Bessarabie méridionale; il l'avait su.