Ibid., p. 302, n
2. Voyage de milady Craven à Constantinople par la Crimée en 1786, Paris 1789.
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^araf, au banquier du Sultan, Pétraki, Grec de basse extraction, n'ayant pas même un nom de famille, — au Capoudan, à l'amiral ottoman Hassan, vrai tuteur de son maître, le faible empereur timide et débile, Lady Craven nous décrit la cérémonie de la sortie du Voévode, décalquée sur les anciens cortèges des empereurs de Byzaiice: en tête les deux tougs, les deux queues de cheval blanc, marque de la dignité du voyageur, et même — elle nous l'assure — sa kouka, son bonnet princier, pareil à celui des janissaires, dans l'ordre desquels il était inscrit au moment de sa nomination. Il y avait ces janissaires, des tschaouches, des courtisans, des serviteurs, des cuisiniers dans cette suite qui émerveillait périodiquement les co-nafionaux de Constantinople dont la consolation était de voir qu'un des leurs peut encore régner sur un trône chrétien. Lady Craven elle-même fut éblouie par la splendeur des vêtements, des selles brodées d'or, et elle avoue n'avoir Jamais vu „uneplus belle procession". Maurogéni avait daigné lever les yeux vers la fenêtre où elle se trouvait et l'avait saluée poliment d'un signe de tête '. Et l'Anglaise avait jeté aussi un coup d'œil sur ces beaux jardins de Thérapia, près de Constantinople, soignés par des jardiniers français, où se morfondaient les anciens princes dont le nouveau nommé venait de prendre la place, et elle avait rencontré un refus lorsqu'elle s'était montrée