‹ Histoire des Romains depuis les temps les plus reculés jusqu'à l'invasion des Barbares (volume 2)Chapitre 7 sur 112 · I. - LA VISION MIRACULEUSE, LE LABARUM, LE CULTE DU SOLEIL · texte numérisé non relu

I. - LA VISION MIRACULEUSE, LE LABARUM, LE CULTE DU SOLEIL

Ce fut sur la route de Rome, durant la marche contre Maxence en 512, que se fit, suivant Eusèbe, la conversion de Constantin. Dans son Histoire ecclésiastique, publiée quatorze ans après la bataille du pont Milvius, il ne sait rien de l'apparition qu'il raconta plus tard dans sa Vie de Constantin. Mais ce dernier ouvrage est un livre d'édification cl non un livre d'histoire. L'auteur déclare qu'il ne fera connaître à la postérité ni les combats et les victoires de l'empereur, ni ses lois et ses travaux pour l'utilité de ses sujets : il ne racontera que les actes pieux1; et comme les hagiographies ont l'esprit tendu aux choses sur-

1 I, 11. Il parle de même dans son Histoire ecclésiastique (VIII, 2), dans son livre sur les Martyrs de Palestine (12); aussi son continuateur, Socrate (1, 1), déclare n'avoir eu rien à prendre pour l'histoire de l'Église dans la Vie de Constantin. Eusèbe a même osé soutenir, dans sa Préparation évangélique (XII, 51), la doctrine monstrueuse des mensonges utiles ; et il en use largement : Constantin, par grâce spéciale, diminue d'un quart l'impôt foncier d'Autun (Pan. vct., VIII, 11) ; il lui l'ait étendre cette faveur à l'empire tout entier, ce qui eût été la ruine des finances impériales (Vie de Const., IV, 2). L'empereur ferme ou abat quelques temples : Eusèbe les lui fait tous détruire. Il refuse aux hérétiques les immunités qu'il avait accordées aux catholiques (Code Théod., XVI, 5, 1) : son historien déclare que toutes les hérésies sont détruites (Vie de Const., III, 66), et lui-même était un des chefs de la plus résistai! le. A l'entendre, on croirait que Constantin soumit tout l'univers, du midi jusqu'au septentrion (ibid., I, 8), et ce prince n'a pas ajouté un pouce de terrain à l'empire, etc., etc. Son courage est au niveau de son impartialité et de son intelligence. Dans l'Histoire ecclésiastique, composée avant la mort de Crispus, il parle avec éloge de ce malheureux prince ; dans la Vie de Constantin, rédigée sous le règne du fils de Fausta, il ne prononce pas son nom. Le moine Zonare n'ose pas non plus écrire un mot de blâme : dans ce cas, la plume lui tombe des mains et il s'écrie : « Non, je ne puis rien dire qui diminue la gloire de cet homme divin. » (Ann., XIII, 4.) Gélase de Cyzique fabrique aussi un discours de Constantin au concile de Nicée ; l'étrange lettre de ce prince à Arius m'est singulièrement suspecte comme le sont les discussions que Sozomène rapporte entre évêques et philosophes au concile de Nicée, comme lejustilium qu'il prétend que Constantin établit le vendredi, pour honorer la croix. On fabrique même des lois, telles que la trop fameuse constitution de confirmando judicio episcoporum (Const. Sirmondi, n° 1). Les écrivains catholiques le reconnaissent. « Dans les collections relatives au concile de Nicée, dit M. le duc de Broglie (l'Église et l'Empire romain

