L'ITALIE ET LA GRÈCE
Le difficile travail d'assimilation, qui était le but, la vie même de l'empire, et qui doit rester sa justification devant l'histoire, avançait dans la vallée du Danube, moins rapidement sans doute que dans celle du Rhin, parce que les populations y étaient plus diverses et plus barbares, mais assez vite encore pour que l'on fût en droit d'espérer que
» HrETOV A MAElMOï AVroVCTHC TPAIANHC. Porte de ville. (Bronze.)
* Pline. Hist. nat., IV, 40; Ptolémée, III, II, §§ 8-10.
* nAOTElNonoAElTnN (les habitants de Plotinopolis). Minerve présentant à manger à un serpent enlacé autour d'un arbre. (Bronze.)
/FMriUE ET LA SOCIETE ROMAINE.
VIlIt/ricHm couvrirait elTicaccmcnt l'Italie et la Grèce contre les invasions des Barbares du Nord.
Elles avaient besoin de compter sur ce rempart, ces deux vieilles reines du monde que la force et la vie abandonnent. Objet du respect
Statue romaine du musée Torlonia (Allas du Bull. archêoL, XI, pi. XII)'.
persévérant des nations, elles voient leurs capitales s'embellir encore : Hadrien vient d'achever à Athènes le temple de Jupiter, et les Flaviens, les Anlonins, ont fait de Rome la cité des merveilles. Mais où trouver les fortes populations qui, par les armes ou la pensée, leur avaient asservi l'univers? Si vous exceptez Rome, où accourent tous les mendiants de l'Italie, l'Étrurie méridionale^ que l'ordre et la paix font
* Les deux statues ries pa^'es 456 et 4.57 ont été trouvées, l'une au cirque de Maxence, près de Rome, l'autre à la villa des Gordiens, sur la voie Prénestiiie. Des éruditsy ont vu, malgré les nombreuses restaurations dont elles ont été l'objet, l'expression de deux arts un peu diflérenls : l'un k^cc, l'autre plutôt romain. « Ciascuno, dit von Dulni [Ann. dell' Inslitulo di Corresp. arclieoL, t. Ll, p. 189), ciascuno.... polrà a colpo d'occhio ravvisare la diffevcnza Ira la forza e naluralezza (jreca e l'elcyanza ed artificiusilà dcl lavoro romano. »
* Canina, Ann. dcW Inulil., 18.17, p. ()'2, et Dennis, Eliuria, l, 204-210. Quant à la prospérité de l'Étrurie sous l'emjiire, voyez notre cliajiitre i.xv, ad jinem. Dans la campagne romaine, le cultivateur n'était pas en tous lieux chassé de ces plaines fécondes par la malaria que combnttaient encore ça et là les travaux de canalisation souterraine des anciens habitants. L'insa-
revivre, et quelques villes placées sur la route de Brindes, qui mène à l'Asie, sur celle d'Aquilée, qui conduit au Danube, qu'y a-t-il hors des voies Flaminienne et Appienne? Chaque jour le désert s'étend. Pour une ville qui prospère, combien qui déclinent! Capoue, Otriculum,
Tuder, Rimini, Bologne, Vérone et Pola élèvent bien des amphithéâtres dont les ruines nous étonnent et nous charment'; Ferentinum, un théâtre; Bénévent, Ancône, Rimini, Suse, des arcs de triomphe qui
lubrité y est causée par de nombreux dépôts d'eaux stagnantes qui séjournent à peu de profondeur dans le sol même de Rome et de sa campagne, et d'où se dégagent, sous un soleil brûlant, des parasites, bacilli malariœ, si nombreux, que le travailleur peut en recueillir dans les gouttes de sueur qui couvrent son visage. On est soustrait à leur influence quand on se trouve sur un point élevé de quelques mètres seulement au-dessus de ces cuvettes souterraines d'où l'eau ne s'échappe point, parce qu'elles sont formées d'un tuf presque imperméable. Aussi les Romains avaient-ils drainé ce sol par des galeries souterraines dont une, retrouvée de nos jours et remise en état de fonctionner, a débarrassé les ferres voisines de leurs eaux stagnantes. Voy. Tommasi Crudelli, Sur la disirihution des eaux dans le sous-sol de la campagne de Rome (Mém. de l'Acad. des Lincei, 1880), et, pour les cuniculi des terres pontines, de la Blancliére, la Malaria de Rome et le drainage antique (dans les Mélanges de VÊcole française de Rome, fasc. 1). '- Celui de Pola, haut de 25 mètres, en mesure 90 dans son grand axe, et est d'une rare élégance.
