HARCOURT
241. Le # Ps F [en en : Y 1 . ro Maitland à Toussaint Louverture À bord dela Frégate de S. M. Britannique la Camilla. ce Ikjème Mai 1799. auprès du Cap-Français 14 Mai 1799 (25 floréal an 7) Monsieur le Général, J’ai l'honneur de vous annoncer mon arrivée auprès de ce port, avant d’aller au Môle, comme j'ai déjà eu l’honneur de
vous mander par le Colonel Harcourt, Ayant rencontré hier un batimentqui sortait du Cap, j’ai a appris que vous y étiez,
ce qui m’a déterminé de prendre le parti de m'arrêter un instant pour vous informer de tion arrivée dans Ce pays ci.
J'espère que vous ne trouverez pas d’incon use que
entrevues aient lieu au M commode pour la Frégate et par sa situation retirée, serons plus en |}: de communiquer avec és
détail que dans une grande ville. Le Colonel Nightin
ai de vous voir le plus tôt possibl
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e que e, a:
et du respect avec lequel j’ai l'honneur d’être, Monsiet
Général, votre humble et très obéissant serviteur. MAITLAND.
Maitiand à Toussaint Louverture
A bord de la frégate de S. M. la Camilla, devant
la baie des Gonaîves,
ce 20 Mai 1799 (1er Prairial an 7)
Monsieur le Général,
J'ai l’honneur de vous informer qu’en conséquence de la À
le, comme c'est l’endroit le
: anré aura l’h R PP | nue infhnrmor LES mon secrétaire, aura l’honneur de vous informer de l'in al 5
J ) | puisse, Monsieur le Général, vous assurer de mes égards
Des
promesse que je vous avais faite au Môle lors de l’évacua. tion de cette place, j'étais prêt à vous envoyer les comestibles que je m'étais engagé à vous faire parvenir. Mais dans une convers ation que j'ai eue avec M. Stephens, consul
général des Etats-Unis, j'ai appris que déjà un arrangement su ir le même . avait eu lieu entre le Gouvernement de
Saint Domingue et celui de l'Amérique.
.. toute la vénération que m’ont donné pour vous la manière généreuse et l'humanité avec lesquelles vous faites
la guerre à tous vos ennemis, je ne puis m'empêcher de remplir mon devoir, s’il pas positivement entendu que nos batiments marchands seront à Saint Domingue sur le
même pied que ceux des Américains. Si cette condition à votre consentement, je suis prêt à conclure avec vous un armistice dont l’objet sera de donner à certains batiments anglais et américains la possibilité d'entrer dans les ports de l’île qui seront convenus.Maïs si vous ne pouvez pas vous conformer à mes vues à cet égard, je dois vous observer queles croiseurs de S. M. continueront de considérer l’île comme en état de blocus etque malgré la bonne intelligence qui existe actuellement entre l'Angleterre et l'Amérique, ilne sera permis à aucun batiment américain d'entrer dans les ports de Saint Domingue.
J’ai l'honneur d'être, Monsieur le Général, votre très humble et très obéissant serviteur.
MAÏITLAND,.
Toussaint Louverture à Maitland 21 Mar 1799. (2 Prairial an ?) Monsieur le Général, J’ai eu l’honneur de recevoir votre lettre daté du 20 Mai 1799. [v. style.] Je ne puis vous dissimuler combien j'ai ressenti de chagrin de ce que vous n’avez pas consenti l'arrangement pris par le gouvernement de Saint Domingue avec celui d'Amérique.
Celui que j'ai pris avec vous lors de l’évacuation des places que vous occupiez par les armes de S.M. Britannique ne tendait qu’à conserver mon pays en cherchant à lui fournir les objets dont il avait besoin. Ces dispositions n'étaient connues que de nous deux, mais n’ont jamais été arrêtées définitivement,sous le rapport de son exécution n'ayant point eu la célérité que j’attendais. Nos besoins devenant de plus en plus urgents tant pour les troupes qui défendent l'Ile que pour sa restauration, et convaincu des liaisons qui existaient entre le Gouvernement Américain'et le vôtre, j'ai cru pou-
foreh oO
voir prendre des arrangements avec le Gouvernement amé. rjcain pour approvisionner Saint Domingue persuadé que le vôtre ne s’y opposerait pas et les protégerait au contraire de tous ses moyens.