naturelles, au lieu de dire les habiles mesures de guerre prises par son héros, il le montre très-anxieux de déjouer les machinations diaboliques de Maxence. Cependant le raisonnement qu'il lui prête et qu'il croit très-chrétien est au fond très-politique. « Constantin, ditil, sentait bien que, pour avoir raison de ces incantations magiques, une autre assistance que l'épée de ses soldats lui était nécessaire, et il chercha, parmi les divinités, celle qui lui donnerait le plus sûr appui. Alors lui arriva cette pensée: ses prédécesseurs s'étaient fiés à la multitude des dieux, et la plupart avaient péri misérablement. Seul, son père, qui n'avait point partagé cette erreur, avait eu une vie glorieuse et une heureuse fin1. Il estima que ces dieux inutiles étaient une imposture et il se mit à implorer celui de Constance, le suppliant de lui tendre une main secourable et de se révéler à lui; aussitôt un signe se montra au ciel. Si un autre rapportait ce miracle, ajoutc-t-il, on ne le croirait pas. Mais, bien longtemps après, l'empereur me le raconta et m'affirma la vérité de son récit par un serment. Comme il marchait à la tête de ses troupes, il vit au-dessus du soleil couchant une croix lumineuse avec ces mots : 'Ev toûtw vU<x, triomphe par ceci. La nuit suivante, le Christ de Dieu lui apparut avec la môme croix et lui ordonna de faire exécuter un étendard à la ressemblance de cette image2. »

au quatrième siècle, t. I, 2° partie, p. 65), se trouve une abondance de canons et de décrets manifestement apocryphes. C'est un déluge de pièces fausses. » La confusion s'accroissait par la rivalité des sectes, chacune inventant des titres pour soutenir ses prétentions. Ainsi Théophanès, en sa Chronique, accuse les ariens d'avoir fabriqué des constitutions soi-disant adressées par Constantin au pape Melchiade. (Tillemont, Hist. des emp., IV, 141.) On sait par la prétendue donation de Constantin, par la légende de son baptême à Rome, par tant d'acles de martyrs, qui ne peuvent être reçus, et par les fausses Décrétales, que cet usage fut continué longtemps. Le savant abbé de Meissas dit dans un de ses mémoires sur Y Évangélisalion des Gaules : « Le neuvième siècle fut le siècle du mensonge par excellence. » On peut le dire de bien d'autres. Le concile de Tyr, en 555, est fameux par « son mort vivant, tôv Çûvto, vexpdv ». (Grégoire de Nazianze, Éloge d'Athan., 15.) Athanase prétend qu'on y fabriqua des lettres de lui, et il dit à Constance en son Apologie : « Ces habiles faussaires ont plus d'une fois imité jusqu'à l'écriture de vos royales mains. »

1 Eusèbe, « l'homme à deux langues », Sïylwaaw îoE«i èxtiitiaîo (Socrate, I, 25), était si satisfait des réflexions prêtées par lui à Constantin en cette circonstance, qu'il attribue le mémo calcul, en sens inverse, à Licinius, dans le discours qu'il lui fait prononcer avant la bataille d'Andrinople. (Vie de Const., 11,5,6.)

2 Ibid., I, 28, 50. Au dire d'Eusèbe et de Socrate (I, 2), les soldats virent aussi la croix miraculeuse. La fameuse vision aurait donc eu assez de témoins pour rendre inutile le récit du prince et son attestation par serment de la réalité du miracle. Les historiens de cette époque n'avaient pas toujours l'imagination fertile : saint Cyrille (ap. Baronius, anno 555, n. 26), Philostorgc (III, 26), Socrate (II, 28), Sozomène (IV, 5) et à leur suite Nicéphore (IX, 52) rééditent la légende d'Eusèbe en faveur de Constance II : au moment où il allait combattre Magnence, une croix apparut au ciel.