.'ms i/i: mpire et la société romaine.
sont encore debout'. Gabies doit à ses eaux sulfureuses de renaître plus riche qu'elle ne l'avait été : dans ses ruines ou a trouvé, parmi UDuibre tie cliel's-d'cEuvre, une des plus belles statues de l'antiquité, la Diane qui porte son nom. Mais la Grande-Grèce, la région centrale-
et ces douze cents villes dont parlent les anciens, ({ue sont-elles devenues?
Il a été trouvé une pierre sépulcrale sur laquelle était gravée une figure de lion et, plus bas, un nom de soldat italien : rien de plus.
Telle sera bientùL l'Italie :
tombeau vide, mais au-dessus une grande image ^
On a vir le triste tableau fait par Columelle des campagnes de l'Italie moins d'un siècle après les Géorgiques de Virgile; malgré son pressant appel, bien peu étaient retournés à la charrue, et la grande propriété avait continué la lutte contre la petite. Mais ])Ourquoi cette constitution nouvelle de la pi'o|)iiété n'avait-elle pas, au moins, sauvé l'agriculture italienne et ])roduit dans la péninsule la révolutionhcureuseque lemême lait a produite en Angleterre? C'est qu'ici les landlords repoussèrent longtemps par leurs tarifs la concurrence des blés étrangers, au lieu
Diane de Gabies^
' l']xrf|)l(; Aiicoiii' fl Siiso, toulcs ces villes sont placi'cs sur les voios AppiiMine et Flamiiiii'iiiicou sur leur |iniloiifi:cineiit.
* itri'lli, II" tu. Siii- la division de l'K.ilie en onze régions, [iome et sa Iianlieiie faisant la doiizic'iiK.', voy. K. Desjardins, Coinidcs rendus de l'Acad. des inscr., ISTi, et lievue liistoruj., I. I. p. 18i et siiiv
'■ Hixt. det Romains, l. ill, p. (iOÔ.
* Slaluc on marbre de l'aros, découverte en 1702. (Mnsée du Louvre.)
que la politique força les empereurs de livrer le marché italien à ceux qui importaient les blés de l'Afrique, de la Sardaigne et de l'Egypte. L'Aiv',leterre, d'ailleurs, a trois sources de richesse : l'industrie, le co!!! :;orce et l'agriculture, où son aristocratie puise largement, parce que, après les avoir ouvertes par son intelligence, elle les alimente par ses capitaux. L'aristocratie italienne n'en avait qu'une, la terre, et il vient d'être dit pourquoi il eût été ruineux de faire rendre à cette terre des moissons. Le peuple se nourrissait comme il pouvait de quelques maigres récoltes poussant çà et là ; or le chiffre de la population est en rapport avec celui des subsistances; celles-ci étant insuffisantes, celle-là diminuait. Les faits économiques expliquent donc la décadence continue de l'Italie, alors que les provinces prospéraient autour d'elle.