Mais puisque par votre lettre précitée vous me dites que devant remplir votre devoir vous me prévenez que dans le cas où les batiments marchands de votre nation ne participeraient pas aux mêmes avantages, les croiseurs de $S. M. continueront à considérer l’île en état de blocus en n’y laissant entrer aucun américain, en conséquence pour obvier à toutes ies difficultés ultérieures, je vous préviens que je viens d'inviter le Dr. Stevens Consul Général des Etats- Unis de se rendre auprès de vous pour l’engager de prendre avec vous toutes les mesures qu’il croira nécessaires pour approvisionner Saint Domingue, sans cependant déroger ni s’écarter de l’arrêté du six floréal dernier. I] a con: senti. Quant à ce qui me concerne le Général Maitland doit être persuadé que j’emploierai tous les moyens qui seront en moi pour conserver mon pays, Conserver la confiance de mes concitoyens en me sacrifiant pour le maintien de leurs droits. Avant de répondre directement et d'une manière positive au contenu de votre lettre, j’attendrai le résultat de vos décisions avec le Dr. Stevens, Consul Général.
J'ai l'honneur d'être, avec beaucoup de considération, votre, etc.
Art. Ier. Toutes hostilités cesseront de part et d’autres. L’honorable brigadier général Maitland s’engage à ce qu'aucune expédition en force soit de terre soit de mer ne sera formée en les ports de S. M. Britannique contre aucun des ports de Saint Domingue soumis au commandement du Général en Chef Toussaint Louverture. Et le Général Toussaint Louverture s'engage de son côté qu'aucune expédition ne sera formée Contre aucune des possessions de $S. M. par les troupes de Saint Domingue. Et l’une et l’autre partie s’obligent réciproquement en ce qui les concernent à empêcher définitivement que rien ne soit entrepris contre le gouvernement intérieur et extérieur des possessions respectives.
2— Le principal objet, etc.
Le Général Toussaint Louverture dans l'intention de donner à ces arrangements leur effet, s'engage de défendre à tous corsaires français armés dans les ports de Saint Domingue soumis à son commandement, d'inquiéter en aucune manière quelconque les batiments de commerce expédiés pour l’un des ports désignés cy après.
3— Mais le Général Toussaint ne commandant point en mer, il ne pourra pas empêcher ün corsaire fran. çais d'arrêter des batiments en meret quiles conduirait ailleurs que dans les ne soumis à son PATES nt. un
à ne laisser c ns. ni ve re aucun no nette 4 dans aucun port de Saint Domingue soumis à son« comm ment qui y & conduit par des corsaires français e ferait restituer aussitôt que la demande régulière en sera faite.
Art. 8— Rien à changer. Art. 4— Rien à changer. Art.
— Inutile, Art. 6— Pour donner plus de facilité etc. les consuls résidant à Saint Domingue, sur la demande particulière qui leur en aura été faite, Art. 7 Les bâtiments etc. donpés par les Consuls seront dans le cas d’être confie squé. Ârt, 8 — en conséquence de, etc. en entrant dans les ports de Saint Domingue désignés, Mais à tous autres égards ils se. ront traités avec franchise et loyauté pour tout ce qui a ra port au commerce. Art. 9— Pour donner, etc. L’honorabl: Brigadier Général Maitland s engage de faire respecter pa les croiseurs anglais les bâtiments de l’Etat, sous les ordres à Général Toussaint Louverture, destinés à garder leg cô: tes de Saint Domingue pour empêcher les caboteurs français de faire la contrebande. Ces bâtiments seront toujours expédiés par le Général Toussaint Louverture pour surveiller le cabotage le long de la côte seulement qui sera également respectée par les croiseurs anglais. Les consuls seront toujours instruits du nom du bâtiment de l'Etat expédié par le Général en Chef Toussaint Louverture pour ce qui concerne les côtes.
Maitland à Toussaint Louverture Gonaives 22 Mai 1799. (3 prairial an 7) Mon Général,
Je vous envoie deux copies de ma lettre du 20 de ce mois pour que vous puissiez faire usage de celle des deux qui vous conviendra. J'en attends demain la réponse que je vous prie de remettre-au Dr, Stephens.
J’ai l'honneur d’être, en attendant le ne de vous revoi votre très humble et a. obéissant serviteu MAITLAND
Propositions de Toussaint Louverture à Maitland. 28 Mai 1799 (4 prairial an ?)
Le désir que j’ai de renouer des liaisons commerciales avec ts Unis d' Aron que qu . différents entre la publique française et cette nation ont interrompus, l'intenon que j'ai de continuer au nom du Gouvernement français celles qui existent avec les nations neutres; l’intérêt de mon Pays, me décident à faire à Monsieur l’honorable brigadier général Maitland les propositions suivantes qu’il pourra d'autant plus aisément remplir qu'il existe entre le Gouvernement nglais et les Re Lie beaucoup . Hesse a que ÉJe e