‹ Histoire des relations anglo-roumainesChapitre 62 sur 74 · Ibid., p. 565 et suiv · texte numérisé non relu

Ibid., p. 565 et suiv

ranlissaient envers la Porte leur aiUonom.ie, le-, devoir qu'avait doiic l'Europe de leur rendre l'an- •cienne souveraineié, ne fût-ce que pour emp êclier l'expansio!! russt; vers Constant inople, La récente: révolution avait éié imposée à ce peupje malheureux par l'Europe occidentale et par la Turquie elle-mê.ne, quiavaient demandé des actions comme preuve de leur mécontentement contre le régime deprotection russe Ne fallait-il pas une léforme profonde des institutions, à un moment où la Turquie elle-même travaillait h la sieniîe ? „Nous pensionsdevenir rebeiles contre l'esprit de répoqi:e et la volonîé de Dieu si nous n'entrions pas dans la large voie que la Providence a ouverte à l'humanité '." I\':rlant à un public conservateur, Golescu relevait que ce mouvement n'avait pas présenté les excès des révolutions de Par^s et de- Galicie, étant seulement „une déclaraticî; de principes, une grande manifestation populaire, un festival national". Il paraît que la Providence ellem.ôme soit intervenue pour empêcher les violences et l'effusion du sang. On a envoyé ie tribut à la Porte, on a acclamé le Sultan, .,gracieux s^nz^rain''. Souléiraan-Pacha avait été reçu comme u;; protecteur de la liberté nouvelle, en lui sacrifiant la

1. „\Ve thought \ve shoulcl l'o l'olielliiig ngainst the spirii of ttie ago ani tlie wilj of Ciod if \ve did not enter in ilie broad path which Providence had ope— ne.l for liunianity" ; ibid., p. 557.

loi

forme du gouvernen:en( et ens'oii>rant à accepter de la Porte des changements dans la Constijuticii. La Russie n'a pas étéins'ilîée non plus, et on -parlait d'une reconnaissance éternelle en échange pour le geste du Tzar renonçant à un protectorat qui éfoufte la nationalité roumaine. Malheureusement la Turqu e, n'étant pas soutenue même par les Puissances libérales, a cédé à la dip'omatie russe et ^ rétabli violemment i n ordre de clioses odieux. On ne pourrait pas qualifier assez durement, ajoute courageusement Témlssaire valaque, la désertion de l'Anglelerre, de la France et de l'Allemagne, du Parlement de Francfort, de ces pays de liberté. L'abandon d'un peuple dont la situation géographique peut leur être si utile est un crime contre leurs propres inférêfs. Si cependant cette indiff^érence devait durer, il y aurait une seconde révolution sur le Danube, et tout l'Empire Ottoman en sera enflammé; plus que cela même, car „notre petit pays est la clef de voûte du grand édifice européen" i. On en appelle à tous les peuples frères, . et même au peuple russe, pour que cette catastrophe puisse être évitée. Un bref exposé historique et un chaleureux appel à la conscience anglaise furent aioutés par la rédaction du journal. Mais Golescu quitta bientôt Londres, et la propagande roumaine s'arrêta à ses premiers pas 2.

1. ,,Oar little country is tlu' k^ystonp of the great European édifice" ; p. 557.

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