La Grèce est encore moins heureuse. Pour peupler Nicopolis, Auguste y avait réuni les habitants de toutes les cités voisines. La fondation d'une seule ville avait ruiné deux provinces : l'Acarnanie et l'Étolie étaient désertes ^ En beaucoup de lieux, on n'avait d'autre industrie rurale que l'élève des chevaux, sûr indice que la population n'était ni riche ni nombreuse. Ce n'est pas cependant que le gouvernement impérial eût été dur pour la Grèce : il lui avait assuré une paix profonde; en retour de ses applaudissements, Néron l'avait même affranchie d'impôts. Vespasien jugea, il est vrai, que la récompense dépassait le service, et, . ,
^ f f Monnaie de Stobi ^.
profitant de quelques désordres pour dire que les Grecs avaient désappris la liberté", il les replaça sous l'autorité prétorienne; Plutarque en gémissait encore au temps d'Hadrien. Pourtant il laissa subsister dans la Macédoine, l'Épire, l'Achaïe et les îles, dix colonies, seize peuples libres, deux cités exemptes de tribut, une ville romaine, Stobi, près du confluent de l'Axios et de l'Érigon, et, comme aux jours de l'indépendance, les Amphictyons continuaient à se réunir au sanctuaire de Delphes; Olympie gardait aussi ses solennités*.
• Strabon, VII, 323. Je n'ai rien à dire de la Sicile, qui formait une province, ni de la Corse et de la Sai-daigne, qui en formaient une autre. Mais, tandis que la Sicile entière avait le droit de latinité, tout le territoire sarde était agcr publicus et devait par conséquent la dlme de ses moissons.
- MV.MCIPI STOBENSIVM. Figure debout, la tète tourelée, tenant une victoire et une corne d'abondance; à terre, casque, cuirasse et bouclier. (Bronze.)
^ 'A:r(iy.£y.aôr,.'.j'vœt Tr,v ÈXeuôsîîav tô 'EXXwiic&'v (Pausan., VII, 17, 14).
* Beulé, le Péloponèse. Trois inscriptions qu'il rapporte montrent que le clergé d'Olympie était encore en fonction au troisième siècle.
4(!-' L'EMPIRE ET LA SOCIÉTÉ UOMAmE.
Ce n'était donc pas une certaine dose de liberté cl l'ordre qui manquaient à la Grèce, c'étaient les hommes.
Dans un passage des Histoires de Polybe qu'il serait opportun pour nous de méditer, ce sage politique recherche les causes de la ruine de kl Grèce. Il n'accuse pas, comme le ferait un esprit vulgaire, la lurlune et les dieux, mais son peuple : « Nous n'avons eu, dit-il, ni contagion ni guerre de longue durée, et cependant nos villes se dé- ])euplent! Ne nous en prenons pas aux dieux et n'allons pas consulter les oracles : le remède est en nous, comme le mal. Dans nos cités, ])ar déhanche et paresse, on fuit le mariage, et, si des enfants naissent d'unions passagères, on n'en garde qu'un ou deux, afin de les laisser riches comme on l'a été soi-même. Mais, de ces deux enfants, que la maladie frappe l'un, que la guerre enlève l'autre, et la maison deviendra déserte. Ainsi dépérissent nos cités'. » Et malheureusement nous j)Ourrions dire comme lui : « Ainsi se dépeuplent nos campagnes. » Singulier l'apport entre deux civilisations si différentes où la même préoccupation (hi hi(>n-ètre a produit les mêmes effets!
Le mal signalé trois siècles auparavant par Polybe n'avait fait que s'étendre. Ce qui était vrai alors de la Grèce l'est maintenant de l'Italie. On a vu les récompenses assurées par Auguste aux chefs des familles nombreuses ; vains efforts : tout échouait contre l'égoïsme de ces grands qui maintenant vivaient pour le plaisir. Un vice honteux, la plaie de l'Orient à toutes les époques % et le crédit qu'assurait même ;Hi|)rès xl'importants personnages une fortune libre des prétentions d'un héritier naturel , augmentèrent chaque jour le nombre des honnnes qui fuyaient les charges de la paternité. Parmi ceux mêmes (jue la loi frap|)ait, quelques-uns éludèrent ses coups et usurj)èrcnt les prérogatives qu'elle réservait aux citoyens utiles. On vit des célibataires réclamer une place (riioiineur au théâtre en vertu du jus trium libcrurum; de sorte que la \oiJulia Pnppxa se trouva n'avoir fait que mettre à la disposition du prince un privilège de plus pour l'égoïsme et la v.uiité. a Aujourd'hui, dit Pline, on ne vante que les épouses stériles, ou ne veut jnênie pas d'un fils unique. » « On renie les siens, » dit encore Sénèque''; « on les abandonne, » ajoute Tacite.