Il y a bien peu de dignité dans ce serment que fait le prince à un sujet pour attester la véracité impériale, et le récit publié après la mort de Constantin par un évèque courtisan, désireux de prouver qu'il avait été admis dans la plus intime familiarité du prince, est en soi très-suspect. Si pourtant l'on se rappelle la parole donnée par Constantin à sa sœur de respecter la vie de Licinius, que, peu de temps après, il fit tuer, on sera peut-être disposé à n'accuser l'évèque que d'une naïve crédulité. Mais Eusèbe abuse des visions. N'ose-t-il pas dire que Dieu se montra souvent à Constantin ; qu'il lui révélait l'avenir et que, après la victoire du pont Milvius, il lui désigna ceux des proches et des amis de Maxence qui devaient être mis à mort1? Soupçonner Eusèbe d'une fraude pieuse n'est pas chose dont il se fût irrité, et en ce temps-là personne ne l'en eût blâmé. Constantin fait comme lui : c'est par l'ordre de Dieu, Deojubcnte, dit-il dans une loi, qu'il fonda Constantinople2. Chefs d'États et chefs de religions ont bien longtemps gouverné le monde en prenant leur propre pensée pour une inspiration divine, et en la présentant aux peuples comme un ordre du ciel. La critique historique qui croit à la permanence des lois naturelles et qui pense, avec Sénèque, que Dieu obéit à l'ordre qu'il a établi, semel jussit, semper paret, ne discute plus les miracles. Mais elle comprend qu'une légende se soit vite formée au sujet d'un événement tel que la transformation de l'empire païen en empire chrétien. Le contraire aurait lieu de surprendre ; car c'est aussi une loi de l'histoire qu'à certaines époques l'esprit de l'homme procède de cette manière, parce que la croyance au merveilleux, qui est au fond de l'âme humaine, en sort dans ces temps-là avec une force d'expansion irrésistible. Même aux yeux des païens, la victoire sur Maxence fut un acte divin, puisque, pour eux, le dieu Constance avait dirigé l'armée de son fils, divinas expeditiones'0 ; il était plus naturel encore que, pour les chrétiens, le divin conducteur fût le Crucifié. Étonnés de trouver, au sortir des cachots, la tolérance et des égards, les chrétiens avaient vu dans la conduite de Constantin un effet de l'intervention divine. Dès les premiers jours, la légende prit plusieurs formes. Au lieu de la vision en plein soleil, Lactance parle d'un songe pendant lequel le prince reçut l'ordre de placer la croix sur le bouclier de ses soldats4.

« Vie de Const., I, 47 ; II, 12, 14, etc.

« Code Thèod., XIII, 5, 7.

3 Ducebat Constantius pater.... qui divinas expeditiones jam divus agilabat. {Pan. vet., X, 14).

4 De Morte pers., 44.

Lorsqu'il s'agit d'un ambitieux qui n'eut jamais rien d'un illuminé, les visions et les songes ne sont pas matière d'histoire. On reconnaît trop vite les motifs qui les ont fait accepter des intéressés. Il en est autrement du labarum, car cet étendard porté dans les batailles près de l'empereur pourrait être pris pour le symbole de la politique constanti nonne.

Les chrétiens voyaient la croix partout, dans les trophées et les étendards des légions, jusque sur le visage humain, où la ligne des yeux et celle du nez représentaient pour eux l'instrument du supplice des esclaves; et c'est leur honneur d'avoir fait d'une image infamante un signe de salut1. Mais ce signe, même un caractère ressemblant

portant le monogramme ¥.

(Bronze.)

1 S. Justin, Apol., I, 55; Tertullien, ApoL, 10: Victorias adoralis, cum in tropœis cruces inteslina sinl tropœorum, et mieux encore Minutius Félix, au chapitre xxix de YOctavius, qui termine la longue énumération des choses païennes ayant l'apparence d'une croix, par ces mots : lia signo cracis aut ratio innilitur aut vestra religio formatur. Cependant la représentation delà croix est très-rare dans les catacombes et elle n'y apparaît qu'à la dérobée, dissimulée sous quelque autre symbole : une ancre, une antenne, l'homme qui prie les bras étendus, « l'oiseau qui s'élève droit vers le ciel et qui étend la croix de ses ailes avec un bruit qui semble une prière ». (Tertullien, de Oratione, 59.) Il est très-rare que la croix apparaisse sans déguisement sur un monument antérieur à Constantin ; M. de Rossi ne l'a vue qu'une fois [Roma sotterr., t. II, tav. 18), et Minutius Félix (Oct., xxix) avait dit : Cruces non colimus. Mais Monnaie de Trajan Dècp, frapla croix, ou des signes approchant de cette figure, même ce que nous avons appelé le monogramme, était d'un usage trèscommun dans l'antiquité païenne. « Est-il croyable, dit l'abbé Marligny, que les chrétiens n'aient pas eu l'idée de s'approprier aussi, et même de préférence, le %, signe très-connu dans l'antiquité et qui, employé par les païens, aurait eu l'avantage, tout en offrant aux fidèles les initiales du nom du Christ, de donner satisfaction à ce besoin d'arcane qui fut un des caractères les plus saillants de la primitive Église? » (Dict. des ant. chrét., p. 478.) Tout le livre de Munter, Sinnbilder und Kunstvorstcllung der alten Christen, est le développement de la même pensée.

