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désireuse d'y mettre le. pied; ces pauvres prisonniers de leurs souvenirs et de leurs espérances craignaient de recevoir chez eux une personne qui, habitant dans le palais de l'ambassadeur de France, aurait été capable de leur apporter un appui diplomatique, tel qu'ils le désiraient bien, mais à condition qu'on n'eût pas vent de la chose K
Un mechmendar, un boïar guide, du Voévode de la Valachie attendait donc à Silistrie la visiteuse. Un bateau la déposa sur la rive gauche du Danube, à Câlârasi, qui n'était, avant les embellissements dûs à la bonne administration du prince Stirbey, après la moitié du siècle suivant, qu'un simple village. Montant dans sa voiture, qui l'avait accompagnée, lady Craven traversa de belles plaines, où des troupeaux paissaient le trèfle et les broussailles fleuries. La route n'était pas empierrée, et ie voyage n'en fut que plus doux, vu que l'on se trouvait dans la saison de sécheresse. Des Arnautes. de beaux Albanais de la garde du prince, dont lady Craven avait vu les camarades au service de l'Impératrice Catherine en Crimée, marchaient en tête du petit cortège. Après avoir traversé des bois et des champs de maïs, de dimensions considérables, on arriva devant la résidence valaque, située dans la plaine sans horizon, mais construite en partie sur les hauteurs qui dominent la Dâmbovita: celles de Cotroceni, de Spirea, de