Ces habitudes de l'aristocratie tournaient contre elle-même; elle
' l'olytic, XXWII, 7.
* Cf. Zuiripl, Vebcr den Sland der licrôlheruïKj und die Yolksvermcliruny in AlleHhum, p. IHO.
' l'Iine, Epitl., IV, 15; Sénèque, Coiisol. ad Marc, 19.
était décimée par ses vices plus sûrement que par la main du bourloau : de César à Marc Aurèle, les plus illustres maisons disparurent presque toutes. César, Auguste, eurent beau faire de nouveaux patriciens; sous Claude, il n'en restait déjcà plus'.
Une des causes de la puissance coloniale de l'Angleterre est certainement sa fécondité. Elle est riche en hommes, et ses nombreux enfants, qui croissent comme l'herbe épaisse et serrée de ses campagnes , débordent incessamment par toutes les grandes routes du monde, sur l'Amérique, l'Inde et l'Océanie. Ainsi s'était répandue la Grèce ancienne sur tous les rivages de la Méditerranée, et l'Italie sur les contrées de l'Occident. Mais, dans ces lieux d'où tant de colonies avaient émigré, il va maintenant disette d'hommes, àhyxvâpîx, suivant le mot de Polybe; et, comme l'homme est le meilleur et le plus sûr instrument de force productive, qu'il l'était surtout dans l'antiquité, où les machines ne le remplaçaient pas: lui manquant, tout s'affaissa. « La Grèce de nos jours, dit Plutarque, ne pourrait pas mettre sur pied trois mille hoplites ". » C'est le nombre de soldats que la seule ville de Mégare avait armés contre les Perses.
En outre, comme un fleuve qui s'épuise en s'épandant par mille canaux hors de son lit, le génie hellénique s'était affaibli et lassé à force de s'étendre, et la nature, devenue marâtre pour son peuple favori, ne lui donnait plus de grands hommes, parce que les circonstances faisaient aux Grecs une vie trop facile. Eux qui autrefois se plaisaient à suivre les maîtres de la pensée sur les hauts sommets que l'idéal illumine, n'étaient plus occupés qu'à aller vendre ou louer, à beaux deniers, ce qui leur restait de l'esprit et de l'art de leurs pères. Chaque jour on voyait partir pour Piome, de la Ilellade et de l'Asie, (jnelque entrepreneur d'éducation ou de tableaux , de poésie ou de statues, de philosophie ou de religiou. Les esclaves nés dans la Grèce asiatique étaient nombreux dans la capitale de l'empire; mais ces hommes à l'esprit souple et à la parole dorée ne restaient guère en servitude. Bientôt affranchis, ils gouvernaient leur maître % et, quand
' ....nec ideo conjugia et educationes libeium frequeniabantiir, prievalida orbitale (Tacite. Ann., III, 23; XI, 25).
- ['lutarque, de defeclu oracuL, 8. Quelques villes cependant avaient gagné : <; Tithorée, en Phocide, n'était pas alors une ville aussi considérable qu'aujourd'hui. » (Id., Sijlla, 21.)