La croix ansée des Pharaons et des dieux d'Egypte se voit sur des monuments chrétiens de la Thébaïde et de la Nubie (Mémoire de Letronne dans les Mém. de l'Acad. des inscr., t. XVI, nouvelle série) ; sur des monnaies persanes et cypriotes (le duc de Luynes, Numismatique des satrapies et de la Phénicie sous les rois achéménides, pi. I, n0' 5 et 4; pi. VIII, n" 2, 17 et 15 ; Num. et inscr. cypriotes, pi. I, n°s 5, 6, 7, etc., passim).

Les Grecs avaient le monogramme dans leur écriture cursive ; il servait aussi de marque sur les tétradrachmes d'Athènes et sur certaines monnaies des Ptolémées (Eckhel, t. VIII, p. 80) ; on le retrouve sur une pièce de Dèce, le grand persécuteur des chrétiens, Eni 2TP a<m>IA.NOï BAXPATOT, où le X et le P sont réunis (Munter, p. 55). Dans ce cas, il n'est qu'une abréviation pour un mol ou pour des lettres qu'on n'a point voulu graver; mais, ailleurs, il a une signification religieuse. Une inscription chrétienne publiée par M. Egger (Mém. d'Iiist. anc. et de philol., p. 427) commence par un chrisma, et se termine par un tau, T, qui, selon Tertullien (ad Marc, lit, 22), représente la croix, et qui, pour les gentils, était un symbole de salut. Des signes pareils et d'autres qui rendent d'une manière plus complète l'image de la croix chrétienne ont été, en effet, trouvés dans l'ancienne Assyrie, où ils avaient une double signification

à ce que fut plus tard le monogramme du Christ, était en usage, bien avant le christianisme, dans les livres, sur des monnaies qui couraient partout1 sur des enseignes militaires et des monuments religieux 2. La croix gammée*, qui voulait dire bénédiction et bon augure, était mise par les Hindous dans leurs plus anciens temples et sur des images du Bouddha ; par les Gaulois, sur leurs tombeaux; et on la retrouve dans les catacombes de Rome, sur le vêtement des prêtres qui y sont représentés.

Sous la forme de la croix année, qui reproduit exactement le chrisma, elle signifie le salut, la vie éternelle, et elle était, aux mains des divinités égyptiennes, l'attribut essentiel de leur puissance. Quand Théodose fit détruire le Sérapéion d'Alexandrie, les chrétiens s'éton-

astronomique et divine. Ainsi se rencontrent fréquemment sur des cylindres babyloniens des

figures semblables à la croix équilatérale (3 et A), quelque- — fois accompagnées du soleil et de la lune, et qui, mar-

.^Jf)jW| J"7"L \~ ; ;; 1 quant les quatre points cardinaux, ont naturellement servi

H£)(J=D laH~p°| à exprimer l'idée d'horizon, d'infini dans l'espace et dans le

I— I ' — ' J-L temps, et, en passant du sens physique au sens moral,

5 4 5 l'idée de Dieu. Une autre, la croix cunéiforme (5), est la

figure du dieu Anou, personnification du ciel (Rawlinson, Inscr. of western Asia, t. II, pi. 48),

qui lui-même est représenté par la croix à huit rayons inscrite dans un

cercle (6). Ce sont les huit régions du soleil et du ciel : figure fort en usage

sur les tablettes astrologiques et dont le musée du Louvre possède de nombreux

spécimens. Ce symbole se voit sur deux monolithes représentant le roi Assur-

Nasir-IIabal (vers l'an 930 avant notre ère) et son petit-fils Samsi-Bin. Ce même

signe, qui se trouve sur une image de Sennachérib au British Muséum (Fr.

