‹ Histoire des relations anglo-roumainesChapitre 48 sur 74 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

•question roumaine et cherchant, en relation avec Je problème polonais, „les éléments d'un ordre de choses", écrit un agent consulaire français, que loxd Palmerston a fort à cœur, à ce qu'il semble, de faire réussir" 'v

Au commencement de l'année 1839 l'opposition valaque faisait appel à la publicité des journaux <ie Londres, qui lui paraissaient les seuls accessibles a ce genre de doléances. En même temps ■lord Palmerston recevait un mémoire, signé par tous les membres du parti national à Bucarest, cjui déclaraient „à la face du monde" que la souveraineté, qu'ils réclamaient énergiquement, de leur patrie est envahie impunément par la Russie aussi bien que par la Turquie elle-même. Au nom du droit naturel et des traités, de ces prétendus traités avec la Porte qu'on invoquait' à l'appLii des privilèges valaques dès 1770, ils répudiaient tout compromis avec ceux qui tentaient d'étouffer la liberté de la nation, ils attaquaient en nullité les conventions récentes entre la Puissance suzeraine et la Puissance protectrice comme étant contraires aux prérogatives déJM reconnues à la Valachie et ils rie voulaient plus reconnaître le Régie nent Organique, d'abord parce qu'il avait été élaboré sous la pression d'une occupation étrangère, et non par la grande assemblée traditionnelle, mais en seconde ligne et surtout parce

]. Ibid., p. 720, no. 705.

■qu'ilcontient «une conclusion et des articles contraires à la souveraineté du pays". Le prince lui-même, choisi par les Turcs et les Russes, n'est ni «légitime^ ni «national". Il faut donc lui substituer, comme ^souverain des Valaques" fondateur de dynastie, j,un Valaque, jouissant de la confiance publique par ses Vertus comme par son patriotisme", — on pensait au boïar Jean Câmpineanu. Mais, en même temps, les institutions seraient changées, par la rédaction d'un „nouveau corps de lois politiques et civiles". La Porte, avec laquelle le lien est de fait rompu par la violation des traités présumés, pourra, cependant, et dans le seul but de «conserver son amitié", recevoir un dédommagement pour le tribut par une contribution générale, pesant sur toutes les classes. Ceci ne suffisait pas cependant : il fallait aussi l'Union des Prineipaiités — et ici „Valaque" signifie, comprenant aussi la fraction moldave: „Roumain". „Ils insisteront auprès des Puissances alliées de la Turquie sur la fusion des populations valaquçs et sur leur réunion sous un même sceptre ^" Câmpineanu devait sa rendre, avec un passeport anglais, pendant l'absence en Occident.de Ghica, à Paris, puis à Londres, pour exposer la situation de la Principauté valaque et même des deux Principautés, ainsi que les mpyens qui pourraient servir à les sauver : un Français, Colson, qui avait résidé quelque temps dans les

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