^ Cf. Juvénal, Sat., III, .57-114. Ce descendant des Voisques n'aime pas les Grecs; « s'il fuit Rome, dit-il, c'est pour échapper à l'invasion des gens de Sicyone et d'Andros, de Tralles ou d'Alabanda, qui, débarqués à Ostie avec des figues et des pruneaux, escaladent les Esquilies et le Viminal pour pénétrer dans les maisons puissantes dont ils méditent la conquête. Ils ont
4f)i I/EMPIUE ET LA SOCIÉTÉ ROMAINE.
ce maître était rcnipcrour, ils gouvernaient l'empire '. Ainsi, depuis quatre-vingts ans, les habiles ])arleurs de nos provinces méridionales l'ont nos révolutions et nos ministères. Artistes ou rhéteurs, médecins ou astrologues, alTrancliis de grande maison ou industriels de bas étage, tous ces Grecs s'entendaient merveilleusement à exploiter le Romain en donnant beaucoup à sa vanité nationale. Comme le lîédouin, sous ses guenilles, n'a que du mépris pour nous, le Grec n'avait dans le cœur que du dédain pour ces esprits qui lui paraissaient lourds et pour ces mains pesantes qui avaient enchaîné sa patrie. De Denys d'IIalicarnasse à Libanius, on ne trouve pas un Grec qui ait parlé d'Horace ou de Virgile ^
l'ar contre, avec quelle ardeur aux bords du Tibre où tant de Grecs enseignaient, sur les rives de l'Illissus et du Mélès, ils répètent les grands noms et les hauts faits de leurs aïeux! Perdus dans l'immensité de l'empire romain , ils s'étaient mis à raviver les souvenirs de la patrie. Ils célébraient, comme au temps d'Aristide et de Cimon, à l'anniversaire de la bataille de Platées, la fête de la Délivrance % et les guerriers de Marathon étaient moins oubliés dans leur tombeau qu'au jour où Démosthène jurait par leur glorieux trépas. A Delphes, les soteria rappelaient les Gaulois victorieusement repoussés du temple et percés des flèches d'Apollon. Eleusis gardait ses mystères, que Claude avait voulu transporter à Rome. Sparte n'avait plus de Léonidas, mais elle avait toujours ses jeux sanglants de l'autel. Après une longue indifférence il y avait un retour de pieuse ferveur pour la religion et la gloire nationales. On retrouvait la Grèce antique, ainsi qu'il y a cinquante ans nous avons découvert le moyen âge; et riiellénisme, depuis trois siècles éclipsé, allait exercer une nouvelle influence sur les idées (\u monde. Grâce à sa renommée et à ses monuments, sur lesquels six siècles avaient déjà passé sans ternir leur éclat virginal, Athènes, malgré sa pauvreté*, était redevenue, après un long silence, la cité de
un génie ardent, une audace efl'rénéc, le débit prompt el rapide. Le Grec! c'est l'iiomme universel! il est grammairien, rliéteur, géomètre, peintre, baigneur, augure, danseur de corde, médecin, magicien. Il sait tout, et, si tu l'ordonnes, il s'arrangera pour monter au ciel. Au fait, il n'était ni Maure, ni Sarmate, ni Tlirace, celui qui osa prendre des ailes : Athènes ravait vu naître. « [Ibid., III, GO-SO.)
* Les plus faineu.v de ces affranchis, dont nous avons d('jà parlé, sont Calliste, sous Caligula ; Narcisse et Pallas, sous Claude; l'olyclète, l)ory|)liore et liohos, sous Néron; Icelus, sous Galba; Asialicus. sous Vitellius. Pour les affranchis de Domitien, voyez page 271.
» Exceptons l'iutarque, qui vécut à Rome et qui cite une fois Horace (Lucullus, 59). '■ l'Intarfpic, Arislid., '21.
♦ Les Komains lui avaient laissé plusieurs îles et cités qui lui payaient tribut : Orope, Ilaliarte,
Minerve. Elle avait retrouvé ses écoles bruyantes, et les artistes se
1° Sarrifice.
2" Purilication.
ïmM
5° Fin de l'initiation.