Hist. anc. de l'Orient, p. 5G4), était aussi placé sur les enseignes des armées

in /^^K assyriennes. (Note de M. Menant.) Sur un tombeau

ANJ||//^ de Thèbes, des soldats araméens ont au cou, sus-

r-H ïïTFVf n IPn r~~-) pendue à un collier, soit la croix équilatérale (7),

*— î f— ' f9l^ v/jilkr so^ une cro'x (8) pareille à celle que nos prêtres et

"^=J moines portent de la même manière. (Lenormant,

ibid., p. 176.) Dans les textes de Gudea récemment

rapportés par M. de Sarzec, cette croix, avec trois raies dans chacune de ses branches (9),

signifie ce qui dure éternellement. (Note de M. Oppert.)

1 Sur celles, par exemple, du roi de Syrie, Alexandre Bala, et du Baclrien Hermœus. On peut même trouver la forme presque complète du labarum sur les monnaies des rois indo-scythes. (Voy. W. Madden, the Numismaïtc Chron., t. XVII, p. 293.)

2 Eckhel, t. VIII, p. 88. Voyez, dans les Œuvres de Longpérier, t. II, p. -250, deux enseignes de la colonne Trajane. Végèce (II, 13) dit que les cohortes étant divisées en centuries, chacune de celles-ci avait un vexilltim ou fanon, sur lequel était marqué un chiffre (voy. Hist. des Romains, t. IV, p. 592, et t. VI, p. 71, deux vexilla). Les soldats étaient donc habitués à voir sur leurs enseignes le chiffre X, qui était le commencement du monogramme.

5 Ainsi appelée parce qu'on peut la reproduire avec quatre gammas. r, croisés. On l'a retrouvée chez les Scandinaves (Worsase, les Temps préhistoriques du Nord). La rouelle des casques gaulois (Hist. des Romains, t. III, p. 103), ou cercle à six rayons, était une représentation du Soleil ou de la Divinité, comme la roue que porte la ville de Rome sur une monnaie d'Hadrien commémorative du neuvième centenaire de la fondation de Rome (ibid-, t. V, p. 57), et celle du Jupiter trouvé à Landouzy-Ia-Ville. (Rev. arch., de janv. 1881.)

Lenormant,

lièrent d'en trouver un grand nombre gravées sur la pierre'. On la

voit sur des mon-

naiesdcroisakhé-

m en ides et sur

des monuments

assyriens, où la

croix à quatre

branches inscrite

dans un cercle

est le

bole du

« Dieu invincible » , le Soleil qui darde en tous sens ses rayons2. Au troisième siècle de notre ère, les Persans en mettaient l'image sur leurs étendards, et leur roi signait ses messages du titre de Frère du Soleil3. Mille ans auparavant, des rois assyriens, Samsi-Bin et Assur-Nasir-IIabal, suspendaient à leur cou, comme

Assur-Nasir-Habal, roi d'Assyrie (930 avant .Ï.-C..)4.

1 « Les païens expliquèrent alors, dit Socrate (Hist. ceci., V, 17), que ces croix signifiaient la vie future. » Cf. Itaoul Rochette, Mémoire sur la croix misée, t. XVI, 2" partie, p. 257 et suiv. des Mémoires de l'Académie des inscriptions.

* Zalin, Constantin und die Kirche, p. 14; Burckhardt, die Zeit Constantin's, p. 550. La symbolique plastique des Assyriens représente le soleil par un disque dans lequel une croix est inscrite, quelquefois avec des rayons entre les branches.

3 Tertullien, Apol., 15, et Amm. Marcellin, XVII, 5. Voyez, dans Layard, le Culte de Millira, pi. X, n° 14, une hémisphéroïde d'agate, ayant au sommet un croissant et une étoile à six branches qui représentait le Soleil. Artaxerxès en portait une sur sa tiare. (Hist. des Romains, t. VI, p. 502.)

4 Monolithe trouvé à Ninive près de l'entrée du temple du dieu de la guerre. (Musée britannique.)

Page 1